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Notes de lectures

Bernard Mineo et Thierry Piel (éd.), Les premiers temps de Rome, vieiiie siècle av. J.-C. La fabrique d’une histoire

Presses universitaires de Rennes, Collection « Histoire ancienne », 2016, 262 p.
Paul François
p. 361-366
Référence(s) :

Bernard Mineo et Thierry Piel (éd.), Les premiers temps de Rome, vieiiie siècle av. J.-C. La fabrique d’une histoire, Presses universitaires de Rennes, Collection « Histoire ancienne », 2016, 262 p. - ISBN 978-2-7535-4904-3.

Texte intégral

  • 1 Il paraît vingt-cinq ans après la table ronde de Paris (3-5 mai 1990) La Rome des premiers siècles. (...)

1Ce volume constitue les actes d’un colloque qui s’est tenu à l’université de Nantes, les 5 et 6 juin 20141. Quatre parties rassemblent onze contributions qui cherchent à éclairer la genèse de l’historiographie des premiers siècles de Rome.

2Dans une brève introduction (p. 7-9), Bernard Mineo replace le sujet dans le contexte de la place grandissante de l’Vrbs dans le monde méditerranéen. Les rapports avec un monde hellénistique dont il faut gagner la faveur, notamment après les défaites du début de la deuxième guerre punique, expliquent la naissance, avec Fabius Pictor, d’une historiographie romaine ; mais le manque de documentation a poussé les Annalistes à chercher informations et schémas narratifs dans la littérature grecque. L’apport étrusque est à prendre également en considération.

3C’est à lui qu’est consacrée la première partie (« Héritages étrusques »).

4Les traditions familiales par lesquelles les grandes gentes cherchaient à préserver le souvenir de leurs grands hommes existaient aussi en Étrurie : en témoignent les Elogia Tarquiniensia. Jean Hadas-Lebel (« L’épitaphe de Laris Pulenas et la tradition gentilice étrusque », p. 13-28) propose de la mystérieuse inscription de Laris Pulenas (ET Ta 1.17) une interprétation portant à la fois sur sa signification et sur l’identité du bisaïeul de ce personnage : un raisonnement convaincant conduit à voir en lui le grand expert en divination Pollès d’Aigai, qui, afin d’approfondir ses connaissances dans ce domaine, serait venu d’Étolie à Tarquinies où il aurait reçu le droit de cité.

5La question posée par Dominique Briquel (« Les Etruscae litterae avant les Graecae litterae : les Étrusques ont-ils eu une influence sur la formation de l’historiographie romaine ? », p. 29-54) ne se limite pas à demander si la transmission de données historiques, dont témoignent différents documents et récits romains, permet de parler d’une littérature historique étrusque. Aussi bien relève-t-on des contradictions entre les sources toscanes et ces récits. Néanmoins, des formes officielles d’enregistrement des faits ont existé chez les Étrusques, sans parler des éloges funéraires et de probables chroniques familiales. Mais surtout, d’une part, l’Etrusca disciplina conduisait à faire des événements une lecture religieuse ; d’autre part les Étrusques voyaient dans l’histoire une structure cyclique, comme en témoigne la tombe François de Vulci : les jeunes Romains qui allaient se former en Étrurie ne s’imprégnaient-ils pas de cette double conception ? La lecture que l’on peut faire, dans l’historiographie romaine, d’un « cycle véien » comme l’importance qu’elle accorde aux prodiges vont dans ce sens. Enfin, si les Romains ont mis en parallèle (dans le sens d’une revanche par un retournement de l’histoire) leur victoire sur Véies et celle des Grecs sur Troie, c’est que, par la formation reçue en Étrurie, ils accédaient aussi à la culture grecque. Avant même la naissance d’une véritable historiographie à Rome, une influence étrusque s’est ainsi exercée sur la conception romaine du passé. Une présentation stimulante qui n’occulte pas les nombreuses questions en suspens.

6C’est également à l’utilisation d’une éventuelle documentation étrusque dans l’écriture romaine des premiers siècles de l’Vrbs que s’intéresse Thierry Piel (« Mézence versus Porsenna ou la Fabuleuse Histoire des condottieres étrusques », p. 55-84), au sujet de deux personnages en contact avec Rome à l’époque archaïque. Si Mézence présente avec Tarquin le Superbe des points communs peu significatifs, en revanche, les similitudes sont nombreuses entre lui et Porsenna. L’histoire de ces deux rois ne semble cependant pas reposer sur des sources étrusques, mais résulter d’une reconstruction due aux Annalistes romains à partir d’archétypes issus de la littérature grecque.

  • 2 Sur Douris (cf. n. 10, p. 89), ajouter (non paru à la date du colloque) Valérie Naas & Mathilde Sim (...)

7S’ouvre ensuite logiquement une deuxième partie consacrée à « Rome sous le regard des Grecs », avec Michel Humm, « Timée de Tauromenium et la « découverte de Rome » par l’historiographie grecque des ive et iiie siècles » (p. 87-110). Le ive siècle voit naître à la fois l’intérêt des auteurs grecs pour Rome, le philhellénisme des élites romaines et le processus de conquête par l’Vrbs de l’Italie du Sud. Au iiie, des échanges diplomatiques ont lieu entre Rome et des monarques hellénistiques, surtout après la guerre contre Pyrrhus : le monde hellénistique prend alors conscience de l’émergence d’une nouvelle puissance en Occident ; des écrivains grecs s’en font l’écho, Timée le premier parmi les historiens. Celui-ci aurait traité des origines troyennes de Rome (sur lesquelles il prétendait tenir ses informations des autochtones) et de la guerre contre Pyrrhus. Comprenant quelle grande puissance Rome allait devenir, il a cherché à intégrer son histoire dans celle de l’oikouménè, à résoudre les contradictions chronologiques entre les computs romain et grec, à établir des synchronismes, permettant ainsi de corriger la chronologie romaine traditionnelle. Dans la matière comme dans la manière, son œuvre a influencé plusieurs historiens postérieurs. Avant même que se développe une historiographie romaine, Timée a joué un rôle essentiel dans la connaissance de Rome par le monde hellénistique, grâce à son travail d’enquête ensuite continué par d’autres2.

8Emmanuèle Caire (« Du surgeon d’Érechthée au lituus de Romulus », p. 111-126) étudie un fragment de Denys d’Halicarnasse qui présente deux notices successives rapprochant la naissance d’un surgeon sur l’olivier sacré de l’Acropole après l’incendie provoqué par les Perses et la préservation à Rome du lituus de Romulus sur le Palatin après l’incendie gaulois. Ces épisodes liés à des événements essentiels sont pourtant très peu évoqués par les Anciens. Du premier, on ne peut guère rapprocher qu’un passage d’Hérodote et, à un degré moindre, un de Pausanias ; du second, un texte de Cicéron, avec lequel il présente cependant des variantes : bien plus intéressant est un témoignage de Verrius Flaccus mentionnant comme source un Lutatius, sans doute le consul de 102, qui pourrait avoir été aussi utilisé par Cicéron et par Denys. Curieusement, on ne trouve pas trace du miracle du lituus chez les historiens de Rome avant Plutarque dont deux passages, certainement empruntés directement à Denys, apportent des informations données par ce dernier mais négligées par son abréviateur. Les intentions conduisant au rapprochement entre les deux anecdotes apparaissent alors : la redécouverte du lituus de Romulus, qui prend sens dans la période augustéenne, devient le signe d’un salut éternel de l’Vrbs sous la protection des dieux.

9La transition se fait aisément avec une troisième partie intitulée « Les Romains et le modèle grec ».

  • 3 Sur les liens de la gens Fabia avec Apollon, on peut consulter aussi Enrico Montanari, Nomen Fabium(...)

10Paul Marius Martin (« Fabius Pictor, l’oracle de Delphes et la chute des Tarquins », p. 129-141) part de la période médio-républicaine pour remonter aux premiers temps de Rome à travers les récits de quatre ambassades envoyées à Delphes. L’examen de celle de Fabius Pictor après Cannes lui permet de livrer une interprétation nouvelle du mot lasciuia en Liv. 23, 11, 3 : l’oracle mettrait en garde contre un retour de généraux démagogues, incompétents ou imprudents, ce qui pourrait viser par anticipation les Scipions. Cette interprétation emporte mon adhésion : de manière identique et cohérente, dans les livres 21 et 22, Tite-Live (ou sa source, qui peut être Fabius Pictor, patricien et parent du Cunctator) met en cause les généraux et magistrats plébéiens dans les défaites qui ont marqué le début de la guerre d’Hannibal. Une seule réserve, minime : en 216, l’oracle ne répond pas à la question sur la fin des défaites (il dit que la victoire sera romaine, sans préciser dans quel délai) ; cette réponse n’est apportée que lors de l’ambassade de 204 (Liv. 29, 10, 6 uictoriam… adesse populo Romano), année aussi où le Cunctator blâme le comportement de Scipion. Séduisante également la vision d’un Fabius Pictor qui, « évincé politiquement et religieusement de l’apollinisme delphique (prendrait) sa revanche par l’écriture de l’histoire » : ainsi serait-il à l’origine du « doublon delphique » qui s’ajoute à la consultation des haruspices sur le prodige du lac d’Albe, en 396, et aurait-il « fabriqué » l’ambassade de 510. Dévot d’Apollon, il a dû considérer que ce dieu aurait permis le redressement de Rome face à Hannibal, grâce à Fabius Maximus, puis, avec une « conception analogique de l’histoire », voir rétrospectivement cette protection dans des moments critiques antérieurs et d’autres duces fatales3.

11Même s’ils mêlent légende et histoire, les Parallela Minora utilisent aussi parfois des auteurs « fiables » et peuvent apporter des informations sur l’écriture de l’histoire. C’est ce que cherche à montrer Marianna Scapini (« Sacrifices de Jeunes Vierges, d’Euripide aux Parallela Minora : origine et fonction d’une légende dans la tradition historiographique romaine », p. 143-164) en étudiant l’épisode du sacrifice de sa propre fille que dut consentir le consul L. Caecilius Metellus pendant la première guerre punique, afin qu’Hestia lui permît de naviguer vers Panormos et d’y vaincre les Carthaginois ; la déesse substitua une génisse à la jeune fille dont elle fit une prêtresse à Lavinium. Le Pseudo-Plutarque établit un parallèle avec Iphigénie. La source mentionnée, un certain Pythoclès, serait, d’après certains, inventée. Différents exemples montrent qu’existaient des parallèles entre certains rois grecs et Agamemnon, notamment à propos de sacrifices semblables à celui d’Iphigénie. Dans le cas de Metellus, s’agit-il d’une invention du Pseudo-Plutarque ou d’une manipulation plus ancienne ? La biographie de Pompée, lié au clan des Metelli par trois mariages, offre des indices ; un parallèle, décelable sur plusieurs points, entre Metellus et lui a pu être élaboré dans un environnement pro-pompéien dans la première moitié du ier siècle av. J.-C., pour des raisons de propagande. La source de cette réinterprétation philo-pompéienne de l’histoire de Metellus est cependant impossible à identifier.

12Si Bernard Mineo (« Archéologie du récit livien de la prise de Rome par les Gaulois », p. 165-202) revient sur un épisode souvent étudié, c’est pour confronter ce récit et celui d’Hérodote sur la prise d’Athènes par les Perses en 480 : un examen des motifs similaires conduit à penser que certains ont été introduits ou présentés de manière à imposer le parallèle. Quelques approximations – mais n’est-ce pas le risque dans ce genre d’étude ? – ; ainsi, les comportements « justes » attribués à Aristide et à Camille sont-ils de nature différente : aequitas pour le premier, fides pour le second. L’important est que la cohérence de ce faisceau de ressemblances est convaincante. Timée semble avoir été le premier à esquisser des parallèles entre des événements concernant l’hellénisme occidental et l’hellénisme oriental. Plus que dans des archives romaines incomplètes, Fabius Pictor a dû puiser ses informations dans des sources grecques ; affirmant, comme Timée, le caractère hellénique de Rome, il a adopté des schémas narratifs grecs, notamment, sans doute, en établissant des parallèles. Mais la perte de son récit fait que, sur l’éventuelle origine fabienne de motifs communs aux prises d’Athènes et de Rome, on ne dispose que de fragiles indices, habilement décelés par B. Mineo. Je doute cependant que le jeune Quintus Fabius « tête brûlée » soit à identifier avec le Cunctator, entre autres parce que cette hypothèse est en contradiction avec Plut., Fab. 1, 4-5. Si des Annalistes, d’Ennius, de Caton, de Polybe, rien ne peut être conclu, Cornelius Nepos et Cicéron ont pu jouer un rôle dans le rapprochement entre Aristide et Camille. Mais c’est chez Diodore qu’apparaît pour la première fois le parallèle entre les deux sièges. Y manquent certains motifs de la version livienne (dont le rôle de Camille) et l’on note des divergences : si, pour nous du moins, tous ses éléments ne se présentent pas avant Tite-Live, ce parallèle ne constitue pas le seul souci du Padouan, qui a sa propre logique dialectique et, à travers les différents représentants des Fabii, illustre les évolutions de l’Vrbs. Surtout, rapprocher Camille d’Aristide permet de célébrer les vertus prêtées à Auguste : programme plutôt que propagande. Une enquête fouillée où se reconnaît la perspicacité de l’auteur de Tite-Live et l’histoire de Rome.

13Resserrant le cadre, la dernière partie porte sur « Un cas d’étude : le tribunat de la plèbe ». Attilio Mastrocinque (« Les premiers tribuns de la plèbe et les auspices », p. 205-217) commence par une remarque qui pourrait valoir pour l’écriture de l’histoire en général : « la tradition sur les origines [est] le produit d’une réinterprétation continue projetant sur le passé les problématiques du présent ». Il étudie ici la vision que proposent les écrivains des iie et ier siècles des premières élections de tribuns au ve. Plusieurs auteurs anciens attribuent cette élection aux comices tributes, avec, ajoute Asconius, une prise d’auspices. Or les Modernes, pour qui les plébéiens n’avaient pas alors le droit d’auspices, suivent sur ce point Cicéron qui ne pouvait admettre qu’il y eût des auspices tribuniciens : quand l’entente entre les tribuns, le Sénat et les consuls fut rompue, à l’époque des Gracques, les partisans des optimates présentèrent différemment le tribunat des origines. On a là une trace parmi d’autres de manipulation de la tradition. À la même époque, la divination devint un moyen de faire obstacle à la politique des tribuns. Toute étude des institutions romaines doit s’appuyer aussi sur le point de vue des populares.

14Thibaud Lanfranchi à la fois élargit le propos et restreint le corpus pour s’intéresser à « La plèbe romaine du début de la République chez Denys d’Halicarnasse » (p. 219-232), en étudiant dans son contexte le lexique désignant la plèbe dans les livres V à VII. Dans le récit, Denys utilise, pour parler des plébéiens, des termes évoquant la masse et la pauvreté ; dans les discours (notamment sur la question des dettes) s’ajoute la notion de sédition, puis, avec les propos prêtés à Ap. Claudius en 495, la métaphore de la partie malade de la cité. L’année suivante, lors de la sécession, Agrippa Menenius, partisan du compromis, appelle la plèbe « peuple », quand Ap. Claudius utilise toujours des termes durs, comme il le fait plus tard pendant le procès de Coriolan. Par la suite, les discours continuent de présenter les accusations les plus violentes à l’égard des tribuns. Plus largement, s’y expriment aussi les remarques sur le régime politique. Denys a compris que la place de la plèbe est un facteur déterminant dans la stabilité et la nature du régime ; les discours illustrent sa thèse de la résolution des conflits par la parole. Le risque, à ses yeux, était que la constitution aristocratique de Rome dérivât vers une oligarchie ; mais de ces luttes naquit une constitution « mixte ».

15Avec « La question des dettes aux premiers temps de la République romaine : un exemple d’élaboration historiographique, entre analogie historique et emprunt aux schémas soloniens » (p. 233-252), Nicolas Meunier s’attache à la mise en scène narrative. Dans les mentions liviennes de la question apparaissent deux groupes, le premier avant la sécession de la plèbe, le second au cours des dix ans avant les lois licinio-sextiennes ; une mesure isolée abolit un peu plus tard le nexum. Cette répartition permet une alternance de phases de discorde et de concorde, fondamentale dans l’historiographie romaine. Cent ans et plus, sans mention de la question des dettes, séparent les deux groupes. Chacun des deux commence avec l’exemplum d’un centurion débiteur, invention littéraire ; mais, au-delà de cette dramatisation, la mise en scène narrative revient à l’image traditionnelle d’une plèbe soumise à des passions, portée au désordre et aux excès. Ce schéma établit un lien entre les deux groupes et fournit une grille de lecture. Divers autres schémas sont ensuite identifiés, regroupés selon la magistrature exercée par les instigateurs des mesures et revendications. Pour les tribuns, deux schémas s’opposent : mise en danger de l’État par une défense des intérêts particuliers ; correction d’une injustice dans l’intérêt commun. Trois pour les consuls : souci du bien commun chez un consul ; opposition, chez un autre, à toute mesure favorable à la plèbe ; action commune des deux pour améliorer la situation des débiteurs. Le priuatus M. Manlius Capitolinus est successivement présenté comme exemple à suivre (pendant le siège gaulois) et à éviter (un patricien qui aspire à la tyrannie et s’appuie sur la plèbe). Au conflit vertical entre les ordres se superpose un conflit horizontal à l’intérieur du patriciat. De tels schémas ont pu être inspirés aux Annalistes et à Tite-Live par les luttes de la République tardive entre optimates et populares, mais aussi par l’histoire grecque : l’historiographie romaine n’aurait-elle pas anticipé de plus d’un siècle le problème des dettes afin d’établir un parallèle avec l’Athènes de Solon ? L’hypothèse mérite attention.

16La conclusion, rédigée par Thierry Piel (p. 253-258), ne constitue pas une synthèse mais pallie l’absence de résumés des contributions.

17L’indéniable cohérence thématique de l’ouvrage eût été encore plus manifeste si des renvois internes avaient été ménagés, utiles surtout quand les études en question sont rangées dans deux parties différentes : ainsi entre celle de B. Mineo et celles d’E. Caire (voir p. 196 bas) ou de M. Humm.

  • 4 Notamment p. 117, l. 10, lire quod et non quo ; p. 131, l. 4 lire exsecutum ; p. 193, n. 27, ajoute (...)

18La présentation d’ensemble est soignée, même si certaine contribution aurait pu faire l’objet d’une meilleure relecture. Quelques rares coquilles4. On peut regretter l’absence d’indices, mais aussi d’une bibliographie générale (d’autant plus que cinq des onze auteurs seulement proposent une bibliographie propre) ; ce dernier défaut est particulièrement sensible quand il entraîne l’usage des malcommodes op. cit. et ibid. Il eût été bon d’harmoniser l’orthographe adoptée pour les mots latins (parfois variable dans une même contribution), le traitement des citations et la notation de leur référence. L’essentiel est cependant que nous avons là un ouvrage digne de retenir l’attention de qui s’intéresse aux premiers siècles de Rome, mais aussi à l’écriture de l’histoire de manière générale : il montre bien notamment que la question des sources ne se limite pas au contenu factuel mais porte aussi sur les aspects méthodologique, conceptuel, voire idéologique.

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Notes

1 Il paraît vingt-cinq ans après la table ronde de Paris (3-5 mai 1990) La Rome des premiers siècles. Légende et histoire (actes publiés à Florence en 1992).

2 Sur Douris (cf. n. 10, p. 89), ajouter (non paru à la date du colloque) Valérie Naas & Mathilde Simon (dir.), De Samos à Rome. Personnalité et influence de Douris, Presses universitaires de Paris Ouest, 2015.

3 Sur les liens de la gens Fabia avec Apollon, on peut consulter aussi Enrico Montanari, Nomen Fabium, Lecce, 1973, p. 137-145 = Roma. Momenti di una presa di coscienza culturale, Rome, 1976, p. 176-183 (voir cependant les remarques de Paul François, « Sacrorum causa. Sur le retour à Rome de Fabius Cunctator en 217 », dans J. Champeaux et M. Chassignet (dir.), Aere perennius, Hommage à Hubert Zehnacker, Paris, Pr. Univ. Paris-Sorbonne, 2006, p. 165-184 [p. 177]).

4 Notamment p. 117, l. 10, lire quod et non quo ; p. 131, l. 4 lire exsecutum ; p. 193, n. 27, ajouter « a. C. » après « 386 » et corriger l’année de publication (1984) ; p. 232, n. 1, l. 7 du bas lire « vie-ive siècle ».

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Pour citer cet article

Référence papier

Paul François, « Bernard Mineo et Thierry Piel (éd.), Les premiers temps de Rome, vieiiie siècle av. J.-C. La fabrique d’une histoire »Pallas, 105 | 2017, 361-366.

Référence électronique

Paul François, « Bernard Mineo et Thierry Piel (éd.), Les premiers temps de Rome, vieiiie siècle av. J.-C. La fabrique d’une histoire »Pallas [En ligne], 105 | 2017, mis en ligne le 30 novembre 2017, consulté le 25 mai 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/8717 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/pallas.8717

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Auteur

Paul François

Université Toulouse Jean Jaurès – PLH-CRATA

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