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Dossier

L’histoire culturelle d’Europe centrale et orientale : des stéréotypes aux circulations

Sortir des approches aréales ?
Didier Francfort et Antoine Nivière

Texte intégral

1L’agression militaire de l’Ukraine par la Fédération de Russie le 24 février 2022 a tristement rappelé l’importance des enjeux territoriaux en Europe centrale et orientale. Il n’est plus question de faire de l’histoire culturelle un vague constat de la force du soft power américain qui aurait mis fin à la Guerre froide et provoqué l’effondrement du Bloc soviétique. On ne peut plus penser que les sociétés subissant le régime communiste, avides de rock et de modernité, ont pu profiter de la faiblesse du pouvoir soviétique face à l’hégémonie américaine pour intégrer paisiblement le monde libéral et démocratique. L’apparente victoire culturelle des Occidentaux n’explique pas tout. Loin de là. Nous ne sommes pas passés d’un monde en noir et blanc à un monde en couleurs. L’histoire culturelle de cette « autre Europe » doit tenir compte de la persistance des formes de mobilisation de la société, de l’apologie de la violence, de l’usage de la duplicité par les dirigeants, de l’instrumentalisation des récits nationaux par les pouvoirs en place.

2La réalité des conflits a contribué à construire une vision d’espaces culturels discontinus, sur le modèle d’un choc de civilisations vécu à différentes échelles. Ce n’est pas nier le poids des conflits, des haines et de toute une histoire violente que d’insister sur la réalité des circulations culturelles, d’autant plus qu’elles sont souvent liées à des circulations de populations poussées à l’exil par les répressions politiques et la misère économique. L’idée forte que nous essayons de présenter ici est que, même dans une région européenne marquée par les guerres et les violences extrêmes, il est possible de penser les circulations en termes d’espace au moins autant qu’en termes de territoires.

  • 1 Claudio Magris, Trieste, Une identité de frontière, Paris, Seuil, 2008 et Danube, Galimard, 1990.
  • 2 Carl E. Schorske, Vienne, fin de siècle. Politique et culture, Paris, Seuil, 2017.

3La période de la Guerre froide nous a habitués à l’usage du terme de « Pays de l’Est » regroupant indistinctement des sociétés dont l’histoire avait été très différente. Dès avant l’effondrement du bloc soviétique, dans les années 1980, la revendication de reconnaissance d’une spécificité d’une Europe centrale sous tutelle soviétique s’est exprimée de façons très diverses. La reprise du concept de Mitteleuropa s’est alors détachée de l’idée d’une hégémonie allemande sur la région pour être porteuse d’un sentiment nostalgique impérial et royal. Avec Claudio Magris, on était invité à parcourir un espace recréé allant de Trieste au Danube1. Les travaux de Carl Schorske ont été décisifs à l’époque pour orienter vers l’histoire culturelle toute une génération d’historiens2. La Double-Monarchie était largement idéalisée, mais le prince héritier Habsbourg contribuait alors à bousculer la coupure du Rideau de fer avec le pique-nique paneuropéen du 19 août 1989 à Sopron. La partie de l’Europe annexée à l’URSS ou intégrée au Bloc soviétique cherchait déjà alors à se différencier culturellement, avant de pouvoir le faire politiquement. L’effondrement du système soviétique et la Chute du Mur ont conduit à utiliser de façon éphémère l’acronyme PECO (Pays d’Europe centrale et orientale) pour désigner les anciens « satellites » du Bloc soviétique, mais très vite, cette dénomination s’est vidée de son sens et a été perçue comme un sigle officiel technocratique plus que comme une communauté de destin (Schicksalsgemeinschaft), d’autant plus que les pays en question cherchaient avant tout à être considérés des pays européens « comme les autres ».

  • 3 Jenó Szúcs, Les trois Europes, Préface de Fernand Braudel, Paris, L’Harmattan, 1985.
  • 4 Milan Kundera, Un Occident kidnappé ou la tragédie de l’Europe centrale, Réédition, Paris, Gallimar (...)
  • 5 Antoine Marès, « Construction, déconstruction et marginalisation de l’Europe centrale dans le disco (...)

4Dans cette optique, un véritable combat théorique a été mené pour que soit reconnue une particularité d’une Europe centrale rattachée hier par la force de l’histoire à l’Europe de l’Est. La découverte des travaux de Jenő Szűcs, avec en particulier un livre sur Les trois Europes, préfacé par Fernand Braudel3, a modifié la perception historique de pays qui ne souhaitaient plus être à l’Est et se considéraient, selon l’expression de Milan Kundera dans Le Débat, en 1983, comme un « Occident kidnappé »4. Les travaux d’Antoine Marès ont permis de reconfigurer théoriquement cet espace, en utilisant la notion d’« Europe médiane5 », qui permet de ne pas oublier la persistance de liens entre les États nés de la dislocation des Empires. L’histoire de l’Autriche n’est ainsi plus coupée de celle de la Hongrie ou des Pays Tchèques, les pays riverains de la Baltique redécouvrent un destin commun. Une série de « recompositions » est à l’œuvre, souvent dans des situations conflictuelles, symboliques et aboutissant parfois, malheureusement, à des affrontements violents.

  • 6 Ludovic Tournès, Américanisation. Une histoire mondiale (XVIIIe-XXIe siècles), Paris, Fayard, 2021.

5Nonobstant, les questions territoriales et les questions de constructions culturelles ont été au cœur de débats permanents, au moins depuis les batailles entre occidentalistes et slavophiles russes des années 1840. Le fait de se réclamer de l’Ouest, comme le fit la revue hongroise Nyugat (« Occident »), parue entre 1908 et 1941, constitue, là aussi, une forme de programme culturel et une proclamation d’ouverture culturelle aux tendances novatrices apparues à l’extérieur. Il n’y a pas de circulations exclusives de produits identifiables comme étant l’expression d’une identité particulière figée et elles ne concernent pas plus les franges côtières d’Europe occidentale que la « lointaine » Russie ou l’Empire Ottoman. C’est dans l’examen attentif des circulations, des productions et des personnes, que l’on comprend les modalités de constructions de spécificités. Seule une approche d’histoire culturelle permet, par exemple, de comprendre la persistance de liens entre l’Europe centrale et orientale et les États-Unis, même en temps de Guerre froide. Ludovic Tournès a d’ailleurs bien montré que l’américanisation ne se limite pas à une diffusion, à une exportation des produits culturels américains dans le monde6. Elle implique un mouvement inverse de construction d’une culture américaine à partir d’éléments exogènes parmi lesquels les éléments issus d’Europe centrale et orientale ont une importance particulière. Ainsi, depuis le voyage aux États-Unis d’Antonín Dvořák, on perçoit clairement que l’Amérique est une forme de laboratoire de construction des identités culturelles centre- et est-européennes. De même, la musique klezmer ou le rebetiko ont largement été créés dans des studios américains.

  • 7 Pascal Ory, Qu’est-ce qu’une nation ? Une histoire mondiale, Paris, Gallimard, 2020, p. 404.

6Le dossier que nous présentons dans ce numéro thématique de la Revue d’histoire culturelle (XVIIIe-XXIe siècles) s’inscrit dans une réflexion sur le rapport entre une certaine territorialité en recomposition permanente et les circulations d’objets et d’acteurs culturels. La circulation, dans un contexte de réification des frontières, a toujours quelque chose de transgressif. Les exemples étudiés ici mettent en évidence des situations paradoxales de rencontres et de confrontations dans des cadres dont l’importance a été largement soulignée par des travaux portant souvent sur d’autres espaces culturels : les festivals (comme, celui de Sopot, en Pologne) ; les journaux et périodiques, en particulier les revues d’exilés ; les réceptions officielles orchestrées par les pouvoirs manipulateurs (la visite d’Hemingway en URSS). La réalité des circulations de personnes et de productions culturelles bouscule les certitudes que d’aucuns peuvent avoir quant aux identités culturelles forgées à travers la vaste zone allant de la Spree à l’Oural et de la Baltique à la mer Noire. Précisons que l’idée de perméabilité des frontières ne nous conduit en aucune manière à un relativisme qui justifierait de quelconques rectifications celles-ci par l’usage de la force. Il existe bel et bien des limites territoriales entre sociétés où la volonté de former un ensemble national s’exprime. Il ne s’agit pas de nier un fait national, mais il convient de ne pas le réduire, en opérant, de façon schématique, des coupures à partir d’un nombre restreint de marqueurs culturels (religieux ou linguistiques, notamment). Car alors, comme l’écrit Pascal Ory, « une histoire se transforme en géographie7 ».

7Ce qui nous intéresse ici, c’est la construction non d’une nation, mais d’une « aire culturelle ». La pratique de l’interdisciplinarité conduit – et c’est heureux – les historiens à dialoguer avec les enseignants et chercheurs civilisationnistes. Or, dans le système académique français, la civilisation est associée à la littérature et à la linguistique pour rendre compte de spécificités liées à l’usage d’une langue. Les études slaves, les études germaniques ou hispaniques ne sont pas exclusivement centrées sur des cultures nationales, mais elles regroupent des ensembles censés être cohérents comprenant plusieurs pays parlant (parfois avec d’importantes nuances) la même langue ou, parfois, des langues de la même famille. L’Europe centrale et orientale met bien en évidence les difficultés qu’un tel classement implique. En insistant sur la proximité entre les langues slaves ou sur le particularisme d’une langue latine comme le roumain, on sert plus ou moins volontairement un projet politique. Que faire des régions multilingues, ou des parlers mêlant des éléments divers, ou encore de la culture des minorités linguistiques ? Dire qu’il existe des aires culturelles à partir de la seule donnée de la langue conduit à entériner des rapports de force, à admettre le résultat d’épurations ethniques, d’expulsions violentes et de politiques génocidaires.

8Le choix exclusif d’un critère religieux plus que d’un critère linguistique n’est guère plus adapté. Il faut échapper à la simplification qui consisterait à réduire l’Europe centrale et orientale à un simple puzzle où seraient juxtaposés des territoires relevant de façon homogène d’une aire culturelle. Où serait la place des survivants de la Shoah yiddishophones ou germanophones ? Comment tenir compte des cultures devenues très minoritaires ? Comment expliquer que les Tatars de Crimée, déportés par Staline, puis revenus sur la terre de leurs ancêtres, puissent être des musulmans pratiquants et se sentir des patriotes ukrainiens face à l’agression de la Fédération de Russie ? L’approche des pratiques culturelles ne partant pas comme d’un fait établi de l’existence d’aires culturelles, mais cherchant à construire des espaces de circulation des idées et des personnes, qui ne nie pas l’efficacité des constructions nationales, permet, selon nous, d’apporter une nouvelle lecture des représentations culturelles. On échappe ainsi à des cartes religieuses de l’Europe qui sous-estiment la place de l’islam, réduisent la présence juive à quelques reliquats disséminés, représentés par des petits points, et opposent simplement un Sud-Ouest catholique, un Nord protestant et un Orient orthodoxe.

9En ne partant pas de l’existence préalablement établie d’ensembles culturels cohérents, il devient possible de mieux comprendre « par le bas » toutes les formes de syncrétisme et d’influences mutuelles à différentes échelles. Les circulations culturelles ne se font que parce que la culture des individus ne se réduit pas à un élément, fût-il national, mais qu’elle combine des éléments disparates avec des dosages toujours différents. La liberté de choix religieux ou non religieux tout comme le droit à l’apostasie ou au blasphème font partie de ces libertés fondamentales qu’il ne s’agit pas de réserver à des régions privilégiées, en renonçant à les généraliser à des « aires culturelles » condamnées à subir le despotisme. Dans les Empires multinationaux du début du XXe siècle, des tentatives théoriques ont été élaborées pour « déterritorisaliser » les questions nationales. L’austromarxisme a mis en place l’idée, développée – par exemple – par Otto Bauer, d’autonomie nationale-culturelle qui permet à tout individu, dans l’ensemble d’un territoire non divisé par des frontières « ethniques », de définir la nationalité dont il est porteur. Commissaire du Peuple aux nationalités, Staline a mis en pièce les idées austromarxistes, en proclamant qu’il ne pouvait y avoir de nation sans territoire et en pratiquant toutes les formes d’épuration pour y parvenir.

10Le changement de régime, la fin de la contrainte et le rétablissement de la liberté de circulation ont mis en évidence la réalité et la complexité des échanges culturels qui avaient lieu même pendant la Guerre froide. Les dissidents qui parvenaient à s’échapper du Bloc soviétique et choisissaient la liberté pouvaient, comme Viktor Kravtchenko, dénoncer publiquement le régime stalinien, mais certains n’hésitaient pas à prendre rapidement une certaine distance critique par rapport au pays où ils s’exilaient. Alexandre Soljenitsyne a ainsi exprimé son refus de la perte des valeurs auxquelles il tenait qu’il observait aux États-Unis, les cinéastes Miloš Forman, Roman Polanski ont, pour leur part, raillé les travers des sociétés occidentales comme ils l’avaient fait précédemment de la société polonaise ou tchécoslovaque. Après la fin de la censure, le libre accès aux productions culturelles occidentales ne s’est pas traduit uniquement par le développement des chaînes américaines de restauration rapide, des pizzérias ou par le succès du hit-parade. Frank Zappa est devenu conseiller culturel du président Václav Havel, il est aujourd’hui célébré par une statue à Vilnius. Son groupe des Mothers of Invention a inspiré les Plastic People of the Universe dont l’arrestation, dans la Tchécoslovaquie de la « normalisation », avait rassemblé les dissidents de la Charte 77. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on est là bien loin du main stream et du rock commercial.

11Mais l’effondrement du régime soviétique et de ses copies centre-européennes conduit à revoir l’histoire du continent et à redécouvrir des vérités occultées : dans les cabarets varsoviens de l’entre-deux-guerres, on écoutait du jazz ; la gare centrale de Prague a porté, à partir de 1919, le nom du président des États-Unis Wilson ; la région de Plzeň a été libérée, en mai 1945, par la 16e division blindée américaine et par des unités combattantes belges… Il s’agit ainsi de replacer l’Europe centrale et orientale non pas dans un ensemble figé, tel que la géopolitique de la Guerre froide l’avait établi, mais dans tous les moments, dans toutes les étapes, d’une mondialisation qui touchait déjà la culture de la Belle Époque, avec le marché international des phonographes et les grandes migrations européennes ou intercontinentales. L’histoire du label Syrena, qui commence dans l’Empire russe, avant 1914, et se poursuit en Pologne, est à cet égard significative. L’histoire des circulations culturelles se trouve ainsi émaillée de temps forts de découvertes et de transgressions : les Ballets Russes à Paris en 1913, les tournées de Paul Robeson en URSS, le passage de Dave Brubeck en Pologne en 1958, la venue à Berlin-Est de Bruce Springsteen en 1988... L’adoption de modes vestimentaires, comme la recherche d’objets de consommation plus ou moins accessibles, font aussi partie de ces circulations culturelles, impalpables et pourtant bien visibles.

12En choisissant de ne pas considérer les aires culturelles comme des ensembles déjà constitués entre lesquels s’établissent des échanges, nous redonnons toute leur dimension aux sociétés d’Europe centrale et orientale qui ont toujours eu une place active et originale dans les processus de mondialisation culturelle. L’occidentalisation n’a pas été pour ces sociétés un phénomène passif et l’Europe centrale et orientale n’est pas simplement un marché nouveau ouvert à l’« influence » des États-Unis et de leurs alliés. Le dossier que nous présentons a été constitué à un moment critique où l’on perçoit la persistance de phénomènes de remobilisation, de rêves d’Empire qui cherchent à resurgir pour réactiver des mythes et instrumentaliser la culture. Les circulations culturelles globales sont ainsi absorbées et renvoyées de façon différente dans des espaces qui connaissent un phénomène permanent de différenciation et de recomposition. La géographie se retransforme ainsi en histoire.

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Notes

1 Claudio Magris, Trieste, Une identité de frontière, Paris, Seuil, 2008 et Danube, Galimard, 1990.

2 Carl E. Schorske, Vienne, fin de siècle. Politique et culture, Paris, Seuil, 2017.

3 Jenó Szúcs, Les trois Europes, Préface de Fernand Braudel, Paris, L’Harmattan, 1985.

4 Milan Kundera, Un Occident kidnappé ou la tragédie de l’Europe centrale, Réédition, Paris, Gallimard, 2021.

5 Antoine Marès, « Construction, déconstruction et marginalisation de l’Europe centrale dans le discours français » dans Paul Gradvohl (dir.), L’Europe médiane au XXe siècle, fractures, décompositions, recompositions, surcompositions, Prague, CEFRES, 2011, p. 195-214.

6 Ludovic Tournès, Américanisation. Une histoire mondiale (XVIIIe-XXIe siècles), Paris, Fayard, 2021.

7 Pascal Ory, Qu’est-ce qu’une nation ? Une histoire mondiale, Paris, Gallimard, 2020, p. 404.

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Pour citer cet article

Référence électronique

Didier Francfort et Antoine Nivière, « L’histoire culturelle d’Europe centrale et orientale : des stéréotypes aux circulations »Revue d’histoire culturelle [En ligne], 7 | 2023, mis en ligne le 15 décembre 2023, consulté le 19 avril 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/rhc/7254 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/rhc.7254

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Auteurs

Didier Francfort

Après s’être intéressé, sous la direction de Maurice Agulhon, à l’histoire de la sociabilité, à l’immigration italienne en Lorraine et à l’histoire d’Italie contemporaine, Didier Francfort a orienté ses travaux vers l’histoire culturelle comparée européenne, en particulier à la place de la musique dans les constructions d’identités nationales ou supranationales. Il est professeur émérite de l’Université de Lorraine et membre du Conseil d’Administration de la Maison de l’Histoire de la Chanson de Vandœuvre-lès-Nancy.

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Antoine Nivière

Antoine Nivière, 62 ans, est professeur de langue, littérature et civilisation russes à l'UFR Arts, Lettres, Langues (Nancy) de Université de Lorraine et directeur de l’unité de recherche CERCLE - Centre d’étude et de recherche sur les cultures littéraires d'Europe centrale et orientale (UR 4372). Il travaille sur l’histoire des transferts culturels entre la Russie et la France au XVIIIe siècle ainsi que sur l’histoire des mouvements des idées et l’histoire religieuse en Russie et dans l’émigration. Il est l’auteur de trois monographies et a co-dirigé six ouvrages collectifs dans la collection des « Cahiers du CERCLE »

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