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Bois et architecture dans la Protohistoire et l’Antiquité (XVIe av. J.-C. - IIe s. apr. J.-C). Grèce, Italie, Europe occidentale. Approches méthodologiques et techniques
Plans au sol, interprétations et pièces de bois restituées

Nouvelle hypothèse de restitution des bâtiments de plan dit circulaire à La Tène finale. Réflexions à partir des temples A et C de Manching (Allemagne)

A new hypothesis concerning the restitution of circle-shaped building during the late La Tène period. Reflexions about the temples A and C of Manching (Germany)
Rémy Wassong
p. 93-110

Résumés

Cet article soulève le problème de l’interprétation des bâtiments de plan circulaire en Europe celtique continentale. Les bâtiments circulaires y sont très rares et renvoient fréquemment les fouilleurs, de ce fait, vers une fonction particulière, difficile à déterminer au sein d’un site. Dans le cas des temples de Manching, le mobilier découvert indique une fonction rituelle et cette forme architecturale singulière est ainsi mise en lien avec le caractère religieux du monument. De nouveaux éléments, se fondant sur une étude géométrique des plans, soulèvent des questions sur ce type de bâtiment et apportent de nouvelles considérations sur la planification à base circulaire. Il est possible de proposer une autre hypothèse de restitution de l’élévation de ces bâtiments sous la forme, non plus d’un édifice circulaire, mais d’un bâtiment à parois déportées, de plan carré ou rectangulaire.

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Texte intégral

Introduction. Les bâtiments circulaires de l’âge du Fer, remise en contexte

  • 1 Cunliffe, 1984 ; Cunliffe, Poole, 1991.
  • 2 Richmond et al., 1968.
  • 3 King, Soffe, 2013.

1Cette étude permet de soulever le problème d’interprétation des bâtiments de plan circulaire en Europe celtique continentale. Ce plan est fréquent et bien identifié sur les sites bretons et en Gaule du Nord-ouest. On citera notamment les exemples de Danebury1, de Hod Hill2 ou encore du temple de Hayling Island3 (Angleterre), souvent cités à titre de comparaison pour les temples de Manching. C’est à partir de l’étude de ces derniers que nous fondons notre réflexion.

  • 4 Dechezleprêtre, Ginoux, 2005, p. 82-85.

2Les bâtiments circulaires présentent des techniques architecturales variées, distinguées dans un classement typologique réalisé par Thierry Dechezleprêtre et Nathalie Ginoux4. Le premier ensemble regroupe les bâtiments circulaires ayant livré des indices d’implantation de paroi ou de solin de pierre. Ces principes de construction mettant en avant le plan circulaire de façon assez évidente, si bien qu’il est inutile de revenir sur ces exemples.

3Le second groupe rassemble les bâtiments à « couronnes de poteaux » et se divise en trois sous-groupes : les constructions à couronne double ou triple, les constructions sur couronne et paroi décalée et les constructions à couronne simple. C’est précisément sur cette dernière forme que nous souhaitons attirer l’attention. Les deux types précédents sont constitués d’un grand nombre de poteaux de diamètre souvent limité, alors que dans le dernier cas, le plan peut se réduire à six poteaux atteignant bien souvent des dimensions assez considérables (jusqu’à 80 cm de diamètres dans quelques cas).

  • 5 Villes, 1982, p. 157-159.
  • 6 Schubert, 1994.
  • 7 Nickel, 2012.
  • 8 Wendling, 2013, p. 467-468.
  • 9 Poux, Demierre, 2015.
  • 10 Holzer, 2010.
  • 11 Brunaux et al., 1982.

4Ces bâtiments circulaires sont très rares en Europe celtique continentale et renvoient fréquemment les fouilleurs, de ce fait, vers une fonction particulière, difficile à déterminer au sein d’un site, comme ce pourrait être le cas à Bundenbach (Allemagne)5. Dans le cas des temples de Manching, le mobilier découvert indique une fonction rituelle et cette forme architecturale singulière a été mise en lien avec le caractère religieux du monument6. Le corpus des édifices cultuels montre toutefois la variété des formes architecturales utilisées. Citons à titre d’exemple le sanctuaire du Martberg (Allemagne)7, dont les temples sont des bâtiments sur quatre poteaux et parois déportées, ou le premier état du temple A de Manching qui se présente sous la forme d’un bâtiment sur quatre poteaux entouré par une palissade. Holger Wendling propose de voir dans cette palissade les éléments de parois d’un bâtiment fermé rejoignant ainsi les plans des édifices cultuels du Martberg8. À Corent (France), les bâtiments ne possèdent aucun poteau interne9. Dans d’autres cas, enfin, comme à Roseldorf (Autriche)10 ou dans les premiers états de Gournay-sur-Aronde (France)11, le sanctuaire se compose uniquement d’un espace délimité ouvert et de fosses. Les bâtiments circulaires font donc figure d’exceptions même dans les contextes rituels.

1. Géométrie et métrologie des temples A et C de Manching

1.1. Le temple A

1.1.1. État 1 (fig. 1)

Fig. 1. Plan et interprétation métrologique du premier état du temple A

Fig. 1. Plan et interprétation métrologique du premier état du temple A

(d’après Schubert, 1994, modifié par l’auteur).

  • 12 Schubert, 1994, p. 182-185.

5Le premier état du temple A est mal conservé. Le bâtiment central est identifiable par trois poteaux formant un angle droit et permettant d’entrevoir un bâtiment qui mesure au moins 6,6 m de long et 5,7 m de large. L’enclos périphérique est matérialisé par deux morceaux de tranchée conservée sur 7,5 m pour la première au nord et sur 3,8 m pour la seconde au sud. Six négatifs de poteaux ont été détectés au sein de cette tranchée. Leur espacement varie entre 0,8 et 1 m. Une interruption de la tranchée marque l’emplacement probable d’un dispositif d’entrée particulièrement étroit (0,6 m). Trop peu de mesures ont pu être effectuées pour une réflexion métrologique pertinente. Constatons toutefois que ces mesures ont toutes pour plus petit dénominateur commun 0,30 m. Nous sommes en ce sens assez proches de la proposition de Franz Schubert12 qui restitue un bâtiment de 21 pieds de côtés avec un étalon de 0,309 m. Cette restitution théorique de Franz Schubert jette toutefois un voile sur le plan rectangulaire du bâtiment, qu’il interprète comme un carré, et déborde légèrement des entraxes des poteaux. En l’absence de vestiges mieux conservés, l’étude reste limitée.

1.1.2. État 2 (fig. 2)

Fig. 2. Plan et interprétation métrologique du deuxième état du temple A

Fig. 2. Plan et interprétation métrologique du deuxième état du temple A

(d’après Schubert, 1994, modifié par l’auteur).

6À partir de cet état, c’est un bâtiment de plan a priori circulaire qui s’insère dans un enclos quadrangulaire. L’édifice mesure 6,2 m de diamètre. L’enclos mesure 14 m au nord, et 12,3 m sur ses trois autres côtés. Les diagonales sud-ouest/nord-est et nord-ouest/sud-est mesurent respectivement 18,5 m et 17 m.

  • 13 Schubert, 1994, p. 182-183 et Annexe 5.

7Franz Schubert propose l’utilisation de la division du cercle (cf. infra) pour principe de planification du bâtiment13. Nous ne reviendrons pas sur cette proposition que nous partageons. En utilisant l’étalon de Manching, l’auteur propose un diamètre de 20 pieds pour le bâtiment central et des longueurs de 40 pieds pour l’enclos périphérique. Ces données sont également en accord avec nos mesures. Ajoutons toutefois que le côté nord de l’enclos est rallongé de 5 pieds par rapport aux autres côtés. L’édifice se situe au centre de l’espace délimité par le fossé.

  • 14 Voir à ce sujet l’article de Toupet, 2005 et Poux, Demierre, 2015, p. 549-555.

8Approfondissons l’étude de l’enclos. La diagonale la plus longue mesure, avec ce même système, 60 pieds de long et la plus courte, 55 pieds. Les angles de l’enclos ne sont pas droits. Il est tout à fait envisageable que cette construction ait été mise en place suite à une planification par la diagonale, sans rechercher d’angles droits14. La superficie de l’enclos avoisine les 1 600 p² (environ 155 m²). L’édifice quant à lui a une superficie de 30,18 m² soit 314 p². Il est ici intéressant de constater que le bâtiment occupe 1/5 de la surface de l’enclos (1600/314 ≈ 5,095). Ceci dénote une organisation de l’espace parfaitement réfléchie et préconçue.

1.1.3. État 3 (fig. 3)

Fig. 3. Plan et interprétation métrologique du troisième état du temple A

Fig. 3. Plan et interprétation métrologique du troisième état du temple A

(d’après Schubert, 1994, modifié par l’auteur).

  • 15 Schubert, 1994, p. 182 ; 184 ; Annexe 5.
  • 16 Toupet, 2005 ; Poux, Demierre, 2015, p. 549-555.

9Durant cette phase, le bâtiment central garde le même plan et les mêmes proportions que celui de l’état précédent. À l’inverse, l’enclos est agrandi et présente désormais une ouverture à l’est avec un poteau situé approximativement au centre de celle-ci. L’enclos mesure désormais 16,5 m au nord et 14,4 m à l’ouest et au sud. Le poteau à l’est se situe à 7,5 m de la portion nord de l’enclos, à 6 m de sa portion sud et à 5,7 m des premiers poteaux de l’édifice. La diagonale la plus longue mesure 21 m et la plus courte 20,5 m. Franz Schubert propose à nouveau l’application d’un pied de 0,309 m et d’une planification par la division du cercle15. Nous suivons cet avis pour ce qui concerne l’édifice. Pour l’enclos toutefois un plus petit dénominateur commun de 0,30 semble plus approprié. Il reste tout de même très proche de l’étalon identifié par Franz Schubert. L’enclos mesurerait alors non pas 50 pieds de côté, mais 55 pieds au nord et 48 pieds à l’ouest et au sud. Le poteau est se situerait à 19 pieds de la partie sud de l’enclos et à 25 pieds de la partie nord. La diagonale la plus longue mesurerait 70 pieds. Cet étalon ne fonctionne pas avec l’autre diagonale. Cela peut indiquer une planification de l’enclos par la diagonale la plus longue16.

1.2. Les bâtiments 83 et 84 (le temple C) (fig. 4)

Fig. 4. Plan et interprétation métrologique du temple C

Fig. 4. Plan et interprétation métrologique du temple C

(d’après Schubert, 1994, modifié par l’auteur).

10Ces deux bâtiments se situent au sein d’un enclos quadrangulaire aux angles très arrondis de 12,3 m de côté avec des diagonales de 16,2 m et de potentielles ouvertures dans l’angle sud-ouest et sur le côté nord. Le bâtiment 83 est constitué de cinq poteaux disposés en cercle. Le bâtiment 84 est constitué de six trous de piquet. Au vu de ces vestiges, il paraît peu probable que le bâtiment 84 ait constitué une structure indépendante. Il s’agit vraisemblablement de poteaux de parois en lien avec les poteaux centraux (bâtiment 83). Une berme située en travers du complexe n’a pas permis la fouille de sa partie centrale. Le bâtiment 83 mesure 8,1 m de diamètre. L’ensemble 84 mesure quant à lui 10,8 m de diamètre.

  • 17 Schubert, 1994, p. 186-187.

11Encore une fois Franz Schubert propose une planification par la division du cercle et l’utilisation d’un étalon de 0,309 m17. Si son hypothèse concernant le principe géométrique semble convenir, nous préférerons en revanche un étalon de 0,30 m qui reste proche de la proposition de l’auteur.

12Autre élément géométrique non mentionné par Franz Schubert, mais digne d’intérêt : le diamètre de la structure centrale correspond à la moitié de la valeur de la diagonale de l’enclos périphérique. Ce rapport renforce la cohérence du complexe.

13À l’instar des autres éléments étudiés par Franz Schubert, les temples de Manching présentent des rapports géométriques bien identifiés et peu variés. Cette similitude ne se retrouve pas de façon aussi flagrante du point de vue de la métrologie bien que les valeurs identifiées soient très proches. La planification de ces ensembles et leur construction a bien fait intervenir une rigueur mathématique : la planification par la diagonale s’accorde très bien avec les enclos englobant les édifices tandis que ces derniers ont pu être planifiés par la division d’un cercle en portions égales.

2. À propos des techniques de planification

  • 18 Schubert, 1994.

14Ces éléments soulèvent à nouveau des questions sur ce type de bâtiment, et cela d’autant plus que l’étude géométrique que nous avons réalisée au cours de notre thèse nous permet de proposer de nouvelles considérations sur la planification à base circulaire. En effet, plusieurs bâtiments étudiés sur des sites comme Manching, Batilly-en-Gâtinais (France), Ehningen ou Riedlingen (Allemagne), et qu’il convient d’interpréter comme des édifices à parois déportées sans fonction rituelle, montrent que ce type de plan s’intègre parfaitement dans un schéma de construction circulaire basé sur la division du cercle, au même titre que les propositions de Franz Schubert concernant les temples de Manching18 (fig. 5). La similitude entre ces plans est d’autant plus marquante dans les cas où les édifices présentent les mêmes dimensions, comme entre les bâtiments Bat P1, UA 58, Winger 129 et les deux derniers états du temple A.

Fig. 5. Schéma théorique de planification par la division du cercle (d’après Wassong, 2018a) et planche comparative de plans de bâtiments à schéma de planification circulaire : Bat P1 et UA 58, Batilly-en-Gâtinais ; Winger 129, Winger 65, Temple A et C, Manching

Fig. 5. Schéma théorique de planification par la division du cercle (d’après Wassong, 2018a) et planche comparative de plans de bâtiments à schéma de planification circulaire : Bat P1 et UA 58, Batilly-en-Gâtinais ; Winger 129, Winger 65, Temple A et C, Manching

(d’après Bollacher, 2009 ; Fichtl, 2015 ; Liégard, Fichtl 2015 ; Schubert, 1994 ; Wieland, 1999 ; Winger, 2015, modifié par l’auteur).

  • 19 Fichtl, 2017, p. 236-237.

15Cela concerne principalement des édifices à parois rejetées du Type C de la typologie de Stephan Fichtl19. Il s’agit de bâtiments de plans carré ou rectangulaire, sur quatre poteaux porteurs et dont les poteaux du chambranle se situent à proximité immédiate du module porteur. Il peut en être de même pour les parois sur les quatre côtés de l’édifice. Dans le cas du bâtiment Bat P1 de Batilly-en-Gâtinais, deux poteaux supplémentaires sont inclus dans les parois ne présentant pas de système d’entrée. Il pourrait être rattaché au Type D (bâtiments sur quatre poteaux porteurs et poteaux dans la paroi avec une distance régulière entre la paroi et le module porteur) de la typologie de Stephan Fichtl malgré l’absence d’autres poteaux dans la paroi.

  • 20 Wassong, 2018a.
  • 21 Baccault, Flouest, 2003.

16Ces constatations nous permettent ainsi de proposer de nouvelles hypothèses de restitution de l’élévation des bâtiments que nous appelons à « schéma de planification circulaire20 » (fig. 5) et dont les indices de parois n’ont pas pu être mis en évidence lors de la fouille. Il existe alors deux possibilités techniques, se fondant sur les propriétés des cercles dont la maîtrise peut être perçue dans certaines productions artisanales et artistiques de l’âge du Fer21. Dans le premier cas, l’ensemble des éléments constitutifs du bâtiment est inscrit dans un cercle, et sa division à partir d’un écartement de compas défini (généralement la dimension de la porte) indique l’emplacement des poteaux. Dans le second, le cercle est tracé à partir du milieu du segment reliant les poteaux de la structure porteuse qui seront les plus éloignés de l’entrée, avec un rayon égal à ce segment. La division du cercle indique alors l’emplacement des poteaux restants. Ce principe s’applique cependant mieux aux bâtiments dont le module porteur présente un plan carré.

17Dans la pratique, ce schéma de planification peut facilement être mis en œuvre à partir d’outils simples comme une corde à nœuds. Celle-ci permet de définir l’emplacement des poteaux porteurs de la charpente, ainsi que l’emplacement des poteaux des chambranles dans un premier temps. Dans le cas du premier principe de planification, les mesures peuvent être reportées à partir du centre de l’édifice à bâtir ou de l’emplacement choisi d’un premier poteau. La distance voulue est ensuite répétée à l’aide de la corde à nœuds afin de déterminer l’emplacement des poteaux suivant. Par la suite, les diamètres correspondant à l’axe du bâtiment et à sa perpendiculaire indiquent l’emplacement de la paroi déportée. En utilisant la seconde méthode de planification par la division du cercle, on commence par implanter les poteaux les plus éloignés du chambranle en mesurant leur écartement à l’aide de la corde à nœuds. Cet écartement est ensuite reporté de façon à obtenir un arc de cercle sur lequel on implantera les poteaux restants en divisant le cercle avec une distance voulue, toujours à l’aide de la corde à nœuds. En général le module utilisé pour diviser le cercle (et ainsi définir l’emplacement des poteaux) correspond à la largeur du dispositif d’entrée. Ces techniques garantissent une certaine harmonie architecturale de l’ensemble des éléments constitutifs du bâtiment.

3. Une nouvelle proposition de restitution

  • 22 Maguer, 2005 ; Maguer, Robert, 2013.

18L’étude a également permis de mettre en avant la similitude du plan et des techniques de planification avec d’autres bâtiments interprétés comme des édifices à parois déportées et nous conduit à proposer une nouvelle restitution de l’élévation des temples « circulaires » de Manching, prenant la forme de bâtiments à parois déportées. En effet, la planification par division du cercle peut également servir dans la planification de bâtiment sur quatre poteaux porteurs et à parois déportées comme sur le bâtiment A d’Ehningen, le bâtiment 1a de Riedlingen, les bâtiments Bat P1 et UA56 de Batilly-en-Gâtinais ou encore les bâtiments Winger 129 ou Winger 65 de Manching. En appliquant ici le même principe de construction, il est possible de planifier le temple C (fig. 6). Le cercle servant de base à cette technique présente par ailleurs un diamètre égal à la longueur des côtés de l’enclos périphérique. De plus, d’autres bâtiments présentant ce type de plan et interprétés comme des édifices à parois déportés sont bien connus sur le site des Natteries, de La Boirie, de La Chauvelière Neuve, ou encore de Batilly-en-Gâtinais par exemple22. Dans les cas où ces bâtiments présentent un plan carré, le principe de planification par la division du cercle peut être appliqué.

Fig. 6. Proposition de restitution de l’élévation (d’après Maguer, 2005) et planche comparative de plans de bâtiments à schéma de planification circulaire et restitution d’un plan carré ou rectangulaire

Fig. 6. Proposition de restitution de l’élévation (d’après Maguer, 2005) et planche comparative de plans de bâtiments à schéma de planification circulaire et restitution d’un plan carré ou rectangulaire

(d’après Bollacher, 2009 ; Fichtl 2015 ; Liégard et Fichtl 2015 ; Schubert, 1994 ; Wieland, 1999 ; Winger 2015, modifié par l’auteur).

19Ces rapports géométriques et exemples similaires nous permettent de proposer la restitution d’un bâtiment à paroi déportée avec une structure porteuse centrale constituée de quatre poteaux pour le temple C de Manching, le tout étant entouré par un enclos présentant un lien géométrique avec l’édifice. Il faut toutefois nuancer cette proposition. En effet le plan complet de l’édifice n’est pas connu puisqu’une berme de trois mètres de large passant en son centre n’a pas été fouillée.

  • 23 Bocquillon, 2012.

20Cette hypothèse s’applique également dans le cas des deux derniers états du temple A de Manching. Dans tous ces cas, les quatre poteaux centraux constituent le module porteur de la charpente. On peut alors restituer une toiture à quatre pans (fig. 6). En effet, les poteaux centraux possèdent, dans la majeure partie des cas, des diamètres beaucoup plus importants que les poteaux du chambranle, ce qui indique leur rôle porteur. On trouve cependant quelques exemples, où l’ensemble des poteaux du bâtiment sont de diamètres équivalents, tantôt massifs (plus de 50 cm de diamètre), tantôt plus modestes (c’est le cas du bâtiment P1 de Batilly-en-Gâtinais, de l’édifice 1a de Riedlingen, ou sur certaines constructions du site d’Acy-Romance par exemple23). On peut dès lors s’interroger sur les raisons d’une telle régularité sur les diamètres de ces pièces de bois qui, d’un point de vue structurel, s’avère dans certains cas surprenante. Se pourrait-il que cela indique une répartition des charges de la charpente sur un plus grand nombre d’éléments ? Dans le cas où tous les poteaux présentent un fort diamètre, il pourrait s’agir d’un indice d’une charge plus importante due à la présence d’un étage ou d’une charpente plus pondéreuse en raison du choix d’un certain type de couverture. Il peut également s’agir d’un simple choix fait par le commanditaire pour des raisons esthétiques ou ostentatoires. En effet, on pourrait alors s’attendre à retrouver des indices de parois porteuses plus massives (avec l’adjonction de gros poteaux dans les parois par exemple) afin de soutenir plus de charge, ce qui n’est pas toujours le cas.

  • 24 Fichtl et al., 2012.

21En l’absence d’indication sur l’emplacement des parois, nous ne connaissons pas l’emprise précise des édifices. Pour ces restitutions, nous nous sommes fondés sur l’emplacement des poteaux d’entrée, mais il est possible que l’emprise des édifices ait été plus importante. Cependant, la présence sur certaines constructions de poteaux supplémentaires en arrière de la structure porteuse et sur les côtés ne présentant pas d’indices de dispositif d’entrée, peut indiquer l’emplacement de la paroi (comme pour le bâtiment Bat P1). Un tel poteau viendrait alors renforcer la paroi en apportant un soutien supplémentaire pour la sablière haute. La fouille du bâtiment D de Batilly a montré l’existence de bâtiments à parois courbes à La Tène finale24. Cette courbure est conditionnée dès l’installation de la structure porteuse puisqu’elle se répercute sur la charpente, prenant la forme d’une « coque de bateau retournée », afin d’éviter les effets de fléchissement au niveau des chevrons de la partie centrale de la toiture. Il n’est donc pas exclu que dans les cas similaires au bâtiment Bat P1, les poteaux supplémentaires soient rattachés au module porteur central et indiquent ainsi la présence d’un édifice à parois courbes, dont les parois se situent encore un peu plus en arrière de la structure porteuse.

22Dans le cas du premier état du temple A, la question de la restitution de son élévation reste ouverte. Les trois poteaux connus constituant le module porteur couvrent une superficie proche des bâtiments des phases suivantes (environ 35 m²). En restituant une paroi déportée à partir des tranchées fouillées, on obtient une superficie d’au moins 130 m². C’est la superficie de l’édifice principal qui marque le changement le plus important, puisque la surface du bâtiment a été réduite de trois quarts entre la phase 1 et la phase 2. En effet, si ces trois édifices peuvent être restitués sous la forme de bâtiments à parois déportées, le complexe cultuel du temple A de Manching n’aurait alors pas connu d’évolution architecturale. Nous privilégions toutefois l’hypothèse d’un bâtiment simple sur quatre poteaux, entouré par une palissade durant la première phase et suivi par un bâtiment à paroi déportée, entouré par un fossé d’enclos reprenant vraisemblablement le tracé de la palissade de la phase précédente, à partir de l’état 2.

  • 25 Villes, 1982, p. 157-158.
  • 26 Dechezleprêtre et al., 1997, p. 50-51.

23Ces considérations nous permettent de revenir sur quelques exemples plus anciennement fouillés (fig. 7). Dans le cas du site de Berry-au-Bac, « Le Chemin de la Pêcherie », Alain Villes insistait sur la possibilité de retrouver des bâtiments circulaires à proximité d’édifices rectangulaires en Europe continentale durant La Tène D, à l’instar des sites bretons25. Ce bâtiment entre tout à fait dans la typologie des plans de bâtiments à schéma de construction circulaire et peut lui aussi être restitué comme un édifice à parois déportées. Il en va de même pour le bâtiment du Ier siècle de notre ère de « La Briqueterie » à Etampuis qui, bien que présentant un plan moins régulier, entre également dans ce type de schéma26.

Fig. 7. Autres exemples d’application d’un plan carré sur une structure ovalaire ou circulaire

Fig. 7. Autres exemples d’application d’un plan carré sur une structure ovalaire ou circulaire

(d’après Dechezleprêtre et al., 1997 ; Le Bihan, 1988 ; Villes, 1982, modifié par l’auteur).

  • 27 Le Bihan, 1989.

24Dans certains cas, la restitution d’un bâtiment de plan circulaire est due à la difficulté de lecture du terrain et à la présence d’un grand nombre de trous de poteau dans l’emprise de l’ensemble, mais qui peuvent correspondre à des états différents non identifiés au moment de l’étude. Dans les cas des temples A2 et A3 à Manching, des recoupements ont été identifiés, mais la différenciation chronologique entre les structures n’a pas toujours été faisable. Il est possible que ce soit également le cas sur d’autres sites fouillés avant les années 2000, comme pour le bâtiment S 620 découvert à Quimper, Le Braden I27. Le plan de ce bâtiment est considéré comme ovalaire, mais il est également possible, au vu des exemples présentés ici, de restituer un plan rectangulaire composé d’un module intérieur porteur et de poteaux d’entrée indiquant l’emplacement d’une paroi déportée.

Conclusion

  • 28 Buchsenschutz, 2005.

25La typologie élaborée par Olivier Buchsenschutz sur les plans de bâtiments28 (fig. 8) montrait déjà l’origine géométrique commune des bâtiments rectangulaires à parois déportées et des bâtiments circulaires, en se fondant uniquement sur les plans. Nos remarques ne font qu’accentuer cette constatation et appellent à reconsidérer les plans de bâtiments à schéma de planification circulaire en montrant que plusieurs formes de restitution sont possibles. Le choix de l’utilisation de ce type de schéma de planification n’implique pas de fonction structurelle particulière pour les pièces de bois. C’est bien la forme architecturale choisie et non la technique de planification qui impacte la structure porteuse. Nous souhaitons mettre en avant ici qu’il existe plusieurs moyens géométriques pour aboutir à un même résultat. Les connaissances accumulées sur les bâtiments rectangulaires à parois déportées ces dernières années tendent à montrer la prédominance de ce type d’architecture sur les bâtiments circulaires à partir de La Tène C et nous incitent à privilégier ce type de restitution d’élévation. Il ne s’agit pas pour autant de réinterpréter l’ensemble du corpus des bâtiments circulaires. Nous l’avons vu, certains plans parlent d’eux-mêmes et ne nécessitent pas de reprise de données. Dans ces cas, la question de la présence et du rôle d’un bâtiment à l’architecture particulière au sein d’un habitat d’Europe continentale, où ce type d’architecture est extrêmement rare, comme à Bundenbach par exemple, reste toujours d’actualité.

Fig. 8. Extrait de la typologie des plans de bâtiments d’Olivier Buchsenschutz

Fig. 8. Extrait de la typologie des plans de bâtiments d’Olivier Buchsenschutz

(d’après Buchsenschutz, 2005).

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Bibliographie

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Notes

1 Cunliffe, 1984 ; Cunliffe, Poole, 1991.

2 Richmond et al., 1968.

3 King, Soffe, 2013.

4 Dechezleprêtre, Ginoux, 2005, p. 82-85.

5 Villes, 1982, p. 157-159.

6 Schubert, 1994.

7 Nickel, 2012.

8 Wendling, 2013, p. 467-468.

9 Poux, Demierre, 2015.

10 Holzer, 2010.

11 Brunaux et al., 1982.

12 Schubert, 1994, p. 182-185.

13 Schubert, 1994, p. 182-183 et Annexe 5.

14 Voir à ce sujet l’article de Toupet, 2005 et Poux, Demierre, 2015, p. 549-555.

15 Schubert, 1994, p. 182 ; 184 ; Annexe 5.

16 Toupet, 2005 ; Poux, Demierre, 2015, p. 549-555.

17 Schubert, 1994, p. 186-187.

18 Schubert, 1994.

19 Fichtl, 2017, p. 236-237.

20 Wassong, 2018a.

21 Baccault, Flouest, 2003.

22 Maguer, 2005 ; Maguer, Robert, 2013.

23 Bocquillon, 2012.

24 Fichtl et al., 2012.

25 Villes, 1982, p. 157-158.

26 Dechezleprêtre et al., 1997, p. 50-51.

27 Le Bihan, 1989.

28 Buchsenschutz, 2005.

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Table des illustrations

Titre Fig. 1. Plan et interprétation métrologique du premier état du temple A
Crédits (d’après Schubert, 1994, modifié par l’auteur).
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/docannexe/image/17327/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 384k
Titre Fig. 2. Plan et interprétation métrologique du deuxième état du temple A
Crédits (d’après Schubert, 1994, modifié par l’auteur).
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/docannexe/image/17327/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 468k
Titre Fig. 3. Plan et interprétation métrologique du troisième état du temple A
Crédits (d’après Schubert, 1994, modifié par l’auteur).
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/docannexe/image/17327/img-3.jpg
Fichier image/jpeg, 364k
Titre Fig. 4. Plan et interprétation métrologique du temple C
Crédits (d’après Schubert, 1994, modifié par l’auteur).
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/docannexe/image/17327/img-4.jpg
Fichier image/jpeg, 528k
Titre Fig. 5. Schéma théorique de planification par la division du cercle (d’après Wassong, 2018a) et planche comparative de plans de bâtiments à schéma de planification circulaire : Bat P1 et UA 58, Batilly-en-Gâtinais ; Winger 129, Winger 65, Temple A et C, Manching
Crédits (d’après Bollacher, 2009 ; Fichtl, 2015 ; Liégard, Fichtl 2015 ; Schubert, 1994 ; Wieland, 1999 ; Winger, 2015, modifié par l’auteur).
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/docannexe/image/17327/img-5.png
Fichier image/png, 175k
Titre Fig. 6. Proposition de restitution de l’élévation (d’après Maguer, 2005) et planche comparative de plans de bâtiments à schéma de planification circulaire et restitution d’un plan carré ou rectangulaire
Crédits (d’après Bollacher, 2009 ; Fichtl 2015 ; Liégard et Fichtl 2015 ; Schubert, 1994 ; Wieland, 1999 ; Winger 2015, modifié par l’auteur).
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/docannexe/image/17327/img-6.png
Fichier image/png, 661k
Titre Fig. 7. Autres exemples d’application d’un plan carré sur une structure ovalaire ou circulaire
Crédits (d’après Dechezleprêtre et al., 1997 ; Le Bihan, 1988 ; Villes, 1982, modifié par l’auteur).
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/docannexe/image/17327/img-7.png
Fichier image/png, 135k
Titre Fig. 8. Extrait de la typologie des plans de bâtiments d’Olivier Buchsenschutz
Crédits (d’après Buchsenschutz, 2005).
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/docannexe/image/17327/img-8.jpg
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Pour citer cet article

Référence papier

Rémy Wassong, « Nouvelle hypothèse de restitution des bâtiments de plan dit circulaire à La Tène finale. Réflexions à partir des temples A et C de Manching (Allemagne) »Pallas, 110 | 2019, 93-110.

Référence électronique

Rémy Wassong, « Nouvelle hypothèse de restitution des bâtiments de plan dit circulaire à La Tène finale. Réflexions à partir des temples A et C de Manching (Allemagne) »Pallas [En ligne], 110 | 2019, mis en ligne le 27 février 2020, consulté le 28 mai 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/17327 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/pallas.17327

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Auteur

Rémy Wassong

Docteur en archéologie protohistorique
Archimède – UMR 7044
remy.wassong[at]hotmail.fr

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Droits d’auteur

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