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Bois et architecture dans la Protohistoire et l’Antiquité (XVIe av. J.-C. - IIe s. apr. J.-C). Grèce, Italie, Europe occidentale. Approches méthodologiques et techniques
Restituer les parties hautes : la question de la triangulation et des charpentes

Le bois dans l’architecture domestique à Herculanum. Mise en œuvre de propositions de reconstruction 3D dans la Casa di Nettuno ed Anfitrite

Wood in Herculaneum domestic architecture. Suggestions for a 3D reconstruction
Alexandra Dardenay
p. 245-256

Résumés

Du point de vue archéologique, une des plus importantes spécificités du site d’Herculanum est la conservation du bois carbonisé à l’intérieur de la coulée pyroclastique qui recouvrit le site jusqu’à près de 30 mètres par endroits. Le programme ANR VESUVIA (2014-2019) – qui envisage notamment une analyse globale de l’architecture domestique de ce site – réunit les conditions d’une réflexion aboutie sur la place du bois dans la construction de l’habitat plébéien, où il apparaît aussi bien dans le bâti que dans l’aménagement (portes, fenêtres, escaliers…). Une première partie de la présentation sera centrée sur les caractéristiques de l’usage du bois dans l’architecture domestique herculanéenne. Une seconde partie sera centrée sur le travail de restitution de la Casa di Nettuno ed Anfititrite (V, 6-7). La réalisation d’un modèle 3D de cette maison permet de mettre en œuvre de manière concrète un certain nombre de réflexions et d’hypothèses concernant la reconstruction des parties en bois détruites de l’édifice étudié. La réflexion a porté, en particulier, sur la reconstruction de la toiture de l’atrium de cette maison.

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Texte intégral

  • 1 4,5 hectares sont dégagés sur les 15 ou 20 hectares que couvrait le site en 79 apr. J-C. : Wallace- (...)
  • 2 Programme de recherches financé par l’Agence Nationale de la Recherche (2014-2019) : https://vesuvi (...)
  • 3 La base DOMUS (Dwellings and Occupants. Material Culture, Urbanism, Society) hébergée par Huma-Num (...)

1Le site d’Herculanum – dont plusieurs quartiers d’habitations sont aujourd’hui dégagés1 – présente un potentiel extraordinaire pour appréhender l’évolution des modes de construction de l’habitat plébéien entre l’époque samnite et le dernier tiers du ier siècle de notre ère. Les maisons sont étudiées dans le cadre du programme ANR VESUVIA, lequel a pour objectif d’offrir une étude globale de l’urbanisme, de l’architecture, du décor des maisons et de l’instrumentum de la cité d’Herculanum2. Du point de vue méthodologique, la première phase du programme a permis de mettre en relation, dans une base ad hoc3, toutes les données disponibles sur le bâti et les décors in situ, avec les données issues des différents fonds d’archives et d’œuvres conservés. Ces données sont ensuite intégrées et mises en œuvre dans le modèle 3D des édifices sélectionnés pour restitution. Il n’était pas possible, dans les limites temporelles et budgétaires du programme de réaliser une reconstruction 3D de chaque habitation d’Herculanum. L’expérience a donc porté sur un certain nombre d’édifices, sélectionnés en fonction de leur potentiel et de leur accessibilité. Ces modèles 3D nous permettent de tester une méthodologie novatrice d’enregistrement et de synthèse des données archéologiques et archivistiques, et de tester nos hypothèses de restitutions architecturales et décoratives en réalité virtuelle.

1. Le bois dans l’architecture domestique à Herculanum

  • 4 Sur la date de l’éruption : Stefani, Borgongino, 2001, cependant récemment corrigé en ce qui concer (...)
  • 5 Ganschow, 1989.
  • 6 Van Binnebeke, De Kind, 1996.
  • 7 Monteix, 2010.

2La nature du flux pyroclastique ayant enseveli Herculanum le 24 octobre 794, a permis la préservation du bois dans cette cité, dans des conditions exceptionnelles, par rapport à ce que l’on observe dans les autres sites campaniens concernés. La première étude d’ensemble sur l’histoire de la construction à Herculanum revient à Th. Ganschow5. Publié en 1989, son Untersuchungen zur Baugeschichte in Herculaneum reste l’analyse la plus systématique à ce jour. Quelques années plus tard, une équipe néerlandaise dirigée par R. de Kind et M.C. van Binnebeke revenait sur plusieurs de ses propositions, notamment dans l’insula V6. Enfin les recherches de N. Monteix sur Les lieux de métiers à Herculanum ont été l’occasion de reprendre le dossier et de l’approfondir dans les lieux concernés par l’installation de boutiques et d’ateliers7.

  • 8 De Kind, 1998, p. 62-64, 198.
  • 9 Monteix, 2010, p. 312 et pl.VIII.

3Pour R. de Kind8 le découpage des parcelles a pu avoir lieu vers 400 av. J.-C. Entre la période samnite et l’éruption du Vésuve, les ilots d’habitation ont connu des évolutions du parcellaire particulièrement importantes9. L’étude du bâti révèle, par ailleurs, que si certaines portions de mur datent de l’époque samnite, et d’autres, plus nombreuses, des iie et ier siècles av. J.-C., une grande partie des structures architecturales aujourd’hui visibles sont postérieures à l’époque augustéenne. Les dégâts occasionnés par les séismes des années 60 et 70 apr. J.-C. ont entrainé, par ailleurs, des réfections plus ou moins importantes dans certains édifices.

  • 10 Maiuri, 1958, p. 62-74.
  • 11 Ganschow, 1989, p. 23-28 et pl. 1-3 pour des vues de détails et pl. 5-23 pour leur agencement en di (...)

4Signalons un fait notable du point de vue de l’évolution de l’architecture domestique, durant le premier siècle de notre ère : durant cette phase, la plupart des maisons se voient pourvues d’étages supplémentaires. Ceux-ci seront progressivement subdivisés en appartements autonomes, dont certains pouvaient être mis en location par le propriétaire. Les matériaux de construction utilisés à Herculanum ont été étudiés par A. Maiuri10, puis de manière plus approfondie par Th. Ganschow qui en propose un inventaire détaillé11. Comme l’ensemble des archéologues s’étant penchés sur l’étude des modes de construction à Herculanum le font remarquer, les matériaux volcaniques sont nettement privilégiés. C’est ainsi que le tuf a été très employé, tout comme la lave.

5Dans l’architecture domestique campanienne, le bois occupe un rôle majeur, dont il n’est pas question de recenser ici tous les usages. Nous n’évoquerons donc pas les escaliers, encadrements de portes, volets, planchers et autres dispositifs, structures et armatures de bois, dont l’étude à Herculanum présente pourtant un intérêt majeur.

  • 12 Adam, 1984, p. 133.

6Dans la mise en œuvre du bâti, si la maçonnerie prédomine, la technique du « pan de bois » ou opus craticium, est une structure mixte très répandue à Herculanum (fig. 1). Le remplissage était réalisé en opus incertum. On en identifie deux usages privilégiés dans les habitations12 :

  • en façade des étages (les façades des rez-de-chaussée étant, à quelques exceptions près, construites en maçonnerie). Ce type de structure est en effet plus léger que les murs montés en seule maçonnerie. Certes, les murs à pan de bois sont plus sensibles à l’humidité, mais se trouvent moins exposés à ce niveau d’élévation.

    • 13 Monteix, 2010, p. 228.
    • 14 D’après N. Monteix : « des entretoises, disposées entre les poteaux définissent des espaces qui son (...)
    • 15 Papaccio, 19931993, p. 607-616.

    pour la construction de cloisons non porteuses, à l’intérieur des habitations, à tous les niveaux. Ces dernières isolent les pièces les unes des autres. Dans les différents exemples restaurés à Herculanum, ces cloisons sont souvent dénuées de sablière basse et les poteaux prennent appui directement sur le sol13. Il arrive même que les poteaux soient plantés dans le sol, comme dans l’exemple de l’appartement V, 17. On connaît toutefois quelques cas présentant une sablière, par exemple dans la Casa di Nettuno ed Anfitrite, pièce 2, où sa restitution est très probable14 (pl. XVI.1). D’après V. Papaccio ce type de cloisons aurait eu des vertus parasismiques15. En revanche, il présente un inconvénient majeur : en effet, Vitruve signale l’extrême facilité avec laquelle elles pouvaient s’enflammer.

Fig. 1. Herculanum, façade de la Casa a graticcio (III, 13-15) (cl. M.-L. Maraval)

Fig. 1. Herculanum, façade de la Casa a graticcio (III, 13-15) (cl. M.-L. Maraval)

Pl. XVI.1. Herculanum, Casa di Nettuno ed Anfitrite (V, 6-7), pièce 2, cloison non porteuse avec sablière basse

Pl. XVI.1. Herculanum, Casa di Nettuno ed Anfitrite (V, 6-7), pièce 2, cloison non porteuse avec sablière basse

(cl. M.-L. Maraval)

Pl. XVI.2. Casa di Nettuno ed Anfitrite, atrium, détail du compluvium dans le modèle 3D.

Pl. XVI.2. Casa di Nettuno ed Anfitrite, atrium, détail du compluvium dans le modèle 3D.

©Archéovision/ANR VESUVIA.

7Un autre usage du bois que l’on trouve fréquemment à Herculanum est celui de la mise en œuvre de structures en encorbellement, qui permettaient de gagner en surface habitable à l’étage. Grâce à une saillie des poutres de plafond du rez-de-chaussée, on construisait dans le prolongement des pièces de l’étage un maenianum, structure en pan de bois projetée en surplomb au-dessus du trottoir et parfois même de la rue. Parfois des poteaux de support permettaient de supporter l’excès de la portée libre, mais ce n’était pas systématique. En voici deux exemples à Herculanum :

    • 16 Monteix, 2010, fig. 7 et p. 28-30.

    la Casa a graticcio offre un exemple d’extension en surplomb supportée par des colonnes (fig. 2). Ce maenianum fut reconstruit, au moment des fouilles conduites entre 1927 et 1933, sous la direction du Surintendant A. Maiuri, avec l’apparence d’un balcon couvert d’un appentis. En réalité, la reconstruction opérée alors n’est pas fidèle à la structure originelle dégagée lors des fouilles, ainsi que l’a montré N. Monteix à partir de son étude des journaux de fouille (GSE) correspondants16. Le dégagement a été opéré à partir de décembre 1927, et les données consignées dans les journaux révèlent que cette structure en surplomb déborde largement au-dessus de la rue : longue de 7,70 m (soit la largeur de la Casa a graticcio), elle est large de 3,35 m, soit une extension de 1,35 m au-dessus de la rue, en débord du trottoir. Or, une fois les restaurations effectuées (rappelons qu’à Herculanum, à l’époque de Maiuri, on restaure au fur et à mesure de la fouille), la largeur du balcon est réduite à 1,90 m (soit 1,40 m de moins). Ces données de fouilles pour la profondeur de l’extension sont confirmées par les dimensions des enduits peints de l’appartement oriental. Par ailleurs, autre distorsion probable, les équipes de A. Maiuri ont reconstruit un balcon à appentis, là où devait plus probablement se trouver une loggia cloisonnée, pourvue d’une ou deux fenêtres. Concernant la fonction de ce maenianum, les deux lits qui y ont été retrouvés laissent supposer qu’il servait, notamment, d’espace de couchage.

    • 17 Sorbo, 2013, pl. 92-94.

    Il existe, par ailleurs, des étages en encorbellement, sans support de colonnes. La Casa di Nettuno ed Anfitrite, s’ouvrait sur le cardo IV, tout comme la Casa a graticcio, située dans l’insula V (fig. 3). Le maenianum qui prolonge l’appartement de l’étage, en surplomb du trottoir, est beaucoup plus étroit que celui de la Casa a graticcio. Il est construit sur les poutres du plafond du rez-de-chaussée de l’édifice. Du point de vue de la technique de construction, un élément intéressant doit être signalé. Contrairement à la plupart des exemples connus en Campanie, le mur périmétral est construit en opus reticulatum d’épaisseur réduite (22 cm), et non en opus craticium. Ce balcon mesurait 5,40 m x 0,90 m de profondeur. Dans sa partie nord, il donnait accès à plusieurs pièces, séparées les unes des autres par des cloisons en opus craticium, et notamment une vaste salle à manger aménagée dans la pièce 16 ; quant à sa partie sud, elle était partiellement occupée par une latrine. En résumé, cet étroit maenianum servait avant tout de couloir de desserte entre des pièces résidentielles et des espaces fonctionnels (latrine et cuisine) situés dans sa partie sud. Les antiques solives de bois supportant la structure sont carbonisées, mais certaines sont restées in situ. Selon la déontologie de reconstruction suivie par Maiuri, les poutres de bois les mieux conservées sont laissées en place, consolidées par un mélange de cire et paraffine et renforcées par des coffrages de fer et de verre17. Parfois, un habillage de bois artificiel est mis en œuvre pour des raisons esthétiques.

Fig. 2. Restitution isonométrique par N. Monteix de la façade de la Casa a graticcio (Monteix, 2010, fig.7) : à gauche, proposition de restitution d’après l’analyse des Journaux de fouille (GdS). A droite, reconstruction effective du maenianum à l’époque des fouilles et des restaurations dirigées par A. Maiuri.

Fig. 2. Restitution isonométrique par N. Monteix de la façade de la Casa a graticcio (Monteix, 2010, fig.7) : à gauche, proposition de restitution d’après l’analyse des Journaux de fouille (GdS). A droite, reconstruction effective du maenianum à l’époque des fouilles et des restaurations dirigées par A. Maiuri.

Fig. 3. Herculanum, façade de la Casa di Nettuno ed Anfitrite (V, 6-7), (cl. M.-L. Maraval)

Fig. 3. Herculanum, façade de la Casa di Nettuno ed Anfitrite (V, 6-7), (cl. M.-L. Maraval)
  • 18 Dardenay et al., 2015 ; Dardenay et al., 2016 ; Dardenay, 2017.

8La casa di Nettuno ed Anfitrite fait justement partie des maisons sélectionnées par l’équipe du programme VESUVIA pour expérimenter la reconstruction 3D de l’habitat herculanéen, à partir des données de l’analyse in situ et alibi (archives et musées)18.

2. Mise en œuvre de propositions de reconstruction dans le modèle 3D de la Casa di Nettuno ed Anfitrite

  • 19 Pour la classification des maisons d’Herculanum, plusieurs typologies ont été proposées, toutes ass (...)

9Entre sa construction à l’époque augustéenne et son état final, la maison a connu quelques modifications de son plan, mais pas de transformation majeure. Elle disposait d’une surface au sol de 197 m2, et de deux espaces à l’étage : l’un – situé dans la partie ouest de la maison (pièces 14-22), donnant sur la rue et pourvu d’une extension en surplomb – occupait environ 70 m2, et un second, aménagé au-dessus du tablinum (pièces 23-24) ne couvrait que 16 m2 environ. La Casa di Nettuno ed Anfitrite était une maison à atrium de taille moyenne19. L’étage de la maison fait partie intégrante de son plan initial et fut construit en même temps que le rez-de-chaussée ce qui renforce l’impression d’unité architecturale procurée par l’édifice.

  • 20 Ainsi que l’écrit justement J.-P. Adam (1984, p. 217) la plupart du temps, à Herculanum, « l’escali (...)

10Les pièces d’habitation à l’étage de la partie ouest (14-22) étaient accessibles depuis un escalier en bois installé dans la pièce 11 (dont il ne subsiste que la base maçonnée)20 tandis que le petit logement situé au-dessus du tablinum (23-24) était sans doute accessible, au moins dans la phase finale, par une échelle amovible permettant d’accéder depuis le nymphée (8) à la pièce 23. La maison fut donc l’objet d’une campagne unique de construction, dans la première moitié du ier siècle, puis d’une campagne de restauration quelques années avant l’éruption.

11Le modèle numérique 3D utilisé pour ce travail a été élaboré en plusieurs étapes par l’équipe Archéovision du CNRS (UMS 3657). Tout d’abord, une numérisation tridimensionnelle de la casa di Nettuno ed Anfitrite par photogrammétrie par corrélation dense a été faite sur le terrain en 2014. Durant cette phase préliminaire du travail, un grand nombre de prises de vues de haute qualité de l’ensemble des pièces de la maison ont été réalisées, ces photographies devant être utilisables pour le calcul photogrammétrique mais aussi pour la production d’ortho-images. Environ 1500 clichés en 36 mégapixels ont été nécessaires pour obtenir un modèle numérique 3D très complet de l’ensemble de la maison avec une résolution infra-centimétrique. C’est le logiciel de photogrammétrie Photoscan (Agisoft) qui a été utilisé pour cette phase du travail, le modèle 3D obtenu a ensuite été géo-référencé à l’aide de points topographiques relevés au tachéomètre.

12Les données 3D obtenues ont ainsi pu être mises à l’échelle, nettoyées, optimisées et maillées afin d’avoir un modèle 3D surfacique exploitable pour la restitution de l’architecture et la production d’ortho-images. Cependant, la géométrie issue de la numérisation 3D étant trop complexe, une re-modélisation plus simple de l’ensemble de la maison dans un logiciel de modélisation 3D généraliste (3Ds max) a été nécessaire afin de poursuivre les opérations de restitution. La bonne conservation des vestiges a permis, la plupart du temps, d’utiliser directement le modèle numérique 3D pour caler précisément bon nombre d’éléments architecturaux de la maison : poutraison du compluvium, positionnement du laraire, du bassin de l’impluvium, positionnement des pivots des portes, etc. Certains éléments de mobilier, entreposés dans les réserves du site, ont été également numérisés par photogrammétrie et, après avoir également été re-modélisés, ont pu être intégrés dans la restitution de certaines pièces de la maison.

13Le modèle numérique et les ortho-images ont été d’une grande aide pour dimensionner et positionner les murs avec précision et permettre un placement précis des peintures restituées. Les ortho-images des murs peints ont servi de calques précis pour recaler les restitutions et faire gagner un temps précieux en épargnant de nombreuses mesures sur le terrain. Je ne présenterai ici qu’un aperçu du travail réalisé par l’équipe du programme, à travers l’exemple particulièrement suggestif de la reconstruction de la charpente de l’atrium de cette habitation. Les problèmes que nous avons rencontrés à cette occasion, et les solutions que nous y avons apportées, offrent, en effet, un reflet authentique des questionnements et des méthodes appliquées pour la restitution d’une structure en bois effondrée.

3. La couverture de l’atrium de la Casa di Nettuno ed Anfitrite (pl. XVI.2)

  • 21 « la più fastosa e scenografica decorazione d’atrio […] dovuta ad un artista di grande richezza col (...)

14La fouille de l’atrium, alors numéroté « espace 3 », est mentionnée entre le 1er mars et le 17 juin 1933 dans le Giornale degli Scavi. Tout au long de ce dégagement, les descriptions sont limitées à l’essentiel, lorsque des objets, inventoriés ou non, sont découverts. L’atrium (8,87 x 7,20 m) est décrit, par A. Maiuri, comme « le décor d’atrium le plus fastueux d’Herculanum […] dû à un artiste usant d’une grande richesse chromatique et plein de fantaisie, d’un grand spécialiste de la peinture architecturale baroque »21. L’enthousiasme de cette description ne peut que faire regretter non seulement sa quasi-disparition, mais encore l’absence de documentation graphique ou photographique. Dans son état actuel, il ne reste que des lambeaux de décor, la plupart situés en zone basse, quelques-uns en zone médiane sur les murs nord et sud. Une première phase de restitution de cet espace a donc consisté en un long travail de restitution des parois et de leur décor peint. Ensuite, la réflexion s’est portée sur la reconstruction de la couverture de l’atrium, que les fouilles et opérations de restauration conduites sous Maiuri n’ont pas permis de conserver. De la structure portante de la charpente, seuls subsistent quelques traces et vestiges dans les murs nord et ouest de cet espace. Même à Herculanum les charpentes correctement conservées font défaut, et on ne voit, le plus souvent, que des traces d’appui ou d’encastrement. Les sources disponibles pour proposer une restitution sont rares, même en iconographie ou dans la littérature latine. Vitruve évoque brièvement au livre iv (IV, 2) les techniques de réalisation d’une charpente, mais sans entrer suffisamment dans les détails.

15En dépit de la bonne conservation des élévations dans la casa di Nettuno ed Anfitrite, la restitution de la couverture de l’atrium soulève des questions qui ne peuvent pas toutes être résolues. En concertation avec les ingénieurs d’Archéovision qui réalisaient la modélisation, nous avons dû réfléchir au système d’assemblage en tenant compte d’une part de la résistance des matériaux, et d’autre part des exemples contemporains (mais ils sont rarissimes) ou plus tardifs, avec le risque de faire des contresens chronologiques.

  • 22 Dardenay et al., 2016.

16Du point de vue informatique, le système de poutraison s’est avéré compliqué à mettre en œuvre faute d’angles droits ; de plus, de nombreuses contraintes (trous dans les murs, bassin en dessous) sont venues compliquer davantage le travail de reconstruction. D’après les observations de N. Monteix, la forme générale est celle d’un toit en tronc de pyramide renversée dont la partie centrale (compluvium) est laissée découverte22. Les dimensions du compluvium sont données par celles du bassin recevant les eaux de pluie (impluvium), directement ou après ruissellement sur la toiture. De forme rectangulaire, l’impluvium mesure 2,02 m de longueur pour 1,50 m de largeur. Bien que son emprise déborde de 0,25 m de chaque côté à cause de la présence d’un rebord, il est apparu plus raisonnable de considérer les dimensions du bassin stricto sensu comme identiques à celles du compluvium. Le rebord a, en effet, un usage fonctionnel, servant de protection contre les déplacements de l’eau lors de sa chute.

  • 23 Les journaux de fouilles (GSE 1934, description finale insérée à la fin du mois de juin) donnent le (...)
  • 24 Sans grande spécification, les GSE (1934, description finale insérée à la fin du mois de juin) indi (...)
  • 25 Adam, 1984, p. 225.

17La charpente primaire est constituée de deux poutres transversales (dites maîtresses poutres) dont les dimensions sont connues grâce à l’empreinte de leur section dans le mur septentrional (30 cm de hauteur x 20 cm de largeur)23. La bonne conservation des murs occidental et septentrional permet également de connaître les dimensions et l’espacement des chevrons24 (fig. 4). Ces derniers sont placés perpendiculairement aux deux maîtresses poutres25. Nous ne disposons d’aucune trace spécifique qui permettrait de caractériser les chevrons de noue qui constituent les axes d’interpénétration des pans de toiture deux à deux. Il semble cependant indispensable de les restituer dans l’angle : le sommet de tous les chevrons se trouve à la même altitude. Un point reste – et restera – l’objet de conjectures : la nature de la poutre à laquelle les chevrons sont fixés dans leur partie inférieure ainsi que la forme prise par cet assemblage. Pour simplifier, nous avons considéré que l’ensemble des chevrons s’achevait sur un quadrilatère de pièces de bois, reposant sur les deux poutres transversales de la charpente primaire.

Fig. 4. Herculanum, Casa di Nettuno ed Anfitrite (V, 6-7), espace 10 (atrium), paroi ouest, avec traces des imbrices (cl. M.-L. Maraval)

Fig. 4. Herculanum, Casa di Nettuno ed Anfitrite (V, 6-7), espace 10 (atrium), paroi ouest, avec traces des imbrices (cl. M.-L. Maraval)
  • 26 Adam, 1984, p. 225, légende de la figure 509.

18Outre les traces conservées dans les murs occidental et septentrional, nous nous sommes également appuyés sur des analogies, à partir d’exemples d’atrium de conception architecturale similaire et mieux conservés, toujours à Herculanum. La Casa del tramezzo di legno était articulée autour d’un atrium de type toscan. La charpente en a été reconstituée lors des opérations de fouille et de reconstruction de A. Maiuri, en 1928-1929. Dans cet exemple, deux maîtresses poutres soutiennent les pièces rampantes (dites pièces de noues) partant de chaque angle, les deux traverses du compluvium et les chevrons recevant, dans la restitution, directement les tuiles26.

19Nous ne savons pas avec certitude si des voliges étaient parfois installées sur les chevrons avant la pose des tuiles. Dans les restaurations de charpentes commandées par A. Maiuri à Herculanum, les tuiles sont posées directement sur les chevrons, sans voligeage. Cela implique une disposition très rigoureuse des tuiles, selon un espacement régulier et soigné. Dans notre restitution nous avons pris le parti de mettre en place des voliges, pour compenser l’important décalage constaté dans les parois nord et ouest entre les empreintes des imbrices et celles des solives. Sans ces voliges, les tuiles auraient été totalement instables.

  • 27 N. Monteix in Dardenay et al., 2017.
  • 28 GSE 1934 : « 7 aprile. Si lavora nella casa N˚ 6 sul 4˚ cardine lato est. È stato raccolto sul pavi (...)

20Les empreintes des tuiles – plates et couvre-joints – sont conservées dans le seul mur occidental. N. Monteix relève que le rythme des couvre-joints est différent de celui des chevrons, ce qui impose de proposer l’existence d’un platelage, constitué de voliges, ou, eu égard au faible espace entre le sommet des chevrons et la base des tuiles, un lattis à même de recevoir les tuiles27. Nous avons reconstitué des tuiles de noue, en suivant un modèle attesté sur le site. Des couvre-joints d’égout à antéfixes à tête de chien présentant des traces de peinture blanche ont également été restitués, suite à leur découverte lors de la fouille de l’atrium28.

Conclusion

21L’exemple de la restitution virtuelle de la charpente et du système de couverture de l’atrium de la Casa di Nettuno ed Anfitrite, offre un cas très concret dans lequel le modèle 3D a servi à l’équipe des chercheurs du programme de chambre d’essai, de laboratoire d’expérimentation pour tester les différentes possibilités de remontage d’une structure architecturale disparue. Nous avons tâtonné, longuement échangé au sein de l’équipe, essayé plusieurs solutions, pour finalement valider celle qui fonctionnait le mieux en tenant compte de toutes les contraintes.

22Dans ce cas précis, nous sommes parvenus à un consensus au sein de l’équipe. Mais d’autres situations se sont présentées, où le dossier documentaire était si mince, que nous avons jugé préférable de ne pas trancher. La restitution du laraire maçonné, qui se trouvait dans l’angle nord-ouest de l’atrium et fut entièrement détruit au xviiie siècle lors des excavations des Bourbons, a ainsi donné lieu à plusieurs propositions dans le modèle 3D. En cliquant sur l’emplacement du sanctuaire domestique, on fait apparaître une fenêtre proposant trois hypothèses de restitution possibles pour ce petit édifice. Cette présentation permet de rendre sensibles les incertitudes résiduelles autour du dossier documentaire

23Si l’on prend soin de respecter certaines règles déontologiques, une restitution 3D peut être un formidable outil heuristique pour la transmission de résultats issus d’activités archéologiques et historiques. L’interface visuelle que nous avons conçue permet de visualiser plusieurs états de la maison. Les états visibles varient d’une pièce à l’autre, en fonction des résultats auxquels nous sommes parvenus. Il nous a également semblé important de pouvoir proposer, le cas échéant, plusieurs hypothèses de restitution, quand les lacunes sont trop nombreuses et que plusieurs versions paraissent envisageables.

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Van Binnebeke, M.-C. et De Kind, R.E.L.B., 1996, The “Casa dell’atrio corinzio” and the “Casa del sacello di legno” at Herculaneum, Cronache Ercolanesi, 26, p. 173‑228.

Wallace-Hadrill, A., 1994, Houses and society in Pompeii and Herculaneum, Princeton.

Wallace-Hadrill, A., 2011, Herculaneum : Past and Future, Londres.

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Notes

1 4,5 hectares sont dégagés sur les 15 ou 20 hectares que couvrait le site en 79 apr. J-C. : Wallace-Hadrill, 2011, p. 105.

2 Programme de recherches financé par l’Agence Nationale de la Recherche (2014-2019) : https://vesuvia.hypotheses.org/

3 La base DOMUS (Dwellings and Occupants. Material Culture, Urbanism, Society) hébergée par Huma-Num (https://fms.db.huma-num.fr/fmi/webd).

4 Sur la date de l’éruption : Stefani, Borgongino, 2001, cependant récemment corrigé en ce qui concerne l’attestation épigraphique, par Abdy, 2013. Les arguments fondés sur les données archéobotaniques subsistent toutefois.

5 Ganschow, 1989.

6 Van Binnebeke, De Kind, 1996.

7 Monteix, 2010.

8 De Kind, 1998, p. 62-64, 198.

9 Monteix, 2010, p. 312 et pl.VIII.

10 Maiuri, 1958, p. 62-74.

11 Ganschow, 1989, p. 23-28 et pl. 1-3 pour des vues de détails et pl. 5-23 pour leur agencement en différents types de construction. Les observations de A. Maiuri et Th. Ganschow sont reprises par N. Monteix (Monteix, 2010, p. 226-227)

12 Adam, 1984, p. 133.

13 Monteix, 2010, p. 228.

14 D’après N. Monteix : « des entretoises, disposées entre les poteaux définissent des espaces qui sont hourdés avec une maçonnerie en tout venant », (Monteix, 2010, p. 228) ; voir sur cette technique : Maiuri, 1958, p. 74 ; Ganschow, 1989, p. 50.

15 Papaccio, 19931993, p. 607-616.

16 Monteix, 2010, fig. 7 et p. 28-30.

17 Sorbo, 2013, pl. 92-94.

18 Dardenay et al., 2015 ; Dardenay et al., 2016 ; Dardenay, 2017.

19 Pour la classification des maisons d’Herculanum, plusieurs typologies ont été proposées, toutes assez insatisfaisantes, du point de vue même des auteurs. La plus ancienne est celle de Maiuri, 1958, révisée par Wallace-Hadrill, 1994 et de Kind, 1998. Aucune d’entre elle ne prend en compte les étages, comme le souligne à juste titre J. Andrews (Andrews, 2006, p. 94-96).

20 Ainsi que l’écrit justement J.-P. Adam (1984, p. 217) la plupart du temps, à Herculanum, « l’escalier est amorcé par un petit socle de maçonnerie d’une à trois marches, sur lequel venaient prendre appui les pièces de bois rampantes, appelées limons, recevant les marches ».

21 « la più fastosa e scenografica decorazione d’atrio […] dovuta ad un artista di grande richezza coloristica, di sicura bravura, di ardimento e di fantasia inventiva, di un artista, infine specializzatosi, potremmo anche dire, nel genere della pittura architetturale barocca, e non alieno, come accade invece nei correnti decoratori della casa ercolanese, dall’inserire soggetti figurati e figure isolate e motivi animalistici nel campo della decorazione architettonica. » Maiuri, 1958, p. 397.

22 Dardenay et al., 2016.

23 Les journaux de fouilles (GSE 1934, description finale insérée à la fin du mois de juin) donnent les dimensions suivantes : « I travi del compluvio sono di forma rettangolare e misurano m. 0.30 di altezza per m. 0.20 di spessore e sono posti da nord a sud ». Les mesures réalisées sur le mur, non restauré, sont les suivantes : 0,42 m en hauteur, 0,17 m en largeur, mesurées à l’est, en raison de la disparition des tuiles de coffrage dans l’empreinte occidentale.

24 Sans grande spécification, les GSE (1934, description finale insérée à la fin du mois de juin) indiquent les données suivantes pour les chevrons : « I travicelli che sostenevano il tetto misuravano m. 0.10 per 0.9 e la distanza che passa tra l’uno e l’altro è di m. 0.31 ». À l’ouest, la dimension médiane des chevrons est de 0,14 m en hauteur pour 0,11 m en largeur, avec un espacement de 0,19 m ; au nord, les dimensions médianes sont légèrement supérieures : 0,12 m en hauteur pour 0,12 m en largeur, avec un espacement de 0,20 m. L’erreur dans les GSE, si elle existe indubitablement, reste contenue.

25 Adam, 1984, p. 225.

26 Adam, 1984, p. 225, légende de la figure 509.

27 N. Monteix in Dardenay et al., 2017.

28 GSE 1934 : « 7 aprile. Si lavora nella casa N˚ 6 sul 4˚ cardine lato est. È stato raccolto sul pavimento dell’ambiente n. 3 una testa di cane di terracotta policromata di bianco. Essa fa parte della decorazione del tetto del compluvio ».

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Table des illustrations

Titre Fig. 1. Herculanum, façade de la Casa a graticcio (III, 13-15) (cl. M.-L. Maraval)
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Titre Pl. XVI.1. Herculanum, Casa di Nettuno ed Anfitrite (V, 6-7), pièce 2, cloison non porteuse avec sablière basse
Crédits (cl. M.-L. Maraval)
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Titre Pl. XVI.2. Casa di Nettuno ed Anfitrite, atrium, détail du compluvium dans le modèle 3D.
Crédits ©Archéovision/ANR VESUVIA.
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Titre Fig. 2. Restitution isonométrique par N. Monteix de la façade de la Casa a graticcio (Monteix, 2010, fig.7) : à gauche, proposition de restitution d’après l’analyse des Journaux de fouille (GdS). A droite, reconstruction effective du maenianum à l’époque des fouilles et des restaurations dirigées par A. Maiuri.
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Titre Fig. 3. Herculanum, façade de la Casa di Nettuno ed Anfitrite (V, 6-7), (cl. M.-L. Maraval)
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/docannexe/image/17687/img-5.jpg
Fichier image/jpeg, 456k
Titre Fig. 4. Herculanum, Casa di Nettuno ed Anfitrite (V, 6-7), espace 10 (atrium), paroi ouest, avec traces des imbrices (cl. M.-L. Maraval)
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/docannexe/image/17687/img-6.jpg
Fichier image/jpeg, 542k
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Pour citer cet article

Référence papier

Alexandra Dardenay, « Le bois dans l’architecture domestique à Herculanum. Mise en œuvre de propositions de reconstruction 3D dans la Casa di Nettuno ed Anfitrite »Pallas, 110 | 2019, 245-256.

Référence électronique

Alexandra Dardenay, « Le bois dans l’architecture domestique à Herculanum. Mise en œuvre de propositions de reconstruction 3D dans la Casa di Nettuno ed Anfitrite »Pallas [En ligne], 110 | 2019, mis en ligne le 27 février 2020, consulté le 23 mai 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/17687 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/pallas.17687

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Auteur

Alexandra Dardenay

Maîtresse de conférences en Histoire de l’Art Romain
Université Toulouse-Jean Jaurès
TRACES – UMR 5608
adardenay[at]yahoo.fr

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