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L'image et sa sémantique. Regards sur les stratégies figuratives dans l'Antiquité

L’image et sa sémantique. Regards sur les stratégies figuratives dans l’Antiquité. Introduction

Laura Sageaux
p. 13-18

Texte intégral

  • 1 Huyghe, 1955, p. 102.

1Selon le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales, le langage est la « faculté que les hommes possèdent d’exprimer leur pensée et de communiquer entre eux au moyen d’un système de signes conventionnels vocaux et/ou graphiques constituant une langue ». Derrière ces « signes conventionnels », il nous faut comprendre la parole et/ou l’écriture. Éléments constitutifs du langage, les signes renvoient à un sens, à une signification. In fine, le langage a pour finalité de communiquer sur les choses, de transmettre un message. Pour reprendre les mots de René Huyghe, « le langage n’a pas de raison d’être s’il ne signifie »1.

  • 2 Winand, 2013, p. 27.

2Or, l’image est, parmi tant d’autres, une forme de langage. Que l’on se reporte par exemple aux hiéroglyphes égyptiens. En effet, l’écriture hiéroglyphique est figurative : elle consiste en une composition, un agencement de signes qui sont des images. Ces dernières sont aisément identifiables parce qu’elles renvoient, par leurs formes, à des réalités naturelles, ou encore à des éléments propres à la société égyptienne, à l’univers et à la culture pharaoniques2. Ainsi, l’image est aussi un système de signes qui délivre un message, exprime et communique des idées. Elle est une construction mentale, qui aboutit à un produit, résultat de l’emploi d’un ensemble de codes, de procédés, de stratégies propres au langage figuratif. Ces codes, qui participent à la fabrique de l’image, ont été mûrement pensés, élaborés et adoptés afin que l’image réponde à sa finalité : être intelligible aux yeux de son lecteur.

  • 3 Brunner-Traut, 2002. Initialement paru dans : Emma Brunner-Traut, Die Aspektive. Nachwort (...)
  • 4 La thèse de doctorat d’Elena Oulié lève le voile sur la conception aspective du côté grec (...)
  • 5 Oenbrink, 1997.
  • 6 De Cesare, 1997.
  • 7 Collard, 2016.
  • 8 Hölscher, 2007. Initialement paru dans : Tonio Hölscher, Römische Bildsprache als semantis (...)

3L’élaboration et l’adaptation des stratégies figuratives au cours de l’Antiquité, ainsi que la relation qu’elles entretiennent avec le sens de l’image, ont fait l’objet d’observations purement formelles ou de remarques ponctuelles. Pourtant, ces questions n’ont pas manqué d’éveiller l’intérêt de quelques spécialistes. L’égyptologue Emma Brunner-Traut a ainsi analysé le système de représentation des anciens Égyptiens qu’elle a qualifié d’« aspectif »3 : les éléments constitutifs de l’image sont associés de telle façon qu’ils nous livrent la définition du sujet représenté. Quoique les Grecs n’ignoraient pas cet artifice4, ils avaient aussi recours à d’autres procédés pour élaborer leurs propres images et les rendre compréhensibles pour le public. L’étude du corpus vasculaire s’est montrée à cet égard particulièrement éloquente, tant pour les historiens de l’art que pour les historiens des religions. Examinant les représentations de statues divines sur les vases de la fin de l’ère archaïque à la fin de l’époque classique, Werner Oenbrink5 et Monica De Cesare6 ont mis en évidence que l’évolution de la figuration statuaire traduisait un détachement progressif de la puissance divine vis-à-vis des événements humains ; autrefois acteur, le dieu devient spectateur passif. De son côté, la récente thèse d’Hélène Collard7 intégrait le sujet des images de statues sur la peinture vasculaire des vie et ve siècles av. J.-C. dans une approche anthropologique dans la lignée des travaux de Jean-Pierre Vernant. Interrogeant la perception du divin afin de « contribuer à une meilleure compréhension de [...] la religion grecque », l’auteur parvenait à identifier les stratégies visuelles qui permettaient aux Grecs de « rendre présente » la puissance divine au sein de scènes rituelles – l’introduction d’effigies peintes étant une de ces formulations graphiques. Si l’on porte notre regard vers Rome, Tonio Hölscher a montré que l’utilisation par les Romains des différents styles de la sculpture grecque obéissait à un système sémantique8 : celui-ci est basé sur des corrélations entre le thème décoratif, le concept critique et le style (fig. 1). En d’autres termes, chaque style grec se voit attribuer une valeur sémantique.

Fig. 1. Système sémantique de l’art romain

Fig. 1. Système sémantique de l’art romain

D’après Hölscher, 2007, p. 97.

  • 9 Je voudrais exprimer ici ma reconnaissance envers l’équipe PLH-CRATA et le département d’H (...)

4Organisée par l’équipe PLH-CRATA, la Journée d’Études intitulée « L’image et sa sémantique. Regards sur les stratégies figuratives dans l’Antiquité », qui s’est déroulée le 11 octobre 2019, se proposait de pousser plus avant la réflexion autour de la relation qu’entretenaient les stratégies figuratives avec le sens, la signification de l’image, voire avec le concept auquel l’image renvoie9. L’objectif consistait à mettre en lumière et à analyser les procédés figuratifs qui contribuaient à exprimer la signification de l’image ainsi élaborée. Pour ce faire, il convenait d’appréhender et de comprendre ces procédés – qu’il s’agisse de formulations graphiques ou plastiques – par le biais de corpus d’images les mettant en œuvre. Bien que cette journée s’articulât autour des questions d’élaboration, d’adaptation et d’évolution des procédés, ainsi qu’autour des questions de perception et de points de vue – thématiques déjà soulevées dans les études précitées –, elle cherchait surtout à dépasser la vision limitée qu’offrent ces quelques lectures de la relation entre stratégies figurative et sémantique de l’image. Les articles publiés dans le présent dossier sont issus de communications de cette Journée d’Études durant laquelle l’approche comparatiste, chère au laboratoire PLH, était à l’honneur. Embrassant l’Antiquité dans sa pluralité, ces contributions nous confrontent à différentes civilisations antiques à des époques diverses : si la thématique des stratégies figuratives est étudiée à travers les arts grecs des périodes archaïque et classique (Pascale Jacquet-Rimassa ; Jean-Marc Luce ; Elena Oulié) et le mobilier archéologique des époques hellénistique et romaine (Laura Sageaux), ce dossier nous emmène au-delà du cadre gréco-romain pour s’étendre aux limites du bassin méditerranéen et se concentrer sur l’Égypte pharaonique (Christophe Barbotin). De surcroît, divers supports archéologiques y sont convoqués tels la statuaire, les reliefs, la peinture, les gemmes gravées ainsi que la céramique.

  • 10 Imhoof-Blumer, Gardner, 1887, p. 1-3.
  • 11 Moormann, 1986, p. 13-14.
  • 12 Oenbrink, 1997, p. 181-203.

5Pleinement consacré à la fabrique de l’image, le premier axe de ce dossier collectif s’attache à interroger les procédés qui participent à identifier et à caractériser une image à l’intérieur d’une image. La démarche n’est pas nouvelle en soi ; elle remonte au moins à la fin du xixe siècle, lorsque Friedrich Imhoof-Blumer et Percy Gardner ont entrepris de déterminer les codes iconographiques servant à représenter des statues sur des monnaies romaines10. Un siècle plus tard, Eric M. Moormann et Werner Oenbrink reprenaient cette approche en la déclinant respectivement sur les fresques romaines11 et sur les vases d’Attique et de Grande Grèce12. À son tour, notre dossier propose, au travers de deux articles, de faire sienne cette problématique de construction de « l’image dans l’image » pour l’appliquer à d’autres types de mobilier archéologique. Convoquant principalement reliefs et rondes-bosses, la première enquête, menée par Christophe Barbotin dans l’Égypte des Pharaons, montre que la figuration de la statuaire obéit à des critères iconographiques précis qui permettent de reconnaître cette dernière au sein des images ordinaires ; la réflexion de l’auteur l’amène par la suite à déterminer les fonctions que pouvaient recouvrir ces images statuaires. Quoique Laura Sageaux s’attache aussi à identifier les procédés intervenant dans la représentation de statues divines, son étude s’empare du sujet en se focalisant sur l’art glyptique des époques hellénistique et romaine. Par ailleurs, le lecteur y verra que certains facteurs, dont l’échelle fort réduite du support, pouvaient intervenir dans le processus de fabrication de l’image et imposer le choix du procédé figuratif à adopter. En outre, le recours à certaines stratégies obéit parfois à une règle prédéfinie qui, le cas échéant, n’est plus respectée ; si cet abandon des conventions ne manque pas d’interpeler, il est à noter que les mutations ainsi engendrées n’ont pas nécessairement une incidence sur la sémantique de l’image.

  • 13 Alors que nous apportions d'ultimes corrections à ce dossier, nous apprenions la dispariti (...)
  • 14 Se reporter notamment à Lissarrague, 1994, où l’auteur souligne que « l’image ne peut être (...)
  • 15 Cet aspect de la conception aspective de l’image a été notamment étudié par Dominique (...)

6Le deuxième axe fait la part belle aux notions de perception et de réception. Les stratégies figuratives élaborées et adoptées dans le cadre de la construction de l’image doivent être étudiées à l’aune des différents référentiels dans lesquels cette image s’insère. Selon le référentiel considéré, la valeur sémantique de l’image peut être appelée à changer. L’article de Pascale Jacquet-Rimassa insiste sur l’importance de contextualiser l’image. Y sont pris en compte trois référentiels ou « dimensions » pour reprendre le terme de l’auteur : l’image est accueillie au sein d’une image plus large (dimension 1), laquelle se déploie sur un support (dimension 2) – en l’occurrence, un vase – qui est vu et manipulé par des personnes spectatrices de l’image (dimension 3). Cette réflexion trouve un écho patent dans des problématiques qu’avait déjà soulevées François Lissarrague13 autour de la perception de l’image – dont les conditions de réception sont déterminées en grande partie par la nature de son support et par sa position dans l’espace14. Du reste, étudier la question de la perception de l’image à l’aune des stratégies figuratives implique aussi de prendre en considération la notion de point de vue. Elena Oulié montre que, dans le cas d’une image grecque construite selon le langage aspectif par exemple, la multiplicité des points de vue peut découler de la mise en œuvre de stratégies figuratives. Les procédés aspectifs permettent ainsi de visionner une représentation de manière omnisciente, au point de dévoiler au spectateur le contenant et son contenu – ce dernier demeurant toutefois caché aux yeux mêmes des personnages inscrits dans le référentiel de l’image15. Tout en faisant de son lecteur un spectateur omniscient, le créateur de l’image attribue donc au contenu une acception double, qui diffère suivant qu’il est appréhendé à travers le regard des protagonistes ou celui du lecteur.

  • 16 L’intervention de Dominique Farout n’a pas fait l’objet d’un article.
  • 17 Cet aspect se retrouve aussi sur quelques gemmes gravées gréco-romaines. Se reporter à (...)
  • 18 Sur la représentation du temps dans l’art grec aspectif, lire en premier lieu Ouli (...)

7Les communications de Dominique Farout16 et de Jean-Marc Luce prolongeaient toutes deux la réflexion autour de l’image et de sa capacité à évoquer ce qui n’est pas visible aux yeux du spectateur. Au cours d’une excursion au cœur de l’Égypte pharaonique, où le système hiéroglyphique, qui entretient des rapports étroits avec l’image, est connu pour multiplier les jeux d’écriture, Dominique Farout s’employait à montrer comment les images parvenaient à en susciter d’autres, implicites. Ainsi, le mime peut évoquer l’attribut17 ; de même, le geste avec les attributs, voire les seuls attributs, suscite la présence d’un tiers, celui-ci pouvant être une divinité, une personne ou encore un animal. S’observant volontiers dans l’imagerie égyptienne, le goût pour ce que nous pourrions nommer la « synecdoque » figurative – qui consiste à représenter la partie pour exprimer le tout – transparaît aussi dans l’art grec archaïque. Dans le vaste corpus d’images qu’offre à voir l’art de cette époque où règne le langage aspectif, les représentations partielles côtoient les représentations synoptiques ; ces dernières proposent un traitement de la temporalité qui passe par la condensation de différents instants au sein d’une même image18 – dans ce processus de construction de l’image, certains moments peuvent à l’inverse ne pas être représentés, mais seulement signifiés. Cependant, il n’en a pas toujours été ainsi dans l’histoire de l’art grec : Jean-Marc Luce s’applique à mettre en évidence que ce recours à la « métonymie » a été délaissé dans le courant du ve siècle av. J.-C. pour privilégier une fabrique de l’image répondant à une volonté de retranscrire une expérience visuelle. Quoiqu’elles apparaissent comme saisies à un instant « t », les images plastiques et graphiques ainsi obtenues parviennent à évoquer le moment qui précède et le moment qui suit ; l’instant « t » suggère, de fait, un halo temporel. De ces recherches artistiques, naît un art de la suggestion qui fait appel aux facultés cognitives du spectateur.

  • 19 Courtray, 2013 ; Luce, 2013 ; Oulié, 2017a.
  • 20 Se reporter à Scapin, 2016 ; Oulié, 2018. La thèse de doctorat de Mathieu Scapin jette une (...)

8Contribution modeste à l’histoire des stratégies figuratives mises au service de la sémantique de l’image, cette publication s’insère dans la dynamique de recherche actuelle de l’équipe PLH-CRATA. Cette dernière s’est développée notamment autour de réflexions centrées sur les représentations dans l’Antiquité et sur la fabrique de l’image. En venant nourrir à son tour le questionnement autour des systèmes de représentations, le présent recueil s’inscrit dans la lignée de trois dossiers collectifs parus dans la revue Pallas, où sont explorées entre autres les notions de perception et de conception de l’image19. Au nombre des autres travaux produits au sein de l’équipe, nous renvoyons le lecteur à deux récentes thèses doctorales qui interrogent l’image antique et son statut20.

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Bibliographie

Brunner-Traut, E., 2002, Epilogue : Aspective, dans H. Schäfer, Principles of Egyptian Art, Oxford (1re éd. 1974), p. 421-446.

Collard, H., 2016, Montrer l’invisible. Rituel et présentification du divin dans l’imagerie attique, Liège.

Courtray, R. (dir.), 2013, Dossier Regard et représentation dans l’Antiquité, Pallas, 92.

De Cesare, M., 1997, Le statue in immagine : studi sulle raffigurazioni di statue nella pittura vascolare greca, Rome.

Farout, D., 2013, Sens dessus dessous ou comment montrer ce qui est caché, Pallas, 92, p. 57-70.

Hölscher, T., 2007, The language of images in Roman art, Cambridge.

Huyghe, R., 1955, Dialogue avec le visible, Paris.

Imhoof-Blumer, F. et Gardner, P., 1887, A numismatic commentary on Pausanias, Londres.

Lissarrague, F., 1994, Images dans la cité, Mètis, vol. 9-10, p. 237-244.

Luce, J.-M., 2009, De l’Égypte à la Grèce archaïque : la question de l’aspectivité, Égypte, Afrique & Orient, 55, p. 35-42.

Luce, J.-M. (dir.), 2013, Dossier Texte et image dans l’Antiquité, Pallas, 93.

Moormann, E. M., 1986, La pittura parietale romana come fonte di conoscenza per la scultura antica, Nimègue.

Oenbrink, W., 1997, Das Bild im Bilde. Zur Darstellung von Götterstatuen und Kultbildern auf griechischen Vasen, Francfort-New York.

Oulié, E. (dir.), 2017a, Dossier L’aspective dans l’art antique, Pallas, 105, p. 11-148.

Oulié, E., 2017b, La représentation du temps et des mythes dans l’art grec aspectif, Pallas, 105, p. 101-114.

Oulié, E., 2018, L’aspective sur la céramique attique du viiie siècle av. J.-C. au premier quart du vie siècle av. J.-C., Thèse de doctorat en Sciences de l’Antiquité, sous la direction de J.-M. Luce, Université Toulouse Jean Jaurès.

Scapin, M., 2016, Les premiers ateliers à figures rouges en Italie du sud (440-375 av. J.-C.), Thèse de doctorat en Sciences de l’Antiquité, sous la direction de J.-M. Luce, Université Toulouse Jean Jaurès.

Winand, J., 2013, Les hiéroglyphes égyptiens, Paris.

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Notes

1 Huyghe, 1955, p. 102.

2 Winand, 2013, p. 27.

3 Brunner-Traut, 2002. Initialement paru dans : Emma Brunner-Traut, Die Aspektive. Nachwort zu Heinrich Schäfer, dans H. Schäfer, Von ägyptischer Kunst, Wiesbaden, Harrassowitz, 1963, p. 395-428.

4 La thèse de doctorat d’Elena Oulié lève le voile sur la conception aspective du côté grec aux viiie, viie et vie siècles av. J.-C. : voir Oulié, 2018. Lire aussi Luce, 2009.

5 Oenbrink, 1997.

6 De Cesare, 1997.

7 Collard, 2016.

8 Hölscher, 2007. Initialement paru dans : Tonio Hölscher, Römische Bildsprache als semantisches System, Heidelberg, C. Winter, 1987, 78 p., 16 p. de pl.

9 Je voudrais exprimer ici ma reconnaissance envers l’équipe PLH-CRATA et le département d’Histoire de l’Art et d’Archéologie de l’Université Toulouse Jean Jaurès qui ont contribué au financement et à l’organisation de cette Journée. Je tiens aussi à remercier Sylvie Rougier-Blanc et Estelle Galbois, alors respectivement directrice et directrice adjointe du CRATA, pour leur bienveillance, leurs conseils et leur disponibilité. Que tous les participants soient remerciés pour la qualité de leurs communications et des échanges qui ont suivi : Christophe Barbotin, Dominique Farout, Pascale Jacquet-Rimassa, Jean-Marc Luce et Elena Oulié. Certains d’entre eux ont accepté de poursuivre l’aventure en couchant sur papier leur réflexion pour le présent dossier.

10 Imhoof-Blumer, Gardner, 1887, p. 1-3.

11 Moormann, 1986, p. 13-14.

12 Oenbrink, 1997, p. 181-203.

13 Alors que nous apportions d'ultimes corrections à ce dossier, nous apprenions la disparition soudaine, le 15 décembre 2021, de l’historien et anthropologue de la Grèce ancienne. Éminent savant à la pédagogie d’une simplicité lumineuse, grand spécialiste des images, il était passé maître dans l’art de « se faire le regard grec ».

14 Se reporter notamment à Lissarrague, 1994, où l’auteur souligne que « l’image ne peut être dissociée du dispositif qui la rend perceptible […] ».

15 Cet aspect de la conception aspective de l’image a été notamment étudié par Dominique Farout en Égypte pharaonique : Farout, 2013.

16 L’intervention de Dominique Farout n’a pas fait l’objet d’un article.

17 Cet aspect se retrouve aussi sur quelques gemmes gravées gréco-romaines. Se reporter à l’article de Laura Sageaux dans le présent dossier, aux études de cas centrées sur le Palladion et l’herme de Priape.

18 Sur la représentation du temps dans l’art grec aspectif, lire en premier lieu Oulié, 2017b.

19 Courtray, 2013 ; Luce, 2013 ; Oulié, 2017a.

20 Se reporter à Scapin, 2016 ; Oulié, 2018. La thèse de doctorat de Mathieu Scapin jette une lumière nouvelle sur la première génération de peintres à figures rouges qui officia en Grande Grèce et en Sicile, de la seconde moitié du ve siècle au début du ive siècle av. J.-C. Celle d’Elena Oulié pose le problème de l’aspectivité dans l’art grec à l’époque archaïque.

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Table des illustrations

Titre Fig. 1. Système sémantique de l’art romain
Crédits D’après Hölscher, 2007, p. 97.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/docannexe/image/25568/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 56k
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Pour citer cet article

Référence papier

Laura Sageaux, « L’image et sa sémantique. Regards sur les stratégies figuratives dans l’Antiquité. Introduction »Pallas, 120 | 2022, 13-18.

Référence électronique

Laura Sageaux, « L’image et sa sémantique. Regards sur les stratégies figuratives dans l’Antiquité. Introduction »Pallas [En ligne], 120 | 2022, mis en ligne le 27 octobre 2023, consulté le 19 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/25568 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/pallas.25568

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Auteur

Laura Sageaux

Docteure en Sciences de l’Antiquité de l’Université Toulouse – Jean Jaurès
Chercheur associé PLH-CRATA

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Droits d’auteur

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