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Conservation-restauration et archéologie : chemins croisés

Amélie Méthivier et Clotilde Proust
p. 58-61

Résumés

L’évolution du métier de conservateur-restaurateur est intimement liée à l’archéologie. La problématique posée par les vestiges enfouis a permis d’en faire avancer la pensée, les méthodologies et les pratiques. D’importantes étapes ont jalonné la professionnalisation de la discipline dans le courant du xxe siècle. La mise en place d’une première formation universitaire, en 1973, en constitue l’événement fondateur et elle est le fruit d’une réflexion sur la conservation des objets archéologiques. L’ouvrage majeur La conservation en archéologie, rédigé par la première génération de conservateurs-restaurateurs diplômés et publié en 1990, constitue un manuel de référence posant les grands principes de la profession. Depuis, la discipline n’a cessé d’évoluer. Elle doit aujourd’hui se réinventer dans une archéologie réformée et composée de nombreux et nouveaux acteurs des sciences et du patrimoine.

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Texte intégral

Introduction

1Lorsque nous fût proposée cette participation au numéro spécial anniversaire des Nouvelles de l’archéologie, le conseil d’administration de la Fédération française des professionnels de la conservation-restauration (Ffcr) a été, tout de suite, très enthousiaste. Cette participation résonne comme un retour aux sources, parce que l’établissement de la conservation-restauration en France s’est notamment construit autour de l’archéologie.

2Nous en rappellerons les principaux faits en reprenant brièvement l’historique de la conservation-restauration vue sous l’angle de ces objets multiples et complexes que sont les objets archéologiques, dont la préservation a constitué un modèle transposable aux nouveaux domaines du patrimoine (patrimoine scientifique et technique, spécimens naturalisés, etc.). Nous présenterons ensuite ce qu’est aujourd’hui la conservation-restauration en archéologie et la nature de la collaboration entre les disciplines.

3La profession de conservateur-restaurateur, dont la structuration ne cesse de s’améliorer, doit beaucoup à la méthodologie et au système de pensée, notamment d’analyse des objets, de la démarche archéologique.

La matérialité aux origines de l’archéologie moderne

4La spécialité « archéologie » est souvent considérée comme un cas bien à part dans le domaine de la conservation-restauration des biens culturels parce que, d’une part, elle s’inscrit au cœur d’un domaine scientifique dont elle est dépendante et que, d’autre part, elle traite de biens culturels enfouis, parfois depuis fort longtemps, qui présentent souvent, de ce fait, un état de dégradation très avancé, voire extrême. Extraits de leur milieu d’enfouissement, les vestiges vont rapidement s’altérer sauf intervention d’un conservateur-restaurateur spécialisé.

5Pour mieux comprendre cette particularité, revenons aux origines de la discipline, née de la nécessité d’étudier et de conserver le vestige mis au jour.

6Le développement de l’activité de restauration des objets archéologiques est intimement lié à celui de l’archéologie, et plus précisément de l’archéologie nationale. Celle-ci trouve ses origines au milieu du xixe siècle, qui élève les antiquités locales au rang des antiquités classiques (Pomian 1992). Elles symbolisent en effet une certaine continuité de la nation, à laquelle s’attache beaucoup de respect et une certaine forme de culte, célébré notamment à travers les musées et sur certains sites archéologiques comme celui d’Alésia (ibid.). Le développement de l’archéologie nationale prend de l’ampleur sous le Second Empire, pendant le règne de Napoléon III (1808-1873). Fasciné par le personnage de Jules César (100-44 av. J.-C.), il entreprend d’écrire l’histoire de cette illustre figure dans le courant des années 1850, et crée la Commission de topographie des Gaules (CtG) le 17 juillet 1858, chargée de récolter les données archéologiques pour vérifier sur le terrain la réalité des faits décrits dans La Guerre des Gaules.

7La méthodologie et les techniques appliquées par la CtG marquent véritablement un tournant dans la pratique de l’archéologie en France. Désormais, elle ne s’appuie plus uniquement sur les sources historiques mais également sur les preuves matérielles issues de fouilles méthodiques. La vérification sur le terrain de la tradition écrite devient une des principales préoccupations de ses acteurs.

8Cette recherche de la « vérité » va susciter l’émergence d’une activité qui lui est directement associée, la restauration des objets archéologiques, qui privilégiait jusqu’alors les antiquités classiques, et l’influencer fortement. Les nombreuses fouilles pratiquées par la CtG et par ses correspondants livrent un matériel archéologique abondant. L’état de dégradation souvent avancé des vestiges lors de leur découverte rend nécessaire leur restauration pour en faciliter l’étude, en même temps que l’on prend conscience de l’intérêt qu’il y a à les sauvegarder (Proust 2018). La conservation-restauration en archéologie et son paradigme surgissent dans ce contexte. L’objet est un document scientifique très altéré : le double objectif du restaurateur est de pouvoir mettre en évidence les informations scientifiques dont le vestige est porteur tout en stabilisant sa matérialité, mécaniquement et chimiquement, dans l’environnement aérien.

Premières formations en conservation-restauration en France

9Un chapitre essentiel de l’histoire de la conservation-restauration en France s’est écrit entre 1973 et 1975 lors de la fondation, par l’archéologue et professeur d’histoire Jean Deshayes (1924-1979), à l’Unité de formation (Ufr) d’art et d’archéologie de l’université Paris I – Panthéon-Sorbonne, d’une maîtrise des sciences et techniques (Mst) de conservation et restauration des œuvres d’art, des objets et des sites archéologiques et ethnologiques. Et c’est un autre archéologue, byzantiniste, Jean-Pierre Sodini, qui la dirige à partir de 1975.

10D’après Pierre Leveau, « c’est l’influence de la new archéologie […] qui a fait de la restauration en France une discipline universitaire comme c’était le cas presque partout en Europe » (Leveau 2008 : 3-18). Quinze ans plus tard, l’introduction du tout premier manuel français présentait les grands principes régissant la discipline (Berducou 1990a et b). Ce texte essentiel pour des générations de conservateurs-restaurateurs français fait toujours référence. Il formule également les grands principes méthodologiques qui sont toujours d’actualité. La bibliographie en fin d’ouvrage témoigne de la richesse et de la vivacité des réflexions, de même que les Journées des Restaurateurs en Archéologie (JRA, rencontres annuelles et toujours actuelles), ou encore les publications techniques de l’Association des restaurateurs d’art et d’archéologie de formation universitaire (Araafu)1 et les colloques qu’elle organise.

La conservation-restauration : une histoire, une discipline, des principes

11La naissance de la conservation-restauration en France et en Europe accompagne la prise de conscience de l’importance de la matérialité des œuvres (notamment en termes d’authenticité à la suite de retentissantes affaires de faussaires), et de la nécessité du contrôle des interventions dont font l’objet les œuvres (polémique sur le dévernissage et le nettoyage des peintures en 1931 (Suárez San Pablo 2015)). Autour de l’Office international des musées (Oim) rattaché à la Société des nations, entre 1926 et 1946, puis du comité pour la conservation du Conseil international des musées (Icom-Cc2, selon l’acronyme anglais), créé en 1967, la doctrine se structure et la discipline se fonde en méthode, pour reprendre les mots de Paul Philippot (Leveau 2008).

12La question de la formation des restaurateurs est posée dès 1926. Durant l’entre-deux-guerres, les deux premières conférences de l’Oim, à Rome (1930) et à Athènes (1931), jettent les bases de la professionnalisation de la restauration des biens culturels et commencent à encadrer son exercice en préconisant la formation de professionnels. En France, il faut attendre 1973 pour que celle-ci se concrétise, avec la création de la Mst de Paris I, suivie en 1978 par l’ouverture de l’Institut français de restauration des œuvres d’art (Ifroa, devenu le Département des restaurateurs de l’Institut national du patrimoine) puis, en 1982, de la section conservation-restauration des œuvres sculptées de l’École de Tours et, en 1983, de la section conservation-restauration des œuvres peintes par l’École d’Avignon (Leveau 2008).

13La présence de la Mst au sein de l’Ufr d’art et d’archéologie a favorisé les échanges entre disciplines et multiplié les candidatures d’élèves formés en archéologie au concours d’entrée de la Mst. La conservation-restauration était à cette époque intimement liée à l’archéologie, les frontières étant très perméables au sein de l’Université, archéologues et restaurateurs suivant des cursus similaires et se retrouvant sur les chantiers.

14La Conservation en archéologie fait date dans notre histoire parce qu’on y retrouve dès la préface un certain nombre de thèmes qui nous sont chers :

« La culture matérielle est une et sa conservation relève des mêmes principes [...]. La conservation-restauration des objets ne peut se faire qu’avec le concours actif de l’archéologue, tout comme leur étude ne peut avancer sans celui du conservateur-restaurateur. Avec la finesse atteinte maintenant par l’enregistrement qui permet une étude précise des couches et des événements qu’elles dévoilent, il serait absurde de se contenter par ailleurs d’un examen sommaire des objets de fouille. La familiarité qu’acquiert le restaurateur au contact de l’objet, ses connaissances propres lui permettent d’apporter à l’archéologue des données sur l’enfouissement, l’histoire de l’objet et sa technologie qui enrichiront considérablement la fouille. De surcroît certains archéologues peuvent guider le restaurateur dans telle ou telle direction dont ils savent qu’elle peut être plus intéressante. Unité des enjeux de la conservation-
restauration, unité de la culture matérielle (sites et objets), unité des visées de l’archéologue et du conservateur-restaurateur, telle est la triple exigence de ce livre. » (Sodini 1990 : V-VI).

15Lorsque nous avons à présenter les conservateurs-restaurateurs aux institutions partenaires, au grand public, aux parlementaires, les principales caractéristiques sur lesquelles nous insistons sont l’existence d’une formation spécialisée au grade de Master, le respect d’un même code de déontologie et une prise en compte de l’objet dans toutes ses dimensions – matérielle, historique, esthétique, environnementale, etc. Bien que les conditions d’exercice puissent varier d’une spécialité à l’autre, la profession se définit par une méthode commune à tous : analyse scientifique et historique, établissement d’un constat d’état, d’un diagnostic suivi d’une proposition de traitement, documentation des interventions. Or, l’introduction du manuel affirmait déjà :

« C’est en essayant de nous accorder les uns avec les autres, dans nos divers chapitres techniques, que nous avons compris à quel point notre pratique avait certains fondements communs, et qu’il était nécessaire de les exposer quelque part à moins de vouloir les redire partout... » (Berducou 1990b).

16Elle s’attachait ensuite à la définition des biens culturels dont on vise la conservation. Et là encore, le schéma proposé par l’archéologie est envisagé comme modèle d’analyse de ce qui fait patrimoine :

« L’archéologie fournit un bon exemple de cheminements par lesquels un nombre croissant de documents très variés acquièrent un caractère culturel, ici en tant que source d’informations sur l’histoire de l’homme et de son environnement. Ces documents sont-ils tous des biens culturels ? Poser ce problème, c’est s’interroger moins sur leur nature que sur leur statut et le sort qu’on leur réserve. [...] Sous cet éclairage le mot “biens” parle autant que le mot “culturels”, et il nous parle surtout d’appropriation et d’héritage, cet “héritage commun” (Feilden 1978) dont les expressions matérielles sont à recueillir autant qu’à transmettre c’est-à-dire à conserver » (Ibid.).

  • 3 Adoptée le 13 octobre 2005 par le Comité des ministres du Conseil de l’Europe, et ouverte à la sign (...)
  • 4 Pour European Confederation of Conservator-Restorers’ Organisations, cf. http://www.ecco-eu.org/

17Trente-cinq ans plus tard, que dit la Convention de Faro3, sur laquelle s’appuie la Confédération européenne des organisations professionnelles de conservateurs-restaurateurs ou Ecco4 ? Elle « nous encourage à prendre conscience que l’importance du patrimoine culturel tient moins aux objets et aux lieux qu’aux significations et aux usages que les gens leur attachent et aux valeurs qu’ils représentent ».

18Marie Berducou, avant même la rédaction du code de déontologie de l’Ecco, évoquait les principes généraux qui régissent notre pratique :

  • l’examen diagnostique,
  • l’enregistrement des interventions,
  • l’intervention minimum,
  • la conservation préventive,
  • la lisibilité des interventions,
  • la réversibilité des interventions,
  • la compatibilité des matériaux introduits.

19Elle proposait par ailleurs une articulation entre les opérations de conservation et de restauration, dont la définition a été précisée par l’Icom-Cc à l’occasion de la 15e Conférence triennale réunie à New Delhi (Inde) en septembre 20085 puis dans la norme européenne EN 158986, publiée en 2011 et en cours de révision.

20Elle rappelait ensuite ce que la réalité de la conservation-restauration signifie dans l’exercice du métier :

« [...] une approche pluri-disciplinaire et le contraire d’un état d’esprit dogmatique. Toute intervention est un cas d’espèce, que doit précéder une étude aussi complète que possible de l’objet en cause : nature de ses matériaux constitutifs, des informations, messages ou valeurs dont il est porteur, du contexte dans lequel il convient de le situer ; appréciation de son état d’altération et pronostic de son évolution possible... avant d’être une série de gestes techniques sur la matière, la conservation est d’abord une recherche critique de l’objet et de ses caractéristiques propres (Mora et al. 1977 : 1). La somme de transformations qu’il a subies au cours de son histoire influence bien sûr ce qui peut en être compris : il y a donc une relation dialectique entre l’étude préalable qui guide les interventions de conservation et les éléments d’identification et d’interprétation que celle-ci fournit à son tour. L’intervention technique elle-même (ce qu’on enlève, ce qui se trouve modifié et éventuellement ce qu’on ajoute) est en fin de parcours l’expression concrète du jugement critique qui s’est ainsi constitué au cours du travail » (Ibid.).

La conservation-restauration, partenaire de l’archéologie

21La conservation-restauration en archéologie, par définition, travaille sur les vestiges enfouis, qu’ils proviennent de découvertes anciennes ou récentes. La source du travail se trouve donc aussi bien dans un musée que sur le terrain. À ce titre, la conservation-restauration s’inscrit dans toutes les étapes de la « chaîne opératoire » de l’archéologie, de la fouille jusqu’au lieu de conservation final. L’interaction avec les archéologues est non seulement permanente, mais absolument nécessaire pour intervenir au mieux sur le vestige. Les informations qu’ils délivrent – type de terrain, de sédiment, conditions de fouille, prélèvements, éventuels traitements de lavage, conditionnements, stockage – auront une influence directe sur le projet de traitement de l’objet et conditionneront sa conservation. Ils déterminent également les objectifs de l’intervention qui vont orienter le traitement : conservation en l’état, stabilisation, nettoyage pour étude ou encore restauration pour exposition, les niveaux de traitement sont variables. La conservation-restauration accompagne donc l’archéologie, elle est son partenaire privilégié dans l’objectif de préserver au mieux la matérialité du bien culturel, source d’informations scientifiques.

22Si cette coopération paraît évidente et a connu de belles années à la fin du xxe siècle, elle a cependant été mise à mal ces dernières décennies. En effet, la conservation-restauration en archéologie dépend du pouls de l’archéologie elle-même et de son organisation. Les réformes successives intervenues en 2001 et 2003 ont eu un impact sur la discipline, aggravé surtout par la mise en concurrence par le biais de marchés dans le domaine de la commande publique.

23Peu adapté à la conservation-restauration comme à l’archéologie, ce système tend à pousser l’archéologue à restreindre les budgets de fouille, ce qui diminue d’autant le champ d’action du conservateur-restaurateur, souvent relayé en bout de chaîne. Or, la dégradation du vestige résulte à la fois du manque de stratégies conservatoires au moment de son exhumation, c’est à dire dès le terrain, et de l’application d’un traitement inadapté par une personne qui n’a pas été formée. Il peut en résulter une perte irrémédiable d’informations. C’est donc bien en amont qu’il faut considérer avoir recours à la conservation-restauration et les conservateurs-restaurateurs ont toute légitimité à ré-intégrer les équipes pluridisciplinaires réunies pour une intervention archéologique.

Conclusion

24Partenaire indispensable de la recherche archéologique, la conservation-restauration doit aujourd’hui retrouver sa place tout au long de la « chaîne opératoire » de l’archéologie, dont elle fait intégralement partie.

25Sans doute, la loi relative à la liberté de création, à l’architecture et au patrimoine (Lcap), votée en 2016, et le nouveau régime de propriété des biens archéologiques mobiliers, qui à terme appartiendront tous à l’État, permettront de mieux anticiper la conservation des vestiges. Mais, la loi n’étant pas rétroactive, il faudra de longues années avant de constater une réelle amélioration de leur prise en charge. En attendant, la conservation-restauration doit renforcer son rôle auprès de tous les métiers de l’archéologie et réaffirmer sa place dans la préservation de ce patrimoine, qui n’est pas l’apanage des musées ni cantonnée aux objets relevant des « Beaux-Arts ».

26Plus largement, l’histoire de la profession montre que la place des conservateurs-restaurateurs dans la chaîne patrimoniale a été jusqu’à présent relativement négligée. En particulier, leur absence quasi-systématique des organigrammes institutionnels a restreint la visibilité et le domaine d’expertise de ces spécialistes essentiels, ce qui ne peut être que dommageable au patrimoine.

27Il est temps de défendre aujourd’hui une vision plus collaborative et inter-disciplinaire au sein de l’écosystème des professions du patrimoine, avec des échanges étroits entre partenaires, archéologues, conservateurs, architectes, régisseurs, au travers par exemple de communications communes et de liens tissés entre associations professionnelles, comme l’avait souhaité Jean-Pierre Sodini dès 1990.

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Bibliographie

Berducou, M.-Cl. (coord.). 1990a. La conservation en archéologie : méthodes et pratique de la conservation-restauration des vestiges archéologiques. Paris, Masson, 469 p. https://0-gallica-bnf-fr.catalogue.libraries.london.ac.uk/ark :/12148/bpt6k48074164/f7.image.texteImage

–. 1990b. « Introduction à la conservation en archéologie ». In : M.-Cl. Berducou (coord.), La conservation en archéologie : méthodes et pratique de la conservation-restauration des vestiges archéologiques. Paris, Masson : 3-35.

Feilden, B. 1978. Une introduction à la conservation des biens culturels. Rome, Iccrom [Centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels], 82 p.

Leveau, P. 2008. « Problèmes historiographiques de la conservation-restauration des biens culturels », Conservation-restauration des biens culturels, 26 : 3-18.

–. 2011. « Problème de l’apolitique de la conservation-restauration », Conservation-restauration des biens culturels, 29 : 5-26.

Mora, P. et al. 1977. La conservation des peintures murales. Bologne, Compositori, Iccrom [Centre international d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels] : XII-539 p.-[72] p. de pl.

Pomian, K. 1992. « Les deux pôles de la curiosité antiquaire ». In: A.-F. Laurens & K. Pomian (dir.), L’anticomanie : la collection d’antiquités aux xviiie et xixe siècles. Paris, Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales (coll. « Civilisations et sociétés » ; 86) : 59-68.

Proust, Cl. 2018. « Les ateliers du musée des Antiquités nationales. Aux origines de la restauration en archéologie », Antiquités nationales, 47 (2016-2018) : 211-222.

Sodini, J.-P. 1990. « Préface ». In : M.-Cl. Berducou (coord.), La conservation en archéologie: méthodes et pratique de la conservation-restauration des vestiges archéologiques. Paris, Masson : V-VI.

Suárez San Pablo, F. 2015. « La politique de restauration des peintures des musées nationaux (1930-1950) », Les cahiers de l’École du Louvre, 2015, 7 : 33-45. http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/cel/283 ; DOI : 10.4000/cel.283

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Notes

1 http://araafu.com/

2 http://www.icom-cc.org/

3 Adoptée le 13 octobre 2005 par le Comité des ministres du Conseil de l’Europe, et ouverte à la signature des États membres à Faro (Portugal) le 27 octobre de la même année, cette convention-cadre définit les enjeux, les objectifs généraux et les champs possibles d’intervention dans lesquels les États membres sont invités à progresser en matière de patrimoine. Elle est entrée en vigueur le 1er juin 2011. À ce jour, dix-sept États membres du Conseil de l’Europe l’ont ratifiée et cinq l’ont signée. Le texte est en téléchargement sur https://www.coe.int/fr/web/culture-and-heritage/faro-convention

4 Pour European Confederation of Conservator-Restorers’ Organisations, cf. http://www.ecco-eu.org/

5 https://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/ceroart/2795?file =1

6 https://norminfo.afnor.org/norme/NF %20EN %2015898/conservation-des-biens-culturels-principaux-termes-generaux-et-definitions-correspondantes/73954

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Pour citer cet article

Référence papier

Amélie Méthivier et Clotilde Proust, « Conservation-restauration et archéologie : chemins croisés »Les nouvelles de l'archéologie, 157-158 | 2019, 58-61.

Référence électronique

Amélie Méthivier et Clotilde Proust, « Conservation-restauration et archéologie : chemins croisés »Les nouvelles de l'archéologie [En ligne], 157-158 | 2019, mis en ligne le , consulté le 18 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/nda/7561 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/nda.7561

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Auteurs

Amélie Méthivier

Conservatrice-restauratrice de sculptures/pour le Conseil d’administration de la Fédération française des professionnels de la conservation-restauration (Ffcr, www.ffcr.fr)

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Clotilde Proust

Conservatrice-restauratrice en archéologie/pour le Conseil d’administration de la Fédération française des professionnels de la conservation-restauration (Ffcr, www.ffcr.fr)

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