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Impact de l'entomofaune sur la pinède à Pinus Halepensis Mill en dépérissement à Méchéria (wilaya de Naâma, Algérie)

Impact of entomofauna on the pinewood Pineus Halepensis Mill withering in Mecheria (wilaya of Naâma, Algeria)
Réda Kechairi, Sarra Talbi, Fatima Messaoui et Ahmed Megharbi
p. 21-34

Résumés

Cette étude présente l'entomofaune trouvée dans la pinède de pin d'Alep de Draa El Aoud, dans la commune de Méchéria (Sud-Ouest Algérien). Plantée en 1975 sur 1000 ha, cette pinède a subi un net recul, puisqu'elle a totalement disparu sur 28 des 50 parcelles qui la portaient initialement. Son dépérissement est en outre très avancé sur 18 autres parcelles. Un échantillonnage des scolytes a été réalisé dans les années 2018-2019 sur 65 sujets, vivants mais très affectés, répartis sur les parcelles en dépérissement. Des mesures dendrométriques (hauteur et diamètre), un inventaire des insectes et le dénombrement des trous de scolytes à 1,30 m au dessus du sol, ont été effectués. L'analyse des résultats ne montre pas de relation entre le nombre de trous de scolytes et la hauteur ou le diamètre des arbres. Cinq ravageurs appartenant à quatre familles ont été identifiés : - Thaumetopoea pityocampa (Denis et Schiffermuller, 1775), la processionnaire du pin, - trois xylophages : Orthotomicus erosus W., Orthotomicus proximus E. et Colydium elongatum (Fabricius, 1787) - enfin, Arhopalus ferus (Mulsant, 1839), une espèce connue pour être saproxylophage à tendance pyrophile. La mise en évidence d'Arhopalus ferus dans la région, constitue une première. Il a en outre été constaté qu'il pouvait attaquer le bois encore vivant. L'action de ces ravageurs, qui vient se surajouter aux effets d'un milieu difficile, en particulier par son climat semi-aride, participe à mettre en péril la survie de la pinède.

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Texte intégral

I - Introduction

1Le pin d'Alep Pinus halepensis (Mill.) est l'une des essences les plus répandues dans les régions méditerranéennes, où ses formations couvrent plus de 25000 km2 dans des conditions climatiques variées, arides, semi-arides et subhumides (P. QUÉZEL, 2000). Sa croissance rapide, sa résistance aux conditions les plus xériques et son aptitude à coloniser les terrains dégradés et nus en ont fait un arbre de choix pour de nombreuses opérations de boisement (M.A. ZAVALA et E. ZEA, 2004).

2En Algérie, le pin d'Alep a été utilisé dans le projet national de barrage vert pour lutter contre l'avancée du désert. Mais cette opération a connu un échec quasi général sous l'effet des conditions édapho-climatiques et des actions anthropiques (A. BENARADJ et al., 2013 ; S. MEBKHOUTI et al., 2019), ne laissant comme traces que quelques pins rabougris (D. NEDJRAOUI et S. BEDRANI, 2008). Les meilleurs résultats ont été obtenus sur les piémonts nord de l'Atlas Saharien, où l'espèce a pu se maintenir.

3Actuellement, beaucoup de forêts méditerranéennes, naturelles ou plantées, sont menacées de dépérissement (B. GUIT et al., 2015), en particulier dans les régions arides (J.C. LINARES et al., 2009 ; C.D. ALLEN et al., 2010 ; F. BABST et al., 2013). En effet, avec les changements climatiques actuels, alors que les précipitations tendent à diminuer et que les températures estivales augmentent (E. PASHO er A.Q. ALLA, 2015 ; H. MECHERI et al., 2018), le pin d'Alep est exposé à de nombreuses menaces biologiques, parmi lesquelles la chenille processionnaire est particulièrement agressive (H. MECHERI et al., 2018).

4La présente étude porte sur une forêt de pin d'Alep en voie de dépérissement dans le Sud-Ouest Algérien, celle de Draa El Aoud, plantée en 1975 dans la commune de Mécheria (wilaya de Naâma). L'objectif n'est pas d'étudier le dépérissement lui-même, mais de caractériser l'entomofaune qui lui est associée.

II - Le terrain d'étude

5Le relief de la wilaya de Naâma est, pour l'essentiel, celui d'une haute plaine, à plus de 1000 m d'altitude, dominée au sud par l'Atlas saharien et au nord par l'Atlas tellien. La lithologie est constituée de roches sédimentaires variées, notamment des remplissages détritiques tertiaires et des grès et des calcaires dolomitiques du Jurassique (A. CORNET, 1950 ; D. GALMIER, 1972 ; CENEAP, 2009).

6La forêt de Draa El Aoud se trouve vers 1100 m d'altitude, entre 33°24' et 33°37' de latitude Nord et entre 0°11' et 0°14' de longitude Ouest (Fig. 1). La région montre des glacis en pente faible (moins de 3 %), inclinés vers le sud-est, qui portent des encroûtements calcaires. Les sols, de type brunifié, sont épais de 10 à 30 cm seulement (CENEAP, 2009). À l'état naturel, le couvert végétal, très dégradé, se présente sous la forme de buissons dispersés de Hammada scoparia. L'érosion éolienne, en lien avec des vents violents, s'est traduite par la formation d'aires sableuses et la stérilisation des sols steppiques (A. AGGOUN, 2016).

Figure 1 - Localisation du terrain d'étude et présentation des parcelles dans le boisement de Draa El Aoud.

Figure 1 - Localisation du terrain d'étude et présentation des parcelles dans le boisement de Draa El Aoud.

7Soumis à un climat de type semi-aride, le terrain d'étude reçoit des précipitations peu abondantes : 240 mm/an en moyenne à Méchéria sur la période 1991-2020 (lien). Sur la même période, la température moyenne est de 17,2 °C. Le mois le plus chaud est juillet avec une température moyenne de 23,9°C (moyenne des températures maximales de 36,9 °C). Janvier est le mois le plus froid avec une moyenne de 7,0°C (moyenne des températures minimales de 1,8 °C).

8En 1975, 1000 ha ont été plantés de Pinus halepensis Mill (1600 plants/ha) répartis sur 50 parcelles de 20 hectares chacune (Fig. 1). En 2018, les arbres avaient totalement disparu sur 28 des parcelles initialement boisées. Sur 18 autres parcelles, les pins se trouvaient en état de dépérissement, souvent de manière très avancée, avec une forte mortalité, et la densité des arbres était très hétérogène, aussi bien sur chaque parcelle que d'une parcelle à l'autre (Fig. 2). Enfin, quatre parcelles demeuraient relativement préservées.

Figure 2 - La forêt de Draa El Aoud (image Google Earth du 7 juillet 2019).

Figure 2 - La forêt de Draa El Aoud (image Google Earth du 7 juillet 2019).

Le trait rouge délimite la zone boisée en 1975.

III - Conduite de l'étude

1 ) Le choix des arbres

9La réduction du volume de la cime des arbres est le premier critère du dépérissement des forêts (E.H.R. MÜLLER et H.R. STIERLIN, 1990). La défoliation, la décoloration des aiguilles et différents autres symptômes définis par J. EICHHORN et al. (2010) ont donc été considérés pour juger de l'état des arbres.

10L'étude a été réalisée en 2018 et 2019 sur les 18 parcelles en état de dépérissement avancé. Au total, 65 individus en mauvais état et très infestés par les scolytes, ont fait l'objet d'observations (Fig. 1). Ils ont été choisis sur la base des critères suivants : arbre encore vivant, défoliation avancée, écorce percée par les parasites, chute d'écorce, infestation du tronc, voire même des racines affleurant en surface (Photos 1). Les arbres étudiés ne sont donc pas représentatifs de l'ensemble des individus présents sur les parcelles, mais plutôt des états d'infestation les plus poussés. La plupart des individus étudiés sont situés en lisière des parcelles (à moins de 10 mètres des pistes inter-parcelles), où les infestations et les dépérissements sont les plus forts. La cause de cette localisation des arbres les plus atteints n'est pas évidente : effet du tassement des pistes par les tracteurs lors des arrosages au cours des premières années après la plantation, pénétration des scolytes dans la pinède plus facile le long des pistes... ? Les observations dont nous disposons sont insuffisantes pour donner une réponse. Une étude systématique de la localisation des arbres morts et disparus permettrait peut-être de progresser sur ce point.

Photos 1 - Signes d'infestation des pins de la forêt de Draa El Aoud. [clichés : Sarra TALBI, 2019]

Photos 1 - Signes d'infestation des pins de la forêt de Draa El Aoud. [clichés : Sarra TALBI, 2019]

A : écorce infestée. B : chute de l'écorce. C : défoliation.

11Le diamètre des arbres à hauteur de poitrine (1,30 m au-dessus du sol) a été calculé à partir d'une mesure de la circonférence à l'aide d'un mètre-ruban. La hauteur des individus a été déterminée en utilisant un hypsomètre.

2 ) L'échantillonnage des scolytes

12L'objectif assigné n'était pas de déterminer le taux d'infestation et/ou la charge parasitaire pour chaque espèce identifiée, mais seulement de dresser la liste des scolytes présents sur le terrain d'étude.

13Les unités d'échantillonnage des scolytes (carrés de 10 cm sur 10 cm) ont été dessinées au marqueur sur les troncs, à 1,30 m de hauteur, à l'endroit de la circonférence le plus infesté. Dans un premier temps, les trous d'émergence des scolytes ont été dénombrés. Puis le liber a été enlevé. Les larves et les insectes (Photos 2) ont alors été prélevés à l'aide d'une pince fine et souple. Placés dans des boîtes à spécimens en plastique, ils ont été transportés au Laboratoire de Zoologie de l'Université de Tlemcen pour identification. Autour des arbres étudiés, les insectes volants ont été capturés avec un filet Fauchoir.

Photos 2 - Échantillonnage des scolytes. [clichés : Sarra TALBI, 2019]

Photos 2 - Échantillonnage des scolytes. [clichés : Sarra TALBI, 2019]

A : scolytes sur écorce. B : galeries creusées par des scolytes. C : larves récoltées.

14La collecte des larves de scolytes est délicate, car elles vivent à l'intérieur du bois et peuvent subir des dommages lors de leur extraction (D.P. LOGAN et A.M. NARRINGTON, 2016). Nous avons donc procédé avec d'infinies précautions pour leur capture.

IV - Résultats

1 ) État phytosanitaire de la pinède de Draa El Aoud

15Sur les 18 parcelles prise en compte, les symptômes les plus visibles de la dégradation de la forêt sont : la pâleur des houppiers, le dépérissement des arbres et l'abondance du bois mort (Photos 3). Les dégâts subis par les troncs sont représentés sur les Photos 4.

Photos 3 - Signes de dégradation de la forêt : houpiers très pâles (A), arbres dépéris (B), bois mort (C). [clichés : Sarra TALBI, 2019]

Photos 3 - Signes de dégradation de la forêt : houpiers très pâles (A), arbres dépéris (B), bois mort (C). [clichés : Sarra TALBI, 2019]

Photos 4 - Traces laissées par les scolytes. [clichés : Sarra TALBI, 2019]

Photos 4 - Traces laissées par les scolytes. [clichés : Sarra TALBI, 2019]

A : trous de scolytes. B : praline de résine. C, D et E : galeries de scolytes sous écorce. F : vermoulure rose d'Arhopalus ferus. G : trous de sortie des adultes. H : dégâts des larves d'Arhopalus ferus sur l'aubier.

2 ) Inventaire entomologique

16Cinq espèces ravageuses du Pinus halepensis, appartenant à quatre familles, ont été inventoriées dans la zone d'étude (Tab. I). Les larves d'Arhopalus ferus (Mulsant, 1839), Orthotomicus erosus W., Orthotomicus proximus E. et Colydium elongatum (Fabricius, 1787) sont des xylophages, alors que les chenilles de Thaumetopoea pityocampa (Denis et Schiffermüller, 1775), la processionnaire du pin, s'attaquent aux aiguilles.

Tableau I - Insectes ravageurs observés dans la forêt de Draa El Aoud.

Tableau I - Insectes ravageurs observés dans la forêt de Draa El Aoud.

17Même sans dénombrement systématique des différents scolytes, il est ressorti de nos observations que les quatre xylophages sont présents dans tous les arbres et qu'ils le sont globalement dans des proportions assez voisines.

3 ) Relations entre les paramètres mesurés

18Après sa création en 1975, la pinède n'a fait l'objet d'aucun véritable suivi sylvicole et notamment d'aucun regarni. Elle n'a jamais été incendiée. Enfin, après quelques années, elle a été totalement ouverte au pâturage, ce qui a réduit les possibilités de régénération naturelle. En conséquence, et en l'absence de mesures de l'âge des arbres, il est vraisemblable qu'ils remontent tous à la plantation.

19Pourtant, leurs dimensions sont très différentes (Tab. II). Pour les 65 individus étudiés, la hauteur moyenne avoisine 4,8 m, avec des valeurs allant de 2,5 à 10,0 m et un coefficient de variation de 32,2 %. La dispersion des diamètres est à peine moins forte. Ils sont compris entre 9,6 et 24,5 cm, pour une moyenne de 14,5 cm, et le coefficient de variation atteint 24,0 %. Le nanisme de certains sujets est dû sans doute aux conditions édapho-climatiques sévères auxquelles la pinède est confrontée, surtout qu'il n'y a pas eu de sélection variétale des semences utilisées en pépinières.

Tableau II - Valeurs caractéristiques de la taille des arbres (hauteur et diamètre) et du nombre de trous de scolytes à 1,30 m au-dessus du sol.

Tableau II - Valeurs caractéristiques de la taille des arbres (hauteur et diamètre) et du nombre de trous de scolytes à 1,30 m au-dessus du sol.

CV : coefficient de variation (= 100 écart-type / moyenne).

20La densité des trous de scolytes est elle-même très variable d'un arbre à l'autre : de 5 à 61 trous/100 cm2. La moyenne est de 27 trous/100 cm2 et le coefficient de variation de 56,8 %.

21La relation entre la hauteur et le diamètre des arbres (Fig. 3-a) est significative : r = 0,75 et p < 0,0001. En revanche, le nombre de trous de scolytes est indépendant de la hauteur et du diamètre des arbres (p > 0,05). La très légère pente négative des droites de régression (Fig. 3-b et 3-c) tient pour l'essentiel aux seuls deux plus grands arbres, ce qui n'a pas de signification statistique.

Figure 3 - Relations deux à deux entre les paramètres mesurés.

Figure 3 - Relations deux à deux entre les paramètres mesurés.

a : hauteur et diamètre des arbres. b : hauteur des arbres et nombre de trous de scolytes. c : diamètre des arbres et nombre de trous de scolytes.

22La représentation des données selon la méthode des "tracés de contour" (J. FROST, 2020) conduit aux mêmes conclusions (Fig. 4).

Figure 4 - Lignes représentatives du nombre de trous pour 100 cm2 en fonction du diamètre et de la hauteur des arbres.

Figure 4 - Lignes représentatives du nombre de trous pour 100 cm2 en fonction du diamètre et de la hauteur des arbres.

D : diamètre des arbres. H : hauteur des arbres.

V - Discussion

23En zone semi-aride, le pin d'Alep constitue l'hôte préférentiel de divers insectes ravageurs, en particulier de scolytes xylophages, qui y trouvent un milieu favorable (S. HEZIL et al., 2018). Dans la forêt de Draa El Aoud, l'effet néfaste de la chenille processionnaire du pin (Traumatocampa pityocampa ‒ Notodontidae) a été reconnu de longue date par le Service de la Conservation des Forêts de la wilaya de Naâma. En revanche, la mise en évidence d'Arhopalus ferus au cours de la présente étude (Photos 5 et 6) constitue une première dans la région.

Photos 5 - Identification d'Arhopalus ferus à Draa El Aoud : face dorsale (A), tête (B), thorax (C), pattes (D) et extrémité de l'abdomen (E). [clichés : Sarra TALBI, 2019]

Photos 5 - Identification d'Arhopalus ferus à Draa El Aoud : face dorsale (A), tête (B), thorax (C), pattes (D) et extrémité de l'abdomen (E). [clichés : Sarra TALBI, 2019]

Photos 6 - Stades de développement de d'Arhopalus ferus : larve (A), nymphes (B et C), adulte (D). [clichés : Sarra TALBI, 2019]

Photos 6 - Stades de développement de d'Arhopalus ferus : larve (A), nymphes (B et C), adulte (D). [clichés : Sarra TALBI, 2019]

24La plupart des insectes du genre Arhopalus attaquent le bois fraîchement mort avec écorce intacte (A. SZUJECKI, 1987). Arhopalus ferus (Mulsant, 1839) a été reconnu lui aussi dans des bois morts (D.M. SUCKLING et al., 2001), notamment brûlés (D.P. LOGAN et A.M. BARRINGTON, 2016), mais nos observations montrent qu'il peut infester des pins encore vivants. Cette espèce a un cycle de vie de 3 à 4 ans. Les adultes sont actifs du début de l'été jusqu'au début de l'automne (E.A.J. DUFFY, 1968 ; U. BENSE, 1995).

25Des épisodes de sécheresse successifs ou une sécheresse extrême entraînent un affaiblissement des arbres et une diminution de leurs mécanismes de résistance (C.D. ALLEN et al., 2010 ; A. BENTOUATI et M. BARITEAU, 2006 ; M. CAILLERET et al., 2014). Les sécheresses sont donc un facteur de dépérissement des forêts, qu'elles le provoquent directement ou qu'elles favorisent l'action d'autres agents (J.P. GARREC et al., 1989 ; F. LEBOURGEOIS et M. BECKER, 1996 ; A. ZINE EL ABIDINE, 2003 ; A. BENTOUATI, 2006). Dans tous les cas, une forte aridité limite la croissance végétale (J.J. CAMARERO et al., 2004 ; A.J. DAS et al., 2007 ; L. GALIANO et al., 2010), ce qui peut expliquer la faible taille des arbres dans la région de Naâma (A. BENARADJ et al., 2013 ; S. MEBKHOUTI et al., 2019). Mais elle accélère, en outre, les cycles de développement de nuisibles pouvant causer des dépérissements ou des mortalités (G. ROUAULT et al., 2006 ; M.L. DESPREZ-LOUSTAU et al., 2006 ; N.G. MCDOWELL et al., 2013 ; M. DURAND-GILLMANN, 2014). Les scolytes interviennent donc soit comme agresseurs primaires, soit le plus souvent comme agresseurs secondaires, aggravant alors l'état de peuplements aux capacités de réaction amoindries par des conditions climatiques défavorables (F. LIEUTIER et al., 1997).

26Les conditions climatiques sur le terrain d'étude ne sont pas propices à un couvert forestier, aussi bien par les précipitations très faibles que par les températures estivales très fortes. À cet égard, F. BROCHIERO et al. (1999) ont noté que les altitudes supérieures à 600 mètres limitent le développement du pin d'Alep en Provence calcaire, mais c'est du fait de températures trop basses (< 11°C en moyenne). L'altitude, supérieure à 1100 m, ne peut donc pas être invoquée pour la forêt de Draa El Aoud. En revanche, la violence du vent, qui déchausse les racines et peut faire tomber les arbres fragilisés ajoute sa part à l'influence négative du climat. Dans un autre domaine, la pauvreté des sols et la présence de croûtes calcaires ne sont pas plus favorables. Les conditions offertes à la plantation n'avaient donc rien d'encourageant dès l'origine.

VI - Conclusion

27Plantée en 1975 dans le cadre du projet national de barrage vert, la forêt de pins d'Alep de Draa El Aoud a connu un très net recul, passant de 1000 ha à l'origine (50 parcelles de 20 ha chacune) à moins de 440 ha en 2018-2019. Dans le même temps, la densité des peuplements a considérablement diminué sur les parcelles encore boisées.

28Parmi les facteurs pouvant affecter la santé du Pinus halepensis Mill, les conditions climatiques, en l'occurrence les sécheresses sur le terrain d'étude, jouent un rôle majeur. Elles peuvent mettre directement en péril l'existence des arbres, mais elles favorisent aussi l'intervention de facteurs entomologiques aggravants. À cet égard, la présente étude a mis en évidence une infestation de la pinède par cinq espèces de scolytes : Thaumetopoea pityocampa (Denis et Schiffermüller, 1775), défoliateur par ses chenilles (processionnaires), Orthotomicus erosus W., Orthotomicus proximus E. et Colydium elongatum (Fabricius, 1787), dont les larves peuvent attaquer le bois vif, et Arhopalus ferus (Mulsant, 1839). C'est la première fois qu'Arhopalus ferus est identifié dans la région. Ses larves sont connues pour apprécier le bois sec, en particulier après incendie, mais les observations réalisées dans la forêt de Draa El Aoud montrent qu'elles peuvent également attaquer des arbres vivants.

29Confrontée à ces atteintes, la forêt de Draa El Aoud a fortement régressé et la survie de ses lambeaux est en suspens. Son cas est malheureusement symptomatique du péril qui menace l'ensemble des peuplements de pin d'Alep nord-africains.

Remerciements : Ce travail a été réalisé grâce à l'appui de la circonscription des forêts de la wilaya de Naâma, de l'Université de Tlemcen (Laboratoire d'Écologie et Gestion des Écosystèmes Naturels). Les auteurs tiennent à remercier les réviseurs du manuscrit pour leurs remarques et conseils.

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Table des illustrations

Titre Figure 1 - Localisation du terrain d'étude et présentation des parcelles dans le boisement de Draa El Aoud.
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Fichier image/jpeg, 140k
Titre Figure 2 - La forêt de Draa El Aoud (image Google Earth du 7 juillet 2019).
Légende Le trait rouge délimite la zone boisée en 1975.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/physio-geo/docannexe/image/16412/img-2.jpg
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Titre Photos 1 - Signes d'infestation des pins de la forêt de Draa El Aoud. [clichés : Sarra TALBI, 2019]
Légende A : écorce infestée. B : chute de l'écorce. C : défoliation.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/physio-geo/docannexe/image/16412/img-3.jpg
Fichier image/jpeg, 161k
Titre Photos 2 - Échantillonnage des scolytes. [clichés : Sarra TALBI, 2019]
Légende A : scolytes sur écorce. B : galeries creusées par des scolytes. C : larves récoltées.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/physio-geo/docannexe/image/16412/img-4.jpg
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Titre Photos 3 - Signes de dégradation de la forêt : houpiers très pâles (A), arbres dépéris (B), bois mort (C). [clichés : Sarra TALBI, 2019]
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/physio-geo/docannexe/image/16412/img-5.jpg
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Titre Photos 4 - Traces laissées par les scolytes. [clichés : Sarra TALBI, 2019]
Légende A : trous de scolytes. B : praline de résine. C, D et E : galeries de scolytes sous écorce. F : vermoulure rose d'Arhopalus ferus. G : trous de sortie des adultes. H : dégâts des larves d'Arhopalus ferus sur l'aubier.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/physio-geo/docannexe/image/16412/img-6.jpg
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Titre Tableau I - Insectes ravageurs observés dans la forêt de Draa El Aoud.
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Titre Tableau II - Valeurs caractéristiques de la taille des arbres (hauteur et diamètre) et du nombre de trous de scolytes à 1,30 m au-dessus du sol.
Légende CV : coefficient de variation (= 100 écart-type / moyenne).
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/physio-geo/docannexe/image/16412/img-8.jpg
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Titre Figure 3 - Relations deux à deux entre les paramètres mesurés.
Légende a : hauteur et diamètre des arbres. b : hauteur des arbres et nombre de trous de scolytes. c : diamètre des arbres et nombre de trous de scolytes.
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Titre Figure 4 - Lignes représentatives du nombre de trous pour 100 cm2 en fonction du diamètre et de la hauteur des arbres.
Légende D : diamètre des arbres. H : hauteur des arbres.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/physio-geo/docannexe/image/16412/img-10.jpg
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Titre Photos 5 - Identification d'Arhopalus ferus à Draa El Aoud : face dorsale (A), tête (B), thorax (C), pattes (D) et extrémité de l'abdomen (E). [clichés : Sarra TALBI, 2019]
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/physio-geo/docannexe/image/16412/img-11.jpg
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Titre Photos 6 - Stades de développement de d'Arhopalus ferus : larve (A), nymphes (B et C), adulte (D). [clichés : Sarra TALBI, 2019]
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/physio-geo/docannexe/image/16412/img-12.jpg
Fichier image/jpeg, 94k
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Pour citer cet article

Référence papier

Réda Kechairi, Sarra Talbi, Fatima Messaoui et Ahmed Megharbi, « Impact de l'entomofaune sur la pinède à Pinus Halepensis Mill en dépérissement à Méchéria (wilaya de Naâma, Algérie) »Physio-Géo, Volume 20 | -1, 21-34.

Référence électronique

Réda Kechairi, Sarra Talbi, Fatima Messaoui et Ahmed Megharbi, « Impact de l'entomofaune sur la pinède à Pinus Halepensis Mill en dépérissement à Méchéria (wilaya de Naâma, Algérie) »Physio-Géo [En ligne], Volume 20 | 2024, mis en ligne le 17 mars 2024, consulté le 24 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/physio-geo/16412 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/physio-geo.16412

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Auteurs

Réda Kechairi

Laboratoire d'Écologie et de Gestion des Écosystèmes Naturels, Département d'Écologie et d'Environnement, Faculté SNV/STU, Université Abou Bekr Belkaid, BP 13000, TLEMCEN, ALGÉRIE.
Courriel : kechairir79@gmail.com

Sarra Talbi

Laboratoire d'Écologie et de Gestion des Écosystèmes Naturels, Département d'Écologie et d'Environnement, Faculté SNV/STU, Université Abou Bekr Belkaid, BP 13000, TLEMCEN, ALGÉRIE.
Courriel : stalbi217@gmail.com

Fatima Messaoui

Conservation des Forêts de la Wilaya de Naâma, Direction Générale des Forêts (DGF), BP 65, NAÂMA, ALGÉRIE.
Courriel : messaouifatima45@gmail.com

Ahmed Megharbi

Laboratoire d'Environnent et Développement Durable, Faculté des Sciences et de la Technologie, Université de Relizane, 48000 RELIZANE, ALGÉRIE.
Courriel : amegharbi@yahoo.fr

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