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Étudier les terres cuites antiques aujourd'hui. Nouvelles approches, nouveaux outils
4. Restaurer et conserver les terres cuites. Perspectives d'études coroplathiques

Perspectives d’études coroplathiques : le projet TERRAEGYPT

Perspectives on coroplastic studies: the TERRAEGYPT project
Estelle Galbois
p. 159-168

Résumés

Les études sur les figurines de terre cuite fabriquées dans l’Antiquité constituent un champ de recherche en plein développement (on parle désormais des Coroplastic Studies). Le projet TERRAEGYPT s’intéresse plus spécifiquement aux statuettes moulées en creux produites en Égypte, entre le ive s. avant J.-C et le ive s. après J.-C. Beaucoup de musées en France comme à l’étranger en possèdent, mais seules les collections prestigieuses ont fait l’objet de catalogues (comme celles du Musée du Louvre ou du British Museum pour ne citer que ces deux exemples). De ce point de vue, les collections régionales françaises demeurent largement méconnues, tant des spécialistes que du grand public, alors qu’elles offrent des opportunités d’analyses de première importance. Elles sont aussi des témoignages précieux de l’histoire du collectionnisme en France. L’ambition est ici de proposer une étude globale des collections de terres cuites conservées à Auch, Cahors et Toulouse. Plusieurs axes seront développés : la matérialité des objets, l’iconographie et la typologie de ces artefacts, la genèse des collections (collectionneurs, provenance des figurines lorsqu’elle est connue, modes d’acquisition et marché de l’art de la fin du xixe s. au début du xxe s.), ainsi que l’évolution des modes d’exposition dans les musées.

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Texte intégral

Introduction

  • 1 L’équipe est constituée de François Baleux (UMR TRACES), Chantal Brouca-Cabarrecq (CEMES (...)

1Les différentes communications et les échanges qui ont eu lieu lors de ce workshop ont été déterminants dans l’élaboration du projet TERRAEGYPT dédié aux terres cuites de l’Égypte gréco-romaine. Ce projet interdisciplinaire, financé par la MSHS-T avec la participation de l’équipe PLH-CRATA, porte sur les terres cuites de l’Égypte gréco-romaine dans les collections publiques du Sud-Ouest de la France. Faisant dialoguer sciences des matériaux et sciences humaines, il rassemble des archéologues, des historiens de l’art, des spécialistes de la caractérisation des matériaux et de la modélisation 3D, ainsi que des conservateurs de musées1. TERRAEGYPT a une double ambition : d’une part, l’étude des collections de terres cuites conservées dans des musées d’Occitanie, plus précisément de l’ancienne région Midi-Pyrénées, d’autre part, la valorisation de ce patrimoine muséal largement méconnu tant des chercheurs que du grand public.

  • 2 Catalogue supplémentaire du Musée de Cahors, 1886, p. 8, n° 115-116.
  • 3 Ibid., p. 8, n° 135 et p. 9, nos 143 et 145.
  • 4 Il est l’auteur de plusieurs articles publiés dans le Bulletin de l’Institut d’Égypte : (...)
  • 5 La liquidation de la Daïrah Saniekh eut lieu en 1904-1905. Dans les archives d (...)
  • 6 Sur ce point, Durranteau, 2022.

2Quelque 54 figurines font partie des collections du musée des Jacobins d’Auch, du musée Henri Martin de Cahors et du musée Saint-Raymond de Toulouse (ou MSR). Ces collections ont été formées à la fin du xixe s – début du xxe s. Les cinq figurines du musée de Cahors proviennent des collections de Léon Bouteron2 et de Jules-Ferdinand Gay-Lussac (1847-1920)3. Si l’on ne sait rien du premier, nous disposons en revanche de quelques informations sur le second. Fils de Louis-Joseph Gay-Lussac et petit-fils célèbre physicien et chimiste, il fut ingénieur de formation. Membre de l’Institut d’Égypte, il fut chargé, de 1885 à 1899, des problèmes d’agriculture4. Il passa une partie de sa vie en Égypte ou il fût contrôleur français de la Daïrah Sanieh, et donc des terres et sucreries du khédive5. Il vécut au Caire et fut amené à se déplacer régulièrement sur le territoire égyptien pour surveiller la bonne marche des différentes sucreries. Par ailleurs, il fut un ami très proche de Gaston Maspero, qui le cite à plusieurs reprises dans sa correspondance avec sa femme. Sa collection, ainsi que celles de son épouse, de son beau-père, Félix Mazuc, inspecteur général des finances de l’Égypte, et de sa belle-mère, furent données au musée de Cahors. Bien qu’il fût élevé à la dignité de pacha par le khédive, Jules Gay-Lussac ne porta jamais ce titre. À son retour en France, il fit rénover un château au Landeix, commune de Saint-Léonard de Noblat (Haute-Vienne), où il fit aménager une pièce mauresque. Sa collection fut constituée par des achats auprès de la population égyptienne ou en salle des ventes au Caire6.

  • 7 Sur la vie et les travaux de Charles Palanque, consulter : Meurice 2011. On so (...)

3Les figurines d’Auch font partie de la collection de Charles Palanque (1865-1909). Ce dernier, membre de la Société archéologique du Gers, fut également égyptologue7. Il a fouillé à Abou Rawasch, non loin du Caire, à Baouit, en Moyenne-Égypte, ainsi qu’à Assiout, en Haute-Égypte.

  • 8 Voir la notice en ligne rédigée par Florence Calament : https://www.inha.fr/fr (...)
  • 9 Je remercie vivement Caroline Thomas, Conservateur du patrimoine, Département des Antiqu (...)

4Enfin, le MSR accueille en son sein un dépôt du Louvre depuis 1969 constitué notamment de figurines provenant du site d’Antinoé (Moyenne-Égypte), fouillé par Albert Gayet (1856-1916)8. Un dépôt initial par décret du 11 janvier 1921 à la Faculté de Lettres de Toulouse était composé de 71 œuvres issues des réserves des Musées Nationaux et provenant des fouilles d’Antinoé (66) et d’Éléphantine (5). Avec l’accord de la direction des Musées de France, 39 objets issus des fouilles d’Antinoé ont été transférés en juin 1969 au musée Saint-Raymond, qui en est devenu le dépositaire, et ont été dotés d’un numéro de dépôt du type D. 69.2.X (dont les figurines qui nous occupent). Les récolements effectués en 1969, 2002 et 2021 n’ont pas permis de retrouver 21 objets du dépôt provenant d’Antinoé, parmi lesquels 5 figurines de terre cuites. Nous ne disposons pour celles-ci d’aucune photographie et nous ne savons rien de leur iconographie9.

  • 10 Picaud, 2003, (p. 90-95, notices n° 170-185).
  • 11 Voir Ballet, Mész, 2013, p. 381, n° 278 et p. 383, n° 282.

5Les terres cuites d’Auch, de Cahors et de Toulouse sont pour l’essentiel inédites. Celles de Cahors sont évoquées dans des catalogues édités en 1883, 1886 et 1916 ; elles ne font l’objet que de mentions laconiques et ne sont pas illustrées. Les figurines du MSR ont été publiées dans le catalogue d’exposition Périple méditerranéen. Antiquités d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient au Musée Saint-Raymond (2003), où elles sont brièvement décrites10. Plus récemment, l’Harpocrate à la massue (D.69.2.84) et l’Harpocrate assis « à l’égyptienne » tenant un pot (D.69.2.283) ont été commentés dans l’ouvrage Antinoé. Momies, textiles, céramiques et autres antiques : envois de l’État et dépôts du musée du Louvre de 1901 à nos jours (2013)11. Les figurines du musée d’Auch n’ont pas encore été étudiées.

1. Présentation de la méthodologie

  • 12 Catalogue supplémentaire du Musée de Cahors, 1886, p. 8, n° 116. Inv. E212. Po (...)

6Le projet TERRAEGYPT privilégie avant tout l’étude matérielle des terres cuites, même s’il accorde évidemment une place non négligeable à l’iconographie. En effet, certaines identifications nous apparaissent aujourd’hui fantaisistes, à l’exemple d’une figurine représentant un satyre portant une chèvre sur les épaules, interprétée comme une « Tête de femme couronnée de deux tours et portant une antilope sur les épaules »12 (fig. 1).

Fig. 1. Satyre portant une chèvre sur ses épaules. Musée Henri-Martin de Cahors. © M. Perraud

Fig. 1. Satyre portant une chèvre sur ses           épaules. Musée Henri-Martin de Cahors. © M. Perraud

7La première étape de ce projet portera sur l’examen direct de ces objets, à l’œil nu et à la binoculaire. Après avoir rassemblé les données muséographiques propres à chaque objet (numéro d’inventaire, état de conservation de l’objet, dimensions, lieu de provenance quand il est connu, proposition de datation), le travail consistera donc à :

  • relever et analyser de la manière la plus fine possible les caractéristiques techniques relatives à la fabrication de ces artefacts selon un protocole défini. Il s’agira alors de préciser :
    • l’état de conservation des documents plastiques ;
    • la nature des moules utilisés : matériaux (terre cuite ou plâtre), type de moule (univalve, bivalve, trivalve, à pièces), état du moule (bonne ou mauvaise facture déterminée en fonction du relief), reprise à l’outil ;
    • la nature et la qualité de l’argile ;
    • les gestes techniques (estampage dans le moule ; assemblage des parties ; reprises à l’outil) (fig. 2) ;
    • les traitements de surface (couche préparatoire de couleur blanchâtre et polychromie) ;
    • les défauts de fabrication (coups de spatule involontaire).

Fig. 2. Vue du « boudin » interne formé pour consolider la jonction des deux parties moulées. Harpocrate assis au pot. Musée Saint-Raymond de Toulouse. © M. Perraud

Fig. 2. Vue du « boudin » interne formé pour           consolider la jonction des deux parties moulées. Harpocrate assis au           pot. Musée Saint-Raymond de Toulouse. © M. Perraud
  • décrire la statuette de la façon la plus précise et objective possible
  • photographier les figurines sous différents angles pour accompagner les fiches d’inventaire. Une photographe, rompue à la prise de vue du mobilier archéologique, réalisera la couverture photographique systématique de la totalité des figurines conservées dans les musées d’Auch, de Cahors et de Toulouse. Sur les clichés, les terres cuites seront accompagnées d’une échelle graduée qui donnera leur échelle de grandeur (fig. 3). Les photographies serviront de supports visuels dans le cadre de la recherche documentaire des objets, en particulier dans l’enquête iconographique. Ces images, facilement échangeables et consultables numériquement, constitueront un formidable potentiel informationnel13.

Fig. 3. Tête du dieu Harpocrate, relief émoussé. Musée Saint-Raymond de Toulouse. © M. Perraud

Fig. 3. Tête du dieu Harpocrate, relief           émoussé. Musée Saint-Raymond de Toulouse. © M. Perraud
  • recourir à la numérisation 3D. Dans le cadre de cette enquête, nous aurons recours à la photogrammétrie, ce qui permettra de restituer de manière extrêmement précise les surfaces en « 3D »14. Le recours à ces outils, sous-employés pour les études coroplathiques en général, et pour les terres cuites égyptiennes en particulier15, rendra possible le relevé de détails techniques (traces d’outils, de gestes ou traitement des surfaces) qui échappent à l’œil et à notre cerveau. Ces nouvelles technologies, seront tout à fait utiles pour reconstituer les procédés de création des objets et les savoir-faire des Anciens. Loin d’être des outils servant uniquement à modéliser les objets, ils sont une aide précieuse à la production des connaissances et jouent un rôle de premier plan dans l’archéologie du geste16. En plus d’enregistrer et de conserver les données, ils permettent la restitution de parties manquantes dans le cadre d’une analyse comparative entre différents documents plastiques appartenant à la même série. Par ailleurs, la modélisation de ces figurines donnera la possibilité de créer des référentiels échangeables et consultables numériquement, ce qui rendra bien des services aux chercheurs. Enfin, la modélisation 3D est un outil de valorisation des collections, qui peut être un formidable levier pour toucher le grand public.
  • caractériser les matériaux constitutifs des terres cuites : argile, apprêt, matières colorantes. Bien que les questions liées à la matérialité de ces artefacts ne soient pas complètement évacuées (les publications proposent systématiquement une description basée sur l’observation directe de la pâte, des pigments et de la technique employés), elles restent largement inexplorées. Il est vrai qu’il est extrêmement difficile, pour des raisons diverses, d’engager des analyses en laboratoire sur du matériel de fouilles ou des objets de collection en Égypte. On signalera néanmoins les investigations en cours de Valérie Pichot (Centre d’Études Alexandrines) sur des figurines provenant de l’île de Maréa17, située sur la rive méridionale du lac Mariout à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest d’Alexandrie18. Dans ces conditions, on saisit tout l’enjeu à étudier les terres cuites des collections françaises, peu connues, en région notamment, et relativement accessibles. L’analyse en laboratoire des pigments d’une figurine provenant du site d’Antinoé, conservée au musée de Grenoble, a ainsi permis de révéler la nature exacte des pigments, liants et colorants utilisés pour décorer l’objet. La palette des matériaux employés constitue en outre une forme indirecte de datation de la polychromie de ces pièces, car celle-ci a évolué au cours du temps19.
    Une terre cuite du MSR figurant le dieu-enfant Harpocrate a fait l’objet d’une analyse récente en laboratoire (fig. 3)20. Deux techniques non invasives ont été utilisées par C. Brouca-Cabarrecq, P. Sciau et S. Moyano du CEMES (Centre d’élaboration de matériaux et d’études structurales) : la spectroscopie Raman21 (fig. 4) et la diffraction des RX22 (fig. 5). Les investigations ont montré que les pigments contiennent de l’hématite et du gypse. Ces premiers résultats se sont révélés encourageants d’autant que les pigments conservés sont infimes. La pâte comporte notamment des inclusions de micas et de quartz, ce qui est caractéristique des pâtes alluviales.
    Les analyses effectuées dans des laboratoires sur le matériel céramique permettent de caractériser les pâtes et d’en connaître leur provenance, et par extension, d’identifier des zones de production. Si de telles analyses sont plus systématiques pour les céramiques23, elles sont encore peu fréquentes pour les terres cuites. Engager des analyses d’argile ou de pâtes à partir des collections régionales, permettra d’établir des référentiels que l’on pourra ensuite comparer aux référentiels existants sur les pâtes utilisées pour fabriquer les vases. De même, les analyses des apprêts et des matières colorantes utilisés dans les traitements de surface viendront enrichir nos connaissances sur la palette chromatique utilisée par les peintres des terres cuites de l’Égypte gréco-romaine. Ces informations seront mises en perspective avec les analyses menées sur des terres cuites de Béotie et d’Asie Mineure, pour comparer les techniques mises en œuvre et les matériaux mobilisés. Enfin, nous comparerons nos données avec celles obtenues dans le cadre du programme de recherche APPEAR24, dédié à l’étude matérielle des portraits dits du Fayoum25, pour ce qui relève de la polychromie.

Fig. 4. Prise de vue d’une terre cuite placée dans une tente de prise de vue. © E. Galbois

Fig. 4. Prise de vue d’une terre cuite placée           dans une tente de prise de vue. © E. Galbois

Fig. 5. Analyse de la tête du dieu Harpocrate par spectroscopie Raman. © P. Sciau

Fig. 5. Analyse de la tête du dieu Harpocrate           par spectroscopie Raman. © P. Sciau

Fig. 6. Analyse de la tête du dieu Harpocrate par diffraction des rayons X. © P. Sciau

Fig. 6. Analyse de la tête du dieu Harpocrate           par diffraction des rayons X. © P. Sciau
  • documenter les œuvres. La phase d’acquisition des données sera suivie d’une phase analytique. Il s’agira d’étudier l’iconographie de ces objets spécifiques et dans la mesure du possible d’établir des parallèles avec des terres cuites conservées dans d’autres musées ou publiées dans les rapports de fouilles, même s’il est vrai que ce type de mobilier n’a pas fait l’objet d’un recensement systématique de la part des fouilleurs.

2. Restitution des données : la mise en place d’une eidolothèque26

  • 26 Je remercie vivement Arthur Muller qui a suggéré ce nom : l’eidôlon insistant sur la not (...)
  • 27 https://documentation.huma-num.fr/nakala/

8Toutes les données recueillies dans le cadre de ce projet seront consignées dans une base de données (ou eidolothèque) sur Nakala, « un service d’Huma-Num permettant à des chercheurs de partager, publier et valoriser tous types de données numériques documentées (fichiers textes, sons, images, vidéos, objets 3D, etc.) dans un entrepôt sécurisé afin de les publier en accord avec les principes du FAIR data (Facile à trouver, Accessible, Interopérable et Réutilisable) »27. Tous les objets étudiés dans le cadre de ce programme de recherche seront donc consignés dans la base de données, associant une fiche technique, une description des pièces, une couverture photographique complète, des images en « 3D », ainsi qu’une bibliographie. Un tel outil, inédit pour les terres cuites d’Égypte, donnera aux chercheurs la possibilité de confronter leurs objets d’études avec ce corpus, et donc d’optimiser les enquêtes. Cette documentation, appelée à s’enrichir au fil des recherches portant sur ce matériel, sera aussi accessible au plus grand nombre, dans une logique de valorisation du patrimoine régional.

Conclusion et perspectives

9Ce projet de recherche vise à apporter de nouveaux outils d’analyse, à la fois méthodologique et technique, au service d’une meilleure connaissance des terres cuites conservées dans les musées régionaux et de façon plus large de la coroplathie de l’Égypte gréco-romaine. La grande accessibilité de ces collections en facilitera l’étude et rendra possible la création de référentiels utiles pour les chercheurs et les conservateurs qui s’intéressent à ce type d’artefact au niveau national comme international. Le projet TERRAEGYPT permettra, enfin, de jeter les fondements d’un programme de recherche plus ambitieux d’exploration et de cartographie des collections françaises et européennes de terres cuites moulées en creux façonnées en Égypte à la période gréco-romaine.

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Bibliographie

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Baleux, F. et Calastrenc, C., 2019, La photogrammétrie de petits objets archéologiques : acquisition, modèle 3D, produits dérivés, ArchéOrient - Le Blog, 31 mai 2019, [En ligne] https://archeorient.hypotheses.org/12064

Ballet, P. et Mész, L., 2013, Figurines en terre cuite, dans Y. Lintz et M. Coudert (dir.), Antinoé : momies, textiles, céramiques et autres antiques : envois de l’État et dépôts du musée du Louvre de 1901 à nos jours, Paris, p. 379-397.

Desprès-Lonnet, M., 2014, La photographie de travail dans les recherches en archéologie : un objet hybride entre prise de note informelle et compte rendu normé, Sciences de la société [En ligne], 89 | 2013, mis en ligne le 31 janvier 2014, consulté le 01 mars 2022.
URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/sds/253 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/sds.253

Durranteau, T., 2022, Canne à sucre et sarcophage, itinéraire de Périchon-Bey (1860-1929), un ingénieur au pays des pharaons, Les Ardents éditeurs.

Gunia, P., Baher, A. et Möller, H., 2012, Ceramalex – ein Datenbankprojekt zur Erschließung hellenistischer und römischer Fundkeramik aus Ägypten, KuBA 2, p. 253-262.

Meurice, C., 2011, La parenthèse égyptienne de Charles Palanque (1865-1909), Bulletin de la Société Archéologique, Historique, Littéraire et Scientifique du Gers 399, p. 64-78.

Mulliez, M., 2020, Geste, matière et numérique, In Situ [En ligne], 42, mis en ligne le 12 juin 2020, consulté le 13 janvier 2021. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/insitu/28367 ;
DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/ 10.4000/insitu.28367

Pagès-Camagna, S., 2012, La polychromie du matériau céramique, dans F. Calament, R. Eichmann et C. Vendries (éd.), Le luth dans l’Égypte byzantine. La tombe de la ‘Prophétesse’ d’Antinoé au musée de Grenoble, Orient Archäologie, Studien zur Musikarchäologie VIII, Berlin, p. 34-38.

Pagès-Camagna, S. et Guichard, H., 2010, Egyptian colours and pigments in French collections: 30 years of physicochemical analyses on 300 objects, dans J. Dawson, C. Rozeik et M. M. Wright (éd.), Decorated Surfaces on Ancient Egyptian Objects. Technology, Deterioration and Conservation, Cambridge, 6-9 September 2007, Londres, p. 25-31.

Picaud, S., 2003, Les figurines égyptiennes aux époques hellénistique et romaine, dans D. Cazes (dir.), Périple méditerranéen. Antiquités d’Afrique du Nord et du Moyen Orient au musée Saint-Raymond, musée des Antiques de Toulouse, p. 90-95.

Pichot, V., 2010, Marea Peninsula. Occupation and workshop activities on the shores of Lake Mariout in the work of the Centre d’Études Alexandrines (CEAlex, CNRS USR 3134), dans L. Blue et E. Khalil (éd.), Lake Mareotis. Reconstructing the past, Proceedings of the International Conference on the Archaeology of the Mareotic Region held at Alexandria University, Egypt 5th-6th April 2008, University of Southampton Series in Archaeology 2,
BAR S2113, Oxford, p. 57-66.

Pichot, V., Vallet, J.-M., Bouillon, N., Guillon, O. et Pomey, M., 2020, Matières colorantes de l’Alexandrie hellénistique : de la fouille au laboratoire, dans M.-T. Dinh-Audouin, D. Olivier et P. Rigny (éd.), Chimie et Alexandrie dans l’Antiquité, Colloque de la Maison de la Chimie, 12-13 février 2019, Fondation de la Maison de la Chimie, Paris, p. 125-144.

Svoboda, M. et Cartwright, C., éd., 2020, Mummy Portraits of Roman Egypt: Emerging Research from the APPEAR Project, J. Paul Getty Museum, Los Angeles.

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Notes

1 L’équipe est constituée de François Baleux (UMR TRACES), Chantal Brouca-Cabarrecq (CEMES), Carine Calastrenc (UMR TRACES), Pascal Capus (Toulouse, musée Saint-Raymond), Sophie Corré (MSHS-T/CNRS), Mathias Fernandes (Archéosite de Montans), Fabien Ferrer-Joly (Auch, musée des Jacobins), Estelle Galbois (PLH-CRATA), Sabine Maggiani (Cahors, musée Henri Martin), Milena Perraud (PLH-CRATA), Vincent Rondot (Paris, musée du Louvre), Philippe Sciau (CEMES) et Caroline Thomas (Paris, musée du Louvre).

2 Catalogue supplémentaire du Musée de Cahors, 1886, p. 8, n° 115-116.

3 Ibid., p. 8, n° 135 et p. 9, nos 143 et 145.

4 Il est l’auteur de plusieurs articles publiés dans le Bulletin de l’Institut d’Égypte : « Du sol égyptien » (1886) ; « Quelques observations sur l’emploi des engrais en Égypte » (1888) et « Coup d’œil rétrospectif sur l’agriculture et l’industrie en Égypte au xixe siècle » (1899).

5 La liquidation de la Daïrah Saniekh eut lieu en 1904-1905. Dans les archives départementales de la Haute-Vienne est conservée une copie du décret égyptien mettant fin aux fonctions de
Jules-Ferdinand (8 avril 1906).

6 Sur ce point, Durranteau, 2022.

7 Sur la vie et les travaux de Charles Palanque, consulter : Meurice 2011. On soulignera l’intérêt de l’archéologue pour les terres cuites qui a rédigé un article sur les figurines coptes : Notes sur quelques jouets coptes en terre cuite, BIFAO 3, 1903, p. 97-103, pl. I-II.

8 Voir la notice en ligne rédigée par Florence Calament : https://www.inha.fr/fr/ressources/publications/publications-numeriques/dictionnaire-critique-des-historiens-de-l-art/gayet-albert.html, consultée le 28.02.2022.

9 Je remercie vivement Caroline Thomas, Conservateur du patrimoine, Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre, en charge des collections de terres cuites, pour ces précieuses informations.

10 Picaud, 2003, (p. 90-95, notices n° 170-185).

11 Voir Ballet, Mész, 2013, p. 381, n° 278 et p. 383, n° 282.

12 Catalogue supplémentaire du Musée de Cahors, 1886, p. 8, n° 116. Inv. E212. Pour des parallèles voir Bailey, 2008, p. 104, nos 3374-3376, pl. 67-68.

13 Pour une réflexion sur les photographies prises par les archéologiques, voir : Desprès-Lonnet, 2013.

14 Pour une approche méthodologique de la modélisation 3D, on consultera : Baleux, Calastrenc, 2019.

15 Voir dans le présent volume, l’article de C. Caputo et A. Mandelli.

16 Mulliez, 2020.

17 Pichot et al., 2019, en particulier p. 131, fig. 10, p. 132, fig. 12 et p. 140-142.

18 Pichot, 2010.

19 Sur ce point voir les travaux de S. Pagès-Camagna, 2008 et S. Pagès-Camagna et H. Guichard, 2010.

20 MSR, inv. 28680. H. 5,8 cm ; L. 3 cm ; ép. 3,2 cm.

21 Spectromètre XploRa (Horiba). Les analyses ont été réalisées en utilisant un laser vert (532 nm) et les objectifs x50 et x100.

22 Diffractomètre D8 Discover (Bruker) équipé d’une microsource Co et d’un détecteur 2D (Vantec 500). Les mesures ont été réalisées en utilisant des collimateurs de 1 mm et 0,5 mm.

23 Voir notamment le projet Ceramalex. Ancient Pottery in Alexandria and its Chora. Gunia, Baher, Möller 2012.

24 Ancient Panel Painting: Examination, Analysis and Research.

25 Svoboda, Cartwright (éd.), 2020.

26 Je remercie vivement Arthur Muller qui a suggéré ce nom : l’eidôlon insistant sur la notion d’image, de représentation de quelque chose.

27 https://documentation.huma-num.fr/nakala/

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Table des illustrations

Titre Fig. 1. Satyre portant une chèvre sur ses épaules. Musée Henri-Martin de Cahors. © M. Perraud
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/docannexe/image/26591/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 203k
Titre Fig. 2. Vue du « boudin » interne formé pour consolider la jonction des deux parties moulées. Harpocrate assis au pot. Musée Saint-Raymond de Toulouse. © M. Perraud
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/docannexe/image/26591/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 308k
Titre Fig. 3. Tête du dieu Harpocrate, relief émoussé. Musée Saint-Raymond de Toulouse. © M. Perraud
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/docannexe/image/26591/img-3.jpg
Fichier image/jpeg, 126k
Titre Fig. 4. Prise de vue d’une terre cuite placée dans une tente de prise de vue. © E. Galbois
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/docannexe/image/26591/img-4.jpg
Fichier image/jpeg, 422k
Titre Fig. 5. Analyse de la tête du dieu Harpocrate par spectroscopie Raman. © P. Sciau
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/docannexe/image/26591/img-5.jpg
Fichier image/jpeg, 354k
Titre Fig. 6. Analyse de la tête du dieu Harpocrate par diffraction des rayons X. © P. Sciau
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/docannexe/image/26591/img-6.jpg
Fichier image/jpeg, 359k
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Pour citer cet article

Référence papier

Estelle Galbois, « Perspectives d’études coroplathiques : le projet TERRAEGYPT »Pallas, 121 | 2023, 159-168.

Référence électronique

Estelle Galbois, « Perspectives d’études coroplathiques : le projet TERRAEGYPT »Pallas [En ligne], 121 | 2023, mis en ligne le 13 février 2024, consulté le 21 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/26591 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/pallas.26591

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Auteur

Estelle Galbois

Maître de conférences en Histoire de l’art et Archéologie de l’Antiquité
Université Toulouse Jean Jaurès
PLH-CRATA, EA 4601

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