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Étudier les terres cuites antiques aujourd'hui. Nouvelles approches, nouveaux outils

Introduction

Estelle Galbois
p. 13-20

Texte intégral

1Ce dossier est le fruit d’un workshop consacré aux figurines de terre cuite antiques, qui s’est tenu à l’Université Toulouse – Jean Jaurès, les 30 septembre et 1er octobre 2021. Ces deux journées ont pu être organisées grâce au soutien financier de la MSHS-T de Toulouse, qui a sélectionné ce projet dans le cadre de l’appel à projets Workshop de 2021, de l’équipe PLH-CRATA et du département Histoire de l’art et Archéologie. Cette rencontre, résolument interdisciplinaire, a eu pour but de mettre en synergie les apports croisés des sciences humaines et sociales (archéologie, archéologie expérimentale, histoire des techniques, histoire de l’art, anthropologie historique) et des sciences dites dures (archéométrie), afin de renouveler les approches liées à l’étude du matériel coroplathique dans une perspective globale. Ce workshop s’est aussi caractérisé par sa dimension largement interinstitutionnelle puisqu’il a réuni des universitaires, des chercheurs, des conservateurs et un artisan-potier. Je tiens à remercier chaleureusement l’ensemble des intervenants qui ont répondu positivement à mon invitation, ainsi que les collègues qui ont rejoint le projet et enrichi le travail collectif en livrant une contribution. Mes remerciements s’adressent aussi à Laura Sageaux, qui n’a ménagé ni son temps ni sa peine pour veiller au bon déroulement de cet atelier. Enfin, je suis très reconnaissante à Christian Rico, directeur de la revue Pallas, qui a accepté de publier ce dossier.

  • 1 Ces différentes interventions seront publiées dans le volume L’invention des traces, sous (...)
  • 2 Cette étude a été initiée par Pascale Ballet en 1988.

2L’idée de ce workshop trouve son origine, d’une part, dans la Journée d’études « L’invention des Traces (3). Traces matérielles et sensibles », qui s’est tenue le 15 octobre 2019 à Toulouse (org. Estelle Galbois et Sylvie Rougier-Blanc)1. Lors de cette journée, il a notamment été question de l’analyse des traces de gestes techniques visibles sur des vases en cristal et sur des terres cuites grecques d’Asie Mineure pour comprendre les différentes étapes de la chaîne opératoire de ces deux artisanats. Les échanges qui ont suivi ces communications ont montré tout l’intérêt des études sur les traces d’outils et sur les empreintes digitales pour notre connaissance de la matérialité des artefacts. D’autre part, la genèse de ce workshop est liée à des travaux de recherche plus personnels puisque je fais partie depuis 2008 de la mission archéologique de Tebtynis (mission IFAO/Université de Milan que dirige Claudio Gallazzi), où j’ai la charge de l’étude et de la publication d’un important corpus de statuettes d’époque gréco-romaine découvertes dans ce village rural du Fayoum2.

3Cet atelier avait un double objectif : engager une réflexion sur les modalités de production des terres cuites moulées en creux dans le monde gréco-romain, dans un cadre chronologique (du ive s. avant J.-C. au ive s. après J-C.) et géographique (Grèce, Asie Mineure, Égypte, Gaule) très large, ce qui n’avait jamais été fait auparavant, et dresser un état des lieux des méthodes d’investigation actuelles mises en œuvre pour étudier, conserver et restaurer ce matériel spécifique.

  • 3 Certaines figurines pouvaient présenter des revêtements métalliques en or et en étain : Bo (...)
  • 4 En témoignent les études réunies dans : Huysecom-Haxhi, Muller, 2015.

4Répondant à plusieurs besoins de la piété, les terres cuites ont connu une large diffusion favorisée par leur faible coût de production3. Les figurines moulées en creux fabriquées à partir du ive s. avant J.-C. dans le monde grec offrent une matière de première importance, tant du point de vue quantitatif qu’iconographique. Découvertes dans des contextes de natures différentes – votif, funéraire et, dans une moindre mesure, profane elles constituent un support privilégié pour tenter de cerner les goûts et les croyances des populations sur le temps long4.

  • 5 Pour une historiographie sur la coroplathie antique : Caubet, 2009. Pour une histo (...)
  • 6 Heuzey, 1883.
  • 7 Winter, 1903.
  • 8 Walters, 1903.
  • 9 Le dynamisme des Coroplastic Studies se manifeste par la multiplication des manifestations (...)

5Presque tous les musées et les grandes collections du monde possèdent des figurines en argile. Or, pendant longtemps, elles ont peu retenu l’attention des chercheurs, qui privilégiaient des sujets d’études jugés « plus nobles »5. Et lorsqu’ils se sont enfin intéressés à la petite plastique d’argile, ils se sont focalisés avant tout sur les exemplaires complets, autrement dit les beaux objets pour la plupart recueillis dans des tombes. Des savants ont néanmoins saisi l’intérêt de ces artefacts et initié des travaux sur les terres cuites dès la fin du xixe-début du xxe s. à l’instar de Léon Heuzey qui a publié le catalogue de la collection du Louvre en 18826, suivie d’une seconde édition en 1923. À peu près à la même époque, en 1903, Franz Winter est l’auteur du premier répertoire iconographique des terres cuites antiques7, tandis que Henry Beauchamp Walters publie un catalogue des collections du British Museum8. Ces travaux, en particulier ceux de Franz Winter, ont durablement servi de référence pour les classements typologiques. Les ouvrages sur la coroplathie se sont par la suite multipliés, tout particulièrement ces dernières années où l’on observe un redéploiement de ce champ de recherche9.

  • 10 Muller, Lafli et Huysecom-Haxhi coll. 2015. Muller, 2018, p. 155-158.
  • 11 Jastrow, 1939 ; Stillwell, 1948 et Nicholls, 1952.
  • 12 Notamment Muller, 1996 et 2007.
  • 13 Pour une mise au point, voir Cooper, 2021.

6Si les terres cuites ont longtemps été étudiées d’un point de vue strictement iconographique, stylistique et typologique, les aspects techniques ayant été souvent négligés, les recherches actuelles tendent à mettre en lumière les procédés de fabrication et les gestes des artisans utilisés pour confectionner ces figurines10. Ce workshop a permis de revenir sur des pratiques artisanales sur lesquelles les sources antiques sont muettes, et de faire le point sur les méthodes d’investigation actuellement employées pour analyser les tours de main des coroplathes. En effet, le moulage est un procédé technique fondamentalement mécanique permettant de mettre en place rapidement une production de masse et une large diffusion des figurines. Bien que la pratique du moulage ait suscité l’intérêt des chercheurs à partir des années 194011, ce sont les travaux d’Arthur Muller qui ont véritablement permis de cerner la chaîne opératoire mise au point par les coroplathes et la pratique du surmoulage12. La technique du moulage a laissé des traces dans la matière, qui sont autant de témoignages sur le travail des artisans. À la faveur des nouvelles technologies à disposition des chercheurs, notamment numériques, qui renouvellent considérablement nos approches sur le matériel archéologique13, il n’est pas vain de revenir sur la question des outils et les pratiques des artisans, et plus particulièrement sur leurs gestes lors du façonnage des objets.

1. Inventorier et interpréter les traces d’outils et de gestes techniques visibles à la surface des artefacts

7La trace constitue le seul témoignage de la gestuelle et du savoir-faire de l’artisan en l’absence de sources textuelles antiques relatant les procédés techniques pour fabriquer les terres cuites moulées en creux.

  • 14 Roux, 2017. C’est également tout le travail de Vincent Ard, Claire Manen, José (...)

8Pour mener à bien leurs enquêtes, les spécialistes de coroplathie peuvent s’appuyer d’un point de vue méthodologique sur les travaux des céramologues, notamment ceux s’intéressant aux périodes préhistoriques comme Valentine Roux14, qui étudient aussi un matériel non documenté par les sources. En partant de l’observation directe des objets et en les croisant avec des référentiels ethnographique, expérimental ou archéologique, les chercheurs établissent des comparaisons sur le temps long et arrivent à dégager des constantes, mais aussi à faire apparaître des éléments de différenciation individuelle et/ou sociale.

  • 15 Voir dans le présent volume les contributions de I. Hasselin Rous, de J. Abbou et de C. (...)
  • 16 À l’heure actuelle, aucun vestige n’atteste l’existence d’atelier spécialisé dans la fab (...)

9Les différentes traces laissées par des outils (le moule, outil par excellence du coroplathe, les spatules, les pointes ou les pinceaux) ou par des gestes techniques, comme les empreintes digitales, doivent retenir notre attention, car elles nous renseignent sur les pratiques du modelage, du moulage, du surmoulage, ainsi que sur les traitements de surface15. Si les moules n’ont la plupart du temps pas été conservés, ils ont laissé des traces à la surface des objets dont ils sont issus. Il est ainsi possible de déterminer si les terres cuites ont été fabriquées avec un moule en argile ou en plâtre. Les figurines confectionnées avec des moules en plâtre présentent en effet des petites bulles caractéristiques en surface, ce qui n’est pas le cas avec des moules en argile. Alors que l’observation directe des terres cuites donne la possibilité d’identifier le matériau du moule utilisé ou encore de repérer des traces de lissage effectué avec une spatule au niveau de la jonction de l’avers et du revers des figurines, un examen minutieux de la surface des objets permet aussi de voir si le moule a été retouché. Étudier les traces à la surface des artefacts revient à s’interroger, d’une part, sur les procédés techniques mis en œuvre, et, d’autre part, à questionner le degré de technicité des artisans. Enfin, la bonne ou la mauvaise facture d’une figurine peut être révélatrice des logiques des ateliers, où la production des terres cuites était souvent une activité annexe à la production des vases16.

  • 17 Nous avons pu apprécier le degré de technicité des artisans-mouleurs dans le c (...)

10Le site de Montans, dans le Tarn, est connu pour avoir été un important site de production céramique. Ce que l’on sait moins en revanche, c’est que des terres cuites y étaient également fabriquées. Dans leur contribution, Fany Maury présente le site de Montans et ses productions céramiques, et Mathias Fernandes, qui exerce le métier de potier et est spécialisé dans la reproduction d’artefacts antiques, revient sur les principales étapes de la confection des terres cuites17. L’expertise des professionnels de la terre est capitale pour appréhender de la manière la plus juste et la plus concrète possible la matérialité de ces documents plastiques et les étapes du façonnage de ces objets singuliers.

11Par ailleurs, les artisans ont laissé des traces de doigts lors du façonnage des figurines, en particulier lorsque la croûte d’argile a été pressée dans le moule ou lors de l’assemblage des différentes parties de la terre cuite (masse de l’œuvre et abattis) ou de sa consolidation après le démoulage. Outre qu’elles permettent de restituer des gestes techniques précis, elles nous renseignent dans une certaine mesure sur l’identité des artisans-mouleurs qui ont fabriqué les terres cuites et donnent des indices sur l’organisation potentielle des ateliers non mentionnée dans les sources écrites. Leur exploitation n’est cependant pas aisée, comme l’explique Arthur Muller dans son étude des « dactylotypes », car cela suppose qu’elles soient complètes et lisibles, ce qui est loin d’être toujours le cas. En outre, leur interprétation invite à la plus grande prudence.

2. Utiliser des modèles numériques tridimensionnels pour une meilleure compréhension des terres cuites

12Alors que l’examen direct des figurines livre des éléments de compréhension sur les pratiques et les tours de main des artisans-mouleurs, le recours aux nouvelles techniques peut s’avérer nécessaire pour aller plus loin dans l’analyse. De ce point de vue, les outils numériques sont essentiels pour traquer des indices invisibles à l’œil nu. L’usage de la modélisation 3D permet ainsi de relever l’existant avec une grande précision et avec une plus grande objectivité que ne le permet notre cerveau. L’approche numérique est de plus en plus utilisée pour étudier les terres cuites antiques. Dans ce dossier, deux contributions rendent compte des possibilités offertes par ces nouvelles technologies pour appréhender de manière fine le matériel coroplathique. La première enquête, conduite par Loïc Androuin, Matthieu Thivet, Emmanuel Hamon, avec la collaboration de Yannick Labaune, vise à étudier un ensemble de valves de moules et de terres cuites découvert en 2014 dans le praefurnium d’un four localisé dans un quartier artisanal antique d’Autun. L’emploi de scanner 3D met en évidence des détails morphologiques fins et permet également de documenter numériquement les processus de filiation entre différentes générations de figurines à l’intérieur de séries dans le cadre de la pratique du surmoulage.

13Clementina Caputo et Alessandro Mandelli expliquent la méthodologie suivie pour étudier les terres cuites de l’Égypte gréco-romaine du musée égyptien de Turin avec les outils numériques. Ils évoquent notamment la possibilité de faire des reconstitutions numériques pour les figurines fragmentaires en se basant sur l’analyse comparative avec des exemplaires mieux conservés. En parallèle, la constitution de bases de données alimentées par les données générées par les opérations de modélisation rend possible la comparaison virtuelle de documents plastiques, provenant parfois de lieux éloignés, qui ont été préalablement modélisés en 3D. Ces nouvelles données, facilement échangeables et consultables par la communauté scientifique impliquée dans ce champ de recherche, concourent au renouvellement des approches méthodologiques en même temps qu’elles suscitent de nouveaux questionnements.

3. Étudier les terres cuites selon une approche pluridisciplinaire : l’exemple du dossier de Tarse (Asie Mineure)

  • 18 Bouquillon et al., 2003.

14Si l’essor des technologies liées au numérique participe au redéploiement des études coroplathiques, d’autres outils et techniques peuvent être convoqués, en lien notamment avec la caractérisation des matériaux. L’exposition dédiée aux Tanagréennes qui a eu lieu en 2003 au musée du Louvre, puis au musée des Beaux-Arts de Montréal en 2004, a été l’occasion de faire analyser des figurines de la collection du Louvre par le C2RMF, dans le but de caractériser leurs matériaux constitutifs, de définir des critères d’authenticité et d’étudier les vestiges de peinture et de dorure18. Ces travaux ont profondément modifié notre regard sur ces objets singuliers, contribué à renouveler les approches méthodologiques de leur étude, et ouvert la voie à de nouvelles pistes de réflexion.

  • 19 Bouquillon et Doublet, 2009.
  • 20 Pagès-Camagna, 2009.

15Des recherches similaires ont par la suite été engagées sur les terres cuites de Smyrne (Asie Mineure) à la faveur, là encore, d’une exposition consacrée à la cité en 2009. L’analyse des pâtes de cinquante-neuf figurines du Louvre a, entre autres, indiqué que celles-ci avaient été confectionnées avec la même argile sur cinq siècles de production, révélant ainsi un même lieu d’approvisionnement sur le temps long19. De même, l’analyse en laboratoire de neuf figurines a montré que celles-ci étaient dorées partiellement ou totalement20.

16Une équipe fédérée autour d’Isabelle Hasselin Rous étudie de manière globale les terres cuites de Tarse, une cité de Cilicie célèbre pour avoir été le lieu de la rencontre de Cléopâtre VII et de Marc Antoine. Dans leur contribution en trois parties, les spécialistes se focalisent sur une vingtaine de figurines conservées au Louvre. Celles-ci sont appréhendées selon des approches variées et complémentaires : historique, stylistique, iconographique, technique et matérielle. Les résultats des différentes enquêtes mis en perspective jettent les bases d’une réflexion sur les indices et les critères permettant d’identifier des ateliers.

4. Restaurer et conserver les terres cuites

17L’organisation d’expositions offre aussi l’opportunité d’engager des campagnes de restauration de ces objets longtemps négligés. De délicats nettoyages, préalables indispensables à des examens approfondis, sont ainsi mis en œuvre. Les techniques de restauration exigent une méthodologie rigoureuse et de plus en plus perfectionnée, allant de pair avec une meilleure connaissance de ces artefacts et de leur spécificité. Il ressort de ces travaux une meilleure compréhension des techniques antiques utilisées par les coroplathes pour façonner les objets et les mettre en couleur. Par ailleurs, ces travaux, mettant en exergue les différents traitements des œuvres antiques à l’époque moderne, contribuent de manière non négligeable à l’histoire des techniques, en particulier l’histoire de la restauration. Dans leur article, Carine Bayol et Marie Petit livrent les résultats des examens approfondis qu’elles ont menés sur quelque cent quarante-quatre figurines conservées au musée Anne de Beaujeu à Moulins, au musée Bargoin, à Clermont-Ferrand et au musée archéologique de Vendeuil-Caply, dans l’Oise. Elles dressent un bilan de l’état de conservation de ces artefacts, issus de fouilles anciennes et récentes, en insistant tout particulièrement sur la nature des différentes altérations subies par les objets, avant d’évoquer les techniques employées pour façonner les terres cuites et les rares traitements de surface pour les décorer. La dernière partie de leur contribution est une mise au point sur les traitements de conservation-restauration qu’elles ont appliqués (nettoyages, dérestaurations et interventions structurelles).

 

18L’ensemble de ces travaux, qui s’intéressent aux terres cuites de leur fabrication à leur restauration-conservation, atteste du grand dynamisme des études coroplathiques actuellement en plein redéploiement grâce aux nouvelles technologies et aux nouveaux outils d’analyse. Ce dossier, en mettant en lumière l’intérêt et la nécessité d’une approche globale pour l’étude de la matérialité des terres cuites, depuis leur découverte au moment de la fouille jusqu’aux analyses en laboratoire, confirme des perspectives prometteuses.

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Bibliographie

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Bouquillon, A. et Doublet, C., 2009, Matières de corps de figurines smyrniotes, dans I. Hasselin Rous, L. Laugier et J.-L. Martinez, (dir.), D’Izmir à Smyrne. Découverte d’une cité antique, Paris, musée du Louvre, 11 octobre 2009-18 janvier 2010, Paris, p. 118-121.

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Cooper, C. L. (éd.), 2021, Introduction: Old and New Approaches to Ancient Material Culture, dans C. L. Cooper (éd.), New Approaches to Ancient Material Culture in the Greeks and Roman World. 21st-Century Methods and Classical Antiquity, Monumenta Graeca et Romana 27, Leyde-Boston, p. 1-44.

Galbois, E. (à paraître), La trace et l’argile. Remarques préliminaires sur la gestuelle et les tours de main des artisans coroplathes dans l’Égypte gréco-romaine, dans C. Bonnet, E. Galbois et I. Serça-Rolland (éd.), L’invention des traces, Toulouse.

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Walters, H.B., 1903, Catalogue of the Terracottas in the British Museum, Londres.

Winter, F., 1903, Die Typen der figürlichen Terrakotten, Die antiken Terrakotten, im Auftrag des archäologischen Instituts des deutschen Reichs, Berlin-Stuttgart.

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Notes

1 Ces différentes interventions seront publiées dans le volume L’invention des traces, sous la direction de C. Bonnet, E. Galbois et Isabella Serça-Rolland, à paraître aux éditions des Presses Universitaires du Midi.

2 Cette étude a été initiée par Pascale Ballet en 1988.

3 Certaines figurines pouvaient présenter des revêtements métalliques en or et en étain : Bourgeois, Jeammet 2020, p. 13-14. De même, des analyses ont montré la préciosité de certains pigments utilisés pour peindre les terres cuites (ibid., p. 12). Dans ce cas-là, les terres cuites devaient avoir un certain prix.

4 En témoignent les études réunies dans : Huysecom-Haxhi, Muller, 2015.

5 Pour une historiographie sur la coroplathie antique : Caubet, 2009. Pour une historiographie portant plus spécifiquement sur les Tanagréennes : Uhlenbrock, 1993.

6 Heuzey, 1883.

7 Winter, 1903.

8 Walters, 1903.

9 Le dynamisme des Coroplastic Studies se manifeste par la multiplication des manifestations scientifiques, des expositions dédiées à ce sujet, des publications monographiques et la création d’un réseau international de chercheurs (Association for Coroplastic Studies) : Muller 2018, p. 153-155.

10 Muller, Lafli et Huysecom-Haxhi coll. 2015. Muller, 2018, p. 155-158.

11 Jastrow, 1939 ; Stillwell, 1948 et Nicholls, 1952.

12 Notamment Muller, 1996 et 2007.

13 Pour une mise au point, voir Cooper, 2021.

14 Roux, 2017. C’est également tout le travail de Vincent Ard, Claire Manen, Joséphine Caro et Jessie Cauliez, réunis autour du projet de la céramothèque de l’équipe de l’UMR TRACES. La céramothèque regroupe trois référentiels autour de l’artisanat potier : un référentiel ethnographique réuni en Éthiopie auprès de potières actuelles qui produisent en contexte traditionnel, un référentiel expérimental réalisé à l’occasion de travaux sur les productions potières du Néolithique et de l’âge du Bronze et un référentiel archéologique qui couvre toutes les périodes allant du Néolithique au Moyen Âge dans une large moitié sud de la France. L’ensemble de ces référentiels vise à soutenir l’analyse des mobiliers découverts en contexte archéologique. Sur ce point, voir : Cauliez et al. 2017.

15 Voir dans le présent volume les contributions de I. Hasselin Rous, de J. Abbou et de C. Bernard, dédiées aux terres cuites de Tarse. Pour les terres cuites égyptiennes, voir Galbois, à paraître.

16 À l’heure actuelle, aucun vestige n’atteste l’existence d’atelier spécialisé dans la fabrication des terres cuites. Sur ce point, voir Muller, 2014, p. 74-75.

17 Nous avons pu apprécier le degré de technicité des artisans-mouleurs dans le cadre d’une session d’archéologie expérimentale animée par Mathias Fernandes le vendredi 1er octobre 2021. Nous le remercions de nouveau chaleureusement.

18 Bouquillon et al., 2003.

19 Bouquillon et Doublet, 2009.

20 Pagès-Camagna, 2009.

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Pour citer cet article

Référence papier

Estelle Galbois, « Introduction »Pallas, 121 | 2023, 13-20.

Référence électronique

Estelle Galbois, « Introduction »Pallas [En ligne], 121 | 2023, mis en ligne le 13 février 2024, consulté le 14 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/26058 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/pallas.26058

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Auteur

Estelle Galbois

Maître de conférences en Histoire de l’art et Archéologie de l’Antiquité

Université Toulouse Jean Jaurès

PLH-CRATA, EA 4601

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