Navigation – Plan du site

AccueilNuméros83VariaLes œci corinthiens dans les mais...

Varia

Les œci corinthiens dans les maisons romaines d’Afrique

Corinthian œci in Africa’s Roman houses
Samir Guizani
p. 425-431

Résumés

Les œci corinthiens sont des pièces de réception où la colonnade intérieure joue un rôle majeur aussi bien décoratif qu'utilitaire. Les colonnes qui entourent la pièce sur trois côtés permettent au propriétaire de manifester sa puissance et sa générosité envers ses clients. D’autre part, les colonnes tiennent un rôle fonctionnel : elles sont souvent posées de manière à ménager un couloir de circulation pour les serviteurs du dominus. Bien que leur nombre soit réduit, les œci corinthiens africains témoignent de la richesse et de la vitalité que l’architecture domestique romaine d’Afrique a connues à l’époque impériale.

Haut de page

Texte intégral

1Parmi les formes les moins courantes mais les plus somptueuses rencontrées dans les maisons romaines de Tunisie, nous pouvons citer les pièces de séjour ou d’accueil dotées d’une colonnade intérieure sur trois côtés, ou ce qu’on appelle d’après les précisions apportées par Vitruve les œci corinthiens. Selon l’architecte romain, ces

  • 1 Vitruve, De Architectura, VI, 3, 8, 9, p. 18, Texte établi, traduit et commenté par L. Callebat, Pa (...)

œci ont un ordre unique de colonnes qui reposent sur un socle ou à même le sol, et qui sont surmontées d’architraves et de corniches en bois ou en stuc ; il y a d’autre part au-dessus des corniches, un plafond à caissons à profil semi-circulaire1.

En ce qui concerne les dimensions

  • 2 « Les tricliniums doivent être deux fois plus longs que larges. La hauteur de toutes les pièces de (...)
  • 3 Vitruve, 3, 6, 8, p. 18.

la largeur et la longueur des œci corinthiens, tétrastyles, et de ceux que l’on appelle égyptiens seront calculées en fonction des proportions indiquées plus haut pour les tricliniums2, mais un plus large espace sera ménagé en vue de l’insertion des colonnes3.

2Les salles d’apparat qui ont été identifiées comme étant des œci corinthiens sont celles qui possèdent une colonnade interne en forme de U. Un couloir de circulation plus ou moins large sépare les murs périmétraux de la pièce de la colonnade.

1. Inventaire des œci corinthiens dans les domus romaines de Tunisie

  • 4 Gros, 2001, p. 172. Vitruve nous donne quelques particularités de l’œcus cyzicenus : on trouve auss (...)
  • 5 Slim, 2003, p. 1103‑1132, plan p. 1108.
  • 6 Balmelle, 1990, p. 11‑18.
  • 7 Dulière et al. , 1996, p. 69‑70, plan 6.
  • 8 Foucher, 1961, p. 27‑56.
  • 9 Foucher, 1961, p. 56‑58, pl. XLIII.
  • 10 Ben Mansour, 1996, p. 113‑131.
  • 11 Dulière et al. , 1974, p. 2, plans 1 et 2.

3La liste des habitations publiées à ce jour nous permet de dresser un inventaire plus au moins exhaustif des salles de réception à colonnade intérieure. Ces pièces sont au nombre de 9 (fig. 1). Notre étude ne tient pas compte de la pièce à colonnade de la maison des Masques à Sousse qui semble être plutôt une forme originale de l’œcus cyzicenus4. Les neuf pièces qui ont été identifiées comme des œci corinthiens appartenaient à des habitations situées à Acholla, à Bararus-Rougga, à Carthago, à Thysdrus, à Uthina et à Utica. A Acholla, un œcus corinthien à entrée tripartite a été repéré dans la maison de Neptune. Le plan partiel de la maison d’Orphée qui a été publié récemment, laisse voir la présence d’une pièce à colonnade qui semble être un œcus corinthien5. Deux habitations sont dotées de salle à colonnade à Carthage. Il s’agit de la maison du Cryptoportique6 (pl. XV-1) et de celle de Bassilica. L’œcus de cette dernière habitation présente une forme particulière sur laquelle nous reviendrons par la suite. A Thysdrus ce type de salle d’apparat semble avoir été particulièrement apprécié. En effet, dans cette ville de Byzacène trois œci corinthiens ont été découverts, soit à peu près 33 % de l’ensemble des œci qui ont été mis au jour jusqu’à l’heure actuelle. Ces œci appartiennent à la maison des Dauphins7, à celle des Mois8 et à celle du Terrain Hadj Ferjani Kacem9. A Uthina, un œcus corinthien a été mis au jour dans la maison d’Ikarios10 (pl. XV-2 et XVI-1). Enfin, la maison au Grand-Oecus à Utica, comme l’indique son nom, renferme un œcus pourvu d’une colonnade intérieure11.

Fig. 1. Les salles à colonnade intérieure dans les maisons romaines de Tunisie (dessin de l’auteur).

Fig. 1. Les salles à colonnade intérieure dans les maisons romaines de Tunisie (dessin de l’auteur).

Pl. XV-1. L'œcus de la maison du Cryptoportique : Carthage

Pl. XV-1. L'œcus de la maison du Cryptoportique : Carthage

Ph. Samir Guizani

Pl. XV-2. L' œcus de la maison d'Ikarios : Uthina

Pl. XV-2. L' œcus de la maison d'Ikarios : Uthina

Ph. Samir Guizani

Pl. XVI-1. Détail de l' œcus de la maison d'Ikarios

Pl. XVI-1. Détail de l' œcus de la maison d'Ikarios

Ph. Samir Guizani

2. Caractères généraux des œci corinthiens africains

2.1. Les œci de forme classique

  • 12 Bullo, Ghedini, 2003, p. 78, note 39.

4De point de vue chronologique, la plupart des œci corinthiens africains sont datables des trois premiers siècles de l’empire (ier-iiie siècle). Leurs superficies sont comprises entre 79,29 m2 (maison d’Ikarios à Uthina) et 272,25 m2 (maison des Mois à Thysdrus). Le nombre de colonnes varie selon les dimensions de l’œcus12 : 7 colonnes pour ceux ayant une superficie inférieure à 100 m2 ; 10 colonnes pour les salles mesurant entre 100 m2 et 180 m2 ; 12 colonnes pour les pièces ayant une superficie entre 180 m2 et 200 m2 ; 15 colonnes pour les œci allant de 200 m2 à 250 m2 ; enfin 16 colonnes pour les très grandes salles dépassant les 250 m2. Souvent un couloir de circulation d’environ 1,50 m de large sépare la colonnade des murs de la pièce.

5Les salles à colonnade interne sont dotées généralement d’une entrée tripartite donnant sur le péristyle. Sur le plan de la maison d’Orphée à Bararus-Rougga, on voit que l’œcus est accessible par deux entrées latérales. Mais cette habitation est très peu connue et partiellement fouillée. On pense qu’il est pourvu à l’origine d’une large porte axiale encadrée de deux ouvertures latérales. Concernant la maison du Cryptoportique, nous attendons les résultats des travaux qui y ont été effectués pour savoir si son mur Sud est doté d’une seule porte axiale ou d’une entrée tripartite.

  • 13 Bullo, Ghedini, 2003, p. 78.

6Concernant l’orientation, nous avons remarqué que la majorité des œci (77 %), sont orientés au Nord ou à l’Est. Ces pièces pourraient être interprétées comme des salles d’apparat d’été. L’œcus de la maison du Cryptoportique est le seul à être orienté au Sud. Ce salon devait être utilisé notamment lors des saisons froides13.

  • 14 Gros, 2001, p. 63.
  • 15 Vitruve par exemple n’établit pas une distinction nette entre une salle à manger et une pièce de ré (...)

7La destination de ce type de salle d’apparat est plus ou moins éclairée par la nature des pavements. A Acholla, à Uthina ou encore à Thysdrus la mosaïque laisse distinguer l’emplacement des lits. Ce sont des triclinia d’apparat, « des endroits où se cultivent des relations amicales plus étroites que celles dictées par les liens clientélaires ; mais plus remarquables que les simples salles à manger par leur décor, leur articulation interne et leurs relations modulaires, ils bénéficient en outre d’une situation privilégiée qui ménage aux convives une vue globale ou partielle, de préférence agréable (et flatteuse pour le propriétaire) »14. Il est inutile de revenir ici sur la terminologie imprécise employée par les auteurs anciens15. Il est donc fort probable que ce type de pièce avait un aspect polyvalent : des salles à manger de réception.

2.2. Les œci corinthiens tardifs

8Les salles à colonnade décrites ci-dessus appartenaient, nous l’avons dit, à une forme classique attestée en Tunisie et ailleurs. Une deuxième forme, que nous avons qualifiée de « tardive » a été repérée dans la maison de Bassilica à Carthage (pl. XVI-2). C’est une pièce rectangulaire qui mesure 9,30 m sur 8,40 m soit une superficie égale à 78,12 m2. La colonnade intérieure est constituée de 10 pilastres dont il ne reste que les sous-bases. Le sol était pavé d’une mosaïque décorative et les murs étaient couverts de marbre. La pièce est dotée aussi d’une abside surélevée et flanquée de deux puits de lumière. Il est important de signaler l’absence du couloir de circulation qui cerne d’habitude la colonnade. Ici les pilastres sont presque collés aux murs ; leur rôle semble être strictement décoratif. Le mur Ouest de la pièce est doté d’une baie centrale large de 2 m qui lui permet de communiquer avec une autre salle de réception à entrée tripartite.

Pl. XVI-2. L' œcus de la maison de Bassilica : Carthage

Pl. XVI-2. L' œcus de la maison de Bassilica : Carthage

Ph. Samir Guizani

  • 16 Bullo, Ghedini, 2003, p. 97.
  • 17 Bullo, Ghedini, 2003, p. 84.

9Pour plusieurs raisons nous avons décidé de classer cette pièce dans une catégorie à part. Dans une étude récente, cette salle à colonnade n’a pas été répertoriée parmi les œci corinthiens des maisons romaines de la Tunisie16. Les auteurs l’ont considérée comme un « cas singulier » qui semble représenter l’évolution tardive des salles de représentation à colonnade17. En effet, l’œcus de la maison de Bassilica représente jusqu’à présent une « exception », si on le compare, bien entendu, aux autres œci corinthiens localisés en Afrique. Il est le seul à avoir une orientation à l’Ouest, à disposer de pilastres à la place des colonnes, et à ne pas donner sur le péristyle. Il est aussi le seul à ne pas disposer d’un couloir de circulation puisque la colonnade intérieure est collée aux murs périmétraux de la pièce. Enfin, c’est l’œcus le plus tardif ; il remonte très probablement au ive siècle ap. J.-C. Comment peut-on expliquer ces particularités qui ont fait de cet œcus un exemple sans parallèle ?

10Nous pensons que, contrairement à toutes les salles à colonnade précédemment décrites qui sont complètement autonomes, l’œcus de la maison de Bassilica est entièrement lié au triclinium et à la petite pièce renfermant un bassin à jet d’eau qui lui fait face. Ces trois espaces ne constituent en réalité qu’un seul ensemble de représentation qui demeure, à ma connaissance, sans parallèle dans l’architecture domestique africaine.

11L’œcus de la maison de Bassilica possède en réalité une superficie moyenne (78 m2), qui ne justifie pas cependant l’absence du couloir de circulation. Mais cette surface a été nettement réduite par l’installation des deux puits de lumière encadrant une petite abside centrale qui occupe plus de 20 m2. L’aménagement de ces espaces à ciel ouvert était nécessaire puisque la pièce est dépourvue d’accès sur la cour, la seule source d’aération et d’éclairage. L’orientation qui se fait vers l’Ouest n’est pas étrange, car le propriétaire ou l’architecte n’avait pas d’autres choix étant donné la position de la pièce à l’angle nord-est de la maison (à l’Est le KE VIII, et au Nord le mur du soutènement). D’autant que l’orientation à l’Ouest est avantageuse, car le triclinium est tourné vers le Sud et pouvait être utilisé notamment au cours des saisons froides.

3. L’origine des œci africains

  • 18 Pour une synthèse sur les salles d’apparat à colonnade intérieure en Italie : voir Tosi, 1975, p. 1 (...)
  • 19 En effet, bien que ce type de salle d’apparat soit rare en Italie, les deux œci qui ont été identif (...)
  • 20 Tosi, 1975, p. 64, fig. 50 et 51 ; voir aussi Wallace-Hadrill, 1994, p. 22, fig. 2.5.
  • 21 Gros, 2001, p. 64.
  • 22 Gros, 2001, p. 43. Sur ces deux habitations pompéiennes voir aussi le commentaire de Callebat, 2004 (...)

12Comme nous l’avons déjà souligné plus haut, les œci corinthiens africains les plus anciens remontent au plus tôt à la fin du ier siècle ap. J.-C. ou au début du iie siècle. L’origine de ces salons d’apparat est à chercher en Italie18, notamment dans les villes de Vésuve au début de l’empire19. Les témoignages archéologiques les plus remarquables ont été repérés à Pompéi où on peut citer l’œcus corinthien de la maison du Labyrinthe et celui de la maison du Méléagre20. Complètement ouvert sur le péristyle, l’œcus de cette dernière habitation est animé par 12 colonnes intérieures dont les deux se trouvant en façade sont enrichies chacune d’une demi-colonne servant à l’encadrement de la large ouverture21. Il affecte la forme d’un carré de 6 m de côté, soit environ 36 m2 de superficie. Quant au salon de la maison du Labyrinthe, il présente la même forme et presque les mêmes proportions (6,80 m sur 6,30 m, soit 42,80 m2)22.

  • 23 Gros, 2001, p. 101, fig. 93.
  • 24 Tosi, 1975, p. 14.
  • 25 Tosi, 1975, p. 33.
  • 26 Ceux de Pompéi sont complètement ouverts sur le péristyle.
  • 27 Tosi, 1975, p. 18.
  • 28 Tosi, 1975, p. 45.

13Un troisième œcus corinthien a été repéré à Vérone : il s’agit de l’œcus corinthien de la maison de Via Marsala (Valdonega)23. Ce dernier présente un intérêt majeur pour l’étude de l’évolution de ce type de pièce, car il n’offre pas les mêmes caractères que ceux des deux œci pompéiens. Tout d’abord, il possède une superficie plus grande que les deux œci précédents (10 × 6,75 m, soit 67 m2), mais on compte le même nombre de colonnes que celui de la maison du Méléagre (12)24. Contrairement à ceux de Pompéi qui sont plutôt de forme presque carrée, celui-ci est de forme nettement rectangulaire25. Il est largement ouvert sur le péristyle par une grande baie axiale et deux fenêtres latérales26. Toutefois, le couloir qui sépare la colonnade des murs périmétraux de la pièce est toujours étroit : il est large seulement de 0,55 m en moyenne27. La datation qui a été attribuée à cet œcus est le ier siècle ap. J.-C., alors que celui de la maison du Labyrinthe semble remonter au ier siècle av. J.‑C.28.

  • 29 Bullo, Ghedini, 2003, p. 78.

14Mais l’évolution de ces salles de réception à colonnade est beaucoup plus facile à retracer quand on les compare avec les œci africains, dont certains sont beaucoup plus tardifs. En effet, ces derniers se distinguent par leurs grandes dimensions : en moyenne 5 fois plus grandes que celles des œci pompéiens. Le deuxième avantage qu’offrent les salons africains réside dans le large passage de circulation qui permet aux serviteurs de se déplacer aisément autour de l’aire réservée aux lits des banqueteurs29, alors qu’à Pompéi les colonnes sont très proches des murs périmétraux de la pièce et le couloir entourant l’emplacement des lits est réduit à environ 0,5 m.

  • 30 Bullo, Ghedini, 2003, p. 78.

15La dernière différence concerne les entrées. En effet, les œci antiques d’Italie s’ouvrent complètement ou quasi complètement sur le péristyle sans aucun obstacle à la vue vers l’extérieur, alors qu’en Afrique deux portions de maçonneries plus ou moins courtes ferment souvent le mur où se trouve l’entrée30.

Conclusion

  • 31 Morvillez, 1995, p. 15‑26. Voir aussi Baldini Lippolis, 2001, p. 79‑82.

16Les pièces de réception étaient à l’époque romaine des lieux de sociabilité et de convivialité et ce, quelles que soient leurs formes et leurs typologies. Leur identification sur le terrain est souvent facile puisqu’elles se distinguent souvent aussi bien par leur décor soigné que par leur vaste superficie. En Tunisie comme ailleurs, la salle d’apparat de forme quadrangulaire est la plus répandue. L’ajout d’une colonnade intérieure ne fait qu’accentuer son opulence. A l’époque tardive d’autres formes plus compliquées vont se multiplier telles que les pièces à absides. Elles correspondent vraisemblablement à une transformation des lits servant au repas qui deviennent courbes après avoir été rectangulaires31.

Haut de page

Bibliographie

Baldini Lippolis, I., 2001, La domus tardoantica : forme e rappresentazioni dello spazio domestico nelle città del mediterraneo, Bologna.

Balmelle, C., Recherches franco-tunisiennes dans la maison du cryptoportique, dans CEDAC, 1990, pp. 11‑18.

Ben Mansour, S., 1996, Les mosaïques in situ de la maison d’Ikarios (dite des Laberii) à Uthina, dans Africa, XIV, pp. 113‑131.

Bullo, S. et Ghedini, F., 2003, Amplissimae atque ornatissimae domus : l’edilizia residenziale nelle città della Tunisia romana, Antenor Quaderni 2. 2, Rome.

Dulière, C., Slim, H., Alexander, M.-A., Ostrow, S., Pedley, J.-G. et Soren, D., 1974, Corpus des mosaïques de Tunisie, Utique, I, 2, Tunis.

Dulière, D., Ben Baaziz, S., Gretzinger, J., Metraux, P.-R. et Soren, D., 1996, Corpus des mosaïques de Tunisie, III, 1, Thysdrus (El-Jem), Tunis.

Foucher, L., 1961, Découvertes archéologiques à Thysdrus en 1960, Notes et Documents, IV, Tunis.

Gros, P., 2001, L’architecture romaine du début du iiie siècle av. J.‑C. à la fin du Haut-Empire. 2. Maisons, palais, villas et tombeaux, Paris.

Morvillez, E., 1995, Les salles de réception triconques dans l’architecture domestique de l’Antiquité tardive en Occident, dans Histoire de l’Art, 31, pp. 15‑26.

Slim, H., 2003, La chute de Phaeton sur une mosaïque de Bararus-Rougga en Tunisie, CRAI, pp. 1103‑1133.

Tosi, G., 1975, La casa romana di Valdonega e il problema degli œci colonnati, dans venetia, Studi Miscellanei Di Archeologia Delle venezie, III, pp. 11‑71.

Wallace-Hadrill, A., 1994, Houses and Society in Pompeii and Herculaneum, Princeton.

Haut de page

Notes

1 Vitruve, De Architectura, VI, 3, 8, 9, p. 18, Texte établi, traduit et commenté par L. Callebat, Paris, 2004.

2 « Les tricliniums doivent être deux fois plus longs que larges. La hauteur de toutes les pièces de formes oblongues doit être calculée de manière que, longueur et largeur étant comptées ensemble, on retienne la moitié de ce total pour l’attribuer à la hauteur ». Vitruve, VI, 3, 6, 8, p. 17.

3 Vitruve, 3, 6, 8, p. 18.

4 Gros, 2001, p. 172. Vitruve nous donne quelques particularités de l’œcus cyzicenus : on trouve aussi des œci d’un type inhabituel en Italie : les Grecs les appellent cyzicènes. Ils sont orientés vers le Nord et s’ouvrent sur des espaces verts ; ils ont, en leur milieu, une porte à vantaux. Leur longueur et leur largeur permettent d’installer deux lits de table à trois places vis-à-vis, avec la possibilité de circuler autour. A droite et à gauche, ces œci ont des portes-fenêtres grâce auxquelles on peut, depuis les lits, découvrir le vert des jardins à travers les fenêtres. Vitruve, De Architectura, VI, 3, 8.

5 Slim, 2003, p. 1103‑1132, plan p. 1108.

6 Balmelle, 1990, p. 11‑18.

7 Dulière et al. , 1996, p. 69‑70, plan 6.

8 Foucher, 1961, p. 27‑56.

9 Foucher, 1961, p. 56‑58, pl. XLIII.

10 Ben Mansour, 1996, p. 113‑131.

11 Dulière et al. , 1974, p. 2, plans 1 et 2.

12 Bullo, Ghedini, 2003, p. 78, note 39.

13 Bullo, Ghedini, 2003, p. 78.

14 Gros, 2001, p. 63.

15 Vitruve par exemple n’établit pas une distinction nette entre une salle à manger et une pièce de réception : Gros, 2001, p. 6.

16 Bullo, Ghedini, 2003, p. 97.

17 Bullo, Ghedini, 2003, p. 84.

18 Pour une synthèse sur les salles d’apparat à colonnade intérieure en Italie : voir Tosi, 1975, p. 11-71.

19 En effet, bien que ce type de salle d’apparat soit rare en Italie, les deux œci qui ont été identifiés à Pompéi datent tous les deux du ier siècle av. J.‑C.

20 Tosi, 1975, p. 64, fig. 50 et 51 ; voir aussi Wallace-Hadrill, 1994, p. 22, fig. 2.5.

21 Gros, 2001, p. 64.

22 Gros, 2001, p. 43. Sur ces deux habitations pompéiennes voir aussi le commentaire de Callebat, 2004, p. 144‑145.

23 Gros, 2001, p. 101, fig. 93.

24 Tosi, 1975, p. 14.

25 Tosi, 1975, p. 33.

26 Ceux de Pompéi sont complètement ouverts sur le péristyle.

27 Tosi, 1975, p. 18.

28 Tosi, 1975, p. 45.

29 Bullo, Ghedini, 2003, p. 78.

30 Bullo, Ghedini, 2003, p. 78.

31 Morvillez, 1995, p. 15‑26. Voir aussi Baldini Lippolis, 2001, p. 79‑82.

Haut de page

Table des illustrations

Titre Fig. 1. Les salles à colonnade intérieure dans les maisons romaines de Tunisie (dessin de l’auteur).
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/docannexe/image/11809/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 92k
Titre Pl. XV-1. L'œcus de la maison du Cryptoportique : Carthage
Crédits Ph. Samir Guizani
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/docannexe/image/11809/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 48k
Titre Pl. XV-2. L' œcus de la maison d'Ikarios : Uthina
Crédits Ph. Samir Guizani
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/docannexe/image/11809/img-3.jpg
Fichier image/jpeg, 52k
Titre Pl. XVI-1. Détail de l' œcus de la maison d'Ikarios
Crédits Ph. Samir Guizani
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/docannexe/image/11809/img-4.jpg
Fichier image/jpeg, 56k
Titre Pl. XVI-2. L' œcus de la maison de Bassilica : Carthage
Crédits Ph. Samir Guizani
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/docannexe/image/11809/img-5.jpg
Fichier image/jpeg, 55k
Haut de page

Pour citer cet article

Référence papier

Samir Guizani, « Les œci corinthiens dans les maisons romaines d’Afrique »Pallas, 83 | 2010, 425-431.

Référence électronique

Samir Guizani, « Les œci corinthiens dans les maisons romaines d’Afrique »Pallas [En ligne], 83 | 2010, mis en ligne le 01 octobre 2010, consulté le 23 mai 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/pallas/11809 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/pallas.11809

Haut de page

Auteur

Samir Guizani

Maître-assistant à l’ISSHT, Université de Tunis El Manar
samirguizani[at]hotmail.com

Haut de page

Droits d’auteur

CC-BY-NC-ND-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

Haut de page
Rechercher dans OpenEdition Search

Vous allez être redirigé vers OpenEdition Search