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Les réseaux de villes en Catalogne

Profil des villes en réseau et liens avec des villes françaises
The networks of Catalan cities. Profile of networked cities and connections with french cities
Las redes de ciudades en Cataluña. Perfil de las ciudades en red y lazos con las ciudades francesas
Rafel Llussà
p. 103-114

Résumés

Sont présentés ici les résultats d’une recherche sur les réseaux des villes catalanes réalisée par des chercheurs de quatre universités de la Catalogne. Après avoir situé le rôle des réseaux dans la théorie urbaine et avoir analysé diverses études pour relever les caractéristiques fondamentales des réseaux de villes en Europe, quelques résultats de la recherche sont ensuite présentés. Ils concernent surtout les caractéristiques des communes qui sont en réseaux et les dimensions territoriales des réseaux. Une analyse spéciale des villes françaises qui participent aux réseaux identifiés dans notre étude est ajoutée.

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Texte intégral

1Différents auteurs ont eu recours à la métaphore du réseau pour expliquer la logique de l’organisation spatiale de la production dans la présente économie postfordiste ou la société de l’information (Sallez, 1992 ; Camagni, 1992a). Dans les dernières décennies, la théorie des réseaux urbains incorpore la possibilité qu’un nouveau genre d’avantages, les externalités de réseau, soit généré par l’interaction entre les villes (Dematteis, 1991 ; Camagni, 1992b ; Boix, 2003 ; Rozenblat, 2004). Dematteis (1990) a donc proposé la représentation de l’espace en réseaux (au lieu des représentations traditionnelles comme aires), dont les nœuds seraient des lieux identifiés, les aires urbaines.

2Dans la nouvelle organisation économique, l’économie des villes n’est plus déterminée par leur fonction d’offre de biens et services en direction de la population de leurs aires d’influence mais, de plus en plus, la ville développe une fonction dérivée de sa position en tant que nœud dans un réseau international de flux (Conti, Dematteis, Emanuele, 1995 et Camagni, 1992b). On a beaucoup écrit sur les réseaux des villes et beaucoup d’auteurs ont essayé de décrire des réseaux : Conti, Dematteis et Emanuel (1995) pour le nord de l’Italie, Rafa Boix (2002, 2003) pour la région métropolitaine de Barcelone. Toutefois, Beaverstock, Smith et Taylor (2000) ont signalé que nous en savons beaucoup sur les nœuds des réseaux mais très peu sur les liens ; ils critiquent le manque d’études empiriques qui mesurent les relations entre les nœuds. Ils ont étudié les stratégies de localisation des entreprises de production de services avancés et considèrent que la formation des réseaux de villes à l’échelle mondiale consiste en l’agrégation de stratégies de localisation mondiales des plus importantes entreprises de services avancés.

I – Les réseaux de villes comme stratégie de coopération entre communes

3Au-delà de la configuration des réseaux dans l’espace économique, d’autres développements ont suivi concernant la constitution des réseaux de coopération entre des autorités locales, aussi appelés « réseaux de villes ».

  • 1 Pour plus d’informations sur le cadre juridique et la typologie des réseaux en France, voir : http: (...)

4Des réseaux de coopération entre villes ont étés créés dans divers pays européens depuis 1985 à l’initiative des communes elles-mêmes et souvent avec l’appui des politiques des régions et des États comme dans le cas français1. Leurs principales caractéristiques seraient les suivantes :

  1.  le caractère volontaire, sur la base de la confiance mutuelle, et parfois informel ;

  2.  il s’agit de réseaux actifs orientés vers l’action, à caractère stratégique ;

  3.  le caractère essentiellement horizontal et non hiérarchique ;

  4. une majorité de réseaux sont formés par des villes complémentaires ou de même niveau hiérarchique dans le système des villes ;

  5.  le respect de l’autonomie des membres du réseau ;

  6. le caractère flexible et ouvert de la majorité des réseaux en relation à leurs fonctions et au nombre de membres ;

  7. une organisation informelle dans la phase initiale du réseau, puis transition vers une organisation formelle dans la phase de maturité du réseau (Hildebrand, 2006).

5Les objectifs principaux des réseaux de villes sont :

  1.  la consolidation des espaces territoriaux, économiques ou politiques de taille réduite (une région urbaine) pour profiter des complémentarités, créer des économies d’échelle ou d’agglomération, développer des infrastructures et activités de pointe ;

  2. la structuration d’un système de lobby ;

  3. l’insertion dans un système international qui permet l’accès à un volume croissant d’informations et l’échange d’expériences et de technologies ;

  4. l’obtention de fonctions de leadership ;

  5. l’insertion des villes dans des espaces supérieurs (Borja, Castells, 1997).

6Suivant l’analyse de la pratique des réseaux de villes en Europe, Hildebrand (2006) relève leurs principaux champs d’action : la promotion économique et le marketing urbain et régional, l’élaboration de stratégies de développement économique et territorial, la gestion intercommunale des sols, la gestion de viviers d’entreprises, parcs d’entreprises ou centres technologiques, le développement des infrastructures et services de transports, la promotion touristique et des activités culturelles. Mireia Belil (1997) considère que pour assurer le succès du réseau il faut que certains facteurs critiques soient réunis : il doit disposer d’un leadership capable de gérer des projets complexes ; les avantages que les villes retirent de leur participation au réseau doivent apparaître très clairement ; l’existence d’un projet commun ; l’existence d’un objectif clair et partagé ; un nombre raisonnable de membres ; l’implication du niveau politique.

7L’intégration des villes en réseaux suit normalement deux étapes (Mascareñas, 2000). Dans la première, les villes sont en compétition pour attirer des investissements et technologies et pour devenir des nœuds importants dans le système international de communication. Elles développent des politiques de promotion pour assurer leur projection internationale et garantir leur développement économique. Dans la seconde étape les villes établissent des relations de complémentarité avec d’autres villes pour une promotion conjointe mais aussi pour se présenter ensemble devant les gouvernements nationaux et les organismes internationaux. Les avantages de faire partie d’un réseau seraient de permettre la présence des villes dans un système de relations de niveau supérieur, de bénéficier d’un accès privilégié a l’information, d’avoir la possibilité de développer une politique extérieure de promotion et d’image de la ville, de favoriser la compétitivité et une meilleure qualité de vie, d’obtenir une reconnaissance internationale qui à son tour favorisera la reconnaissance au niveau national. Mais faire partie d’un réseau peut avoir des désavantages, parce que l’apparition de conflits d’intérêt peut mettre en danger les relations entre les villes. Étant donné que les réseaux favorisent surtout les nœuds les plus actifs, la mise en place de projets en commun aidant les membres moins favorisés serait parfois nécessaire dans le réseau.

8On trouve des informations qualitatives sur des réseaux dans divers pays d’Europe (Hildebrand, 2006), mais peu de recherches sur le type et les fonctions des réseaux à grande échelle. Perulli, Rugge et Florio (2002) ont étudié 55 réseaux européens d’après l’information sur des sites Internet (voir aussi Perulli, 2004). Ils constatent que le phénomène s’est répandu par émulation entre les villes et qu’il y a un seuil de taille au-dessous duquel les villes n’ont pas une propension à participer aux réseaux. Mais les grandes villes (cités globales et grandes capitales) sont également moins présentes par rapport aux villes de rang inférieur. Les métropoles régionales comme Barcelone, Bruxelles, Birmingham, et les villes de taille moyenne (Montpellier, Anvers) seraient celles qui s’intéressent le plus à l’opportunité « d’être en réseau ». Hildebrand (2006) propose quelques exemples de réseaux de villes en Espagne, et signale leur maigre développement, qu’il attribue à la faible culture de coopération au sein de l’administration locale espagnole. Sans négliger cette réalité, nous avons l’impression que les réseaux de villes en Espagne sont plus répandus qu’on ne le croit. D’une part, ce phénomène a été peu étudié dans la recherche urbaine en Espagne, et d’autre part, il est difficile de rassembler l’information sur ce sujet à cause de la complexité de l’Administration espagnole.

II – Objet et méthodologie de l’étude du réseau de villes catalane

  • 2 L’équipe dirigée par Pilar Riera (professeure à l’université autonoma de Barcelone) était composée (...)

9L`étude que nous présentons a été commandée par la Diputació (province) de Barcelone à une équipe dirigée par Pilar Riera et composée de chercheurs de l’université autonome de Barcelone, des universités de Gérone et de Lérida et de l’université Rovira i Virgili de Tarragone2. L’objectif était d’augmenter la connaissance empirique des réseaux de villes en prenant comme objet les réseaux des villes catalanes petites et moyennes, particulièrement les réseaux de villes constitués par les autorités locales communales.

  • 3 La comarca est une démarcation administrative équivalant au « Pays » français, entre les communes e (...)

10Les réseaux ont été identifiés à partir des enquêtes réalisées dans les villes catalanes de plus de 10 000 habitants en 2001, avec quelques exceptions. Dans la région métropolitaine de Barcelone le seuil a été fixé à 50 000 habitants (mais on a pris Martorell, qui est en deçà de ce seuil, en raison de son rôle structurant dans le territoire métropolitain) ; nous avons également intégré les cinq capitales des «  comarques »3, qui n’arrivaient pas au seuil de 10 000 habitants ; nous avons décidé de ne pas inclure la ville de Barcelone parce que la complexité de ses relations avec les autres villes exigerait une étude spécifique. Nous avons donc analysé de façon détaillée 70 communes et nous leur avons demandé à quels réseaux elles appartenaient. Mais en étudiant les réseaux résultants, nous avons trouvé des informations concernant d’autres communes qui ne faisaient pas partie de l’échantillon mais qui appartenaient à l’un des réseaux qu’on avait détectés. C’est pour cette raison que même si nous n’avions pas considéré la ville de Barcelone dans l’enquête, nous l’avons repérée dans beaucoup des réseaux analysés. C’est aussi le cas des petites villes et villages pour lesquels nous avons trouvé des informations.

  • 4 Formule juridique pour des associations de communes qui sont établies pour gérer des services en co (...)
  • 5 C’est le cas de la Fédération de communes de la Catalogne et de l’Association de communes de la Cat (...)

11La recherche a été développée en trois étapes, chacune avec des objectifs et une méthodologie spécifiques. La première a consisté à élaborer l’inventaire des réseaux à partir de l’enquête effectuée auprès des 70 villes analysées. Il faut signaler qu’il n’est pas facile de découvrir les réseaux auxquels les communes appartiennent ; cette information est normalement très dispersée et il n’existe pas d’inventaire systématique et centralisé. Nous avons donc dû réaliser un certain nombre d’entretiens auprès de responsables de différents services, en incluant tant des techniciens que des élus. Nous avons d’abord considéré tous les réseaux auxquels participaient les 70 communes analysées. Nous avons tout de même exclu dès le début les réseaux non formalisés – c’est-à-dire dont l’initiative provient des employés des communes – et les réseaux qui ont pour objectif la prestation de services. La majorité de ces derniers réseaux prennent la forme juridique de mancomunidades4 ou d’associations. Mais nous n’avons pas exclu tous les réseaux qui prenaient ces formes juridiques ; apparaissent ainsi un certain nombre d’associations touristiques ou qui ont pour but de favoriser le développement économique d’un territoire. D’autres réseaux ont été exclus parce qu’ils comprenaient la grande majorité des communes5. Nous avons finalement identifié 243 réseaux de villes dans lesquels participait au moins une des 70 villes analysées.

12Quant à la nature des réseaux, nous avons considéré toutes les organisations et associations qui impliquent une certaine forme de relation entre les communes analysées, entre celles-ci et d’autres administrations locales et supralocales, et d’autres villes étrangères. Dans ces associations on trouve parfois des entités privées à côté des administrations locales. Cela signifie que la nature des réseaux identifiés est très diverse. Nous avons analysé des mancomunidades, associations, sociétés publiques, plans stratégiques, projets européens, pactes territoriaux, fondations et organismes internationaux. Ces réseaux ont été classés selon l’activité à laquelle ils se consacraient (tabl. 1).

Tableau 1 – Type et nombre de réseaux des villes catalanes

Type de réseau

Nombre

Stratégies territoriales

26

Stratégies socio-économiques

94

Durabilité et environnement

29

Éducation et science

21

Organismes et institutions internationales

4

Programmes européens

58

Prestation de services

1

Autres

10

TOTAL

243

Source : Enquêtes menées par l’équipe de recherche auprès des communes et réseaux de villes (2004-2006)

  • 6 Pour une présentation de l’analyse qualitative des réseaux et des conclusions de l’étude, voir Dipu (...)

13Nous avons considéré les champs suivants pour chaque réseau : les villes qui les composent, les autres entités publiques ou privées formant partie du réseau, le promoteur du réseau, le siège, la date de création et de dissolution, les objectifs, la structure et son organigramme, et le budget. Mais seuls les quatre premiers items ont pu être complétés pour tous les réseaux. Les résultats de cette première phase ont donné lieu à deux groupes de cartes : cartes de réseaux et cartes avec les relations de chaque commune. Les premières montrent pour chaque réseau les communes catalanes qui y participent, et les cartes de chaque ville montrent les autres communes avec lesquelles elles ont une relation d’appartenance au moins à un même réseau, ce qui permet d’identifier la portée territoriale de leurs relations. Ce matériel a servi de base de travail pour les deux phases suivantes. Dans une deuxième phase a été élaborée l’information pour identifier les caractéristiques des réseaux et formuler une méthodologie d’analyse. Les résultats présentés ici, agrégés pour l’ensemble des réseaux, sont ceux de cette deuxième phase. La troisième étape a consisté en une analyse qualitative de 16 réseaux de villes que nous avions choisis. Pour cette étape, nous avons réalisé plus de 60 entretiens avec des responsables des réseaux et des communes6.

III – Villes et réseaux en Catalogne : la base spatiale d’une structure territoriale

14Un des objectifs de cette recherche était de constater si les liens entre les villes en réseaux suit une logique territoriale ou si au contraire, et comme le suggèrent beaucoup d’études théoriques, la contiguïté territoriale n’est pas si notable. L’étude permet de présenter les corrélations suivantes selon trois axes :

a) Nous avons constaté globalement une corrélation logarithmique entre la population des communes et le nombre de réseaux auxquels elles participent (fig. 1). On peut situer à 10 000 habitants le seuil à partir duquel la participation en réseau devient une stratégie des municipalités ; pour les communes plus petites, le manque de personnel technique et administratif rend la participation aux réseaux (surtout pour ceux à caractère volontaire) difficile. Mais d’autres considérations interviennent au-delà de la taille, comme la spécialisation et le rôle territorial des villes. Les communes plus proches de Barcelone (Badalona, L’Hospitalet de Llobregat, Santa Coloma de Gramenet, Cornellà) se trouvent en-dessous de leur rang respectif. On trouve aussi d’autres communes côtières avec une activité touristique remarquable, qui s’insèrent dans moins de réseaux que ce qui devrait leur correspondre en fonction de leur population (Cambrils, Blanes, Sant Carles de la Ràpita). Au contraire, il semble y avoir quelques villes manifestant une très claire disposition à participer à des réseaux. Il reste à établir s’il s’agit d’une réelle stratégie des municipalités ou si cela répond à la somme de stratégies sectorielles. Il faut tout d’abord mentionner Terrassa, la commune qui participe au plus grand nombre de réseaux (47) ; dans certains elle joue un rôle de leadership, et elle est très active dans d’autres. Il y a un second groupe de villes, entre 30 000 et 65 000 habitants, avec une participation aux réseaux très élevée (entre 32 et 36 réseaux) : Vilafranca del Penedès, Granollers, Vilanova i la Geltrú, Viladecans, Manresa, El Prat de Llobregat, Rubí, Sant Boi et Mataró (les deux dernières ayant une taille plus grande). Il s’agit de villes de la région métropolitaine de Barcelone, un peu plus éloignées que celles qu’on a signalées auparavant (à l’exception de Manresa, qui se trouve au-delà des confins métropolitains). La plupart jouent un rôle de centralité territoriale significatif et ont en général un gouvernement local très actif.

Fig. 1 – Participation en réseaux et taille des communes analysées

Fig. 1 – Participation en réseaux et taille des communes analysées

Source : Enquêtes menées par l’équipe de recherche auprès des communes et réseaux de villes (2004-2006)

  • 7 Il faut retenir que bien que nous ayons réalisé cette enquête seulement auprès de 70 communes, nous (...)

b) Il existe des territoires avec une connectivité très élevée face à d’autres espaces dont les communes présentent une plus faible participation à des réseaux7 (fig. 2 et 3). Les différences territoriales observées confirment que les espaces moins peuplés et avec des communes plus petites présentent une participation en réseaux plus faible. Au contraire, les villes métropolitaines entretiennent des relations associatives plus intenses. La densité de réseaux est aussi particulièrement élevée dans le reste de la province de Barcelone. Pour mieux observer ces phénomènes, nous avons supprimé dans la figure 3 tous les réseaux qui dérivent des programmes Proder et Leader + de l’Union européenne, qui ont un fort contenu rural et sont très répandus parmi les communes moins peuplées et dans la moitié occidentale de la Catalogne.

Fig. 2 – Nombre de réseaux des communes de Catalogne

Fig. 2 – Nombre de réseaux des communes de Catalogne

Source : Enquêtes menées par l’équipe de recherche auprès des communes et réseaux de villes (2004-2006)

On peut penser que la plus forte densité de réseaux dans la province de Barcelone est en partie le résultat des politiques de la Diputació (province) de Barcelone. Celle-ci a créé directement des réseaux auxquels les communes adhèrent volontairement et qui semblent avoir généré une certaine culture de travail en réseaux de la part des communes. On peut signaler comme exemple deux villages très petits qui sont engagés dans un nombre considérable de réseaux : Tagamanent, dans les confins de la région métropolitaine, qui compte 265 habitants en 2005, et Guardiola de Berguedà, dans les pré-Pyrénées, qui compte 926 habitants, appartiennent chacune à 7 réseaux différents. Il faut aussi souligner la forte inscription réticulaire des communes de quelques aires de la montagne de Gérone et de quelques villes de la Costa Brava.

c) Finalement, on constate que le nombre le plus élevé de connexions a lieu entre des villes géographiquement proches ; la variable territoire jouerait donc un rôle non négligeable. On a construit une matrice de relations parmi les 70 communes analysées qui montre le nombre de réseaux partagés par chaque paire de communes. On peut constater la forte interconnexion des villes de la région métropolitaine : 63 % du total des relations en Catalogne ont lieu dans la région métropolitaine. Au contraire, dans le reste de la Catalogne les relations entre les communes analysées ne sont pas abondantes, voire inexistantes dans les Pyrénées. L’exception étant les communes de la province de Gérone, comme on l’a déjà dit, où la cohésion parmi les villes analysées est très intense. Dans tout le territoire non métropolitain, les relations les plus fortes ont lieu avec des villes de la région métropolitaine de Barcelone. Mais l’étude des réseaux de ces communes non métropolitaines nous montre que la grande majorité sont des réseaux auxquels participent les petites communes alentour, et qui forment donc des aires contiguës avec une très forte territorialité.

Fig. 3 – Nombre de réseaux des communes de Catalogne, hors programmes européens

Fig. 3 – Nombre de réseaux des communes de Catalogne, hors programmes européens

Source : Enquêtes menées par l’équipe de recherche auprès des communes et réseaux de villes (2004-2006)

IV – Une première caractérisation des réseaux de villes

15Au-delà de la classification des réseaux suivant leur vocation, que nous ne présenterons pas ici, les questions les plus importantes concernant les processus et dynamiques des villes et leurs répercussions au niveau des gouvernements locaux sont les suivantes : la territorialité des réseaux, leur portée territoriale, l’origine et l’initiative de la constitution d’un réseau, le degré de volonté d’appartenance et la topologie de ses membres. L’information dont on dispose permet d’avancer quelques caractéristiques.

16Territorialité du réseau. En relation à la territorialité on a distingué les catégories suivantes :

  • Territorialité de continuum : des réseaux qui associent des communes limitrophes (49 % des réseaux) ;

  • Territorialité de proximité : réseaux formés par des communes sans continuité physique mais qui sont proches ou bien connectées par des axes de communication (9 %) ;

  • Territorialité de dispersion : des réseaux formés par des communes lointaines (25 %).

Le reste des réseaux (17 %) ont seulement une ou deux communes et n’ont pas été considérés dans la classification.

17Portée territoriale. L’objectif est de déterminer l’ampleur territoriale et administrative des réseaux :

  • « Comarcal-Provincial » : réseaux dont les communes appartiennent à la même comarca (Pays) ou province (47 %) ;

  • Métropolitain : réseaux formés par des communes de la région de Barcelone (5 %) ;

  • Catalan : réseaux qui comprennent des communes de la plupart du territoire catalan, mais qui ne dépassent pas ses limites (13 %) ;

  • Espagnol : réseaux qui ne dépassent pas les limites de l’Espagne (6 %) ;

  • Européen : réseaux circonscrits à des pays de l’Europe (18 %) ;

  • International : réseaux avec des communes ou institutions de pays non européens (9 %) ;

  • Méconnu (2 %).

18Provenance de l’initiative. Le réseau est classé selon l’institution à l’origine de sa création :

  • Provenance horizontale : réseaux où l’initiative provient des communes (33 %) ;

  • Provenance verticale : réseaux où l’initiative provient d’une institution de rang supérieur (comarca, Diputació provinciale, Generalitat de Catalogne) (53 %) ;

  • Provenance mixte : réseaux avec participation d’entités privées (entreprises, syndicats, ONG, etc.) où l’initiative a été conjointe publique-privée (aucun réseau dont l’initiative serait entièrement privée n’a été trouvé) (10 %) ;

  • Inconnue (4 %).

19Degré de volonté de la participation. Il a semblé intéressant de connaître les motivations des communes adhérant aux réseaux, en opérant les distinctions suivantes :

  • Participation entièrement volontaire : les communes participent librement au réseau (33 %) ;

  • Participation forcée : il s’agit de réseaux auxquels une commune peut difficilement refuser sa participation, soit parce que toutes les communes d’une zone délimitée y appartiennent (les Pactes pour l’emploi, par exemple), soit parce que le réseau gère des espaces communs (l’Association pour l’espace protégé des Gavarres, par exemple) (33 %) ;

  • Obtention de financement : il y a un groupe de réseaux auxquels les communes doivent adhérer si elles veulent participer à certains avantages financiers potentiels (32 %). On pense ici à un grand nombre de programmes européens (surtout Leader et Proder) ;

  • Autres (2 %).

20Typologie des membres. On a classé les réseaux selon la nature des membres :

  • Communal : réseaux où tous les membres sont des communes (28 %) ;

  • Niveau administratif différent : réseaux qui ont des entités administratives autres que les communes (25 %) ;

  • Public-privé : réseaux qui ont des membres privés à côté des entités publiques (45 %) ;

  • Autres (2 %).

V – Discussion des résultats et quelques conclusions

21À ce stade, il est possible de caractériser quelque peu les réseaux des villes catalanes. Nous avons confirmé quelques hypothèses mais nous avons également obtenu des résultats non prévus dans certains cas.

22Les réseaux des villes catalanes présentent une territorialité claire. D’un côté, 48 % des réseaux sont constitués par des communes limitrophes et 47 % des réseaux ont une portée «  comarcale » ou provinciale. Cette coïncidence n’est pas fortuite : presque tous les réseaux qui suivent un continuum territorial ont à leur tour une portée provinciale ou comarcale. On peut expliquer ce fait par l’existence de plusieurs initiatives qui suivent ce critère. Dans le cas des programmes Proder, Leader et des associations pour le développement économique qui y sont associés, et de quelques programmes Equal, c’est souvent une administration locale, «  comarcale » ou provinciale qui en a eu l’initiative. Les associations de promotion touristique ont normalement le même critère de contiguïté, ainsi que les plans stratégiques, les Pactes pour l’emploi et les associations créées pour gérer des espaces naturels protégés. Cette territorialité explique le faible nombre de réseaux où participent à la fois des des communes catalanes et du reste de l’Espagne. Cette collaboration se produit surtout dans le cadre de réseaux européens et internationaux. Il s’agit de réseaux à participation volontaire et d’initiative communale.

23Il faut encore souligner que dans 53 % des cas, l’origine de l’initiative de la création du réseau a été verticale (à des ni­veaux administratifs supérieurs) et que 45 % de ces réseaux ont une participation mixte publique-privée. En fait, on pourrait définir un réseau typique avec ces quatre caractères : portée comarcale-provinciale, formant une continuité territoriale, fruit d’une initiative en provenance d’une entité supra-communale et de composition mixte publique-privée. Sur les 243 réseaux identifiés, près de la moitié (119) présentent ces quatre caractéristiques. Ils correspondent notamment à des réseaux de programmes européens et à des réseaux de développement économique et social.

24Malgré leur valeur et leur utilité, l’intérêt de ces réseaux comme nouveaux outils de gouvernance locale est limité, parce que pour beaucoup d’entre eux l’initiative est de provenance verticale (de haut en bas) et la participation des communes y est forcée ou nécessaire afin d’accéder aux budgets des programmes. La participation d’entités privées est importante dans l’ensemble des réseaux. Néanmoins, on ne trouve généralement des entités privées que dans les réseaux à initiative verticale : programmes européens, pactes territoriaux et plans stratégiques pour l’essentiel. Il est important de signaler que les réseaux à caractère volontaire, qui représentent plus de 30 % du total, ne présentent dans leur grande majorité aucun modèle territorial. Seuls 10 % des réseaux dont l’initiative est communale et avec une forte participation volontaire présentent une territorialité élevée. Ce même ensemble de réseaux présente aussi une horizontalité très marquée, c’est-à-dire qu’il est constitué quasi exclusivement de communes et la présence d’entités privées y est très faible. Ce sont donc ces types de réseaux plutôt volontaires, horizontaux et non-territoriaux qui paraissent répondre aux nouvelles stratégies de gouvernance locale dont l’étude peut illustrer les structures territoriales émergentes.

VI – Les relations avec des villes françaises

25Parmi les 243 réseaux où participent des villes catalanes, on en a identifié 26 avec des communes ou des associations françaises (voir tabl. 2), la grande majorité ayant pour objet de développer des projets socio-économiques ou la participation à des programmes européens. Parmi eux, cinq relèvent de l’« éducation et culture » et deux traitent de «  durabilité et environnement ». Quant aux huit réseaux socio-économiques, il s’agit surtout d’associations de coopération autour de thématiques très précises (éducation, sécurité, tourisme, textile, inclusion sociale, etc.), comprenant généralement peu de villes françaises, à l’exception de l’European Forum For Urban Safety. Les huit réseaux concernant des projets européens ont aussi une thématique très précise et comptent normalement peu de communes (mais le réseau Valorisation du patrimoine fortifié frontalier catalan comprend 8 communes du côté français). Il faut signaler que la moitié de ces réseaux est composée de communes des Pyrénées-Orientales, ce qui illustre un certain niveau de coopération entre des villes des deux côtés de la frontière sur des projets spécifiques. Parmi les cinq réseaux à contenu culturel, on trouve des associations qui réunissent un grand nombre de villes, telles que Europa Cinemas et les « Villes éducatrices » (mais avec peu de participation de la part des villes françaises), et aussi d’autres très spécifiques réunissant des villes proches. Il faut souligner la collaboration culturelle entre Figueras et Perpignan et le réseau Transversal (réseau de coopération culturelle entre 15 des plus importantes villes catalanes non-métropolitaines, avec la participation de Perpignan). Pour ce qui est des deux réseaux sur l’environnement et la durabilité, on relève la participation de quelques villes françaises, mais pas très proches des villes catalanes. On trouve aussi un réseau qu’on a classé dans les « Stratégies territoriales », le CIMES (Villes intermédiaires et urbanisation mondiale), à l’initiative de Lérida et s’intéressant à l’analyse des villes moyennes ou intermédiaires. Il faut également noter le réseau créé par Puigcerdà et Bourg-Madame pour promouvoir et gérer l’implantation d’un hôpital transfrontalier. C’est la seule convention de prestation de services qu’on a retenue dans notre étude. Le dernier réseau est également très spécifique, avec pour thème la coopération dans le domaine des systèmes d’information pour la gestion urbaine.

Tableau 2 – Les réseaux des villes catalanes avec participation des villes françaises

Réseau

Type de réseau

Nombre total de villes

Nombre de villes françaises

Villes françaises

cimes (Villes intermédiaires et urbanisation mondiale)

Stratégies territoriales

2

Chambéry, Perpignan

acte (Association des collectivités textiles européennes)

Stratégies socio-économiques

1

Communauté urbaine de Lille

European Forum for Urban Safety

Stratégies socio-économiques

100

Global Cities Dialogue

Stratégies socio-économiques

1

Issy-les-Moulineaux

Le profil de la ville

Stratégies socio-économiques

1

Besançon

Major Cities of Europe

Stratégies socio-économiques

3

Nice, Paris, Marseille

retis - Réseau européen transrégional pour l’inclusion sociale

Stratégies socio-économiques

1

Nice

Sesame Network

Stratégies socio-économiques

1

Poitiers

Tourism-Site. Réseau pour le développement du tourisme durable en Europe

Stratégies socio-économiques

2

Versailles, Nîmes

Analyse de l’impact socio-économique du train à grande vitesse dans l’espace transfrontaliler (interreg iii-a)

Programmes européens

1

Perpignan

Capture : the Knowledge Network (INTERREG III C)

Programmes européens

1

Sénart

cepropae - Centre de promotion de produits agricoles écologiques (interreg iii a)

Programmes européens

1

Perpignan

European Town Partnership on Commerce (interreg IIIC)

Programmes européens

2

Bayonne, Massy

Le chemin de la liberté (interreg III A)

Programmes européens

1

Sant-Girons

Projet européen itinere (interreg III-A)

Programmes européens

1

Elna

Réseau Union des terres de rivières (interreg III C)

Programmes européens

1

Saint-Mammès

Valorisation du patrimoine fortifié frontalier catalan (INTERREG III A)

Programmes européens

8

Port-Vendres, Perpignan, Collioure, Le Perthus, Prats-de-Molló, Salses, Mont Louis, Villefranche de Conflent

Convention de coopération transfrontalière Puigcerdà - La Guingueta d’Ix / 

Bourg-Madame

Prestation de services

1

Bourg-Madame

Association internationale des villes éducatrices

Éducation et culture

6

Brest, Lyon, Montpellier, Nantes, Rennes, Perpignan

Collaboration culturelle transfrontalière, Figueres et Perpignan

Éducation et culture

1

Perpignan

Europa Cinemas

Éducation et culture

32

Achères, Aix-en-Provence, Angers, Aubenas, Avignon, Bayonne, Besançon, Biarritz, Bordeaux, Bourges, Brest, Caen, Chambéry, Chatenay-Malabry, Créteil, Dijon, Hérouville-Saint-Claire, Le Havre, Le Mans, Lille, Limoges, Lyon, Marseille, Metz, Montpellier, Mulhouse, Nancy, Nantes, Nîmes, Noisiel, Orléans, Orsay, Orsail

Réseau Art Nouveau Network

Éducation et culture

1

Nancy

Réseau Transversal

Éducation et culture

1

Perpignan

Association des villes et régions pour le recyclage

Durabilité et environnement

5

Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Paris

Projet Crescendo

Durabilité et environnement

1

Ajaccio

Urb-al - projet : «  Systèmes d’information pour la gestion urbaine »

Autres

1

Marseille

Source : Enquêtes menées par l’équipe de recherche auprès des communes et réseaux de villes (2004-2006)

26En résumé de cette analyse, on remarque qu’il n’y a pas une grande connexion entre les réseaux fréquentés par les villes catalanes et les villes françaises. On a déjà dit que la grande majorité des réseaux des villes catalanes ont une portée territoriale limitée à la Catalogne. Mais un certain degré de coopération peut être observé dans des réseaux à contenu socio-économique, et les programmes européens auxquels participent des communes des deux côtés de la frontière constituent des expériences intéressantes de coopération autour de projets d’intérêt commun. Du point de vue de la relation entre les communes des Pyrénées-Orientales et de la Catalogne, une certaine coopération existe au sein de réseaux à contenu culturel et socio-économique qui ne demandent qu’à être développés. Perpignan, qui participe à sept des vingt-six réseaux, est la ville qui entretient le plus de relations avec les villes de Catalogne méridionale.

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Bibliographie

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Notes

1 Pour plus d’informations sur le cadre juridique et la typologie des réseaux en France, voir : http://www.colloc.minefi.gouv.fr/colo_struct_intercom/guid_lint_2/autr_form/rese_vill.html

2 L’équipe dirigée par Pilar Riera (professeure à l’université autonoma de Barcelone) était composée des géographes Margarida Castañer (UdG), Joan Ganau (UdL), Carlos Haas (UAB), Rafel Llussà (UdG) et Josep Oliveras (URV), avec la collaboration de Marc Heras (UdG), Jordi Mallarach (UdL), Ester Nasarre (UAB), Trini Rovira (URV) et Juli Valdunciel (UdG).

3 La comarca est une démarcation administrative équivalant au « Pays » français, entre les communes et les provinces (Diputació). Il y en a 41 en Catalogne depuis 1987.

4 Formule juridique pour des associations de communes qui sont établies pour gérer des services en commun.

5 C’est le cas de la Fédération de communes de la Catalogne et de l’Association de communes de la Catalogne, de l’Association de communication locale et de Localret. Nous n’avons pas non plus considéré le réseau formé par les villes participant au programme Equal Xarxa 8 Plus, parce qu’il était composé de toutes les communes de la province de Gérone.

6 Pour une présentation de l’analyse qualitative des réseaux et des conclusions de l’étude, voir Diputació de Barcelona (2009). Des résultats partiels ont été également présentés dans Castañer et al. (2009).

7 Il faut retenir que bien que nous ayons réalisé cette enquête seulement auprès de 70 communes, nous avons trouvé des informations sur les réseaux auxquels participent des communes que nous n’avions pas considérées parce qu’elles n’arrivaient pas au seuil populationnel choisi. Même s’il est possible que ces petites communes appartiennent aussi à d’autres réseaux que nous n’avons pas détectés, il semble difficile que ces dernières puissent changer les résultats que montrent les cartes qui suivent sur l’ensemble du territoire catalan.

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Table des illustrations

Titre Fig. 1 – Participation en réseaux et taille des communes analysées
Crédits Source : Enquêtes menées par l’équipe de recherche auprès des communes et réseaux de villes (2004-2006)
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/soe/docannexe/image/1800/img-1.png
Fichier image/png, 316k
Titre Fig. 2 – Nombre de réseaux des communes de Catalogne
Crédits Source : Enquêtes menées par l’équipe de recherche auprès des communes et réseaux de villes (2004-2006)
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/soe/docannexe/image/1800/img-2.png
Fichier image/png, 620k
Titre Fig. 3 – Nombre de réseaux des communes de Catalogne, hors programmes européens
Crédits Source : Enquêtes menées par l’équipe de recherche auprès des communes et réseaux de villes (2004-2006)
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/soe/docannexe/image/1800/img-3.png
Fichier image/png, 586k
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Pour citer cet article

Référence papier

Rafel Llussà, « Les réseaux de villes en Catalogne »Sud-Ouest européen, 28 | 2009, 103-114.

Référence électronique

Rafel Llussà, « Les réseaux de villes en Catalogne »Sud-Ouest européen [En ligne], 28 | 2009, mis en ligne le 20 mai 2016, consulté le 20 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/soe/1800 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/soe.1800

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Auteur

Rafel Llussà

Département de géographie, Universitat de Girona, Espagne, rafel.llussa@udg.edu

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Droits d’auteur

CC-BY-NC-ND-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

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