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Étudier les terres cuites antiques aujourd'hui. Nouvelles approches, nouveaux outils
3. Regards croisés sur les figurines de Tarse

Les figurines de Tarse. Partie II.
Étude technique : mise en œuvre du moulage et de la polychromie

The Tarsus’ figurines. Part II.
Technical study: implementation of moulding and polychromy
Clara Bernard et Julie Abbou
p. 113-127

Résumés

L’étude matérielle d’un corpus de vingt-deux figurines de Tarse a été menée en parallèle des analyses de pâte et de polychromie. Elle s’est basée sur des observations systématiques sous lumière du jour et lumière rasante, ainsi que sur l’imagerie ultraviolette et infrarouge. Les gestes techniques décelés sont particulièrement intéressants : si certains semblent propres à Tarse, d’autres pourraient peut-être nous fournir des indices sur l’organisation des ateliers à l’origine de cette production.

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Texte intégral

Introduction

  • 1 Nous avons volontairement extrait de notre synthèse deux figurines : Tarse 27, (...)

1Les 22 figurines du corpus ont fait l’objet d’observations sous lumière du jour et lumière rasante, mais également sous U.V. et I.R. grâce à l’imagerie scientifique réalisée au C2RMF. Des observations complémentaires sous stéréomicroscope Leica M80 ont également été effectuées pour documenter les vestiges de polychromie. Les matériaux constitutifs (terre cuite et polychromie), les traces de fabrication et les défauts qui en découlent ont ainsi été systématiquement étudiés. La méthodologie mise en place a permis l’élaboration de la présente synthèse1. Son objectif n’est pas de tirer des conclusions qui, à ce stade de la recherche, seraient prématurées. Elle vise plutôt à esquisser des pistes d’investigation et de réflexion qui devront être confirmées à l’avenir par l’étude d’un plus vaste corpus, issu notamment de fouilles récentes.

2La principale difficulté de cette étude fut de se défaire de notre regard contemporain et de tout jugement subjectif. Pour ce faire, notre argumentation s’appuie sur la prise en compte du rapport objectif geste technique / temps passé. En effet, plus le geste technique est complexe, plus le temps passé pour le réaliser est long : la figurine présente donc un niveau d’élaboration élevé. A contrario, si le geste est peu complexe et nécessite un temps réduit, le niveau d’exécution sera considéré comme simple. Ce rapport geste technique / temps passé peut être matérialisé de la manière suivante :

Remarques préliminaires

  • 2 Burn, L. et Higgins, R., Catalogue of Greek terracottas in the British Museum, (...)
  • 3 Burn, Higgins, 2001, p. 288.

3Quelques observations techniques sur les figurines de Tarse ont déjà été formulées par L. Burn et R. Higgins dans leur catalogue des figurines du British Museum2. Ainsi mentionnent-ils, à l’instar d’H. Goldman, la présence de deux argiles principales (un beige tendant au rouge ou à l’orange et un beige tendant au crème ou au vert)3. Cette large gamme d’aspects de surface se retrouve effectivement sur le corpus étudié au C2RMF.

  • 4 Ibid., p. 288.

4Par ailleurs, ils s’étonnent de l’absence de bulles témoignant de l’usage de moules en plâtre sur les figurines conservées au British Museum4. Ce constat semble effectivement entrer en contradiction avec la découverte de moules en plâtre lors des fouilles d’H. Goldman ainsi qu’avec les observations effectuées sur le corpus du musée du Louvre.

  • 5 Burn, Higgins 2001, p. 288.

5Les auteurs proposent également que le mortier blanc visible sur une partie des figurines ait servi à lier, après cuisson, les différents abattis au corps de la figurine5. Si ce matériau semble avoir effectivement joué un rôle de consolidant sur certaines figurines du corpus étudié au C2RMF, cette question mérite toutefois d’être réétudiée.

  • 6 Ibid., p. 288.
  • 7 Tarse 301, CA 1984.

6Enfin, ils constatent la présence presque systématique de coutures très visibles, consolidées selon eux à l’aide d’un ajout d’argile diluée6. Ces coutures s’observent en effet sur l’ensemble du corpus étudié, mais seules deux figurines auraient reçu un ajout ponctuel d’argile avant lissage des coutures7.

1. Synthèse des observations liées au moulage

1.1. La question des moules en plâtre

7L’ensemble des figurines du corpus a été façonné par moulage à l’aide d’un moule bivalve. Au sein du corpus, 13 figurines (65 %) présentent des bulles sur leur épiderme (fig. 1). Ces dernières sont traditionnellement associées à l’usage de moules en plâtre, par ailleurs largement attestés à Tarse par les découvertes archéologiques.

Fig. 1. « Bulles » observées sur l’épiderme CA 28 (drapé), Tarse 301 (barbe) et Tarse 214 (drapé)

Fig. 1. « Bulles » observées sur l’épiderme             CA 28 (drapé), Tarse 301 (barbe) et Tarse 214 (drapé)

8Si la présence de bulles sur l’épiderme peut confirmer le recours à un moule en plâtre, l’absence de bulles ne peut, a contrario, exclure d’emblée cette possibilité. On peut en effet supposer que le recours à des moules en plâtre de bonne qualité ait pu éviter la formation de bulles. Certaines figurines réalisées avec des moules en plâtre ne seraient ainsi plus clairement identifiables comme telles.

Fig. 2. Comparaison : moule émoussé et moule non émoussé : Tarse 12 et Tarse 214. Noter les volumes saillants des drapés de Tarse 214. L’estampage dans le moule et l’assemblage des deux parties

Fig. 2. Comparaison : moule émoussé et             moule non émoussé : Tarse 12 et Tarse 214. Noter les volumes             saillants des drapés de Tarse 214. L’estampage dans le moule et             l’assemblage des deux parties
  • 8 Voir, dans ce volume, l’article d’I. Hasselin Rous.

9Notons par ailleurs que l’usage de moules en plâtre n’est pas un indice suffisant pour conclure nécessairement à un surmoulage. Le nombre très important de moules en plâtre trouvés à Tarse tendrait à le confirmer8.

10Au sein du corpus, 35 % des moules utilisés pour ces figurines apparaissent comme émoussés ou légèrement émoussés. Le caractère émoussé d’un moule se traduit principalement par une perte des volumes et des détails du décor figuré, à l’instar de la figurine Tarse 12 dont les yeux et la bouche ont presque disparu et dont les drapés ont perdu en volume (fig. 2). Parmi les 13 moules en plâtre attestés, 4 sont émoussés. L’usure des moules en plâtre, pourtant assez solides, serait due à des tirages successifs et répétitifs et à l’encrassement que ceux-ci peuvent induire. Cette faible proportion de moules émoussés parmi les moules en plâtre attestés plaiderait en faveur d’une bonne maîtrise technique de la fabrication de moules en plâtre par les ateliers de Tarse.

1.2. L’estampage dans le moule et l’assemblage des deux parties

11Des empreintes de doigts visibles à l’intérieur des figurines sont issues de l’estampage de l’argile dans le moule (fig. 3a). Ce pétrissage peut parfois faire l’objet d’un lissage au doigt avant la jonction des deux parties du moule (fig. 3b). Sur la surface externe, des plis liés au pétrissage de la pâte dans le moule s’observent sur 6 figurines (fig. 3c).

12Après séchage, les deux parties sont assemblées. Sur le corpus de Tarse, aucune trace de guillochage n’a été observée sur les tranches. Par ailleurs, l’emploi de barbotine n’est pas attesté : une simple pression, semble-t-il, permet le collage. Cette pression laisse visible à l’intérieur de la plupart des figurines un « boudin », exempt d’excédent de barbotine (fig. 3d)

Fig. 3. Les étapes du pétrissage : empreintes de doigt liées à l’estampage de la pâte dans le moule, lissage au doigt après pétrissage dans le moule, plis liés au pétrissage visibles sur la surface externe : Tarse 315 (a), Tarse 301 (b) et Tarse 67 (c). Vue du « boudin » interne formé par la jonction des deux parties moulées ; faiblesses attestées au niveau des coutures : fissures et cassures : Tarse 301 (d), Tarse 61 (e) et 114 (f)

Fig. 3. Les étapes du pétrissage :             empreintes de doigt liées à l’estampage de la pâte dans le moule,             lissage au doigt après pétrissage dans le moule, plis liés au             pétrissage visibles sur la surface externe : Tarse 315 (a), Tarse             301 (b) et Tarse 67 (c). Vue du « boudin » interne formé par la             jonction des deux parties moulées ; faiblesses attestées au niveau             des coutures : fissures et cassures : Tarse 301 (d), Tarse 61 (e)             et 114 (f)

13Notons qu’il demeure difficile de conclure définitivement à l’absence systématique de guillochage et de barbotine : en effet, les coutures intactes – et donc les mieux jointes – ne permettent pas d’observation directe. Toutefois, l’absence de collage à la barbotine expliquerait que les coutures soient la principale zone de faiblesse de ces figurines. En effet, sur l’ensemble du corpus, un nombre important de figurines présente une cassure, une lacune ou des fissures sur cette zone (fig. 3 e-f).

  • 9 Voir infra, p. 118.

14À l’issue du collage, une reprise des lignes de couture internes après jonction des deux parties moulées s’observe parfois sur les figurines. Cette reprise, invisible, est purement structurelle : elle ne possède aucune fonction esthétique contrairement à la reprise après moulage des lignes de couture externes. Cette opération peut être effectuée à la main ou à l’outil (spatule en bois ?). Elle est attestée sur certaines figurines dont la base, creuse et large, demeure accessible par l’intérieur après jonction des deux parties moulées (fig. 4 a-b). Cet aspect technique n’est pas anodin : il est presque systématiquement associé à un lissage « complexe » des coutures extérieures9, à l’instar des figurines CA 28, Tarse 61 et Tarse 68. Ces gestes coûteux en temps témoignent ainsi d’un soin très particulier apporté à la figurine.

15Par ailleurs, des microfissures liées à un séchage trop rapide sont présentes sur 11 figurines (fig. 4c). A contrario, des traces d’empreintes humides peuvent être le témoignage d’un retrait hâtif de la figurine, encore humide : une statuette (Tarse 18) présente une trace de ce type (fig. 4d).

Fig. 4. Vue des bases ouvertes lissées à l’outil (a) ou bien au doigt (b) : Tarse 67 et Tarse 68. Exemple de microfissures ; trace d’empreinte humide (c et d) : CA 28 et Tarse 18

Fig. 4. Vue des bases ouvertes lissées à             l’outil (a) ou bien au doigt (b) : Tarse 67 et Tarse 68. Exemple             de microfissures ; trace d’empreinte humide (c et d) : CA 28 et             Tarse 18

1.3. Les revers lisses

16Les revers lisses, reconnus comme spécifiques à la production de Tarse, s’observent sur 12 des 14 figurines du corpus ayant conservé tout ou partie de leur revers. Ainsi, deux figurines seulement présentent-elles de manière assurée un revers figuré : Tarse 214 et Tarse 96 (fig. 5). S’il est difficile de conclure à un transfert de moule issu d’un autre site de production, cette possibilité mérite toutefois d’être considérée. Une étude typologique et des comparaisons avec d’autres sites de production d’Asie Mineure pourront peut-être permettre, à l’avenir, de trancher.

Fig. 5. Vue des deux figurines au revers figuré : Tarse 96 et Tarse 214

Fig. 5. Vue des deux figurines au revers             figuré : Tarse 96 et Tarse 214

1.4. Reprise après moulage : lissage des coutures externes

17À l’issue du démoulage, une reprise des lignes de couture externes est systématiquement opérée. Quel que soit le degré d’élaboration et de soin apporté à la figurine, ces coutures sont généralement visibles voire très visibles. L’usage d’une spatule en bois semble-t-il, confère un aspect poli et crée un réseau de « lignes » parallèles. Des débordements et des coups de spatule involontaires sont souvent attestés sur le profil des figurines témoignant de gestes d’une exécution rapide.

18D’après les observations effectuées, deux types de lissage de couture peuvent être distingués : un lissage dit « simple » relevant d’une exécution rapide, et un lissage dit « complexe », nécessitant plusieurs gestes techniques et donc un temps d’exécution plus long.

  • 10 Deux figurines toutefois – par leur aspect trop fragmentaire – posent problème dans ce (...)
  • 11 Burn, Higgins, 2001, p. 288.

19Le lissage dit « simple » correspond à la présence d’une, deux, voire trois « lignes » de spatule. 50 % du corpus10 relève de cette catégorie11 (fig. 6 a-b).

Fig. 6. Lissage « simple » des coutures : Tarse 96 (a) et Tarse 18 (b). Lissage « complexe » des coutures : allers-retours multiples, lissage en deux étapes (horizontal puis vertical), reprise « illusionniste » des coutures : Tarse 314 (c), Ca 28 (d) et S 3354 (e)

Fig. 6. Lissage « simple » des coutures :             Tarse 96 (a) et Tarse 18 (b). Lissage « complexe » des coutures :             allers-retours multiples, lissage en deux étapes (horizontal puis             vertical), reprise « illusionniste » des coutures : Tarse 314 (c),             Ca 28 (d) et S 3354 (e)

20Le lissage « complexe » peut être de différentes natures. La solution technique la plus fréquemment observée consiste en plusieurs allers-retours de spatule qui se traduisent par de nombreuses « lignes » le long des coutures (fig. 6 c-d). De manière arbitraire, nous considérons – pour les besoins de la présente étude – qu’un lissage est « complexe » à partir de plus de trois allers-retours de spatule. Ce geste, coûteux en temps, est l’indice d’un soin particulier apporté au façonnage d’une figurine, même si les nombreuses lignes de spatule peuvent paraître inesthétiques à notre regard contemporain.

21Par ailleurs, le lissage complexe peut être « illusionniste ». Dans ce cas, la ligne de couture est dissimulée par la reprise à l’outil du décor figuré. Cette solution, lorsqu’elle est mise en œuvre, s’observe généralement dans les chevelures, à l’instar de la tête de satyre S 3354 (fig. 6e). Ce lissage « illusionniste » peut en effet être circonscrit à une zone et ne pas s’étendre sur l’ensemble des lignes de couture.

22D’autres solutions ponctuelles ont également été observées de manière exceptionnelle, c’est-à-dire à raison d’une seule figurine au sein du corpus. Un ajout de pastilles de terre pour aider au lissage des coutures serait ainsi attesté sur Tarse 301, CA 1984 et peut-être S 3354. Sur la figurine CA 28, un lissage en deux étapes a été observé : horizontal puis vertical (fig. 6d) ; il s’agit de la seule attestation de cette technique.

1.5. Reprise du décor

23Une reprise après moulage du décor figuré est attestée sur 7 figurines, et supposée sur 6 autres. Ces reprises peuvent être réalisées à la main (au doigt) ou à l’outil (spatule, aiguille). Trois degrés différents de reprise du décor peuvent être distingués : faible, médian et élevé.

24Le degré faible ou « technique » consiste en la reprise d’un détail en particulier pouvant, généralement, induire une faiblesse technique. Une seule figurine du corpus étudié est concernée : Tarse 96 présente des stries liées au passage d’un outil sur la partie supérieure de la corbeille (fig. 7 a). Ce geste visait peut-être à consolider les coutures sur cette zone.

25Le degré médian ou « de finition » consiste en la reprise poussée de quelques détails, émoussés à la sortie du moule. Il s’agit du degré le plus fréquent. Il s’observe particulièrement bien, par exemple, sur la tête de satyre S 3354 : la chevelure aurait bénéficié d’un ajout de terre et a été reprise à la spatule (fig. 7b), tandis que la dentition a été indiquée à l’aiguille.

26Sur le masque de théâtre Tarse 551, la bouche a été lissée à l’outil et les tempes ainsi que les yeux, percés à l’aide d’un outil tubulaire (fig. 7c). Sur d’autres figurines, ces reprises ponctuelles sont plus complexes à identifier, à l’instar notamment de Tarse 315, sur laquelle la reprise de la partie supérieure du thyrse demeure douteuse (fig. 7d).

Fig. 7. Degré faible : Tarse 96 (corbeille, a). Degré médian ou « de finition » : S 3354 (sommet du crâne, b), Tarse 551 (percement des yeux, c), Tarse 315 (thyrse, d)

Fig. 7. Degré faible : Tarse 96 (corbeille,             a). Degré médian ou « de finition » : S 3354 (sommet du crâne, b),             Tarse 551 (percement des yeux, c), Tarse 315 (thyrse, d)

27Parmi les figurines étudiées, l’Attis Tarse 314 est le seul relevant du degré fort ou « esthétique ». Il s’agit du degré le plus élevé : il vise à ajouter des décors purement esthétiques, sans aucun rôle structurel, initialement non présents dans le moule. Notons que cette figurine est la seule (à l’exception peut-être de S 3354) pour laquelle une diversité d’outils semble attestée : on reconnaît en effet l’usage d’une petite spatule mais également d’une pointe/aiguille pour les plis des vêtements et peut-être d’un poinçon pour la barbe (fig. 8).

Fig. 8. Localisation des diverses reprises à l’outil sur l’Attis (Tarse 314) © C2RMF/Clara Bernard

Fig. 8. Localisation des diverses reprises             à l’outil sur l’Attis (Tarse 314) © C2RMF/Clara Bernard

1.6. Défauts de fabrication liés à la mise en œuvre

  • 12 Supra, p. 118-119.

28Certains défauts ont déjà été évoqués comme la présence de bulles en surface, les plis de terre dus au pétrissage dans le moule, la présence de microfissures sans doute liées à un séchage trop rapide, la création de fissures sur les zones de faiblesse, notamment le long des coutures12.

29Des petits nodules (éléments exogènes présents dans la pâte) ont été observés sur 6 figurines. Une seule figurine présente un coup de feu (Tarse 301) tandis que d’autres ont des surfaces assez hétérogènes à l’instar de Tarse 68, variant du rouge vif (face) à l’orange rouge (revers). Cet aspect est sans doute également lié à la cuisson de la pièce (emplacement dans le foyer, à proximité ou non des flammes) (fig. 9 a-b).

Fig. 9. Coups de feu (a, b) : Tarse 301 et Tarse 68. Dérapages de spatule en bois (c, d, e) : S 3354, CA 1984 et Tarse 301

Fig. 9. Coups de feu (a, b) : Tarse 301 et             Tarse 68. Dérapages de spatule en bois (c, d, e) : S 3354, CA 1984             et Tarse 301

30Les coups de spatules sont particulièrement fréquents. Ils sont, dans l’immense majorité des cas, associés à une reprise des coutures (fig. 9d). La figurine d’Attis (Tarse 314), ayant fait l’objet du plus grand nombre de reprises du décor après moulage et donc d’un soin très particulier, présente le plus de coups de spatule involontaires : ceux-ci témoignent donc d’un geste rapide mais ne peuvent en aucun cas être mis systématiquement en relation avec un manque de soin apporté à la fabrication des figurines.

31Notons que les figurines présentant des coups de spatule n’ont pas été mises au rebut, comme en témoigne la polychromie dont elles ont pu faire l’objet. C’est le cas de la figurine de satyre S 3354 dont le coup de spatule ayant affecté la joue droite présente encore un petit amas de préparation blanche (fig. 9c). De même, le défaut visible sur la joue droite de l’Héraclès (Tarse 301) n’a pas été rédhibitoire puisque la figurine a également reçu une polychromie (fig. 9e).

32Enfin, des cassures antiques sont attestées sur un très faible nombre de figurines (une à deux figurines). Ces cassures peuvent être identifiées par les concrétions terreuses, le mortier blanc mentionné précédemment ou la polychromie qui les recouvrent.

1.7. Le mortier blanc

33Un mortier blanc, parfois blanc gris, d’aspect rugueux, compact et très dur, recouvre ponctuellement la surface de quelques figurines. Il peut être considéré comme un matériau de bouchage, mais sa dureté et sa fonction suscitent des interrogations. Il est présent sur 25 % du corpus (5 figurines).

  • 13 Burn, Higgins, 2001, p. 288.

34Dans le catalogue du British Museum, L. Burn et R. Higgins interprètent ce matériau blanc (nommé « plaster ») comme un matériau de bouchage permettant de joindre – après cuisson – les abattis au corps de la figurine13. Cette hypothèse peut être suggérée pour Tarse 293 (fig. 10a) : le mortier blanc enchâsse en effet entièrement la tête d’Héraclès.

35D’autres hypothèses peuvent toutefois être proposées. Un rôle de consolidant est ainsi attesté sur plusieurs figurines. Sur Tarse 315 par exemple, il double en épaisseur une zone de la paroi particulièrement fine, à proximité d’une ligne de couture (fig. 10b).

36Sur Tarse 96, le mortier blanc se retrouve de part et d’autre de la corbeille soutenue par l’atlante. Une polychromie ocre jaune observée en continu sur la terre cuite et le matériau blanc, devait unifier visuellement la surface (fig. 10e).

37De même, sur CA 1984, le mortier blanc a été appliqué à l’intérieur de la figurine, sur une zone encore accessible après la jonction des deux parties moulées (fig. 10d). Sa finition assez lisse (lissage au doigt ?) laisse suggérer qu’il était peut-être destiné à consolider de manière discrète les coutures internes de la figurine. Notons qu’il se retrouve également sur les tranches d’une cassure antique : la partie inférieure de la figurine, manquante, était peut-être complétée à l’aide de ce mortier blanc.

38Ce mortier blanc semble en effet avoir été utilisé pour ajouter certains décors. Sur Tarse 416, il permet ainsi de compléter le drapé situé entre les jambes de la figure (fig. 10c).

Fig. 10. Présence du mortier blanc : Tarse 293 (a), Tarse 315 (b), Tarse 416 (c) et CA 1984 (d), Tarse 96 (e)

Fig. 10. Présence du mortier blanc : Tarse             293 (a), Tarse 315 (b), Tarse 416 (c) et CA 1984 (d), Tarse 96             (e)

39À ce stade de la recherche, il est ainsi impossible de trancher définitivement sur la fonction de ce matériau. Les hypothèses suivantes demeurent donc envisageables :

  • Fixer des abattis (hypothèse formulée par Burn et Higgins, envisageable pour Tarse 293) ;
  • Consolider des zones de fragilité (ex. CA 1984, Tarse 96, et peut-être Tarse 315) ;
  • Compléter des décors manquants (ex. Tarse 416, Tarse 96).

40Seule une étude à plus grande échelle (sur un corpus plus conséquent) pourrait permettre de dégager une tendance principale ou bien d’affirmer ou d’infirmer certaines des hypothèses formulées.

2. Synthèse des observations liées à la mise en œuvre de la polychromie

41Les figurines du corpus peuvent se répartir en quatre catégories :

  • Terre cuite non polychromée (pour certaines d’entre elles, la question d’un engobe peut être soulevée) ;
  • Terre cuite avec polychromie appliquée directement (c’est-à-dire sans couche de préparation blanche) ;
  • Terre cuite avec couche de préparation blanche uniquement ;
  • Terre cuite avec couche de préparation blanche et polychromie.

42D’une manière générale, des surépaisseurs de couche préparatoire ou de couches polychromées s’observent dans les zones en creux tandis qu’a contrario, ces couches sont généralement moins bien conservées sur les zones saillantes à l’instar de la figurine Tarse 12 (fig. 11a).

43La préparation blanche joue à la fois un rôle technique et esthétique : elle constitue une couche d’accroche de la polychromie mais sa teinte claire est également un bon réflecteur de lumière. Elle est conservée sur 11 à 14 figurines. Il s’agit systématiquement d’une couche homogène très blanche, à granulométrie très fine.

44Sur la figurine Tarse 12, une application de la couche préparatoire en deux étapes est attestée : une première couche fine a été recouverte d’une seconde couche, plus dense (fig. 11 a-b). Il n’est pas exclu que cette seconde couche blanche ait constitué la couche polychrome finale.

45Notons par ailleurs que les traces de pinceau liées à l’application de la couche de préparation ou de la polychromie demeurent très difficiles à identifier (fig. 11-c).

Fig. 11. Application des couches préparatoires et polychromées : Tarse 12 (a et b) et S 3354 (c). Superposition de couches polychromées : Tarse 315 (d), S 3354 (détail des deux roses superposés - e, et détail de la dentition - f)

Fig. 11. Application des couches           préparatoires et polychromées : Tarse 12 (a et b) et S 3354 (c).           Superposition de couches polychromées : Tarse 315 (d), S 3354           (détail des deux roses superposés - e, et détail de la dentition -           f)

46Le travail de polychromie vient généralement après l’application de la couche préparatoire blanche. Une polychromie est conservée sur 15 figurines du corpus. Les couleurs identifiées sont variées : rose, bleu, vert, rouge, orange, ocre jaune, noir, et peut-être brun. L’application d’une feuille d’étain a également été identifiée sur les couronnes des figurines Tarse 40 et CA 28.

47Des superpositions de couches polychromées sont également attestées. Sur Tarse 315 (fig. 11, d), la couleur de fond a été appliquée généreusement, avant d’être partiellement recouverte par la polychromie des détails, sans doute par souci de gain de temps. Sur S 3354, deux pigments roses différents sont attestés (fig. 11e).

48Sur la dentition de la tête de satyre S 3354, une reprise à l’aiguille après moulage est visible (fig. 17f) : des dents y ont été tracées à la pointe ou à l’aiguille. Or, ces fines stries sont couvertes de préparation blanche et devaient être entièrement masquées par la polychromie rose. Le soin ayant présidé à leur exécution s’avérait ainsi inutile. Le même constat vaut également pour les narines du satyre. Cette contradiction technique soulève, indirectement, la question de l’organisation des ateliers : des ateliers distincts de ceux en charge du façonnage étaient-ils chargés de la polychromie ? S’il demeure, pour l’heure, impossible de trancher, des observations sur un corpus plus important pourraient peut-être apporter des éléments de réponse à cette question.

3. Proposition de méthode

3.1. La question du niveau d’exécution

49Suite aux observations effectuées, il est possible de distinguer, au sein du corpus, des figurines semblant relever d’un niveau d’exécution simple, et d’autres présentant une facture particulièrement soignée. La majeure partie des figurines observées se situe à un niveau d’exécution intermédiaire.

50Nous entendons par « exécution simple » la conjonction de plusieurs critères parmi ceux-ci : la présence importante de défauts de fabrication liés au façonnage, à la cuisson ou à la mise en œuvre de la polychromie ; l’absence de reprise du décor figuré après moulage ; un lissage simple des coutures ; le recours à un moule émoussé ; la présence de nombreuses empreintes et/ou de traces d’outil involontaires sur l’épiderme de la figurine.

51Une « exécution élevée / soignée » quant à elle se caractérise par la combinaison de plusieurs facteurs parmi ceux-ci : l’absence de défauts de fabrication (qui, seul, ne peut constituer un critère de reconnaissance d’une figurine soignée), un lissage complexe des coutures et/ou une reprise du décor figuré après moulage.

52Enfin, le « niveau d’exécution intermédiaire » se reconnaît à la présence, sur une même figurine, de caractéristiques associées à une exécution simple ainsi qu’à une exécution soignée.

53Notons que des gestes techniques rapides – que trahissent notamment des coups involontaires de spatule – sont attestés sur des figurines parfois très soignées, à l’instar de l’Attis (Tarse 314). Ainsi, le soin apporté aux exemplaires les plus travaillés n’exclut pas une exécution rapide. Ce constat est, indirectement, un témoignage de l’habileté des artisans coroplathes à l’origine de cette production sérielle.

3.2. La question des ateliers : caractéristiques communes à la production de Tarse et « critères spécifiques »

54Les observations effectuées sur le corpus ont permis deux constats. Tout d’abord, les figurines Tarse 96 et Tarse 214 pourraient peut-être témoigner d’un transfert de moules issus d’un autre centre de production d’Asie Mineure. D’autre part, la figurine S 3354 pose la question de la dissociation des ateliers de coroplathie et des ateliers dédiés à la polychromie.

55Au-delà de ces constatations d’ordre général, que nous apprennent ces figurines sur l’organisation pratique des ateliers de Tarse ?

56Au cours de cette étude, certaines grandes caractéristiques techniques liées au moulage apparaissent, de toute évidence, communes au centre de production (Tarse) : c’est le cas du revers lisse, ou bien du lissage généralisé des coutures à la spatule. En revanche, d’autres caractéristiques techniques liées au moulage n’apparaissent que sur certaines figurines. Nous proposons de les nommer « critères spécifiques ». Sont concernés :

  • Le lissage au doigt ou le lissage à la spatule de l’intérieur de la figurine ;
  • La reprise à la spatule ou la reprise à la pointe de certains détails du décor ;
  • Certains gestes techniques associés à un lissage complexe : l’ajout d’une pastille de terre, les allers-retours nombreux à la spatule, la reprise illusionniste des coutures, etc.

57Notons que nos observations dédiées à la mise en œuvre de la polychromie ne permettent pas de distinguer des critères dits « spécifiques » aussi parlants que pour le moulage.

58Face à ce constat, deux questions peuvent être soulevées. Tout d’abord, peut-on lier ces critères techniques dits « spécifiques » à une évolution chronologique ? Une étude des figurines de Tarse à plus grande échelle pourrait sans doute permettre d’apporter des éléments de réponse à cette question.

59Par ailleurs, ces critères dits « spécifiques » permettent-ils de distinguer des ateliers ? Avant de répondre à cette question, il est indispensable de rappeler que les transferts de compétences entre les différents sites de production ont dû être nombreux. Prendre en compte un seul critère technique dit « spécifique » pour tenter d’identifier un atelier serait donc simpliste.

60C’est pourquoi, nous proposons d’envisager des « faciès », c’est-à-dire des groupes techniques correspondant à des combinaisons de plusieurs critères dits « spécifiques » observés sur les figurines du corpus. Ces combinaisons ne sont pas exclusives : certains « critères spécifiques » peuvent en effet être communs à plusieurs « faciès ». Ils correspondraient, dès lors, à des compétences communes à plusieurs artisans, ateliers ou groupes d’ateliers. Cette méthode, certes théorique, présente ainsi l’avantage de prendre en compte les transferts de compétence qui ont nécessairement dû exister entre les différents ateliers de Tarse.

Proposition de méthode
Nota bene : Un « faciès » pourrait correspondre – si ce n’est à un atelier spécifique – du moins à un ensemble d’ateliers ayant eu recours aux mêmes gestes techniques.

61Cette méthodologie, basée sur des critères liés au moulage uniquement, ne permettra peut-être pas de distinguer de manière assurée des ateliers, mais constituera une base de réflexion solide quant à leur organisation. Elle nécessitera d’être appliquée à un vaste corpus pour être éprouvée. Une approche similaire, basée sur la mise en œuvre de la polychromie, pourrait également s’avérer utile pour comprendre l’organisation des ateliers de polychromie, si ceux-ci s’avèrent effectivement bien distincts des ateliers en charge du moulage.

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Notes

1 Nous avons volontairement extrait de notre synthèse deux figurines : Tarse 27, dont les analyses de pâte ont révélé qu’il s’agissait d’une production smyrniote (voir dans ce volume, partie III, p. 131), ainsi que Tarse 190 (en plâtre) afin de ne conserver que les productions de Tarse en terre cuite. La présente synthèse s’appuie donc sur les observations menées sur 20 figurines.

2 Burn, L. et Higgins, R., Catalogue of Greek terracottas in the British Museum, vol. III, Londres, The British Museum Press, 2001 (sera cité ensuite : Burn, Higgins, 2001). Les observations de Lucilla Burn et Reynold Higgins se fondent sur le corpus du British Museum constitué de 16 figurines rapportées de Tarse en 1845 par William Burckhardt Barker. Les 26 figurines issues du don de G. Witt en 1865 et supposées provenir de Tarse, n’ont pas été incluses dans la publication de L. Burn et R. Higgins car datées de l’époque romaine (p. 287).

3 Burn, Higgins, 2001, p. 288.

4 Ibid., p. 288.

5 Burn, Higgins 2001, p. 288.

6 Ibid., p. 288.

7 Tarse 301, CA 1984.

8 Voir, dans ce volume, l’article d’I. Hasselin Rous.

9 Voir infra, p. 118.

10 Deux figurines toutefois – par leur aspect trop fragmentaire – posent problème dans ce décompte : la scène dionysiaque Tarse 315 et le masque d’acteur Tarse 551.

11 Burn, Higgins, 2001, p. 288.

12 Supra, p. 118-119.

13 Burn, Higgins, 2001, p. 288.

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Table des illustrations

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Titre Fig. 1. « Bulles » observées sur l’épiderme CA 28 (drapé), Tarse 301 (barbe) et Tarse 214 (drapé)
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Fichier image/jpeg, 141k
Titre Fig. 2. Comparaison : moule émoussé et moule non émoussé : Tarse 12 et Tarse 214. Noter les volumes saillants des drapés de Tarse 214. L’estampage dans le moule et l’assemblage des deux parties
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Titre Fig. 3. Les étapes du pétrissage : empreintes de doigt liées à l’estampage de la pâte dans le moule, lissage au doigt après pétrissage dans le moule, plis liés au pétrissage visibles sur la surface externe : Tarse 315 (a), Tarse 301 (b) et Tarse 67 (c). Vue du « boudin » interne formé par la jonction des deux parties moulées ; faiblesses attestées au niveau des coutures : fissures et cassures : Tarse 301 (d), Tarse 61 (e) et 114 (f)
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Titre Fig. 4. Vue des bases ouvertes lissées à l’outil (a) ou bien au doigt (b) : Tarse 67 et Tarse 68. Exemple de microfissures ; trace d’empreinte humide (c et d) : CA 28 et Tarse 18
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Fichier image/jpeg, 317k
Titre Fig. 5. Vue des deux figurines au revers figuré : Tarse 96 et Tarse 214
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Titre Fig. 6. Lissage « simple » des coutures : Tarse 96 (a) et Tarse 18 (b). Lissage « complexe » des coutures : allers-retours multiples, lissage en deux étapes (horizontal puis vertical), reprise « illusionniste » des coutures : Tarse 314 (c), Ca 28 (d) et S 3354 (e)
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Titre Fig. 7. Degré faible : Tarse 96 (corbeille, a). Degré médian ou « de finition » : S 3354 (sommet du crâne, b), Tarse 551 (percement des yeux, c), Tarse 315 (thyrse, d)
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Fichier image/jpeg, 332k
Titre Fig. 8. Localisation des diverses reprises à l’outil sur l’Attis (Tarse 314) © C2RMF/Clara Bernard
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Titre Fig. 9. Coups de feu (a, b) : Tarse 301 et Tarse 68. Dérapages de spatule en bois (c, d, e) : S 3354, CA 1984 et Tarse 301
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Fichier image/jpeg, 251k
Titre Fig. 10. Présence du mortier blanc : Tarse 293 (a), Tarse 315 (b), Tarse 416 (c) et CA 1984 (d), Tarse 96 (e)
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/docannexe/image/26433/img-11.jpg
Fichier image/jpeg, 246k
Titre Fig. 11. Application des couches préparatoires et polychromées : Tarse 12 (a et b) et S 3354 (c). Superposition de couches polychromées : Tarse 315 (d), S 3354 (détail des deux roses superposés - e, et détail de la dentition - f)
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Fichier image/jpeg, 298k
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/docannexe/image/26433/img-13.jpg
Fichier image/jpeg, 139k
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Pour citer cet article

Référence papier

Clara Bernard et Julie Abbou, « Les figurines de Tarse. Partie II.
Étude technique : mise en œuvre du moulage et de la polychromie »
Pallas, 121 | 2023, 113-127.

Référence électronique

Clara Bernard et Julie Abbou, « Les figurines de Tarse. Partie II.
Étude technique : mise en œuvre du moulage et de la polychromie »
Pallas [En ligne], 121 | 2023, mis en ligne le 13 février 2024, consulté le 16 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/26433 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/pallas.26433

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Auteurs

Clara Bernard

Conservatrice du patrimoine en charge de l’archéologie, adjointe au chef du Service de l’Histoire du Louvre - Musée du Louvre

Julie Abbou

Chef de travaux d’art (arts du feu : céramique, verre et émail)
Centre de recherche et de restauration des Musées de France

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Droits d’auteur

CC-BY-NC-ND-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

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