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L’établissement de hauteur du Brotschberg (Bas-Rhin)

Premiers indices d’occupation au Bronze final
Steeve Gentner et Maxime Walter
p. 51-71

Résumés

Le Brotschberg était un site de hauteur fortifié mal connu jusqu’à présent. Quatre campagnes de recherches, entre 2017 et 2021, ont notamment montré, d’après le mobilier mis au jour, une occupation assez dense de l’éperon pendant le Bronze final IIb-IIIa (culture RSFO). Une structure a aussi pu être découverte à proximité d’un imposant rempart de barrage. L’habitat, de grande superficie, est comparable à ses semblables localisés sur les hauteurs régionales. Cet article a pour objectif de présenter ces résultats préliminaires.

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Texte intégral

I. Introduction

1L’étude des sites fortifiés et de hauteur protohistoriques connaît depuis quelques années un renouveau dans son dynamisme et dans ses approches. Il se matérialise en Alsace par les différents travaux menés dans le cadre de l’équipe IV de l’Unité mixte de Recherche 7044, dont l’objectif est l’étude diachronique des sites de hauteur du massif vosgien. Organisées depuis 2019 au sein d’un Projet collectif de Recherche nommé « Formes et fonctions des fortifications de hauteur dans le nord du massif vosgien entre Protohistoire et Moyen Âge », ces activités allient une reprise des données anciennes et de nouvelles investigations sur le terrain. Celles-ci prennent notamment la forme de campagnes de prospections annuelles, débouchant ponctuellement sur des sondages. Quinze sites ont ainsi pu être prospectés et cinq sondés, depuis 2016. Parmi eux, le Brotschberg à Haegen se distingue par sa taille, ses vestiges de fortifications et la quantité de mobilier découvert. Son profil vient également combler un manque dans le corpus des sites de hauteur du Rhin supérieur occupés à la fin de l’âge du Bronze.

II. Le Brotschberg : présentation du site et historique des recherches

2Situé sur la commune de Haegen (67700, Bas-Rhin), à 531 m d’altitude, Le Botschberg domine la région du Pas de Saverne et surplombe la vallée de la Zorn qui, du nord-est au sud-ouest, assure le franchissement des Vosges (fig. 1). Son sommet se présente sous la forme de deux plateaux superposés délimitant au total un vaste espace de plus de 30 ha. Seul le plateau inférieur se trouve fortifié avec certitude sur ses flancs septentrional et oriental, par un rempart aujourd’hui visible sous la forme d’un talus de 800 m de longueur, lorsque la défense des autres versants est assurée par des affleurements et autres escarpements rocheux. Une interruption du tracé du rempart est à signaler sur le tronçon septentrional, et pourrait correspondre à l’emplacement d’une porte.

Fig. 1. Carte de localisation du Brotschberg.

Fig. 1. Carte de localisation du Brotschberg.

DAO : M. Walter ; fond de carte : ASTER GDEM.

3La présence d’une autre fortification enserrant le plateau sommital a été proposée par Jean-Pierre Wiedenhoff, le premier à s’être penché sur l’étude du site (WIEDENHOFF, 1968 ; fig. 2). Un amas de blocs est effectivement présent le long de la moitié sud du versant occidental du plateau, mais son tracé s’interrompt sans circonscrire l’ensemble du sommet. Si son caractère anthropique ne fait guère de doutes, et s’il est possible qu’il ait été en partie détruit par des aménagements ultérieurs, son emplacement ne va pas dans le sens d’une fonction de fortification. Il est en effet implanté précisément au niveau de petites falaises rendant presque impossible le franchissement de la pente, alors même que les autres versants, beaucoup plus accessibles, ne font l’objet d’aucun aménagement de ce type. Un amas de pierres linéaire en bordure sud du plateau sommital, initialement perçu comme un possible tronçon prolongeant le tracé de la fortification, a fait l’objet d’un sondage en 2018 (fig. 3). Celui-ci a révélé un pierrier sans aucune forme de structuration, ayant peu de chance de correspondre à un aménagement défensif, et résultant peut-être d’une phase d’épierrement du plateau. Aucun élément de datation n’a été découvert à cette occasion.

Fig. 2. Premier plan du Brotschberg publié par Jean-Pierre Wiedenhoff en 1955.

Fig. 2. Premier plan du Brotschberg publié par Jean-Pierre Wiedenhoff en 1955.

WIEDENHOFF, 1955.

Fig. 3. Plan de synthèse des opérations menées au Brotschberg en 2017, 2018, 2020 et 2021.

Fig. 3. Plan de synthèse des opérations menées au Brotschberg en 2017, 2018, 2020 et 2021.

DAO : S. Gentner.

4Étonnamment, le site a fait l’objet de peu d’interventions scientifiques compte tenu du caractère assez touristique qu’en revêt le sommet depuis l’installation en 1897 d’une tour d’observation par le Club vosgien de Saverne. Les prospections de Jean-Pierre Wiedenhoff dans les années 1950 rapportent entre autres choses la découverte de tessons hallstattiens au décor incisé « dégagés » à proximité d’une source au nord-ouest du site (WIEDENHOFF, 1953 et 1959), de silex dont une pointe de flèche gisant à proximité « du mur » (épierrement du plateau supérieur ?) ainsi que d’une boule de quartzite de 4 cm de diamètre, « parfaitement sphérique » (WIEDENHOFF, 1968). Depuis, les opérations suivantes correspondent aux repérages effectués en 2015 dans le cadre du master de Maxime Walter et à nos interventions de 2017 à 2021 (WALTER, 2015 ; GENTNER, WALTER, 2017, 2018, 2020).

5À la suite des prospections positives de 2017 (300 tessons de céramiques, une perle en verre, une enclume en grès, etc. ; voir ci-dessous), quatre sondages ont été implantés sur le site, en 2018, pour une surface fouillée de 74 m2 (fig. 3, carrés verts). Ces sondages ont livré 1157 fragments de céramiques, datés surtout du Bronze final IIb-IIIa et caractéristiques de la culture Rhin-Suisse-France-Orientale. Une structure a pu être mise au jour dans l’angle nord-est du sondage 2, à l’arrière du rempart, mais la nature de cette fosse n’a pu être déterminée, seul un quart de la structure ayant pu être fouillé (fig. 4). Celle-ci a tout de même livré soixante-dix tessons RSFO. Les autres unités stratigraphiques (US) correspondent à des colluvionnements.

Fig. 4. Clichés du sondage 2 vers l’est (A) et de la fosse localisée dans l’angle nord-est (B).

Fig. 4. Clichés du sondage 2 vers l’est (A) et de la fosse localisée dans l’angle nord-est (B).

Le rempart de barrage apparaît à l’arrière plan (A). Le substrat rocheux entaillé par le creusement de la fosse est visible à droite du cliché (B).

6Une coupe sanitaire des bois, liée à la prolifération du scolyte du pin, a entraîné une nouvelle prospection en 2020, avec le nettoyage des vingt-trois chablis présents sur le versant oriental du site. Ceux-ci ont permis de collecter 576 tessons de céramiques, trois fragments de silex et trois outils lithiques.

7La prospection menée en 2021, quant à elle, n’a pas révélé de mobilier dans les chablis situés entre la fortification principale et le col du Hexentisch (fig. 3). Ces derniers résultats semblent circonscrire l’occupation de l’éperon aux zones situées intra-muros.

III. Topographie et fortifications

8Un relevé microtopographique a été réalisé sur une zone large autour du sondage n° 2, comprenant l’angle nord-est formé par le rempart, zone où il est le mieux conservé, ainsi que l’ouverture nord débouchant sur un chemin creux, qui constitue peut-être la porte originelle à travers la fortification (fig. 3). En tout, 2203 points ont été relevés, couvrant un espace de 1,671 ha (fig. 5). Ces points ont permis la réalisation d’un modèle numérique de terrain (MNT) par le biais du module « interpolation » de QGIS. Il constitue le premier relevé précis du rempart, ou du moins de près d’un tiers de son tracé. Il a également permis la réalisation de profils du rempart et de la pente qu’il surmonte.

Fig. 5. Modèle numérique de terrain d’une partie du versant est avec la localisation des profils réalisés (A-B et C-D).

Fig. 5. Modèle numérique de terrain d’une partie du versant est avec la localisation des profils réalisés (A-B et C-D).

Le sondage 2 apparaît en gris (DAO : S. Gentner). A-B : Profil transversal du rempart principal et du versant est. C-D : Profil transversal du rempart perpendiculaire à la pente.

III.1. Des talus perpendiculaires au versant

9L’aménagement, jusqu’ici passé inaperçu, a été détecté au cours de la réalisation du relevé. Il s’agit d’une levée de terre et de pierres, conservée au maximum sur 1,8 m de hauteur et 15 m de largeur (fig. 5), qui descend dans la pente en contrebas du rempart principal et perpendiculairement à ce dernier. Elle se poursuit ensuite sur le replat jusqu’à un nouveau décrochement de pente, sur une longueur de 80 m. Seulement la moitié supérieure de ce talus est visible sur le MNT.

10L’emplacement du talus permet de barrer l’accès au versant est du site, au niveau d’une terrasse inférieure qui sert de jonction entre le plateau du Brotschberg et la crête menant au col du Hexentisch. Cette crête forme la voie d’accès naturelle vers le restant du massif. Le talus permet d’isoler une bande relativement étroite qui forme un replat dans la pente et s’étend vers le sud du versant est, en contrebas du rempart principal. La nature anthropique de cet aménagement ne fait guère de doute, mais sa fonction peut poser question. Sa position et son tracé plaident pour un nouvel élément de fortification, qui permettrait d’inclure dans le périmètre défensif du site un hectare supplémentaire, invitant à emprunter le chemin creux qui mène vers la porte. Ce talus complexifie le système défensif, déjà caractérisé rappelons-le par un rempart de barrage de près de 800 m de longueur et par un possible aménagement défensif autour du plateau sommital. La question de la contemporanéité de la construction de ces différentes sections doit bien entendu être posée, bien qu’aucun élément de réponse ne soit pour le moment disponible.

11Un second talus perpendiculaire à la pente a également été repéré un peu plus au sud, mais n’a fait l’objet que d’un relevé au GPS. D’un profil moins marqué et en « S », il pourrait s’agir plutôt d’une rampe menant au niveau supérieur du site, si sa nature anthropique devait être confirmée (fig. 3 et 5). Les deux talus perpendiculaires à l’axe du versant s’étendent jusqu’au décrochement de pente et enclosent une superficie de 1 ha.

III.2. Un complexe fortifié

12Il est à présent question d’un complexe fortifié et non plus d’une simple fortification de hauteur. Ce constat amène aux questions de la datation du (ou des) rempart(s) en pente qui est encore inconnue pour notre site. Nous pouvons cependant nous référer à quelques parallèles de grandes étendues de hauteur fortifiées qui possèdent des remparts perpendiculaires à la pente, à l’échelle régionale ou européenne.

13Cette complexité ne trouve que peu d’éléments de comparaison locaux. Le principe d’un tronçon de fortification exploitant un décrochement de pente pour barrer l’accès à un espace plus ou moins grand fait partie intégrante du panel des constructions protohistoriques. L’existence de plusieurs tronçons de fortification isolant différentes zones tout en n’hésitant pas à s’affranchir des contraintes liées au relief ne caractérise qu’un nombre restreint de sites fortifiés de hauteur dans la région du Rhin supérieur. On peut penser aux tracés complexes adoptés par les remparts des grands oppida de La Tène finale, dont le Fossé des Pandours à Saverne (165 ha), le Donnersberg (240 ha) ou encore le Dünsberg (90 ha) (FICHTL, ADAM, 1999 ; HERRMANN, 2000 ; ZEEB-LANZ, 2008). Ce dernier constitue l’exemple le plus parlant avec ses sections de remparts périphériques aux trois enceintes de contour imbriquées. Soulignons que le Dünsberg est aussi occupé au Bronze final, au Hallstatt final et à La Tène ancienne (HERRMANN, 2000 ; SCHULZE-FORSTER, 2002). Les grands sites de la fin du Hallstatt et de La Tène ancienne peuvent également présenter des caractéristiques similaires. Le Heiligenberg à Heidelberg (52,6 ha) ou le Glauberg à Glauburg (8 ha) possèdent des systèmes de fortification complexes, et les sites plus éloignés du Mont Lassois à Vix (4,9 ha) ou de l’Ipf à Bopfingen (2,4 ha) prouvent que l’aménagement de complexes importants peut passer par l’édification de fortifications ou de levées de terre dont le tracé s’affranchit des contraintes du relief (LUDWIG, MARZOLFF, 1999 ; BAITINGER, KRESTEN, 2012 ; CHAUME et alii, 2021 ; KRAUSE, 2021). D’autres sites moins connus, plus éloignés, et parfois plus petits, méritent d’être mentionnés dans cette catégorie des fortifications multiples, comme par exemple le Kněží Hora à Katovice en Bohême (âge du Bronze, âge du Fer et haut Moyen Âge ; 10 ha), les fortification de l’Altkönig à Kronberg im Taunus (15 ha ; La Tène ancienne) et de la Neuburg à Eppstein im Taunus (non daté ; 15 ha), le Hochberg à Heubach (non daté ; 25 ha) – situé à proximité de deux autres fortifications de hauteur du Jura Souabe qui sont datées de La Tène ancienne –, ou, plus proche des Vosges, l’enceinte palatine du Ganz à Bad Münster am Stein (Hallstatt D ; 2 ha) et le Rudersberg à Calw (1,5 ha ; âge du Bronze et Hallstatt D1-La Tène A2) (MENŠIK et alii, 2019 ; BAATZ, HERMANN, 1982 ; BRESTEL, 2013 ; BOLLACHER, 2019 ; GENTNER, 2019 ; RIECKHOFF, BIEL, 2001).

14Cependant, de tels exemples sont particulièrement rares pour des périodes plus anciennes, qui sont pour le moment les mieux attestées sur le Brotschberg. Localement, l’enceinte du Hohlandsberg à Wintzenheim (6 ha) offre le plus de ressemblances. L’amas de pierres qui la constitue adopte en effet un tracé qui n’hésite pas à dévaler les pentes à l’est du sommet sur un dénivelé de près de 100 m. Un tronçon isolé signalé sur le plan établi par Charles Bonnet rappelle également la configuration du Brotschberg. Il se détache perpendiculairement de l’enceinte principale vers l’ouest pour suivre une ligne de crête et rejoindre un massif rocheux. Néanmoins, ce dernier ne constitue pas une limite naturelle propre à constituer une défense comme la pente raide du versant est du Brotschberg, si bien qu’une fonction défensive peut difficilement lui être attribuée. La vocation défensive de l’enceinte dans son ensemble peut par ailleurs être sujette à débat (BONNET et alii, 1985), et la pertinence de la comparaison peut en souffrir.

15Ce problème se pose par ailleurs pour l’ensemble des sites de hauteur de la fin de l’âge du Bronze au sein du Rhin supérieur, où la fonction défensive des enceintes présentes sur les petits établissements perchés suisses du Wartenberg à Muttenz (KULL, 1967) ou du Bischofstein à Böckten (FREY, 1968) peut prêter à débat. La terrasse inférieure du Hohenberg à Annweiler (BENTZ et alii, 2017), interprétée comme une fortification, est dans la même situation. Les quelques traces d’aménagements défensifs repérés sur l’Orensberg à Frankweiler (BRASELMANN, 2011), le Münsterhügel à Bâle (DESCHLER-ERB, 2011) ou encore le Grenzacher Horn à Grenzach (KIMMIG, 1956 ; FINGERLIN, 1991) sont trop ténus pour prêter à discussion. À ce jour, seules deux fortifications sont à la fois clairement reconnues comme telles et clairement datées du Bronze final : la palissade entourant la colline du Hexenberg à Leutenheim, aménagée au Bronze final IIIb (LASSERRE et alii, 2011), et le court rempart de barrage du Wittnauer Horn à Wittnau, dont la phase la plus ancienne remonterait selon Gerhard Bersu à la même période (BERSU, 1945). Il est dans les deux cas difficile de les comparer au possible système défensif complexe du Brotschberg, caractérisé notamment par un rempart de 800 m de longueur.

16Les meilleures comparaisons sont à rechercher plus loin à l’est, parmi les sites de hauteur fortifiés du Bronze final bavarois. On y retrouve en effet un ensemble de grands établissements d’une taille assez similaire au Brotschberg, défendus par un système complexe de fortification. Le Bullenheimer Berg à Seinsheim (30,5 ha) ne présente pas de rempart en pente, mais une fortification de contour de 2,8 km de longueur. Trois remparts de refend divisent l’espace interne de cet établissement densément occupé. L’Ehrenbürg à Forchheim (36 ha) présente également plusieurs lignes de fortifications et un espace interne segmenté, tout comme le Bogenberg à Bogen-Bogenberg, d’une superficie cependant moindre (10,5 ha ; OSTERMEIER, 2012). Dans certains cas, comme sur le Bullenheimer Berg, plusieurs phases de construction et de reconstruction ont pu être identifiées (idem). Ce cas de figure est tout à fait envisageable pour les différents aménagements du Brotschberg, qui restent à ce jour non datés, et dont la contemporanéité ne peut être affirmée sur la base de leur seule position topographique.

IV. La céramique protohistorique

  • 1 Un collectif de chercheurs composé de E. Rault, E. Pascutto (Archéologie Alsace), C. Ceciliot, S.  (...)

17L’étude du mobilier céramique a nécessité des comparaisons fondées sur plusieurs travaux régionaux. En effet, la forte fragmentation du mobilier du Brotschberg et le mélange de mobilier dans les US ont à la fois demandé de raisonner sur des formes extrapolées et aussi sur un éventail chronologique étendu à la totalité du Bronze final. Il faut également souligner le développement relativement récent des synthèses régionales en matière de céramiques du Bronze final. Ces travaux régionaux ont pour la plupart été publiés à la suite de trois colloques : Nemours en 1986 (BRUN, MORDANT dir., 1988), celui de Bruxelles en 2010 (LECLERQ, WARMENBOL éd., 2013) et le colloque de l’APRAB qui s’est tenu à Strasbourg en 2014 (LACHENAL et alii, 2017). Mentionnons rapidement les travaux d’E. Rault (2011), de Th. Klag (KLAG et alii, 2013), la synthèse de F. Ducreux pour le pays dijonnais (DUCREUX, 2007, 2020) ou encore l’enquête nationale de l’Inrap au sujet de la chronologie de l’âge du Bronze, actuellement en cours (KOENIG et alii, 2017 ; MICHLER et alii, 2017 ; pour une historiographie plus exhaustive voir GENTNER, WALTER dir., 2018, p. 55). Rappelons que les typologies de cette période protohistorique n’ont pas encore été uniformisées en Alsace et que les synthèses régionales sont pour l’heure en cours d’élaboration1. La typologie mise en place par l’UMR 7044 a quant à elle été utilisée pour les céramiques de la toute fin de l’âge du Bronze ou du premier âge du Fer (ADAM et alii, 2011).

18La méthodologie de notre ébauche typologique (fig. 7) a été inspirée, pour le fond, des dernières études régionales en matière de céramique Rhin-Suisse-France orientale. Elle s’appuie à la fois sur la typologie mosellane, calée à partir d’analyses factorielles et des études des sites lacustres suisses (KLAG et alii, 2013), et sur une mixité de travaux alsaciens, dont notamment les sites d’Erstein Grassweg PAE et de Colmar Diaconat, qui ont été datés à partir des cuvelages des puits ou par comparaison avec les céramiques et les dendrodates suisses (CROUTSCH et alii, 2011 ; MAISE, LASSERRE, 2005). Les numérotations comportent cinq chiffres, non seulement pour ne pas interférer avec celles de la typologie de 2011 (à quatre chiffres ; ADAM et alii, 2011), mais surtout pour traduire notre hiérarchisation typologique, qui a été construite en cinq étapes.

IV.1. Premiers résultats

19Le corpus issu des trois campagnes de recherches (GENTNER, WALTER, 2017, 2018, 2020) atteint 2053 NR, pour 12 kg, et correspond principalement à des céramiques grossières (1650 NR ; 80 %) non tournées (2030 NR ; 99 % ; 22 NR sont indéterminés ; fig. 6). Seulement trois petits éléments, peut-être montés – ou finis – au tour ont pu être discriminés dans l’ensemble du corpus. Ils sont à relier à des périodes plus récentes de la Protohistoire. L’attribution des tessons de panse non tournés – ubiquistes – soulève d’autres problématiques : la seule prévalence des formes du RSFO incite à les attribuer à cette période. La fragmentation des restes est assez importante, comme c’est souvent le cas pour les ensembles des sites de hauteur (GENTNER, 2019). Les tessons les mieux conservés ont des dimensions maximales atteignant 9,5 x 6,5 cm ou 8,4 x 8,3 cm. Leurs parois ont des épaisseurs comprises entre 0,3 et 1,5 cm.

Fig. 6. Tableau de comptage des céramiques protohistoriques mises au jour au Brotschberg.

Fig. 6. Tableau de comptage des céramiques protohistoriques mises au jour au Brotschberg.

Les découvertes fortuites des années 1985 et 1999 ont été intégrées au corpus 2018 (prospection), année de leur traitement. Pour le détail des restes selon les US et les chablis, voir GENTNER, WALTER, 2017, 2018 et 2020 (tableau : S. Gentner).

20Au total, cent deux NMI ont été mis au jour. Il s’agit de trente-deux formes ouvertes (seize grossières et seize fines) et de quarante-quatre formes fermées (trente-cinq grossières et six fines). Vingt-six bords, trop petits ou trop érodés, n’ont pas pu être déterminés.

IV.1.1. Les formes ouvertes (fig. 7)

Fig. 7. Sélection typologique de formes du Bronze final mises au jour au Brotschberg.

Fig. 7. Sélection typologique de formes du Bronze final mises au jour au Brotschberg.

DAO : S. Gentner.

21Les formes ouvertes à corps simple hémisphérique, sans encolure (forme 11100), apparaissent à quinze reprises dans le corpus. Elles sont subdivisées entre une variante à lèvre dans le prolongement de la panse (11110 ; quatre NMI) et les exemplaires à lèvre légèrement rentrante (11120 ; onze NMI). Trois diamètres ont pu être définis parmi ces bords (un de 18 cm et deux de 25 cm ; fig. 14, nos 7-9) dont la fragmentation est assez importante. Ces exemplaires ont parfois des lèvres dont le bourrelet sommital seulement est rentrant, ou encore des lèvres rentrantes assez marquées, voire fortement rentrantes.

22Les formes à profil hémisphérique et à bord direct apparaissent dès le Bronze moyen dans les corpus régionaux (DEFFRESSIGNE et alii, 2009, p. 284). De bons parallèles de lèvres rentrantes sont attestées à Colmar Diaconat (Bronze final IIIa-IIIb ; MAISE, LASSERRE, 2005, pl. 21, n° 656), sur le site de hauteur du Burgberg à Burkheim (Bronze final IIb-IIIa ; GRIMMER, 1988, Abb. 6, nos 9 et 10), à Wintzenheim au Hohlandsbourg – Linsenbrunnen II – (Bronze final ; BONNET et alii, 1985, fig. 14, n° 6) ou encore dans l’habitat palafittique de Cortaillot-Est en Suisse (Bronze final II-III ; BORRELLO, 1986, pl. 37, n° 4) et de manière générale sur les sites littoraux suisses (CROUTSCH et alii, 2011, p. 93). Un bord assez rentrant est également attesté dans le corpus de l’habitat de plaine d’Erstein Grassweg PAE (CROUTSCH et alii, 2011, pl. 6, n° 2).

23Les fragments d’anse mis au jour dans le sondage 2, en 2018, indiquent l’existence de tasses dans le répertoire du Brotschberg (variante 11130 ; fig. 7). En effet, les formes à panse hémisphérique et lèvre dans son prolongement avec anse sont représentées par trois morceaux d’anse, deux plates (pâte fine ou grossière) et une de section ovalaire (pâte grossière). Les tasses sont assez ubiquistes pour l’ensemble du Bronze final (CROUTSCH et alii, 2011, p. 93), et ces fragments d’anse, en l’état, ne permettent pas de préciser cette datation.

24Les formes ouvertes à corps simple tronconique, sans encolure, apparaissent au moins à quatorze reprises. Elles correspondent toutes à la variante tronconique simple (11310). Sept d’entre elles possèdent un bord direct ; quatre fragments, dont deux diamètres de 12 et 22 cm, ont pu être déterminés, et ne sont pas décorés (fig. 7) ; les trois autres sont décorés d’incisions en zigzags sur la partie interne de la lèvre. Parmi les formes tronconiques à bord facetté, quatre individus ne comportent aucun décor ; deux d’entre eux, à pâte fine, ont des diamètres de 18 et 24 cm (fig. 7 et 8, n° 2 ). Trois bords décrochés facettés sont décorés d’incisions, en zigzag sur la lèvre (2 NMI ; fig. 8, nos 4 et 6) ou de lignes multiples (un NMI ; fig. 8, n° 3 ; voir ci-dessous).

Fig. 8. Mobilier céramique significatif du Bronze final IIb-IIIa et IIIa-IIIb.

Fig. 8. Mobilier céramique significatif du Bronze final IIb-IIIa et IIIa-IIIb.

Dessins : A. Lopez, L. Almanza, A. Bernard et S. Gentner ; DAO : C. Leclerc et S. Gentner.

25Deux fragments de panse fine à gradins internes (ou cannelures larges), qui correspondent aux formes 11300, ont aussi pu être mis en évidence. Il s’agit d’un tesson érodé sans décor (sondage 1) et d’un fragment à décor de zigzags incisés (sondage 2) mis au jour en 2018 (fig. 8, n° 14). Ce dernier a été lustré sur sa surface interne. Les écuelles à gradin unique sont attestées dès le Bronze final IIb, tandis que les cannelures larges multiples apparaissent au Bronze final IIIa, et sont souvent attribuées au Bronze final IIIa récent (MAISE, LASSERRE, 2005, p. 40 ; DUCREUX, 2007, p. 29 et 36 ; CROUTSCH et alii, 2011, p. 94).

26Les caractéristiques du Bronze final IIb (décrochement sous le bord) et du Bronze final IIIa (incisions de zigzags sur la lèvre ; CROUTSCH et alii, 2011, p. 94) ont pu être observés sur le même fragment de bord (fig. 8, n° 4). Les incisions de zigzag sur la lèvre apparaissent toutefois dès le Bronze final IIb (information Estelle Rault). Il semble aussi porter une facette externe, mais la surface du tesson a été affectée par un degré d’érosion important qui rend sa visibilité difficile. Ce cortège ornemental connaît par exemple des parallèles dans les habitats de plaine d’Erstein Grassweg PAE (CROUTSCH et alii, 2011, pl. 4, n° 4) ou de Sasbach 82/6 au Kaiserstuhl (GRIMMER, 1988, Abb. 4, n° 13).

27L’occurrence n° 3 (fig. 8), issue de la fosse, a un diamètre de 30 cm. Son décor, qui prend place sur la partie interne et sous le décrochement, correspond à des lignes incisées multiples. La surface interne du vase a aussi été lustrée. Il a été brûlé. Les caractéristiques évoquées permettent d’attribuer cette forme 11310 au Bronze final IIb et au début du Bronze final IIIa. Ces décors incisés sont attestés par exemple à Erstein Grassweg PAE (CROUTSCH et alii, 2011, pl. 9, n° 2).

28Enfin, la forme n° 6 (fig. 8) possède un bord non seulement facetté sur l’extérieur de la lèvre, mais aussi une facette interne. La partie sommitale de la lèvre du vase, de 34 cm de diamètre, est embellie d’un décor incisé en zigzags. La datation de ce décor déjà évoqué, bien attesté au Bronze final IIIa, correspond également à la période d’apparition des bords à facette interne (CROUTSCH et alii, 2011, p. 94 ; DELRIEU, KOCH, 2011, p. 66). Cependant, en l’état des recherches, il n’est pas possible d’écarter une apparition précoce des facettes internes dès la fin du Bronze final IIb (information Estelle Rault). Ce vase, ainsi que l’exemplaire brûlé n° 2 (fig. 8) pourraient aussi correspondre à une variante hybride, à panse plus arrondie (11200 ?). Celle-ci viendrait se placer entre les types hémisphériques (11100) et tronconiques (11300) dans la typologie.

29Une forme ouverte à profil segmenté, sans encolure et à carène médiane ou haute, possède un diamètre de 16 cm. Ce vase à pâte fine correspond aux variantes 12110 (fig. 7 et 9, n° 2). Ce type est caractéristique des étapes initiales du Bronze final (Bronze final I) et peut subsister dans les corpus jusqu’au début du Bronze final IIa en Alsace et en Lorraine (BILLOT-BRIDE, 2017, p. 56-60 ; KLAG et alii, 2017, p. 129-130). En effet, il apparaît sur le plateau lorrain à Champigneulles Les Pestiférés au Bronze Final I (KLAG et alii, 2013, fig. 2, n° 6), puis à Crévéchamps et Maizières-lès-Metz Les Grands Prés au Bronze final IIa, néanmoins avec une lèvre plus courte (ibid., fig. 11, n° 5 ; KOENIG, 2016, p. 375, n° 283). En Alsace cette forme est signalée à Erstein Grassweg (au Bronze final I), Ensisheim Reguisheimerfeld-THK (au Bronze final I-IIa), ou encore Entzheim Aéroparc (au Bronze final I-IIa ; voir BILLOT-BRIDE, 2017, fig. 3). On retrouve cette forme dans le Kaiserstuhl (Bade-Wurtemberg), par exemple à Bad Krozingen dans une tombe à crémation du Bronze final I (GRIMMER, 1988, Abb. 1, n° 1).

Fig. 9. Mobilier céramique significatif de phases de fréquentation de l’âge du Bronze ou du premier âge du Fer et éléments divers.

Fig. 9. Mobilier céramique significatif de phases de fréquentation de l’âge du Bronze ou du premier âge du Fer et éléments divers.

Les formes marquées d’un « ? » sont attribuables au Bronze final tout comme au premier âge du Fer.

Dessins : A. Lopez, L. Almanza, A. Bernard et S. Gentner ; DAO : C. Leclerc et S. Gentner.

IV.1.2. Les formes fermées (fig. 7)

30Les formes fermées à corps complexe sans encolure (forme 21000) peuvent aisément être confondues avec les formes 26000 (corps complexe et encolure courte), de surcroît lorsque leur diamètre n’est pas déterminé. Ce type correspond aux écuelles fermées et aux gobelets à profils globuleux ou biconiques (21000), largement répandus pendant le Bronze final I et qui connaissent un regain pendant la transition du Bronze final IIa et IIb (KLAG et alii, 2013, p. 114-115). Huit fragments de céramique fine semblent correspondre à ce type. Les autres bords ont été attribués aux formes 26000 (les pots), notamment en fonction de leur dégraissant, assez grossier, et de l’épaisseur des parois, plus massives, lorsque leur état de conservation le permettait (fig. 7).

31Les formes fermées à corps complexe et encolure courte (forme 26000), plus communément dénommés « pots », sont représentées par vingt individus. Plusieurs diamètres, de 34 cm, 32 cm, 30 cm, 24 cm (GENTNER, WALTER, 2020, pl. 1 n° 4), 19 et 18 cm, ont pu être déterminés parmi ces occurrences à pâte grossière (fig. 7). Néanmoins, leur conservation est limitée, dans la majeure partie des cas, à leur bord oblique. Au vu de leur mauvais état de conservation, il n’est pas possible, ni raisonnable, de préciser les variantes de ces exemplaires. En effet, d’après leur bord ils peuvent autant correspondre aux formes ovoïdes (26100), bitronconiques (26200) qu’à épaule convexe (26300). Un seul modèle connaît de bons parallèles à Delémont Les Prés de la Communance en Suisse (Bronze final ; WEY et alii, 2011, p. 231) et à Ihringen Hinter Ehlen (dans le fossé 74/5 daté du Bronze final III-Hallstatt D ; KLUGG-TREPPE, 2003, Taf. 19, 38, p. 160-161). Il s’agit d’un vase à col en forme d’entonnoir et surface interne lissée (GENTNER, WALTER, 2017, pl. 1, n° 1).

32Deux autres bords découverts en 2018 (GENTNER, WALTER, 2018), à lèvre incisée, sont comparables à ceux des pots de la fosse d’Uffheim, laquelle est datée du Bronze final IIb (PININGRE, 1988, pl. IV, nos 2, 11 et 12).

33Le dernier fragment, décoré d’impressions digitées sur sa lèvre, connaît des parallèles à Erstein Grassweg PAE (CROUTSCH et alii, 2011, pl. 1, n° 9) et sur le site de hauteur fortifié du Hohlandsbourg à Wintzenheim (BONNET et alii, 1985, fig. 23, n° 17).

34Les formes fermées à corps complexe et encolure développée sont subdivisées en deux grandes catégories : les formes à épaulement large (27100 ; les urnes, à l’exception de quelques modèles de gobelets) et les formes à épaulement (27200 ; les gobelets). Une troisième variante, médiane, correspond aux formes à épaulement et col rentrant (27300).

35Neuf occurrences présentent des encolures développées, mais leur épaulement n’est pas conservé. Trois ont un dégraissant fin, les six autres ont été confectionnés en pâte grossière. Parmi ceux-ci, deux vases qui possèdent un col évasé peuvent appartenir à la variante 27130 (fig. 7). Leurs diamètres à l’ouverture sont de 14 et 24 cm. La forme n° 6 (fig. 9) est décorée d’impressions digitées sur l’extrémité interne de la lèvre évasée. L’exemplaire n° 2 (GENTNER, WALTER, 2020, pl. 2) présente un diamètre de 22 cm, mais son épaulement n’a pas été conservé.

36La forme n° 5 (fig. 9) est caractérisée par un bord droit vertical. Cette encolure cylindrique est aussi attestée dans le corpus d’Erstein Grassweg PAE (CROUTSCH et alii, 2011, pl. 6, n° 10 et p. 95) et peut dater du Bronze final IIa (CROUTSCH et alii, 2011, p. 95). Cependant, au vu de la fragmentation de ce bord, il pourrait s’agir d’un pot du Bronze ancien ou moyen.

37Le bord d’une forme 27000 (un gobelet), 22000 ou 26000 (un petit pot) est décoré d’incisions au peigne à dents multiples sous son encolure (fig. 8, n° 15). Ce vase de 11 cm de diamètre, au dégraissant fin, peut être daté du Hallstatt B1-B3. Un bon parallèle a été mis au jour au Hohlandsbourg à Wintzenheim, mais les incisions horizontales de ce dernier sont situées plus bas sur l’épaulement (BONNET et alii, 1985, fig. 14, n° 4).

38Une encolure verticale et concave, au bord fragmenté, peut correspondre aux formes 27200 (à épaulement concave) ou 27300 (à épaulement et col rentrant), en l’absence de sa partie basse (fig. 8, n° 10). Ce gobelet en céramique fine, d’un diamètre de 12 cm, peut être daté du Bronze final IIb-IIIa (CROUTSCH et alii, 2011, p. 95).

39Un autre fragment de bord à pâte fine, qui correspond à l’extrémité d’une encolure développée, est attribuable aux formes 27000 (GENTNER, WALTER dir., 2018, pl. 3, n° 13). Celui-ci ne peut pas être identifié plus précisément, bien que son diamètre, de 16 cm, ait pu être déterminé.

40Le dernier bord de céramique fine, attribué aux formes 27000, provient de la fosse du secteur 2 (fig. 8, n° 1). Si son diamètre et son type d’épaulement sont indéterminés, sa parenté avec les parties supérieures des gobelets est indéniable. Il est aisément comparable à l’exemplaire mis au jour par Jean-Jacques Wolf pendant les campagnes de fouilles du parking sommital du Hohlandsberg à Wintzenheim, en 1997 et 1998 (DELRIEU, KOCH, 2011, fig. 53). Ce dernier est daté du Bronze final IIb-IIIa.

41Trois petits fragments de panse carénée appartiennent fort probablement à des gobelets (27200). Le premier, de confection grossière, est décoré d’une fine cannelure horizontale (sur son extrémité supérieure ; GENTNER, WALTER, 2018, pl. 4, n° 11). Ce fragment de carène, assez molle, a brûlé. Les deux autres fragments, non décorés, possèdent une carène assez marquée (fig. 8, nos 8 et 9). Cette caractéristique, typique des gobelets du Bronze final IIb-IIIa, est par exemple attestée à Erstein Grassweg PAE (CROUTSCH et alii, 2011, pl. 9, n° 6 et p. 95) ou Marlenheim La Peupleraie (VERGNAUD et alii, 2019, p. 89). Le fragment caréné n° 8 (fig. 8) est décoré d’incisions multiples obliques effectuées au peigne. Il s’agit d’un décor caractéristique des gobelets, qui apparaît au Bronze final IIb et perdure au Bronze final IIIa. Plusieurs comparaisons sont attestées dans les sites de plaine, de Cronenbourg (HATT, ZUMSTEIN, 1960, fig. 4, n° 59.3), de Colmar Diaconat (MAISE, LASSERRE, 2005, pl. 3, n° 59), ou de Marlenheim La Peupleraie (VERGNAUD et alii, 2019, fig. 38, n° 7 et fig. 43 n° 3) et de hauteur, notamment au Hohlandsbourg (PININGRE, 1988, pl. V ; DELRIEU, KOCH, 2011, fig. 53), sur le Mont Sainte-Odile (ZUMSTEIN, 1993, fig. 4, n° 65.246) et sur le Burgberg de Burkheim (WEIDINGER, 2016, Abb. 30.2, n° 1).

42Deux éléments de panse décorés sont aussi caractéristiques des formes 27200. Il s’agit de tessons de céramique fine dont les surfaces externes sont décorées de cannelures horizontales (GENTNER, WALTER, 2018, 2020).

43Un dernier fragment de panse à épaulement concave présente un décor chargé composé de cannelures horizontales, d’incisions obliques à l’outil circulaire, et d’incisions horizontales et verticales au peigne souple bifide (fig. 8, n° 11). Cet épaulement de gobelet (forme 27200 ou 27300), au dégraissant grossier, peut être daté du Bronze final IIb et du début du Bronze final IIIa.

44De manière générale, les gobelets à carène bien marquée apparaissent au Bronze final IIb pour ensuite disparaître au Bronze final IIIb. En parallèle, ils semblent richement décorés en début de séquence (au Bronze final IIb), lorsque les modèles non décorés, plutôt tardifs, sont plus fréquents au Bronze final IIIa (RYCHNER, 1979, p. 99 ; DUCREUX, 2007, p. 41 ; CROUTSCH et alii, 2011, p. 95).

IV.1.3. Les décors

45Une partie des décors a déjà été évoquée dans les paragraphes précédents. Leur conservation, plutôt mauvaise, et les dimensions indigentes des fragments ne permettent toutefois pas de mener une véritable étude stylistique. Seuls les éléments les plus importants ont été mentionnés. Ceux-ci ont été étudiés à l’aide des expérimentations réalisées dès les années 1960 par Jean-Jacques Hatt et Hans Zumstein (HATT, ZUMSTEIN, 1960), et plus récemment par un collectif de chercheurs lorrains (KLAG et alii, 2013).

46Attestés à quarante-neuf reprises, les éléments décorés sont répartis en plusieurs catégories : les incisions et décors géométriques (vingt-quatre NR), les décors imprimés (six NR), les décors modelés (dix-huit NR) et un traitement de surface.

  • Les incisions correspondent au décor le plus fréquent dans notre corpus. Elles ont été observées sur les panses ou sur les lèvres des vases. Les incisions, profondes et écaillées, indiquent qu’elles ont été effectuées sur une argile à dureté cuir. Les écailles, caractéristiques des incisions profondes, liées à l’arrachement de terre, ont notamment été comprises par les expérimentations menées à la suite de la découverte du four de potier de Cronenbourg en 1958 (HATT, ZUMSTEIN, 1960, p. 23-24, 26). Ce dernier est daté du Bronze final III. Plus récemment, cette technique décorative (incision au peigne à dents rigides caractérisé par un soulèvement de matière, les dits « arrachements de terre ») a pu être attribuée au Bronze final IIb-IIIa en Lorraine (KLAG et alii, 2013, p. 114-115, 124). D’après ces dernières recherches, les décors au peigne mousse apparaissent plutôt entre le Bronze final IIa et IIIa, ceux au peigne rigide sont attestés dès le début du Bronze final IIb et perdurent jusqu’à la transition entre le Bronze final IIIa et IIIb, qui correspond à la période de prédilection du peigne à dents souples (transition Bronze final IIIa-IIIb), tandis que les cannelures fines seraient propres à la transition du Bronze final IIIa et IIIb et au début du Bronze final IIIb (KLAG et alii, 2013, p. 117).

47Nous avons pu observer plusieurs incision parallèles (six NR) et notamment deux tessons décorés de trois incisions horizontales parallèles effectuées au peigne à dent mousse dans le corpus du Brotschberg (par exemple fig. 8, n° 13). Ceux-ci peuvent être comparés à l’occurrence d’Erstein Grassweg PAE (CROUTSCH et alii, 2011, pl. 1, n° 14). Il faut mentionner aussi quatre décors de zigzags, deux exemplaires de triangles hachurés (incisés à l’outil rigide ; fig. 9, nos 14-15) et deux fragments décorés de triangles emboîtés (fig. 9, nos 16-17). Les triangles hachurés sont assez bien connus des habitats alsaciens du Bronze final, tandis que les triangles emboîtés sont assez bien attestés au Bronze final IIb-IIIa. On retrouve ces derniers dans les habitats de plaine, à Erstein Grassweg PAE (ibid., p. 96, 140, n° 5) et à Colmar Diaconat (sur une écuelle tronconique du Bronze final IIIa ; MAISE, LASSERRE, 2005, fig. 22, n° 1). Ce décor a aussi pu être observé sur une écuelle hémisphérique issue des tombes plates à incinération de la nécropole de Haguenau-Donauberg, datée du Bronze final IIIa (PININGRE, 1988, p. 180-181) ou au sein des fouilles anciennes du site de hauteur du Hohlandsbourg à Wintzenheim, dans le secteur dit Linsenbrunnen II (BONNET et alii, 1985, p. 471, fig. 8 et p. 480-481). Récemment, un fragment de panse au décor comparable a été ramassé pendant les prospections d’un autre site de hauteur, le Hunebourg à Dossenheim-sur-Zinsel (GENTNER, WALTER, 2018a). Plusieurs décors de triangles emboîtés sont aussi représentés sur les céramiques du pays de Bade (GRIMMER-DEHN, 1991, p. 37, Abb. 14), notamment sur un fragment de pot issu d’une fosse du site de plaine de Bötzingen Meilinshahlen (Grube 1971/19 ; ibid., p. 95 et Taf. 11, n° 11) et sur la surface externe d’une forme ouverte fragmentée mise au jour dans une fosse sur la hauteur du Burgberg à Burkheim (Grube A2). Celle-ci a été fouillée pendant la campagne de 1932-1933 (ibid., p. 98 et Taf. 26, n° 14).

48Les triangles hachurés, quant à eux, sont aussi bien attestés régionalement, à Erstein Grassweg-PAE (au Bronze final IIb-IIIa ; CROUTSCH et alii, 2011, p. 136, n° 9), à Colmar Diaconat (associé parfois à des cannelures sur des formes du Bronze final IIIa ; MAISE, LASSERRE, 2005, fig. 22, n° 8 et fig. 23, n° 11), sur les hauteurs du Mont Sainte-Odile (Bronze final ; associé à des cannelures sur un tesson de panse issu d’un cône de déjection et à des incisions sur le mobilier du Plateau du Couvent ; ZUMSTEIN, 1964, fig. 3, n° 64.34 et ZUMSTEIN, 1993, fig. 5, n° 65.115), du Hohlandsbourg à Wintzenheim (Linsenbrunnen II ; Bronze final ; BONNET et alii, 1985, fig. 10, n° 53, A ; fig. 14, n° 71 ; fig. 25 et 26) ou du Hexenberg de Leutenheim (Bronze final IIIb ; LASSERRE et alii, 2011, fig. 7). D’autres occurrences sont attestées en milieu funéraire, par exemple sur une coupe de type 11100 issue de la tombe de Haguenau Donauberg (Bronze final IIIa ; PININGRE, 1988, p. 180, 3). De manière générale, ce décor plutôt ancien peut apparaître sur certains vases, surtout les marlis, jusqu’au Hallstatt C-D1 (ADAM et alii, 2011, p. 66).

49Cinq décors incisés irréguliers obliques, situés sur les lèvres (trois NR) ou sur un cordon (deux NR), et un tesson de panse décoré au peigne à dents multiples (ou à la brosse) complètent ce lot (GENTNER, WALTER, 2018, 2020).

  • Les décors modelés sont composés de cannelures (onze NR), de cordons (six NR) et d’une baguette. Si les cordons et la baguette sont des décors assez ubiquistes, le cas de deux panses cannelées, bien que fortement fragmentées, mérite d’être développé.

50Le fragment de panse lustré, n° 4 (fig. 9), présente des cannelures légères horizontales et verticales. Ce type décoratif est caractéristique des étapes initiales du Bronze final (I-IIa). Il est notamment signalé à Duttlenheim VRPV (Bronze final I), Ensisheim Reguisheimerfeld-THK (Bronze final I-IIa), Entzheim Aéroparc (Bronze final I-IIa) Spechbach-le-Bas Spechbarerweg (Bronze final I) et dans les tumuli de Hattenerstangen I-6, II-8 (Bronze final I) et Weissensee I-21 (Bronze final I ; voir BILLOT-BRIDE, 2017, fig. 3). Les assemblages de cannelures horizontales et verticales apparaissent encore dans les corpus du Bronze final IIb, mais sont toutefois plus marqués (NICOLAS, PEAKE, 2013, p. 88). On les retrouve notamment au Hohlandsbourg (BONNET et alii, 1985, fig. 26, nos 16, F, 18, H et 21, H), à Königschaffhausen 1981/1 (Bronze final IIa ; GRIMMER-DEHN, 1991, Taf. 60, n° 37), dans l’incinération de Rouffach (PININGRE, 1988, pl. VI, n° 4), à Mazières-lès-Metz Les Grands Prés (Bronze final IIa ; KLAG et alii, 2013, fig. 11, n° 16 et p. 114) ou encore dans la nécropole de Kunheim, au Bronze final IIb (RAULT, 2011, pl. 6, n° 2309.C.13.3). Un modèle comparable, aux cannelures plus marquées, correspond à l’exemplaire de panse lustré n° 3 (fig. 9). Celui-ci est plutôt à relier à l’étape du Bronze final IIa-IIb. Ces tessons font partie, pour l’heure, des terminus a quo du Brotschberg.

  • La catégorie des décors imprimés (six NR) est caractérisée surtout par le décor digité, sur lèvres ou panses, parfois jointif (GENTNER, WALTER, 2018, 2020). Il marque le bord oblique d’une forme 26000 (fig. 8, n° 7). Les impressions de lignes digitées sous les bords sont caractéristiques de l’étape moyenne du Bronze final (information Estelle Rault). Celles-ci sont bien représentées sous les bords des céramiques datées du Bronze final IIb-IIIa mises au jour au Burgberg à Burkheim (Bade-Wurtemberg ; GRIMMER, 1988, Abb. 10) ou encore dans la plaine alsacienne à Goxwiller Zac PAEI (GOEPFERT et alii, 2013, p. 94, fig. 45.1 et p. 96, fig. 45.3). Une seule occurrence de décor imprimé à l’outil, estampé au poinçon circulaire, a été observé dans notre corpus.

51Un seul traitement de surface a pu être mis en lumière au cours de l’étude. Il s’agit d’un fragment de panse dont la surface externe a été enduite de poix ou de brais (GENTNER, WALTER, 2018, p. 71).

IV.1.4. Autres éléments particuliers

52Un fragment de fusaïole tronconique carénée a pu être identifié au sein de ce corpus, dans un chablis nettoyé en 2020 (1121 ; fig. 9, n° 19). Son diamètre initial est de 4,5 cm, le diamètre de l’œil est d’environ 1 cm. Il n’est pas possible d’en tirer de plus amples informations au vu de son mauvais état de conservation.

53Un jeton a été mis au jour dans un autre chablis (1126 ; fig. 9, n° 18). Il a été taillé dans un tesson à dégraissant grossier siliceux. Il présente un diamètre de 2,2 cm pour une masse de 3 g. Soulignons que les jetons sont absents de la majorité des corpus du Bronze final, mais bien représentés à partir du premier âge du Fer (GENTNER, 2019, p. 350-353). Ils sont encore plus fréquents dans les sites de La Tène finale, où ils sont souvent mis en relation avec les axes de passage (BONAVENTURE, 2010, p. 315-316). Si leur fonction n’est pas connue, leur distribution est néanmoins plus élevée dans les sites de hauteur qu’au sein des habitats de plaine, au début du deuxième âge du Fer (GENTNER, 2019, p. 353). Les fouilles anciennes du Hohlandsbourg à Wintzenheim en ont livré treize exemplaires pour la période du Bronze final (BONNET et alii, 1985). Ces faits incitent à élargir la datation de notre occurrence du Bronze final à l’âge du Fer.

54Un morceau de panse de céramique grossière a été limé sur une partie de sa face interne (fig. 9, n° 20). L’abrasion d’une bande de matière forme un arc de cercle dans le profil du tesson. Sa surface externe rugueuse, quant à elle, a été obtenue par enduction de barbotine (crépissage). Les raisons de la modification secondaire du fragment, limé, posent question. Plusieurs vases retaillés par abrasion sont attestés dans le corpus de Colmar Diaconat, au Bronze final (MAISE, LASSERRE, 2005, p. 24). De manière générale, les vases retaillés sont attestés dans le nord-est de la France, mais leur fonction n’est pas connue (TREFFORT, LE MEUR, 2000, p. 58 ; ENGEL, 2013).

55En dernier lieu, soulignons la présence de onze céramiques brûlées dans ce corpus (sept NR issus du secteur 2 et quatre NR récoltés dans les chablis nettoyés à proximité). S’ils sont plutôt à mettre en relation avec des rejets calcinés (de foyer ?), il apparaît toutefois que ces onze occurrences proviennent d’une zone localisée à l’arrière du rempart de barrage.

IV.2. Une fréquentation étendue au premier âge du Fer ?

56Une forme basse à partie supérieure rentrante plus ou moins rectiligne (forme 2100C) a été identifiée parmi un lot de mobilier issu d’un chablis (1130 ; fig. 9, n° 10). Le modèle, au dégraissant grossier, a un diamètre de 16 cm. Ce type céramique est plus ou moins rare sur les sites alsaciens. Peu de céramiques de ce type ont été mises au jour. On les trouve par exemple en plaine, à Lingolsheim Sablière Moderne (Ha C), Illfurth Buergelen (Ha D1), Riedisheim Glaisière Hartmann (Ha D1), Brumath Lotissement Édouard Manet (Ha D1-D2), Geispolsheim Bruechel (Ha D2-D3), Holtzheim Am Schluesselberg (Ha D3) et Bischoffsheim AFUA du Stade (Ha D3-LTA1 ; ADAM et alii, 2011, p. 148, 152, 154, 170, 178, 190, 218). D’un point de vue chronologique, ces formes au profil segmenté et partie supérieure rentrante rectiligne sont plutôt un marqueur du Hallstatt D1 et D2 (ibid., p. 32). Au vu de leurs occurrences plus récentes, en plaine et sur les sites de hauteur, une présence ponctuelle de ces formes est cependant probable au Hallstatt D3 et à La Tène A (ibid., p. 32 ; GENTNER, 2019, p. 196-198). Ainsi, notre occurrence isolée du Brotschberg est peut-être datée du premier âge du Fer, au sens large.

57Un bord à profil sinueux, dont la surface externe comporte un aplat chromatique à l’hé­matite, a été mis au jour dans le chablis 1124 (fig. 9, n° 11). Il présente un dégraissant fin et un diamètre de 15 cm. Il pourrait s’agir d’une forme 2200, une forme basse avec encolure et profil en « S » (ADAM et alii, 2011). Ces modèles apparaissent au Hallstatt C et vont perdurer, sous différentes variantes, jusqu’à La Tène C (ibid., p. 32-37 ; GENTNER, 2019, p. 198-234). Néanmoins, au vu du contexte de découverte – et de l’état de conservation du fragment –, il pourrait aussi s’agir d’une forme 6220 (un petit pot) ou d’un modèle du Bronze final III, de type 22000. Elle possède de bons parallèles peints à Sainte-Croix-en-Plaine Marbach Acker, par exemple dans le corpus de la fosse 5 datée du Hallstatt C (MENTELE et alii, 2005, pl. 7, n° 7 ; voir aussi LECLERC, 2012) ou encore à Goxwiller Zac PAEI au Hallstatt D2-D3 (fosse 114 ; GOEPFERT et alii, 2013, p. 165, fig. 101, n° 17). L’aplat de peinture rouge existe sur de nombreux gisements alsaciens du Bronze final III au Hallstatt D, mais reste peu abondant (ADAM et alii, 2011, p. 74). La teinte foncée de notre exemplaire tend à le rapprocher des occurrences anciennes (ibid., p. 74 ; GENTNER, 2019, p. 324-326). Cette particularité décorative permet de proposer une fourchette de datation pour notre tesson, entre le Hallstatt B1 et D1. Rappelons que les autres formes céramiques issues de ce chablis vont aussi dans le sens d’une datation plutôt ancienne, entre le Hallstatt B1 et B3 (une forme 26000 ou 27000 et un possible fragment de forme 1300), bien que la souche ait pu mélanger plusieurs niveaux anthropiques distincts.

58La fréquence d’apparition des formes basses à bord rentrant pose aussi question. En effet, une dizaine de NMI pourrait aisément appartenir aux modèles plus récents (par exemple fig. 9, nos 7-9). Rappelons qu’elles sont présentes en quantités importantes, dans les corpus du Hallstatt D (formes 1200 ; ADAM et alii, 2011). Cependant, les caractéristiques ubiquistes de ces vases, couplés à leur forte fragmentation, ne permettent pas de différencier (ni de confirmer) les exemplaires du Bronze final II et III de ceux du premier âge du Fer.

59Une autre occurrence grossière à col développé, de 20 cm de diamètre, peut tant correspondre à une variante de forme 27000 à épaulement concave (27220 ?) qu’aux vases à profils en « S » connus des ensembles céramiques dès la fin du Hallstatt D (formes 2200B et C ; ADAM et alii, 2011 ; KLAG et alii, 2013, fig. 12, n° 10, Bronze final IIIa). En effet, l’aspect de ce fragment noir lustré n’est pas sans rappeler les productions de la fin du premier et du début du deuxième âge du Fer (fig. 9, n° 12). Néanmoins, il n’est pas possible de trancher au vu des dimensions conservées du profil.

60Par son profil, un bord de céramique grossière non tournée semble appartenir aux variantes de formes hautes du type 6100 du Hallstatt C (fig. 9, n° 13). Les meilleurs parallèles pour cette forme sont attestés à Colmar-Houssen Hoell Gravière (forme 6120A du Hallstatt C ; ADAM et alii, 2011, p. 163, fig. 18, n° 3), Houssen Cora (forme 6120A du Hallsatt C ; ibid., p. 183, fig. 18, n° 5), Sainte-Croix-en-Plaine Marbach Acker (forme 6120A du Hallstatt C ; ibid., p. 237, fig. 18, n° 4) et Brumath Lotissement Édouard Manet - Deuxième tranche (forme 6110 ou 6120 de la fin du Hallsatt D1 ; ADAM et alii, 2005, p. 172, n° 17 et p. 158). Pourtant, son faible diamètre (8 cm) tend à la rapprocher des formes basses de type 2000 du Hallstatt D telles qu’on les connaît dans le sud du Rhin supérieur (2100C, 2200B, 2200C). Pour approfondir cette dernière hypothèse, les meilleurs parallèles sont attestés au Bade-Wurtemberg, le long du Neckar, à Heilbronn-Neckargartach Hofweinberg (KLEIN, 2004, Taf. 84 B, n° 1) ou encore à proximité du lac de Constance, à Singen am Hohentwiel Mühlenzelgle (HOPERT, 1995, Taf. 73, n° 748). Quoi qu’il en soit, cette céramique n’entre pas dans les canons du Bronze final et suggère d’étendre la fréquentation du Brotschberg au premier âge du Fer, mais invite encore à la prudence au vu de ses faibles dimensions conservées.

IV.3. Synthèse : une occupation RSFO et plusieurs indices de fréquentations protohistoriques

61Le corpus céramique des trois années de recherches programmées menées au Brotschberg est assez fragmenté. C’est pourquoi la typologie mise en œuvre pour cette étude englobe les formes céramiques du Bronze final dans sa globalité.

62Plusieurs ambiances sont perceptibles au sein de cet assemblage céramique. Le mobilier présente sans conteste une occupation à dominante RSFO. Celle-ci est aisément identifiable, non seulement par le répertoire des formes (écuelles tronconiques, gobelets, urnes ; formes 11300 et 27000), mais aussi par leur concordance avec les nombreux décors incisés (zigzags, triangles hachurés ; au peigne à dents rigides et souples). Il est même légitime de se demander, au vu des concentrations élevées de mobilier qu’ils ont révélé, si certains chablis nettoyés en 2020 ont perturbé des structures.

63Si cette occupation du plateau inférieur paraît bien établie, elle ne semble pas unique. En effet, quelques fragments suggèrent une fréquentation du site dès le Bronze final I-IIa (une forme 12110 et au moins l’un des deux tessons de panse lustrée à décor de cannelures horizontales et verticales). Un fragment de vase à col cylindrique en céramique grossière non tournée, ramassé en 1985 lors de travaux d’aménagement de la clairière sommitale de l’éperon, sous-entend même une activité plus précoce, dès le Bronze C ou D. Le possible fragment de cruche semble en effet comporter un départ d’anse matérialisé par une perforation (sur l’extrémité inférieure de l’encolure) peut-être liée à un système de fixation à tenon (fig. 9, n° 1 ; BILLOT-BRIDE, 2017, p. 54). Un potentiel indice de fréquentation plus tardive, entre le Hallstatt B1 et B3, est donné par un bord de forme 26000 ou 27000 décoré au peigne. Enfin l’occupation attestée au Bronze final IIb-IIIa semble s’y prolonger au Bronze final IIIa récent, voire jusqu’au premier âge du Fer, avec ce « bruit de fond » caractérisé par quelques indices matériels et dont nous évoquons l’existence depuis 2017 (GENTNER, WALTER, 2017), mais sans qu’il soit possible d’avancer l’hypothèse d’une occupation continue. Certains marqueurs de tradition plus ancienne ont aussi pu perdurer pendant le Bronze final IIb-IIIa. Bien que notre corpus soit assez réduit, la récente mise au jour d’une forme 2100C et d’un bord d’écuelle peinte en rouge (forme 2200 ?), amène à nouveau la question d’une probable occupation hallstattienne du site. Rappelons que celle-ci avait été évoquée au vu de la fréquence d’apparition des formes à lèvre rentrante (dix NMI) et de la consonance Premier ou Second âge du Fer d’un bord évasé à lèvre en bourrelet en 2018, ou encore par la découverte d’un bord de forme à profil sinueux qui n’entre pas dans les canons morphologiques du Bronze final (forme 2200 ou 6100), en 2017.

64Plusieurs arguments, à nuancer fortement, viennent complexifier ces constats. Le décor graphité, qui apparaît au Bronze final IIIa-IIIb, brille toujours par son absence au Brotschberg. Dans le même ordre d’idées, la céramique tournée, qui se développe à partir du Hallstatt final, est très discrète, voire incertaine dans ce corpus. Les niveaux mélangés (colluvions ou chablis), d’où provient la majeure partie du matériel découvert, ne permettent pas de résoudre ces ambivalences chronologiques.

65Quoi qu’il en soit, le caractère multiphasé de l’occupation du Brotschberg doit être considéré. L’occupation du site de hauteur, au Bronze final IIb-IIIa, n’est plus à remettre en cause, mais il faut à présent déterminer son étendue et sa densité par des opérations plus lourdes. Celles-ci permettront aussi de vérifier les indices répétés de fréquentations au début du Bronze final ou à la période hallstattienne, qui sont d’autant plus remarquables pour un site de hauteur fortifié de la rive gauche du corridor rhénan.

V. Autres mobiliers

66Une perle en pâte de verre turquoise a été mise au jour lors du nettoyage d’un chablis sur le plateau sommital en 2017 (fig. 10). Ce petit artéfact irrégulier, de 4,5 x 3 mm, a été découvert à côté de cent vingt-huit fragments de céramique non tournée. Les perles annulaires connues en Alsace et en Lorraine sont surtout attestées en contexte funéraire, avec 238 exemplaires au total (Kunheim, Lingolsheim, Sierentz, Yutz, Dolving ; PLOUIN et alii, 2012, p. 18-19). Toutefois, neuf parallèles sont connus dans les habitats alsaciens (Erstein, Mulhouse, Reichstett-Mundolsheim, Uffheim) dont notamment deux exemplaires issus de l’habitat de hauteur du Hohlandsberg à Wintzenheim. Côté lorrain, seul l’habitat de hauteur de Saxon-Sion a livré une perle comparable (ibid., p. 19). À l’échelle nationale, environ 1450 individus ont pu être répertoriés. Apparaissant dans des contextes du Bronze final, ils se répartissent sur une quarantaine de sites (ibid., p. 20 ; CROUTSCH et alii, 2011, p. 104-105 ; GRATUZE, 2010, p. 57-62 ; BILLAUD, GRATUZE, 2002, p. 193-212). D’après les dernières analyses chimiques, la composition des perles découvertes en Alsace et en Lorraine indique que la région italienne de Frattesina di Fratta Polesine, dans la plaine du Pô, en serait le lieu de production (PLOUIN et alii, 2012, p. 32 ; CROUTSCH et alii, 2011, p. 104). Cette perle annulaire constitue un bon fossile directeur de la période du Bronze final, datation qui concorde avec le mobilier céramique. D’après ses analogies typologiques, elle est aussi le premier indice d’importation connu au Brotschberg.

Fig. 10. Dessin à l’échelle 1/1 (A) et clichés de détail (B) de la perle en pâte de verre bleu.

Fig. 10. Dessin à l’échelle 1/1 (A) et clichés de détail (B) de la perle en pâte de verre bleu.

DAO : S. Gentner ; clichés : J.-M. Gachon.

67La prospection menée en 2017 a permis de mettre au jour une enclume de 37 kg. réalisée à partir d’un bloc de grès grossier (fig. 11). La pièce globalement piriforme de 56 x 40 x 16 cm présente des traces d’enlèvements latéraux. L’étude effectuée par Florent Jodry a montré que l’extrémité arrondie du bloc et une petite échancrure visible sur la partie latérale, semblent mises en forme par un piquetage discret dans le but d’améliorer sa préhension (JODRY, dans GENTNER, WALTER, 2017, p. 41). La partie centrale, plus marquée que le reste de la surface supérieure, est matérialisée par un poli de surface qui entoure une zone martelée à l’aspect esquilleux et légèrement noirci, représentant très certainement l’emplacement préférentiel de la zone de frappe.

Fig. 11. Dessin de l’enclume mise au jour en 2017.

Fig. 11. Dessin de l’enclume mise au jour en 2017.

Échelle 1/4 ; DAO : F. Jodry et S. Gentner.

68Si les rares enclumes attestées sont élaborées à partir de matériaux plus tenaces que le grès grossier comme la dolérite ou le granite (JODRY, 2016), il est tout de même possible de relier l’exemplaire du Brotschberg à un contexte de travail métallurgique, notamment pour l’élaboration de petites pièces.

69Deux autres pièces lithiques, non taillées, ont été mises en évidence pendant la campagne de sondages, en 2018 (JODRY, dans GENTNER, WALTER, 2018, p. 80). Il s’agit de deux fragments de galets provenant du sondage 2. L’un de forme oblongue (7 x 3,5 x 3,5 cm) en grès métamorphisé, possède un profil légèrement incurvé et une surface lisse avec des microstries d’usure. L’autre galet (6 x 5 x 3 cm), en grès quartzitique, est caractérisé par des arrêtes émoussées et une usure qui semble s’étendre sur la quasi-totalité des deux surfaces, indiquant son utilisation post-bris. Les surfaces sont incurvées, lisses et présentent des plages rectilignes ou légèrement courbes à l’aspect lustré. Ces faisceaux d’indices nous conduisent à penser que ces deux galets ont été utilisés en lissoirs. L’étude des lissoirs du Bronze final découverts sur le site d’Hauterive-Champréveyres (LEUVREY, 1999), et ceux du Hallstatt C-D de Schnersheim Behlenheimerweg (JODRY, 2015), dont les traces sont similaires à celles relevées sur les deux objets du Brotschberg, nous donnent une appréciation de leur fonction. Tandis que les petits lissoirs (entre 3 et 5 cm de longueur) servent au lissage des cannelures, des lèvres et des décors des céramiques, ceux de grande taille (entre 5 et 9 cm de longueur) sont utilisés pour le traitement des panses des grands vases. Cette activité semble évidente, mais d’autres auteurs préfèrent voir dans ces petits ustensiles des brunissoirs pour le métal ou pour des pièces de cuir, de bois ou de textile (Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, Maroquinier) (fig. 12).

Fig. 12. Dessin des lissoirs sur galets mis au jour en 2018.

Fig. 12. Dessin des lissoirs sur galets mis au jour en 2018.

Échelle 1/2 ; DAO : S. Diemer.

70Enfin, trois outils en grès ont été découverts lors du nettoyage des chablis en 2020 (JODRY, dans GENTNER, WALTER, 2020, p. 53-54). Deux abraseurs à main, provenant d’un même chablis, ont été mis en forme à partir de petits galets de grès fin. Le premier (6 x 5 x 3 cm) présente un flanc arrondi et un autre plus anguleux, si bien que l’on peut avancer l’hypothèse d’une mise en forme de l’outil préalablement à son utilisation. Une seule face, plane et lisse, porte des traces d’utilisation, c’est-à-dire des frottements dans le sens de la longueur. La face opposée est bombée et brute. Le deuxième abraseur (4,5 x 4 x 2 cm) est un petit galet parallélépipédique dont la mise en forme n’est pas certaine. Les deux faces de la pièce portent des traces d’utilisation ; ces dernières se présentent essentiellement sous l’aspect d’un émoussé général accompagné de quelques microstries. La molette (20 x 13 x 5 cm) est réalisée à partir d’une plaquette de grès fin à grossier, brisée, dont la surface active plane, lisse et émoussée ne comporte aucune autre trace. Le dos de cette pièce est grossièrement mis en forme par quelques enlèvements horizontaux, mais deux enlèvements latéraux sur le flanc conservé sont particulièrement judicieux : ils ont été pratiqués pour améliorer la préhension de l’outil pour la main droite de l’utilisateur. Quelques traces de piquetage sont visibles sur le pourtour donnant à la pièce son aspect final. Les trois outils collectés en 2020 témoignent d’une activité domestique et artisanale à proximité de l’emplacement de leur découverte. La présence des deux abraseurs suggère une probable activité liée à la métallurgie, la molette en revanche, témoigne en faveur d’une activité domestique liée à l’alimentation.

71Les six outils lithiques mis en évidence par ces trois campagnes de recherches programmées amènent l’hypothèse de l’existence de plusieurs activités sur le site, artisanales ou domestiques : la métallurgie (une enclume et deux abraseurs), la poterie (deux lissoirs) et l’alimentation (une molette). Néanmoins, rappelons que ces quelques indices lithiques, s’ils sont séduisants, ne permettent pas de confirmer ces activités en l’absence d’autres types de mobiliers (notamment métallique) ou de structures artisanales.

VI. Conclusion et perspectives : le Brotschberg, un grand habitat groupé du Bronze final ?

72La répartition du mobilier découvert en prospection montre l’occupation probable d’une large partie du plateau, les zones vides correspondant souvent aux secteurs les plus érodés (cf. fig. 3). La densité de cette occupation ne peut pas être estimée en l’état des connaissances. Le nombre élevé de tessons découverts dans des sondages restreints pourrait être l’indice d’une présence importante sur une grande partie de la superficie enclose, correspondant à un habitat groupé de hauteur. Ce type d’établissement est assez fréquent pour la fin de l’âge du Bronze, et se retrouve de manière récurrente dans le Rhin supérieur. Les exemples du Hohlandsberg et du Burgberg de Burkheim ont déjà été évoqués, mais on peut également mentionner le Hohenberg à Annweiler (BENTZ et alii, 2017), le Münsterberg à Breisach (BENDER, 1976), ou pour la toute fin de la période le Hexenberg à Leutenheim (LASSERRE et alii, 2011), pour lesquels des indices d’occupation dense sont connus. Des formes d’habitat de hauteur de plus petite taille sont connues en nombre conséquent sur la bordure nord du Jura suisse, à l’image du Schalberg à Pfeffingen (LÜSCHER, 1987), du Böckten à Bischofstein (FREY, 1968), du Wartenberg à Muttenz (BIEL, 1987, p. 194) ou encore du Wittnauer Horn à Wittnau (BERSU, 1945). Plus largement, le Brotschberg est à replacer au sein d’un ensemble de cinquante-trois sites de hauteur dans le Rhin supérieur, pour lesquels des traces de fréquentation ou d’occupation au cours du Bronze final ont été mises au jour (fig. 13 et 14). Il participe ainsi à un phénomène massif d’occupation des hauteurs, débuté à la fin du Bronze moyen et s’intensifiant tout au long de la fin de l’âge du Bronze, que l’on peut observer dans l’ensemble de l’arc nord-alpin (particulièrement mis en évidence pour la France dans MILCENT et alii, 2021 ; MILCENT, COUDERC, 2021).

Fig. 13. Carte des sites de hauteur fortifiés du Rhin supérieur.

Fig. 13. Carte des sites de hauteur fortifiés du Rhin supérieur.

Les numéros correspondent au tableau de la figure 14.

DAO : M. Walter ; fond de carte : ASTER GDEM.

Fig. 14. Sites de hauteur représentés sur la figure 13 et bibliographie attenante.

Fig. 14. Sites de hauteur représentés sur la figure 13 et bibliographie attenante.

DAO : M. Walter.

  • 2 Le plateau du Wissberg avoisine les 95 ha, mais une occupation au cours du Bronze final n’a pour l (...)

73La superficie du Brotschberg le différencie néanmoins de la majeure partie des sites de hauteur du Bronze final dans le Rhin supérieur. Seuls le Donnersberg à Rockenhausen ou le Wissberg à Gau Bickelheim, pourraient le dépasser en taille. Dans ces deux cas, il n’est cependant pas possible de définir l’étendue réelle de l’occupation des plateaux concernés, dont l’extension maximale avoisine ou dépasse les 100 ha2. Le cas du Heiligenberg à Heidelberg pose quant à lui la question de l’occupation des pentes, aménagées en une importante série de terrasses dont une poignée a dernièrement été datée du Bronze final IIa-IIIb et qui semble réutilisée à La Tène ancienne (BUBENZER et alii, 2022 ; BEHRENS, MÜLLER, 2002). Leur prise en compte pourrait faire dépasser les 40 ha à la superficie du site. De fait, le Brotschberg trouve encore une fois ses meilleures comparaisons avec les grands sites de hauteur bavarois, y compris dans son lieu d’implantation. Son emplacement en surplomb du Pas de Saverne, axe majeur de la traversée des Vosges, le rapproche en effet de ses homologues orientaux, pour lesquels a pu être proposé, sur le modèle du caravansérail, un rôle de points de relais sur les axes d’échanges à longue distance (FALKENSTEIN, OSTERMEIER, 2015). La présence d’une perle en verre probablement nord-italienne vient renforcer le rapprochement. Une fonction de centre régional est actuellement envisagée pour les principaux sites de hauteur de la fin de l’âge du Bronze en Europe centrale, concentrant une population importante, des activités artisanales, des lieux de rassemblement, des pratiques de déposition votive et éventuellement la résidence d’une strate privilégiée de la société (OSTERMEIER, 2012). On peine pourtant à les retrouver tels quels dans le Rhin supérieur. Certains attributs se retrouvent parmi les exemples déjà mentionnés (Hohenberg, Burgberg, Münsterberg ou Hohlandsbourg), mais les superficies dépassant les 10 ha ou des fortifications monumentales font défaut. Le Brotschberg pourrait combler cette lacune.

74De nombreuses questions restent encore en suspens. Celles-ci concernent d’abord la nature de l’occupation. Si des indices succincts liés à de possibles activités artisanales sont peu à peu perçus, les éléments retrouvés de manière quasi systématique sur les sites d’habitat sont ténus pour l’instant. Il manque pour le moment des fragments de meule, des croissants d’argile et les artefacts liés au tissage sont indigents (un seul fragment de fusaïole est connu). La structuration et l’organisation de l’occupation et de l’habitat, s’il existe, sont également impossibles à caractériser avec les données disponibles. Une différence entre plateau sommital et plateau inférieur, dans le statut ou la fonction, pourrait par exemple être envisagée. Il manque enfin une série d’attributs comme la présence de dépôts métalliques ou la trace incontestable d’artisanat métallurgique pour pouvoir rattacher, de manière définitive, le Brotschberg à l’ensemble des grands centres fortifiés de la fin de l’âge du Bronze nord-alpin.

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Notes

1 Un collectif de chercheurs composé de E. Rault, E. Pascutto (Archéologie Alsace), C. Ceciliot, S. Goepfert, M. Philippe (Antéa Archéologie), M. Roscio (Eveha) et M. Michler (Inrap), planche actuellement sur l’homogénéisation des typologiques céramiques de l’âge du Bronze en Alsace. Nous tenons à remercier E. Rault qui a contribué aux identifications du mobilier céramique du Brotschberg.

2 Le plateau du Wissberg avoisine les 95 ha, mais une occupation au cours du Bronze final n’a pour le moment été identifiée que sur son versant oriental (KOEPKE, 1998). Le cas du Donnersberg pose également problème, du mobilier de la fin de l’âge du Bronze ayant été découvert dans presque tous les secteurs investigués dans la moitié orientale de l’oppidum de La Tène finale, couvrant a minima une superficie de 70 ha. La nature et la densité de cette occupation ne peuvent pas être précisées à ce jour. Il est par ailleurs possible que celle-ci s’étende sur une superficie bien plus étendue, notamment au sud sur l’éperon du Signal, où se trouve un rempart jusqu’à présent non daté (ZEEB-LANZ, 2008).

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Table des illustrations

Titre Fig. 1. Carte de localisation du Brotschberg.
Crédits DAO : M. Walter ; fond de carte : ASTER GDEM.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/rae/docannexe/image/16964/img-1.jpg
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Titre Fig. 2. Premier plan du Brotschberg publié par Jean-Pierre Wiedenhoff en 1955.
Crédits WIEDENHOFF, 1955.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/rae/docannexe/image/16964/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 771k
Titre Fig. 3. Plan de synthèse des opérations menées au Brotschberg en 2017, 2018, 2020 et 2021.
Crédits DAO : S. Gentner.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/rae/docannexe/image/16964/img-3.jpg
Fichier image/jpeg, 533k
Titre Fig. 4. Clichés du sondage 2 vers l’est (A) et de la fosse localisée dans l’angle nord-est (B).
Légende Le rempart de barrage apparaît à l’arrière plan (A). Le substrat rocheux entaillé par le creusement de la fosse est visible à droite du cliché (B).
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/rae/docannexe/image/16964/img-4.jpg
Fichier image/jpeg, 1,9M
Titre Fig. 5. Modèle numérique de terrain d’une partie du versant est avec la localisation des profils réalisés (A-B et C-D).
Légende Le sondage 2 apparaît en gris (DAO : S. Gentner). A-B : Profil transversal du rempart principal et du versant est. C-D : Profil transversal du rempart perpendiculaire à la pente.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/rae/docannexe/image/16964/img-5.jpg
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Titre Fig. 6. Tableau de comptage des céramiques protohistoriques mises au jour au Brotschberg.
Légende Les découvertes fortuites des années 1985 et 1999 ont été intégrées au corpus 2018 (prospection), année de leur traitement. Pour le détail des restes selon les US et les chablis, voir GENTNER, WALTER, 2017, 2018 et 2020 (tableau : S. Gentner).
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/rae/docannexe/image/16964/img-6.jpg
Fichier image/jpeg, 349k
Titre Fig. 7. Sélection typologique de formes du Bronze final mises au jour au Brotschberg.
Crédits DAO : S. Gentner.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/rae/docannexe/image/16964/img-7.jpg
Fichier image/jpeg, 367k
Titre Fig. 8. Mobilier céramique significatif du Bronze final IIb-IIIa et IIIa-IIIb.
Crédits Dessins : A. Lopez, L. Almanza, A. Bernard et S. Gentner ; DAO : C. Leclerc et S. Gentner.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/rae/docannexe/image/16964/img-8.jpg
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Titre Fig. 9. Mobilier céramique significatif de phases de fréquentation de l’âge du Bronze ou du premier âge du Fer et éléments divers.
Légende Les formes marquées d’un « ? » sont attribuables au Bronze final tout comme au premier âge du Fer.
Crédits Dessins : A. Lopez, L. Almanza, A. Bernard et S. Gentner ; DAO : C. Leclerc et S. Gentner.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/rae/docannexe/image/16964/img-9.jpg
Fichier image/jpeg, 406k
Titre Fig. 10. Dessin à l’échelle 1/1 (A) et clichés de détail (B) de la perle en pâte de verre bleu.
Crédits DAO : S. Gentner ; clichés : J.-M. Gachon.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/rae/docannexe/image/16964/img-10.jpg
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Titre Fig. 11. Dessin de l’enclume mise au jour en 2017.
Légende Échelle 1/4 ; DAO : F. Jodry et S. Gentner.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/rae/docannexe/image/16964/img-11.jpg
Fichier image/jpeg, 376k
Titre Fig. 12. Dessin des lissoirs sur galets mis au jour en 2018.
Légende Échelle 1/2 ; DAO : S. Diemer.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/rae/docannexe/image/16964/img-12.jpg
Fichier image/jpeg, 330k
Titre Fig. 13. Carte des sites de hauteur fortifiés du Rhin supérieur.
Légende Les numéros correspondent au tableau de la figure 14.
Crédits DAO : M. Walter ; fond de carte : ASTER GDEM.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/rae/docannexe/image/16964/img-13.jpg
Fichier image/jpeg, 1,7M
Titre Fig. 14. Sites de hauteur représentés sur la figure 13 et bibliographie attenante.
Crédits DAO : M. Walter.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/rae/docannexe/image/16964/img-14.jpg
Fichier image/jpeg, 727k
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Pour citer cet article

Référence papier

Steeve Gentner et Maxime Walter, « L’établissement de hauteur du Brotschberg (Bas-Rhin) »Revue archéologique de l’Est, Tome 72 | 2023, 51-71.

Référence électronique

Steeve Gentner et Maxime Walter, « L’établissement de hauteur du Brotschberg (Bas-Rhin) »Revue archéologique de l’Est [En ligne], Tome 72 | 2023, mis en ligne le 20 décembre 2023, consulté le 16 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/rae/16964

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Auteurs

Steeve Gentner

Docteur, UMR 7044 – Archimède, Misha, 5, Allée du Général Rouvillois, 67083, Strasbourg.

Maxime Walter

Docteur, UMR 7044 – Archimède, Misha, 5, Allée du Général Rouvillois, 67083, Strasbourg.

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Droits d’auteur

Le texte et les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés), sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

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