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AccueilNuméros23Y a-t-il une forme du monde ?

Y a-t-il une forme du monde ?

Sur quelques formes particulières chez Simplicius
Marc-Antoine Gavray
p. 89-115

Résumés

Les platoniciens se sont beaucoup souciés de définir de quoi il y a des formes. À l’époque de Syrianus et Proclus, une réponse s’est imposée : des substances naturelles et universelles, ainsi que de leurs perfections et propriétés constitutives. Si Simplicius suit cette ligne directrice, le contexte de ses commentaires le conduit à clarifier certains points aveugles. Cet article examine en quoi le monde et quelques formes connexes lui offrent l’occasion d’interroger le critère de l’universalité. Il montre que ses modifications résultent d’une différence de contexte exégétique mais sans s’y limiter. Résoudre la difficulté posée par Aristote l’amène à développer une théorie qui, contrairement à ses prédécesseurs, évite de postuler une hiérarchie des formes ou une forme pour certains individus.

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Entrées d’index

Mots-clés :

forme, monde, universalité

Keywords:

form, world, universality
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Extrait du texte

Ce document sera publié en ligne en texte intégral en décembre 2024.

Plan

1. Unité du modèle, pluralité de mondes : l’objection d’Aristote
2. Modèle un, monde un : la solution néoplatonicienne
3. Une forme, donc plusieurs cieux ? L’interrogation de Simplicius
3.1 L’objection d’Aristote : la communauté de forme (in Cael. 274, 8-275, 21)
3.2 Première objection d’Alexandre : les formes d’individus (in Cael. 275, 21-276, 14)
3.3 Deuxième objection d’Alexandre : l’infinité des mondes (in Cæl. 276, 14-277, 19)
3.4 Encore quelques objections d’Alexandre : l’unicité du ciel
(in Cæl. 277, 20-278, 6)
4. Commentateur d’Aristote vs commentateurs de Platon

Aperçu du texte

De quoi y a-t-il des formes ? Faut-il en postuler pour toutes choses ou, au contraire, les réserver à des réalités plus nobles et plus dignes ? Doit-on en attribuer aux individus ou bien se limiter aux séries ? Inspirées du Parménide, ces questions ont traversé la tradition platonicienne. Les réponses ont varié, selon la fonction qui leur était reconnue : définition, modèle ou cause. Et à l’époque du néoplatonisme tardif, celui de Syrianus et de Proclus, une solution s’était imposée : il existe des formes des substances naturelles et universelles, ainsi que de leurs perfections et de leurs propriétés constitutives. Il n’en existe pas en revanche pour les individus, les maux ou les attributs non substantiels.

Tout porte à croire que Simplicius suivait cette ligne directrice, lui qui reproche « au vulgaire » d’admettre des formes de toute chose. Certes, il lui arrive de proposer une formulation atypique de certains critères, pour distinguer ce qui dépend d’une forme de ce qui n’en a pa...

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Pour citer cet article

Référence papier

Marc-Antoine Gavray, « Y a-t-il une forme du monde ? »Philosophie antique, 23 | 2023, 89-115.

Référence électronique

Marc-Antoine Gavray, « Y a-t-il une forme du monde ? »Philosophie antique [En ligne], 23 | 2023, mis en ligne le 01 décembre 2024, consulté le 21 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/philosant/7588 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/philosant.7588

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Auteur

Marc-Antoine Gavray

FRS-FNRS / Université de Liège

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Droits d’auteur

CC-BY-NC-ND-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

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