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Former les futurs archéologues

De la formation de médiévistes archéologues à la formation d’archéologues médiévistes : quarante ans de cheminement

Anne Nissen
p. 52-57

Résumés

L’archéologie médiévale, qui doit son existence aux médiévistes, a longtemps été enseignée, selon les universités, dans le cadre des cours d’histoire ou d’histoire d’art. La mise en place de formations professionnalisantes, à partir des années 1990, a permis d’affirmer son l’autonomie et de l’associer pleinement avec les autres disciplines archéologiques. Les avancées méthodologiques et les approches diachroniques, ainsi qu’une ouverture vers des périodes plus récentes, ont renouvelé les objectifs des formations archéologiques. En même temps, la nécessité de renforcer les échanges avec les médiévistes des autres sciences historiques, sur des nouvelles bases, est devenu un enjeu majeur de la formation des futurs archéologues médiévistes.

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Texte intégral

  • 1 Devenu le Centre Michel de Boüard – Craham « Centre de recherches archéologiques et historiques anc (...)
  • 2 Loi n° 41-4011 du 27 septembre 1941 relative à la réglementation des fouilles archéologiques. Histo (...)

1Les archéologues médiévistes se plaisent souvent à faire remonter l’enseignement de leur discipline au xixe siècle. Force est pourtant de constater qu’elle n’a acquis son statut académique qu’en 1959, après la fondation par Michel de Bouärd (1909-1989), professeur d’histoire médiévale à l’université de Caen, du Centre de recherches archéologiques et historiques médiévales1. La construction de la discipline et la mise en place d’offres de formations spécialisées ont été ainsi beaucoup plus tardives que celles d’autres disciplines archéologiques, et la plupart des archéologues médiévistes de la première génération ont été formés en dehors des filières archéologiques. Le résultat est une grande diversité qui sort des cadres traditionnels de l’enseignement supérieur. La nature et les objectifs des enseignements varient ainsi fortement, non seulement d’une université à l’autre mais parfois aussi au sein d’une même université. La formation aux méthodes archéologiques favorise bien sûr une certaine unité, mais l’articulation avec les autres sciences historiques et la familiarité avec les sources non archéologiques varient tout autant. Pour comprendre ce phénomène, il convient de souligner que l’archéologie médiévale doit son existence aux médiévistes et non aux archéologues. La loi dite Carcopino2 ne concernait d’ailleurs initialement que les vestiges antérieurs à 800, l’importance du patrimoine archivistique et monumental laissant penser que l’on pouvait faire l’impasse sur l’archéologie. En 1979, la formation des archéologues médiévistes dépendait ainsi des enseignants-chercheurs en histoire ou histoire de l’art qui pratiquaient l’archéologie. Les premiers postes entièrement dédiés à l’archéologie médiévale furent créés dans les années 1990 et il fallut attendre 2000 pour que l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ouvre la première chaire d’archéologie médiévale en France, 29 ans après l’University College of London en Grande-Bretagne et l’université d’Aarhus au Danemark (Andersson et al. 2007).

2En quarante ans, l’archéologie médiévale a traversé les mêmes évolutions que celle des périodes plus anciennes, marquées par un renforcement notoire des approches diachroniques et un recours croissant aux sciences environnementales et archéométriques. Ces avancées se sont naturellement répercutées dans les formations universitaires qui l’ont pleinement intégrée. Elles se sont également traduites dans les recrutements universitaires, qui ont souvent privilégié des candidats issus de l’archéologie opérationnelle ou du ministère de la Culture. Le parcours académique de la première titulaire de la chaire d’archéologie médiévale de l’université Paris 1, Joëlle Burnouf, l’illustre bien : de 1984 à 1988, elle a dirigé à Lyon l’un des premiers grands chantiers d’archéologie préventive conduits en France, en préalable à la construction du métro, avant de prendre la direction des Antiquités historiques et préhistoriques de Lorraine. Présidente de la Société d’archéologie médiévale de 1990 à 1999, elle a ensuite été responsable de l’équipe d’archéologie environnementale du Cnrs (Journot 2018).

3D’une manière générale, les médiévistes ont surtout débattu et repensé l’articulation entre l’archéologie et les autres sciences humaines, en particulier l’histoire, les relations de l’archéologie médiévale avec l’histoire de l’art et les autres spécialités archéologiques étant plus rarement discutées. Tous ces facteurs ont orienté les formations et, à des degrés divers, ils ont eu des conséquences sur les recrutements au sein des établissements de l’enseignement supérieur, plusieurs maîtres de conférences et professeurs occupant des postes profilés histoire ou histoire de l’art (Cartron & Bourgeois 2007). Le développement de la discipline a en effet suivi deux logiques et deux affiliations différentes, qu’on peut décliner en deux temps et qui suivent deux orientations. L’affiliation avec l’histoire de l’art remonte au xixe siècle. Elle repose sur les études architecturales qui ont connu un tournant quand Arcisse de Caumont (1801-1873) a introduit l’archéologie monumentale. Les approches économiques, sociales et anthropologiques sont en revanche davantage ancrées dans l’histoire depuis la parution du Manuel d’archéologie médiévale : de la fouille à l’histoire de Michel de Boüard (1975), qui rompt explicitement avec l’histoire de l’art pour l’associer à l’histoire. Les trois grands pôles de l’archéologie médiévale – l’université de Caen, l’École des hautes études en sciences sociales (Ehess) et l’université d’Aix-Marseille – se sont constitués autour d’historiens : Michel de Boüard à Caen, Jean-Marie Pesez (1929-1998) à l’Ehess et Gabrielle Démians d’Archimbaud (1929-2017) à Aix, la seule à s’investir dans l’histoire de l’art (Bourgeois s. d. ; Hamelin et al. 2012 ; Journot et al. 2012 ; Fixot 2017). D’une manière un peu caricaturale, on peut observer que les archéologues qui travaillent sur les vestiges monumentaux et architecturaux sortent pour la plupart des départements d’histoire d’art et d’archéologie, tandis que ceux qui ont suivi des filières liées à l’histoire se consacrent davantage aux organisations et réseaux territoriaux, voire à l’histoire des techniques.

4Dans les années 1980, l’archéologie médiévale, particulièrement investie dans les études castrales et rurales, trouvait un formidable écho dans les recherches historiques. De nombreux enseignants en archéologie médiévale ont été formés dans cette tradition qu’ils ont transmise à leurs étudiants. Les datations et le caractère rudimentaire des habitats ruraux semblaient valider cette approche, qui a servi à étayer les théories historiques de la mutation de l’An Mil. Les recherches archéologiques comme celles sur les sources écrites ont par la suite révélé la fragilité de l’argumentaire et relégué le paradigme de l’an mil à l’historiographie. Les études rurales ont incité plusieurs médiévistes à inclure les xie et xiie siècles dans un haut Moyen Âge élargi, qualifié de premier Moyen Âge. L’association entre histoire et archéologie n’allait plus de soi et la place de l’archéologie dans le discours historique a été vivement débattue. L’enjeu était de la sortir des sciences auxiliaires pour la faire exister comme une discipline autonome, régie par ses propres logiques scientifiques. Cette rupture épistémologique était largement soutenue par les avancées de l’archéologie préventive et par la mise en place des formations professionnalisantes adaptées aux activités opérationnelles. À cet égard, l’ouverture de la maîtrise de sciences et techniques (Mst) d’archéologie à l’université de Tours, en 1989, au sein d’un département d’histoire, a constitué un tournant décisif. L’accent était mis sur les pratiques de terrain mises en œuvre dans une perspective diachronique et pluridisciplinaire, où les archéologies antique et médiévale occupaient une place substantielle. Plusieurs universités ont emboîté le pas en créant des diplômes d’études supérieures spécialisées (Dess). En 1997, l’intégration d’une « licence d’archéologie » dans la nomenclature ministérielle a définitivement sorti de l’ombre les enseignements en archéologie : elle n’était plus une option, mais une formation autonome, la licence constituant un socle commun aux masters à finalité professionnelle et de recherche. Les évolutions successives des parcours universitaires ont à la fois favorisé l’ouverture de postes et créé une identité archéologique à travers les aires chrono-
culturelles. Les avancées scientifiques ainsi que l’activité opérationnelle ont renforcé ce mouvement, qui s’est en grande partie construit autour des méthodes archéologiques, les sciences archéométriques et les études spécialisées. Ce n’est plus l’archéologie, mais le Moyen Âge qui est devenu une option dans les offres de formation.

5Les fouilles urbaines et rurales de grandes superficies ainsi que les études locales ont favorisé et renforcé les approches diachroniques et les champs d’activité des archéologues médiévistes se sont étendus aux périodes moderne et contemporaine : le Laboratoire d’archéologie médiévale méditerranéenne, créé dans les années 1970, est ainsi devenu l’Umr Laboratoire d’archéologie médiévale et moderne en Méditerranée ou La3m ; la Société d’archéologie médiévale, fondée en 1983 et basée à l’université de Caen, a évolué en Société d’archéologie médiévale, moderne et contemporaine et l’université de Nantes a même ouvert un poste en archéologie moderne. Dans la pratique, les enseignants en archéologie médiévale accordent une place croissante aux périodes récentes, et le nombre de mémoires universitaires qui portent partiellement ou intégralement sur ces périodes a sensiblement augmenté. Contrairement à l’archéologie médiévale, celle des périodes récentes doit sa reconnaissance aux archéologues.

6Cependant, les avancées méthodologiques et l’affirmation de l’archéologie médiévale ont aussi conduit à un certain repli identitaire et affaibli les échanges interdisciplinaires entre médiévistes (Cartron & Bourgeois 2007). Les spécificités des sources archéologiques et la technicité de leur exploitation fascinent, mais leur apport réel à la compréhension des évolutions économiques, sociales, politiques et mentales est peu exploité. Beaucoup les relèguent d’ailleurs aux problématiques historiques stricto sensu. Certes, les manuels d’histoire incluent davantage d’encarts archéologiques et évoquent les principaux sites mais l’intégration réelle des recherches archéologiques à l’étude historique des sociétés anciennes paraît en retrait par comparaison avec les travaux publiés à l’étranger. De même, il est significatif que les expositions et ouvrages archéologiques destinés au grand public confient la mise en contexte des vestiges à des historiens et les frises chronologiques archéologiques privilégient l’histoire politique et événementielle par rapport aux évolutions observées dans la culture matérielle à partir de la conquête romaine de la Gaule. Dans cette situation, les archéologues, par leur tendance à insister, d’une part, sur les aspects techniques de leur métier et, d’autre part, sur la singularité de chacun des sites qu’ils fouillent, ont une part de responsabilité. L’archéologie théorique, qui a favorisé la compréhension des mécanismes sociaux des sociétés pré- et protohistoriques, n’a pas suscité le même intérêt chez les médiévistes français que chez certains de leurs collègues étrangers. Quand ils s’y réfèrent, ils citent essentiellement les approches méthodologiques et les analyses logicistes de Jean-Claude Gardin (1925-2013) pour le traitement des données. S’ils évoquent la New Archaeology, ils mettent en avant les approches quantitatives et délaissent le volet anthropologique, pourtant substantiel (Binford 1962). L’archéologue belge Frans Verhaeghe semble être le seul à avoir entrepris une réflexion critique mais constructive sur les apports de la New Archaeology à l’interprétation des données (Verhaeghe 1991). Pourtant, ce sont des interrogations anthropologiques, adossées au traitement quantitatif des données, qui ont permis de dépasser le stade descriptif et de réunir de nombreux chercheurs autour de recherches ambitieuses consacrées aux évolutions économiques, politiques et sociales des sociétés anciennes.

7Ailleurs, les échanges et les influences réciproques entre protohistoriens et médiévistes spécialistes du haut Moyen Âge sont à l’origine de synthèses ambitieuses, qui ont su mobiliser les sources archéologiques sur des aires géographiques étendues, tout en gardant un raisonnement archéologique autonome. C’est le cas de Richard Hodges dans Dark Age Economics (1982), dont l’impact, à l’échelle internationale, fut décisif pour l’archéologie et l’histoire médiévales. Sa collaboration avec Riccardo Francovich, professeur à l’université de Sienne, fondateur et longtemps directeur de la revue Archeologia medievale, a également fortement influencé les recherches médiévales en Italie. La publication toute récente du premier ouvrage théorique spécifiquement consacré à l’archéologie médiévale est d’ailleurs italienne (Citter 2019). L’étonnante absence de comptes rendus approfondis des synthèses archéologiques européennes, relativement nombreuses, dans les principales revues archéologiques françaises semble traduire une certaine indifférence qui pourrait s’expliquer par le profond attachement aux approches analytiques et empiriques des études de cas locaux ou régionaux.

8L’archéologie médiévale, qui occupe une part substantielle dans l’archéologie préventive, est aujourd’hui devenue incontournable. Cependant, sa place dans l’enseignement supérieur fait l’objet d’une certaine inquiétude. Dans quelques universités où elle paraissait bien implantée, elle a décliné de manière alarmante comme à Rouen ou à Nancy, où l’absence de candidats médiévistes a entraîné la suppression, plutôt que le report d’un poste de professeur. L’engouement pour les approches diachroniques et méthodologiques ne trouve malheureusement pas l’écho nécessaire dans les établissements de recherche. Les candidats aux profils diachroniques se heurtent aux logiques des sections du Conseil national des universités (Cnu) ou du Cnrs et, dans cet organisme, à celles induites par le partage entre l’Institut écologie et environnement (Inee) et l’Institut des sciences humaines et sociales (Inshs). Les recrutements universitaires, qui doivent garantir un enseignement à caractère plus général sur les grandes aires chrono-culturelles, privilégient des candidats au profil généraliste, ayant une solide expérience de terrain et des compétences suffisantes en histoire ou en histoire de l’art, pour pouvoir assurer des cours dans ces matières. La plupart des archéologues médiévistes enseignant à l’université occupent d’ailleurs des postes au double profilage, qui les rattachent soit à l’histoire soit à l’histoire de l’art.

9Solidement ancrée dans les formations universitaires, l’archéologie médiévale a gagnée en autonomie. Elle a, aujourd’hui, la possibilité d’occuper une position centrale dans les échanges interdisciplinaires entre les sciences archéologiques et les autres sciences humaines. Mais, pour ce faire, il faudrait former des archéologues médiévistes qui, à côté de leurs compétences en sciences archéologiques, soient familiers avec les méthodes et les acquis des autres sciences historiques. C’est un enjeu majeur pour développer la discipline et enrichir les perspectives offertes aux étudiants. Le besoin de former ou d’initier les étudiants en archéologie des différents parcours est manifeste et se traduit notamment par l’ouverture de postes avec des profils en histoire médiévale avec un volet archéologique, mais où les archéologues ont peu de chance de réussir les concours. D’une manière plus générale, il s’agit aussi d’un enjeu sociétal que l’archéologie partage avec l’ensemble des sciences historiques.

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Bibliographie

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Notes

1 Devenu le Centre Michel de Boüard – Craham « Centre de recherches archéologiques et historiques anciennes et médiévales » – Umr 6273 (Cnrs/université de Caen Normandie) : http://www.unicaen.fr/crahm/

2 Loi n° 41-4011 du 27 septembre 1941 relative à la réglementation des fouilles archéologiques. Historien de la Rome antique, Jérôme Carcopino (1881-1970) fut nommé recteur intérimaire de Paris le 13 novembre 1940, puis secrétaire d’État à l’Éducation nationale et à la Jeunesse du gouvernement de Vichy, le 24 février 1941.

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Pour citer cet article

Référence papier

Anne Nissen, « De la formation de médiévistes archéologues à la formation d’archéologues médiévistes : quarante ans de cheminement »Les nouvelles de l'archéologie, 157-158 | 2019, 52-57.

Référence électronique

Anne Nissen, « De la formation de médiévistes archéologues à la formation d’archéologues médiévistes : quarante ans de cheminement »Les nouvelles de l'archéologie [En ligne], 157-158 | 2019, mis en ligne le , consulté le 16 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/nda/7501 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/nda.7501

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Auteur

Anne Nissen

Professeure des universités en archéologie médiévale à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Umr 7041 ArscAn « Archéologie et sciences de l’Antiquité » (Cnrs, universités Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Paris-Nanterre, ministère de la Culture, Inrap)

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