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Comptes rendus

Margarita Alfaro, Vassiliki Lalagianni, Ourania Polycandrioti (dir.), Voyage et idéologie. Les politiques de la mobilité (Orient, Afrique, Asie, xxe siècle)

Montrouge, Éditions du Bourg, 2022
Daniel Lançon
Référence(s) :

Margarita Alfaro, Vassiliki Lalagianni, Ourania Polycandrioti (dir.), Voyage et idéologie. Les politiques de la mobilité (Orient, Afrique, Asie, xxe siècle), Montrouge, Éditions du Bourg, 2022, 483 p., ISBN 978-2-490650-23-1

Texte intégral

  • 1 « Introduction. Le voyage, source d’informations et espace d’expression », p. 13.

1L’introduction générale précise bien les contenus à venir : « Il s’agira de vérifier comment sous la pression des événements historiques et politiques d’un siècle particulièrement mouvementé et sous l’influence de multiples discours idéologiques, les thématiques, les formes et les critères esthétiques déterminant l’écriture du voyage, ont changé1. »

  • 2 « Le voyage au sens propre, le voyage au sens figuré, le voyage allégorique et le voyage en tant qu (...)

2Le volume envisage l’inscription (et parfois la mise à distance) du discours idéologique au sein de différents « genres » (reportages, enquêtes, romans, poèmes, récits de voyage classiques) et modes2. Il regroupe dix-neuf études, portant sur des écrivains français (Louis Bertrand, Pierre Benoît, Paul Éluard, André Malraux), francophones (Léon-Gontran Damas, Bernard Dadié) ou étrangers (Georges Séféris, Tahar Ben Jelloun, Salman Rushdie, Cyril Philipps, Attilâ Ilham) ; des essayistes (Philippe Sollers, Roland Barthes, Marcelin Pleynet, Julia Kristeva, François Wahl) ; de grands reporters (Marcelle Tinayre, Magdeleine Paz, Andrée Viollis, Louise Weiss, Ella Maillart, Annemarie Schwarzenbach, Albert Londres, Joseph Kessel), auxquels s’ajoutent l’ethnologue Germaine Tillion et le peintre Nicolas de Staël.

3L’empan géopolitique et historique concerné est considérable (du Maroc au Japon, en passant par la Grèce, l’Algérie, plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, la Turquie, l’Afghanistan, la Chine ou encore la Guyane et les Caraïbes), des années 1910 à la fin du xxe siècle.

4Le volume est structuré en quatre parties, les trois premières correspondant aux espaces géoculturels visités par les voyageuses et les voyageurs (« La Méditerranée orientale », « L’Afrique et le Moyen-Orient », « L’Extrême-Orient »), la quatrième, intitulée « Colonialisme et travelogue postcolonial » ouvre de manière plus réflexive à des considérations sur la longue durée. Le défi de la cohérence de l’ensemble, eu égard à la variété des textes, des aires culturelles et des moments historiques concernés, est plutôt bien relevé. Le manque de conclusion générale, qui aurait permis de ressaisir les enjeux de l’ouvrage, se fait néanmoins sentir.

  • 3 L’expression est utilisée par Kathleen Gyssels dans « Léon-Gontran Damas et le voyage à l’envers : (...)

5Il s’agit principalement des Occidentaux en voyage portant leur regard sur les cultures rencontrées mais également de ceux qui ont pratiqué ce que l’on nomme maintenant les voyages « à l’envers »3, ici Bernard Dadié, Léon-Gontran Damas et Attilâ Ilhan, voyageant et séjournant en France, Salman Rushdie au Nicaragua, les héros d’un roman de Caryl Philipps en Angleterre.

6Des parcours féminins peu connus sont révélés (ceux de Magdeleine Paz, d’Andrée Viollis, de Louise Weiss), des parcours masculins revisités (celui de Louis Bertrand), des épisodes oubliés relus (Marcelle Tinayre à Salonique en 1916).

  • 4 « Ella Maillart et Annemarie Schwarzenbach : deux regards féminins sur l’Afghanistan en transformat (...)
  • 5 « Un esprit nomade : Ella Maillart en Chine », p. 303-329.

7Deux études portent sur des voyageuses dont les écrits sont, par ailleurs, bien connus : Ella Maillart et Annemarie Schwarzenbach. Leur intérêt est de replonger lectrices et lecteurs dans leurs récits de voyage en Afghanistan (et en Chine avec Peter Fleming pour la première) en abordant des thématiques originales. Arzu Etensel Ildem compare les points de vue très contrastés des deux voyageuses quant à la modernisation (à l’occidentale) de l’Afghanistan à la fin des années trente, et s’inquiète de la résonance, près d’un siècle plus tard, de la situation des femmes4. Vassili Lalagianni et Sara Steinert-Borella insistent, quant à eux, sur l’attirance de la vie nomade chez Ella Maillart comme quête de soi par l’altérité (posture encore romantique) ce qui l’oppose radicalement à son compagnon masculin de voyage, l’Anglais Peter Fleming dont le récit est précisément commenté grâce à une intéressante comparaison5.

8Les dix-neuf contributions sont presque toutes de bon, voire de très bon niveau, très bien référencées par rapport à l’état de l’art. Les contextes des déplacements sont souvent longuement décrits, ce qui est louable (car la documentation est indispensable pour comprendre la situation de l’auteur ou de l’autrice) mais cela se fait parfois au détriment d’une analyse centrée sur les textes concernés et de commentaires des citations. Certaines de ces études, très descriptives, auraient gagné à davantage mettre en avant la problématique du débat idéologique dans les récits étudiés et à fournir des analyses stylistiques.

9Les notes infrapaginales ainsi que les bibliographies critiques sélectives figurant à la fin de chaque étude sont pertinentes et bien fournies. Elles complètent utilement les études, renvoyant notamment à des ouvrages de référence sur des questions aujourd’hui centrales (ceux de Myriam Boucharenc, Anne-Laure Amilhat Szary, Mary Louise Pratt, Shirley Foster, Charles Forsdick, Vincent Debaene, Jean-Louis Jeannelle, Nicolas Bourguinat, Jean-Marc Moura, entre autres). L’ouvrage comprend également d’utiles résumés (en français et en anglais) et de brèves bio-bibliographies des autrices et auteurs.

  • 6 Nicolas Bourguinat, p. 282-283, p. 266.
  • 7 « Le grand reportage comme acte politique chez Albert Londres », p. 381-402, cité p. 381.
  • 8 Alain Quella-Villeger : « La romancière Marcelle Tinayre à Salonique en 1916. Une littérature de ci (...)

10La question générique est souvent très directement abordée, certains textes comme ceux d’Andrée Viollis relevant d’un « genre hybride, entre écriture engagée de témoignage, le reportage et le récit de voyage classique », voire parfois d’une « écriture d’investigation, de témoignage et d’enquête » se rapprochant néanmoins du romanesque6. « C’est avec l’avènement du genre du grand reportage que la dimension politique et idéologique du discours viatique occupera une fonction importante, voire même constituera le cœur même du pacte narratif de celui-ci », écrit à juste titre Alex Demeulenaere7. Il était donc pertinent de consacrer de nombreuses études à ce genre, dans des situations de conflits ou de colonisation. C’est ainsi le cas de l’étude consacrée à Marcelle Tinayre présente à Salonique avant que la ville soit détruite en 19178 ou de celle consacrée à Albert Londres en Afrique subsaharienne à la fin des années 1920, lequel publie un plaidoyer pour la réalité concrète observée avec ironie par un voyageur individuel à rebours des discours idéologiques coloniaux de son époque (tout en espérant la venue d’un colonialisme humaniste).

  • 9 Muriel Détrie : « L’écriture du voyage en Chine au temps du maoïsme, ou comment “suspendre son énon (...)

11Comme l’explique de manière très originale et très convaincante Muriel Détrie, le voyage contemporain a parfois permis l’émergence d’un « mode d’écriture novateur », comme s’il était « impossible ou difficile » pour les voyageurs (Roland Barthes, Marcelin Pleynet, François Wahl) et la voyageuse (Julia Kristeva), « d’accorder leur engagement politique et leur expérience du pays », ce qui a généré des récits tardifs, « une fois la période maoïste révolue », récits formés de « notations diverses », d’anecdotes, d’épisodes décousus, d’accueil de réalités non jugées, permettant « d’échapper à l’idéologie », en une forme inédite d’écriture « phénoménologique », la conclusion étant que cette « nouvelle forme d’écriture du voyage » « rompt radicalement avec le modèle du récit “retour de” et sa rhétorique persuasive, son contrat de vérité, sa recherche du pittoresque ou du sensationnel, sa mise en scène du voyageur comme témoin privilégié et investi de l’autorité de dire ce qu’est l’autre 9 ». Ce type de récit, publié dans les années 1980 et 1990, est significatif de nouvelles pratiques de la « mobilité » européenne vers les pays extra-européens.

  • 10 Lucile Arnoux-Farnoux : « Voyage, idéologie, poésie : Éluard en Grèce pendant la guerre civile (194 (...)
  • 11 Jean-Marc Moura : « Voyage et idéologie dans Le Miroir des limbes d’André Malraux », p. 217-233, ci (...)

12Les questions de l’idéologie des voyageurs sont traitées de manière centrale par Lucile Arnoux-Farnoux à propos d’Éluard communiste et poète en Grèce (1946 et 1949)10, par Loukia Efthymiou à propos de Louise Weiss défenseuse des acquis de l’Empire français sur sa fin tandis que la rencontre des idéologies rencontrées lors du voyage l’est à propos des écrivains de Tel Quel en Chine maoïste en 1974 ou de Salman Rushdie au Nicaragua sandiniste dans les années 1980. Jean-Marc Moura étudie, quant à lui, une autofiction tardive d’André Malraux dans laquelle « les pratiques de la mobilité et de l’écriture du voyage » sont vues « selon une perspective politique », nourrie du souvenir de l’idéologie gaulliste puis, plus tardivement, tiers-mondiste11.

  • 12 Irini Apostolou : « L’Orient de Louis Bertrand : réalités observées et approches théoriques », p. 4 (...)
  • 13 « Le Yémen, pôle d’attraction littéraire dans les années trente », p. 199-214.
  • 14 Renée Champion : « L’Algérie en 1957 de Germaine Tillion. Les évolutions du témoignage-récit d’une (...)

13Il était également intéressant de montrer comment des voyageurs acceptaient, voire revendiquaient l’idéologie coloniale, ainsi Louis Bertrand qui « légitime et encourage la présence française dans le bassin de la Méditerranée orientale » et dont le parcours de mission est analysé des années 1907 à 192512. Il en va de même de l’analyse de la mission officielle « pour le Service de la Propagande française » de Marcelle Tinayre sur le front de l’Orient pendant la Première Guerre mondiale et des missions successives de Louise Weiss, ambassadrice propagandiste de l’Empire français après 1945. L’étude d’Hélène Tatsopoulou se concentre, quant à elle, sur l’importance des relations diplomatiques à travers deux récits de voyage concernant le Yémen des années 193013. Singulière est à cet égard l’analyse pertinente d’un livre très controversé de Germaine Tillion, fruit d’une enquête de 1956 dans l’Algérie colonisée, par une partisane de la « mission civilisatrice » de la France, livre à multiples éditions avec correctifs significatifs14.

  • 15 « Ergané. Au pays des dieux parmi les hommes de Magdeleine Paz : un exemple de littérature de repor (...)
  • 16 Nicolas Bourguinat : « L’Asie des impérialismes : histoire, voyage et témoignage chez Andrée Violli (...)
  • 17 « Les Gueux de l’Atlas ou l’autre Maroc de Nicolas de Staël », p. 425-439.
  • 18 Maria Tsoutsoura : « Comparatisme et idéologie dans les textes français de Séféris : Pretoria, Alex (...)

14L’approche éthique a parfois fait passer l’approche idéologique au second plan sans que l’engagement politique ait été minoré. C’est ce que montre bien Iphigénie Botouropoulou à propos du récit d’une voyageuse en Grèce en 1934, cette dernière décrivant le difficile travail des femmes et des enfants dans les usines et dénonçant la détresse des opprimés15. Il en est de même de l’étude de Nicolas Bourguinat consacrée au parcours d’Andrée Viollis, défenseuse de la liberté des peuples opprimés et en particulier à propos de son voyage au Japon en 193416 ou de celle de Christine Peltre qui montre comment, de façon très documentée, un jeune peintre en séjour au Maroc a témoigné de la détresse du peuple marocain aux prises avec le régime colonial et les grands seigneurs collaborateurs17. L’approche humaniste est également très bien analysée par Margarita Alfari Amieiro à partir de l’étude d’un roman contemporain de Tahar Ben Jelloun. Remarquable d’érudition, la contribution concernant les textes français du grand écrivain grec pendant la Seconde Guerre mondiale retrace le parcours d’un exilé et comment cette mobilité forcée a généré une création humaniste en situation de conflit18.

  • 19 Jean-Marc Moura écrit que l’on peut reconnaître à l’« “autofiction” la capacité à faire entrer la C (...)
  • 20 Timour Muhidine : « Touriste ou prophète ? Attilâ Ilhan (1925-2005) et ses séjours parisiens », p.  (...)
  • 21 Margarita Alfaro Amieiro : « Le Voyage de l’immigration postcoloniale : Partir ou le malheur d’un r (...)
  • 22 Kathleen Gyssels : « Léon-Gontran Damas et le voyage à l’envers : la France d’ailleurs et d’alors » (...)
  • 23 La chercheuse vient de publier « A ti pa » avec l’antillectuel Léon Damas. Vers une France décoloni (...)
  • 24 « Travelogue postcolonial et idéologie », p. 361-379, cité p. 361.
  • 25 Ibid., p. 376.

15L’un des enjeux de ce collectif est également de s’intéresser – à partir d’exemples anciens ou contemporains – aux nouvelles relations entre l’Europe et les autres continents19. C’est pourquoi le voyage ou le séjour des écrivains non européens est abordé sous l’angle de la négociation de « la question de l’identité culturelle (le particularisme comme inviolabilité de cette identité) », entre reportage et approche ethnologique dans les romans de l’écrivain turc Attilà Ilhan par exemple20 ou de l’écrivain marocain Tahar Ben Jelloun mettant en scène la crise profonde de l’immigration en France21 ; dans une fiction poétique de Léon-Gontran Damas (le voyage officiel d’un Tupi de Guyane en France, ce qui permis de mettre en avant de manière très informée « l’améridianité » du poète)22. Cette dernière étude, par Kathleen Gyssels, est passionnante à bien des égards, non seulement par son érudition littéraire23, mais en ce qu’elle révèle de la question de la mémoire des peuples premiers et des métissages au long cours dans les Caraïbes en général. Puisqu’il s’agit « pour les voyageurs postcoloniaux » de « rompre avec l’asymétrie coloniale qui fait qu’un Européen peut écrire sur le monde car il possède l’autorité discursive » ainsi que l’écrit Yves Clavaron24, s’impose l’étude de livres cherchant à assumer cette autorité. C’est ainsi que la question de la présence d’idéologies diverses est présentée à propos de Bernard Dadié encore marqué par l’Empire français, de Salman Rushdie attiré par les sandinistes et de Cyril Philipps luttant contre le tourisme mémoriel des Africains eux-mêmes, « contre une conception territorialisée et sanctuarisée de l’identité25 ».

16Il s’agit, au total, d’une publication fort utile parmi celles consacrées à l’étude des voyages politiques en ce qu’elle montre la complexité et la multitude des points de vue et des pratiques sur une longue durée.

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Notes

1 « Introduction. Le voyage, source d’informations et espace d’expression », p. 13.

2 « Le voyage au sens propre, le voyage au sens figuré, le voyage allégorique et le voyage en tant que discours utopique, le voyage en corrélation avec les processus mémoriels et la quête identitaire, en corrélation aussi avec les idéologies genrées et les idéologies politiques, le voyage forcé dans un contexte de migrance et d’exil, la symbolisation de l’espace et la rhétorique du retour, le retour au pays des origines », ibid., p. 13.

3 L’expression est utilisée par Kathleen Gyssels dans « Léon-Gontran Damas et le voyage à l’envers : la France d’ailleurs et d’alors », p. 333-360. Pour une approche extensive de cette notion contemporaine voir l’ouvrage cité en introduction : Silke Segler-Messner (dir.), Voyages à l’envers. Formes et figures de l’exotisme dans les littératures post-coloniales francophones, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, 2009.

4 « Ella Maillart et Annemarie Schwarzenbach : deux regards féminins sur l’Afghanistan en transformation », p. 287-308. Voir, par comparaison, l’étude de Patricia Almarcegui Elduayen : « Le Regard féminin d’Annemarie Schwarzenbach sur l’Orient », curieusement insérée dans le collectif Voyageuses européennes au xixsiècle, Frank Estelmann, Sarga Moussa, Friedrich Wolfzettel (dir.), Paris, PUPS, « Imago Mundi », 2012, p. 171-181.

5 « Un esprit nomade : Ella Maillart en Chine », p. 303-329.

6 Nicolas Bourguinat, p. 282-283, p. 266.

7 « Le grand reportage comme acte politique chez Albert Londres », p. 381-402, cité p. 381.

8 Alain Quella-Villeger : « La romancière Marcelle Tinayre à Salonique en 1916. Une littérature de circonstance ? », p. 99-117.

9 Muriel Détrie : « L’écriture du voyage en Chine au temps du maoïsme, ou comment “suspendre son énonciation, sans, pour autant, l’abolir” », p. 235-257.

10 Lucile Arnoux-Farnoux : « Voyage, idéologie, poésie : Éluard en Grèce pendant la guerre civile (1946 et 1949) », p. 21-46 ; « Entre le marathon de conférences de mai 1946 et l’épopée donquichottesque de juin 1949, qu’a vu véritablement Éluard de la Grèce, qu’en a-t-il compris ? Sans doute pas grand-chose hormis quelques images fugitives », p. 44.

11 Jean-Marc Moura : « Voyage et idéologie dans Le Miroir des limbes d’André Malraux », p. 217-233, cité p. 217.

12 Irini Apostolou : « L’Orient de Louis Bertrand : réalités observées et approches théoriques », p. 403-424, cité p. 422.

13 « Le Yémen, pôle d’attraction littéraire dans les années trente », p. 199-214.

14 Renée Champion : « L’Algérie en 1957 de Germaine Tillion. Les évolutions du témoignage-récit d’une ethnologue engagée », p. 147-174.

15 « Ergané. Au pays des dieux parmi les hommes de Magdeleine Paz : un exemple de littérature de reportage comme acte politique », p. 47-60.

16 Nicolas Bourguinat : « L’Asie des impérialismes : histoire, voyage et témoignage chez Andrée Viollis pendant les années 1930 », p. 259-284.

17 « Les Gueux de l’Atlas ou l’autre Maroc de Nicolas de Staël », p. 425-439.

18 Maria Tsoutsoura : « Comparatisme et idéologie dans les textes français de Séféris : Pretoria, Alexandrie, Le Caire (1941-1944) », p. 77-97.

19 Jean-Marc Moura écrit que l’on peut reconnaître à l’« “autofiction” la capacité à faire entrer la Chine de Mao et l’Afrique de Senghor dans une vaste perspective historique et légendaire où elles deviennent l’avant-garde du tiers monde », p. 232.

20 Timour Muhidine : « Touriste ou prophète ? Attilâ Ilhan (1925-2005) et ses séjours parisiens », p. 61-76, cité p. 62.

21 Margarita Alfaro Amieiro : « Le Voyage de l’immigration postcoloniale : Partir ou le malheur d’un rêve depuis le regard masculin et féminin », p. 121-146. « Le voyage avait été conçu, dans le contexte de la pensée humaniste, comme la métaphore de la quête de la subjectivité en dialogue avec l’altérité dans ses dimensions ethnologique, géographique et anthropologique », p. 124.

22 Kathleen Gyssels : « Léon-Gontran Damas et le voyage à l’envers : la France d’ailleurs et d’alors », p. 333-360.

23 La chercheuse vient de publier « A ti pa » avec l’antillectuel Léon Damas. Vers une France décoloniale ? Leyde, Brill, 2023.

24 « Travelogue postcolonial et idéologie », p. 361-379, cité p. 361.

25 Ibid., p. 376.

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Pour citer cet article

Référence électronique

Daniel Lançon, « Margarita Alfaro, Vassiliki Lalagianni, Ourania Polycandrioti (dir.), Voyage et idéologie. Les politiques de la mobilité (Orient, Afrique, Asie, xxe siècle) »Viatica [En ligne], 11 | 2024, mis en ligne le 06 février 2024, consulté le 20 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/viatica/3856 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/viatica.3856

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Auteur

Daniel Lançon

U.M.R. Litt&arts, Université Grenoble Alpes

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