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Les revues archéologiques en France, 30 ans après

Katherine Gruel
p. 73-76

Résumés

Les revues archéologiques interrégionales ont pour objet la publication des résultats des recherches archéologiques menées sur le territoire français, tant dans le cadre de l’archéologie préventive que de l’archéologie programmée. Elles se caractérisent par la pluralité institutionnelle des chercheurs engagés dès leur création dans leur fonctionnement et couvrent un champ chronologique allant du Paléolithique à l’époque contemporaine. Plus de trente ans après, comment ont-elles évolué ?

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Texte intégral

« L’archéologie détruit lors de la fouille les vestiges matériels sur lequel elle appuie ses analyses; dans ces conditions, l’absence de publication des résultats conduit à une perte irrémédiable des données recueillies lors des fouilles. Les publications archéologiques ne sont donc pas seulement un moyen de diffusion des résultats et des synthèses, mais aussi des bases et des outils de recherche. Ceci explique l’importance accordée par la discipline à la parution régulière des revues, à l’édition de corpus, catalogues et ouvrages de synthèse, au développement des bibliothèques et à la recherche bibliographique ».
S. Cleuziou et K. Gruel, « Le Cnrs et les publications archéologiques », Les nouvelles de l’archéologie, 1996.

  • 1 Citons les rapports réguliers sur ce sujet des commissions 31 et 32 du Cnrs, ceux demandés par le m (...)

1Dans les années 1990, un vif débat autour des modalités de publication des recherches archéologiques françaises a donné lieu à plusieurs enquêtes et rapports1 sur Gallia et Gallia Préhistoire, Aquitania, la Revue archéologique de l’Ouest (Rao), la Revue archéologique du Centre de la France (Racf), la Revue du Nord, la Revue archéologique de l’Est (Rae), les Documents d’archéologie méridionale (Dam), la Revue archéologique de Narbonnaise (Ran), Archéologie du Midi médiéval (Amm), et la Revue archéologique d’Île-de-France (Raif). Tous les aspects furent alors examinés : la finalité, la validation et le contrôle scientifiques, la normalisation, la clarification des politiques éditoriales, les modes de diffusion, le modèle économique (personnel, impression, supports logistiques, coûts de fabrication et de distribution), l’impact des versions numériques, etc. Les nouvelles de l’archéologie (Nda) se sont faites l’écho de ce débat dans les numéros 63, 64 et 72.

Les revues archéologiques régionales, leur classement national ou international

2Beaucoup de recommandations énumérées dans ces différents rapports ont été appliquées. Elles ont abouti à des revues interrégionales de qualité, généralement hébergées au sein des unités mixtes de recherche associant le Cnrs, une université et le ministère de la Culture, et souvent intégrées dans des pôles éditoriaux universitaires.

3Comme le montre le tableau 1, les revues interrégionales ont toutes un bureau, un comité de rédaction et un comité de lecture. Elles ont édité des normes d’édition précises et appliquent les règles de « citation » généralement admises. Elles affichent clairement leur politique éditoriale. Toutes, en revanche, n’ont pas de conseil scientifique élargi, bien que le regard de chercheurs extérieurs, voire étrangers, favorise l’ouverture. Le risque inhérent à un fonctionnement trop régional reste en effet celui d’un repli local, d’une absence de renouvellement des décideurs, de la routine. Il existe aussi des distorsions fortes entre les revues selon qu’elles disposent ou non d’un(e) secrétaire de rédaction, souvent rattaché(e) au Cnrs, et de l’appui d’un laboratoire de recherche. Certaines, comme la Racf, ont dû, faute de personnel permanent, renoncer à certains développements. Le problème va bientôt se poser à nouveau avec les départs à la retraite d’agents du Cnrs : leur non-remplacement risque de fragiliser les revues malgré les contrats d’objectifs mis en place par le Cnrs et le ministère de la Culture. L’impact des classements internationaux commence aussi à jouer puisqu’il est pris en compte par les commissions de recrutement. Les jeunes chercheurs, contraints de multiplier les réponses à des appels d’offre divers, y sont particulièrement sensibles et ont tendance à privilégier les revues dites de rang A. Toutes ces revues interrégionales (tableau 1) sont reconnues par l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (Aeres) mais peu franchissent le cap des classements comme celui du nouvel European Reference Index for the Humanities2 (Pontille & Torny 2018). Là comme ailleurs, l’appui des différents partenaires scientifiques de l’archéologie métropolitaine reste indispensable pour atteindre ce niveau international, tout en assurant la publication indispensable des travaux régionaux.

Tableau 1. Fonctionnement des revues citées.

Tableau 1. Fonctionnement des revues citées.

4De nouvelles revues moins généralistes, ciblées sur des périodes chronologiques et intégrant l’anglais, ont depuis les années 1980 complété l’offre éditoriale. Répondant à la complexité grandissante de nos recherches, elles ont pris toute leur place au plan international sur un créneau différent, celui des disciplines archéologiques axées sur la synthèse, les méthodologies, l’intégration dans la recherche européenne ou plus si le domaine s’y prête, mais sans limite géographique. Elles ne seront pas prises en compte ici.

Économie et édition

5Dans les années 1990, la réorganisation de la recherche en laboratoires a entraîné un transfert des achats des chercheurs aux bibliothèques des laboratoires, avec pour conséquence une baisse des acheteurs individuels et une forte hausse des lecteurs non-payants, donc une perte sèche pour le budget des revues. Nos publications souffraient déjà d’une inflation de titres au détriment du nombre annuel de pages.

6Les revues sont à nouveau menacées économiquement par la mise en ligne des articles sur les réseaux sociaux, parfois avant même leur édition papier. Le prix et la place occupée en mètres linéaires par toutes ces revues découragent bien des acquisitions. À moins de travailler sur des documents côtés, des corpus de référence ou dans des lieux où les réseaux ne passent pas, le chercheur se contente souvent de la version électronique gratuite. Il en résulte une nouvelle chute des ventes.

7Pire, les revues commencent à être retirées des bibliothèques sous prétexte de leur mise en ligne (Clist 1998). Du fait d’une application excessive du droit à l’image, difficile à comprendre pour des publications qui ne versent aucun droit d’auteur, les documents graphiques et photographiques sont supprimés, sauf accord écrit de l’auteur quand on le retrouve ! La donnée primaire, la plus importante, est ainsi volontairement détruite. Gallia, revue propre du Cnrs, mise en ligne sur Persée, est un bon exemple : malgré l’accord des auteurs des articles, il faut aussi l’autorisation des auteurs de chacune des figures, faute de quoi les images sont supprimées et il n’y a plus ni plan mis au net ni photographie. La publication numérique de ces documents est pourtant essentielle. Les laboratoires n’en sont pas propriétaires, même s’il s’agit de travaux réalisés par des contractuels embauchés pour des mises au net ou par des dessinateurs partis à la retraite, ce qui est en contradiction avec la notion d’ouverture à tous des archives archéologiques après exploitation des données par les fouilleurs. Pourtant, ces documents sont établis dans le cadre de fouilles financées sur des fonds publics, publiées dans des revues largement subventionnées… Il est donc fondamental que ce problème soit rapidement réglé.

8Enfin, les comptes rendus d’ouvrages ne sont plus guère prisés par les éditeurs car ils tardent souvent à paraître mais ils restent bien utiles pour les chercheurs et les lecteurs en général. En effet, ils donnent au moins un résumé du livre, délivrent au mieux une critique fondée due à un spécialiste et ils sont bien indexés par les moteurs de recherche – ce qui souligne la nécessaire complémentarité des supports.

L’attrait du numérique et ses risques

9Derrière ces problèmes que pose la mise en ligne, c’est de la pérennité des données de recherche qu’il s’agit. Dès les années 1990, on évoquait la disparition des corpus papier au profit des cd-roms (Arcelin 1996 : 16-37). Aujourd’hui, qui peut lire ces cd-roms ? Les lecteurs se font de plus en plus rares, les cd-roms ne s’ouvrent plus. Qui peut lire les micro-fiches ajoutées à certains livres dans les mêmes années 1990, en dehors de la BnF ? Cette évolution explique en grande partie les réticences du monde archéologique. Les autres disciplines considèrent qu’au bout de cinq ans, dix au maximum, un article est périmé. Il n’en est rien en archéologie où, même si les synthèses vieillissent comme ailleurs, les documents de base doivent rester exploitables pour s’intégrer à de nouvelles interprétations.

  • 3 https://www.huma-num.fr/ (consulté le 4 octobre 2019).

10Nos revues interrégionales jouent un rôle essentiel dans la transmission des connaissances. Leur mise en ligne est un atout pour la recherche. Seule la Racf a franchi le pas du tout électronique avec une publication continue des articles, ce qui demande un investissement éditorial équivalent et une adaptation au nouveau support, permet un indexage complet des textes et documents et offre la possibilité de les récupérer dans des formats utilisables. Je ne reprendrai pas ici dans son intégralité l’argumentaire développé tant par Patrice Arcelin (1996) que par Anne-Marie Guimier-Sorbets (1996 : 10-13), qui soulignent tout l’intérêt scientifique et économique du numérique pour gérer une documentation de plus en plus prolifique. Il est de la responsabilité de nos tutelles d’en assurer la pérennité. Le Cnrs, avec la création de la très grande infrastructure de recherche (Tgir) Huma-Num3, s’est donné les moyens d’y parvenir en fournissant un outil de stockage commun. Mais, à notre grande déception et contrairement à ce qui avait été annoncé, aucune pérennisation des données n’est effectuée, aucun « update » des formats des documents prévus n’est fait, même pour les formats en open access type .jpg, .svg ou .odt. En acceptant tous les formats, la Tgir Huma-Num se dédouane auprès des laboratoires de l’indispensable travail de mise à jour des documents alors qu’ils n’ont ni le personnel ni les moyens de l’assurer. Le papier a encore de beaux jours devant lui !

La diffusion

  • 4 https://reainfo.hypotheses.org/2180 (consulté le 4 octobre 2019).

11Le problème le plus évident des revues interrégionales reste leur visibilité, et donc leur diffusion. Dès 1996 et même avant, nous avions proposé de créer une fédération de ces revues pour qu’elles mènent une politique commune de diffusion en offrant la possibilité d’achats groupés (Cleuziou & Gruel 1996). La solution adoptée va à l’inverse, la plupart des revues ayant préféré s’intégrer dans des groupes éditoriaux locaux. Ce choix facilite probablement leur bonne identification au plan régional, et donc l’appui des financeurs régionaux, ce qui n’est pas négligeable. Cependant, une simple politique d’affichage, encore plus simple maintenant avec Internet qu’il y a 30 ans, améliorerait les choses. Si vous tapez simplement sur Google « Revues archéologiques interrégionales France », vous n’obtenez nulle part la liste complète des revues en question. La plus approchante, bien qu’incomplète, se trouve sur le blog « Hypothèses » de la Revue des études anciennes4, qui cite Aquitania, Archéopages, Gallia, Les nouvelles de l’archéologie, la Revue archéologique, la Rae, la Rao, la Ran, la Racf et la Revue archéologique de Picardie, mais oublie la Revue du Nord, les Dam et les Amn, éventuellement le Bulletin de la Société préhistorique française (Bspf)… A minima, un simple carnet « Hypothèses » commun annonçant les sommaires des numéros et les suppléments serait pourtant simple à mettre en place ! Nous avions aussi attiré l’attention sur le fait que ces revues étaient pour la plupart des ouvrages à suite avec un numéro annuel. Une fédération de diffusion nationale en ferait une vraie revue avec quelques milliers de pages éditées par an, comme pour les revues de chimie, par exemple. Il est significatif que les seules revues accédant à des classements internationaux soient celles qui publient plusieurs numéros par an, comme la Revue du Nord, le Bspf ou la Revue archéologique. Celle-ci est, avec les Annales. Économies, sociétés, civilisations, l’une des rares à avoir franchi le pas d’une traduction systématique en anglais disponible en ligne. Une entente permettrait de sélectionner les meilleurs articles pour les traduire en anglais et publier conjointement en ligne cette traduction à côté de la version française. Le Cnrs avait annoncé son intention d’aider financièrement ces traductions. Il faudrait voir où en est ce projet…

12En conclusion, depuis trente ans, la qualité et le professionnalisme des revues interrégionales d’archéologie n’ont cessé d’augmenter et les préconisations des différents rapports ont été dans l’ensemble appliquées. Cette offre éditoriale, qui associe autour de sa conception et de sa réalisation l’ensemble des partenaires de l’archéologie nationale, est un atout certain pour la recherche, renforcé au niveau interrégional par les liens tissés avec les unités mixtes de recherche (Umr), les directions régionales des affaires culturelles (Drac) et leurs services régionaux de l’archéologie (Sra), la reconnaissance des commissions inter-régionales de l’archéologie (Cira), devenues commissions territoriales de l’archéologie (Ctra), la mise à disposition par le Cnrs de techniciens spécialisés, l’intégration dans des pôles éditoriaux universitaires, enfin par le travail de récolement des informations, d’incitation et d’aide à la publication. Il faut continuer à favoriser la mise en ligne parallèlement au tirage papier. Cependant, le lectorat ne dispose pas d’outil lui permettant d’avoir une vision d’ensemble de l’offre au niveau national et, a fortiori, international. Il reste donc à améliorer la qualité de la diffusion en créant un vrai réseau national, en y intégrant les revues Gallia, et d’autres revues pouvant accéder au rang A, avec un portail commun sous une forme ou une autre. Ce réseau, que beaucoup appellent de leurs vœux, serait un lieu d’échanges et une vitrine de nos recherches. Il pourrait devenir l’interlocuteur des administrations et organismes de recherche en tant que tel et, enfin, être une force de proposition pour préparer l’avenir. Les revues doivent se projeter dans le futur et prévoir des interactions, des collaborations, des stratégies communes. Elles gagneraient aussi à publier des chroniques thématiques spécialisées, permettant d’intégrer les données régionales dans une recherche plus large qu’elles viennent alimenter et à laquelle elles doivent être confrontées. Elles pourraient aussi périodiquement s’appuyer sur la publication de tables rondes ou des bilans de programmes collectifs de recherche pour structurer en dossier les questions abordées. Une chronique analysant régulièrement les portails et les bases de données collaboratives se développant sur Internet à l’instigation des laboratoires serait un plus pour la communauté scientifique. Ce lien, actuellement très insuffisant, fournirait une aide réelle au classement des ressources en ligne existantes.

13Voilà quelques pistes non limitatives qui éviteraient le risque, toujours existant, d’un repli régional et contribueraient à une meilleure information de tous. L’engagement constant des laboratoires et des archéologues, quel que soit leur statut et leur inscription institutionnelle, pour faire fonctionner ces revues interrégionales, montre l’importance que la communauté scientifique y attache.

Sur le net 

14Carnet « Actualités des études anciennes » : https://reainfo.hypotheses.org/​category/​ressources/​periodiques

15https://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/​

16https://www.persee.fr

17https://www.cairn.info

18« Liste des services offerts par le Cléo », La maison des revues : http://www.maisondesrevues.org/​230

19The ERHI (European Reference Index for the Humanities) database : https://dbh.nsd.uib.no/​publiseringskanaler/​erihplus/​

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Bibliographie

Arcelin, P. 1996. « L’édition électronique sur CD-Rom pour la publication archéologique française. Première partie : du papier au multimédia : réflexions et propositions », Les nouvelles de l’archéologie, 63 : 16-37.

Aubin, G. & Jourdy, D. 1996. « Analyses et propositions à propos de la publication archéologique en France (suite). Rapport sur les revues interrégionales d’archéologie », Les nouvelles de l’archéologie, 64 : 5-17.

Cleuziou, S. & Gruel, K. 1996. « Le Cnrs et les publications archéologiques », Les nouvelles de l’archéologie, 63 : 5-9.

Clist, B. 1998. « L’archéologie sur Internet », Les nouvelles de l’archéologie, 72 : 12-19.

Guimier-Sorbets, A.-M. 1996. « Le traitement de l’information en archéologie : archivage, publication et diffusion », Les nouvelles de l’archéologie, 63 : 10-13.

Pontille, D. & Torny, D. 2018. « Les classements à l’international des revues en Shs [sciences humaines et sociales] ». In : Ch. Barats, J. Bouchard & A. Haakenstad (dir.), Faire et dire l’évaluation dans l’enseignement supérieur et la recherche : l’enseignement supérieur et la recherche conquis par la performance. Paris, Presses des Mines (coll. « Sciences sociales ») : 137-153.

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Notes

1 Citons les rapports réguliers sur ce sujet des commissions 31 et 32 du Cnrs, ceux demandés par le ministère de la Culture (Gras 1988, Goudineau 1990, Barrandon 1993, Legentil & Galan 1995, Arcelin 1995, Aubin & Jourdy 1996, Le Roux & Vidal 2002, Aubin 2007), ainsi que des enquêtes plus approfondies (Jourdy & Richet 1987 et 1989, Boucharlat & Mandy 2014, etc.).

2 https://dbh.nsd.uib.no/publiseringskanaler/erihplus/ (consulté le 4 octobre 2019).

3 https://www.huma-num.fr/ (consulté le 4 octobre 2019).

4 https://reainfo.hypotheses.org/2180 (consulté le 4 octobre 2019).

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Table des illustrations

Titre Tableau 1. Fonctionnement des revues citées.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/nda/docannexe/image/7686/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 547k
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Pour citer cet article

Référence papier

Katherine Gruel, « Les revues archéologiques en France, 30 ans après »Les nouvelles de l'archéologie, 157-158 | 2019, 73-76.

Référence électronique

Katherine Gruel, « Les revues archéologiques en France, 30 ans après »Les nouvelles de l'archéologie [En ligne], 157-158 | 2019, mis en ligne le 04 décembre 2019, consulté le 22 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/nda/7686 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/nda.7686

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Auteur

Katherine Gruel

Directrice de recherche au Cnrs, responsable de l’équipe « Celtes et Étrusques : identités, pouvoirs, échanges », Umr 8546 Cnrs/Psl (Paris Sciences et Lettres) – Aoroc, « Archéologie et philologie d’Orient et d’Occident »

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Droits d’auteur

CC-BY-NC-4.0

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