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Écologie historique amazonienne, une interdisciplinarité nécessaire.

Quand l’archéologue est perdu dans les bois…
Guillaume Odonne et Jean-François Molino
p. 11-15

Texte intégral

  • 1 Le rio Xingu est un affluent du cours inférieur de l’Amazone. Long de 2 260 km, il traverse les éta (...)

1Depuis une vingtaine d’années et les travaux pionniers de W. Balée dans le bassin du Xingu1 et en Amazonie orientale (Balée 1999 ; Balée & Campbell 1990), l’écologie historique s’est invitée à la table des archéologues amazonistes. En questionnant à la fois l’écologie forestière et les pratiques et savoirs actuels des communautés amérindiennes, elle a permis, notamment, de mieux comprendre la relation de ces groupes culturels à la biodiversité qui les entoure. Elle a surtout mis en exergue le fait que l’Amazonie est un ensemble écologique hétérogène, profondément marqué par 10 000 ans d’occupations humaines. Si l’écologie historique a eu un tel succès en Amazonie, c’est notamment à cause de la complexité, sinon de la subtilité, et de la discrétion des vestiges archéologiques. En effet, si l’on excepte les grands ensembles constitués de monticules de terre artificiels, longtemps pris pour d’anodines collines (Heckenberger et al. 2008 ; Rostain 2010 ; Schaan 2011 ; Saunaluoma & Schaan 2012), les vestiges amazoniens sont moins monumentaux que leurs homologues andins ou de la côte pacifique. C’est en grande partie grâce à l’étude de la végétation qu’un certain nombre d’occupations humaines peuvent être indirectement révélées. Et de fait, l’écologie historique amazonienne apparaît comme une discipline composite, oscillant entre anthropologie de la nature, botanique, écologie, ethnohistoire. C’est là, sans doute, ce qui la rend parfois peu identifiable.

Une approche globale

2Une des particularités de l’écologie historique amazonienne est la possibilité d’analyser les phénomènes à l’échelle régionale à partir de données botaniques massives. En effet, bien plus accessibles que les fouilles et les sondages, et autorisant des extrapolations statistiques, les inventaires floristiques permettent des comparaisons faciles via des méthodologies relativement accessibles. C’est par exemple le cas du réseau Atdn (Amazon Tree Diversity Network : http://atdn.myspecies.info/​), qui couvre une bonne part de l’Amazonie sensu lato. Les récents travaux de Levis et ses collaborateurs (Levis et al. 2017) en sont une belle illustration. À partir d’un millier de parcelles d’inventaires botaniques d’arbres, réparties sur l’ensemble du grand ensemble amazonien, ces auteurs ont montré que l’influence humaine précolombienne sur la végétation était toujours perceptible aujourd’hui à travers l’abondance d’espèces domestiquées à des degrés divers, comme la noix du Brésil (Bertholettia excelsa), le cacao (Theobroma cacao), l’hévéa (Hevea brasiliensis), le roucou (Bixa orellana), et de nombreuses espèces de palmiers (Euterpe oleracea, Oenocarpus bacaba, etc.). Bien qu’elles apportent un éclairage nouveau sur les contextes archéologiques, ces données massives sont plus difficiles à interpréter à des échelles locales. Le débat sur l’anthropisation des forêts amazoniennes est donc loin d’être clos, notamment en ce qui concerne l’ouest amazonien en général (Piperno et al. 2015, 2017 ; Watling et al. 2017). Il prend aujourd’hui des tournures subtiles, une des questions étant de savoir si ces influences s’étendent uniquement aux zones riveraines ou si elles touchent également les interfluves, qui sont supposés avoir été moins densément peuplés autrefois. D’autres discussions tournent autour du choix des espèces et de leur degré de domestication (McMichael et al. 2017).

Des interprétations plus ciblées

3Si ces approches à grande échelle sont en effet intéressantes pour comprendre le fonctionnement d’un site, les réponses qu’elles apportent sont cependant limitées. Les différences de composition floristique entre régions, par exemple, rendent difficile certaines comparaisons. De plus, la présence ou l’absence des espèces ne fait sens que lorsque l’on s’intéresse à leur statut écologique (espèces pionnières, de forêts matures, d’habitats perturbés) et à leurs usages. En Amazonie en particulier, l’essentiel des ressources et des biens mobiliers ou immobiliers des sociétés locales était autrefois issu de végétaux, et il l’est toujours dans une certaine mesure (voir d’excellents exemples de la diversité des usages dans van Andel 2000). Par le biais de l’ethnobotanique, les chercheurs essayent d’approcher les usages passés des espèces toujours présentes sur certains sites afin de détecter les activités qui y avaient lieu. Ces approximations doivent évidemment être relativisées, notamment parce que les usages ont pu changer, ou simplement du fait de l’hétérogénéité des pratiques culturelles entre différents groupes amérindiens, mais les informations apportées sont réelles. Les espèces retrouvées comme indices de la présence humaine sont essentiellement des plantes à fruits comestibles (Clement et al. 2015 ; Levis et al. 2017), mais certains travaux en cours, non publiés, s’attachent aujourd’hui à comparer les présences / absences d’espèces utilisées à des fins technologiques, dans la construction ou l’artisanat.

Une interdisciplinarité nécessaire et réciproque

4Entre archéologie, écologie et ethnobotanique amazoniennes, les échanges sont donc indispensables et interféconds. Il est impossible de comprendre la répartition des espèces végétales, à petite comme à grande échelle, les mosaïques écologiques ou la présence de certaines espèces et formations végétales particulières sans interroger la présence humaine. Il est tout aussi impossible de déceler celle-ci sans prêter un œil à ces mêmes indicateurs écologiques. Mais, concernant l’écologie historique, cette interdisciplinarité ne concerne pas seulement l’écologie et l’archéologie. Le compartiment « sol », par exemple, qui intéresse autant les écologues que les archéologues, attire aussi l’attention des géoarchéologues, des géologues ou des pédologues, des écologues de la faune du sol ou des anthracologues. Ces derniers, qui identifient les communautés d’espèces ligneuses dont les charbons sont recueillis sur les sites, bénéficient de l’avis des écologues pour reconstituer les formations végétales passées, et de celui des ethnobotanistes pour décrypter la raison potentielle de l’accumulation de telle ou telle espèce.

Les interactions entre l’Homme et son environnement comme moteur de l’archéologie amazoniste

5Le bouclier des Guyanes occupe une position intéressante dans les débats d’écologie historique. Selon Betty Meggers (1993), en raison de la pauvreté des sols amazoniens (ceux de Guyane étant parmi les plus pauvres de la région), il est impossible que la démographie des peuples précolombiens ait atteint le niveau dont font état les premiers récits européens (Carvajal 1541). Les modes de vie en petits groupes mobiles des Amérindiens contemporains refléteraient l’état normal de leurs ancêtres. Si cette hypothèse est de moins en moins admise (voir par exemple Denevan 1992), le plateau des Guyanes pourrait être une des zones où l’influence de l’environnement aurait le plus marqué le développement humain. Se pose également, dans le cas de modifications massives des écosystèmes par l’homme, l’éternelle question de la poule ou de l’œuf. Lorsqu’une espèce alimentaire recherchée se trouve en abondance, est-ce dû à la présence humaine ou celle-ci s’explique-t-elle justement par l’abondance d’une ressource clé ? G. H. Shepard et H. Ramirez (2011) évoquent à ce propos le cas emblématique de la noix du Brésil (Bertholletia excelsa). Les amandes de cette Lecythidaceae sont d’excellents aliments, dont est extraite une huile de qualité. Elles ont d’ailleurs été retrouvées dans le plus ancien site archéologique amazonien, la grotte de Pedra pintada près de Santarém au Brésil, dans l’État de Paraná, dont l’occupation est datée d’environ 11 000 ans (Roosevelt et al. 1996). Mais le plus notable est la répartition discontinue et souvent en « taches » de cette espèce, de part et d’autre de l’Amazonie, qui signe vraisemblablement une dissémination humaine.

L’application à la Guyane forestière

  • 2 Le plateau des Guyanes ou Bouclier guyanais comprend non seulement les trois Guyanes, mais aussi le (...)

6Détail peut-être anodin, elle est absente du plateau des Guyanes2, plutôt délaissé par la littérature récente (par exemple Piperno et al. 2015). Si les savanes côtières ont une visibilité certaine sur la scène archéologique (Iriarte et al. 2010 ; McKey et al. 2010 ; Rostain 2010), l’intérieur forestier est assez peu connu et les indices manquent pour interpréter l’histoire des diverses cultures auxquelles se rattachent de riches vestiges archéologiques (Rostain 2008). Une des explications possibles de cette relative méconnaissance tiendrait au fait que la flore du plateau des Guyanes, et en particulier ses communautés d’espèces ligneuses, se distingue de celle du bassin amazonien (ter Steege et al. 2000, 2006) – phénomène qui brouille les lignes si l’on tente des comparaisons avec les travaux d’écologie historique réalisés ailleurs en Amazonie. Ce sont ces paramètres, entre autres choses, qui nous ont poussés à nous focaliser sur cette zone dans le cadre du projet inter-disciplinaire LongTIme, financé par le Labex Ceba (Centre d’étude de la biodiversité amazonienne). L’objectif est de comprendre, sur la longue durée, les interactions réciproques entre le milieu forestier et les sociétés humaines qui s’y sont établies.

LongTIme, ou l’auberge espagnole amazonienne

  • 3 Se dit d’espèces voisines vivant dans une même aire géographique sans s’hybrider.
  • 4 Ce terme désigne l’ensemble des champignons d’un même territoire et, par extension, un taxon compre (...)

7La communauté scientifique travaillant sur les différentes facettes de l’écologie néotropicale, les archéologues, les chercheurs en sciences humaines et sociales, ou encore les acteurs de la conservation – gestionnaires de l’environnement et Ong environnementales – forment, entre eux et avec les habitants, des communautés sympatriques3, évoluant dans les mêmes espaces mais se rencontrant peu. La première difficulté de ce projet a donc été de faire s’asseoir autour de la table des représentants de ces différents groupes afin de combler les vides concernant cette zone géographique. Aujourd’hui, dans LongTIme, aux côtés des archéologues et des écologues forestiers, évolue une équipe de pédologues, un paléo-écologue, un géologue spécialiste des perturbations magnétiques qui témoignent de feux anciens, des écologues spécialistes de la faune et la fonge4 du sol, un ethnobotaniste, des anthropologues travaillant en binômes avec des collaborateurs amérindiens qui savent lire une infinité de signes liés aux sols, à la végétation ou au relief, quand la plupart des chercheurs ont une approche unidisciplinaire… S’y ajoutent plusieurs spécialistes de la télédétection et de la géomatique, pour cartographier les sites et inscrire les recherches dans une perspective de géographie du paysage, ainsi que des modélisateurs dont la tâche est d’évaluer l’impact de l’homme à l’échelle de la Guyane forestière. Les premiers résultats nés de leurs échanges sont très encourageants.

Des méthodologies encore à inventer

8La zone couverte par le projet est située dans la réserve naturelle des Nouragues, au cœur de la station de recherche du même nom du Cnrs (fig. 1).

Fig. 1 – Localisation de la zone d’étude du projet LongTIme. © Cnrs  /  Leeisa  /  J. Fozzani.

  • 5 L’embranchement des Annélides groupe l’ensemble des vers annelés, qu’ils soient aquatiques (Arénico (...)

9Cette région, qui est probablement l’une des mieux connues du plateau des Guyanes du point de vue éco-logique, a paradoxalement souvent servi de modèle pour la description des forêts supposées « primaires ». En explorant ce passé pas si lointain, la communauté scientifique se rend compte aujourd’hui de la complexité de l’histoire de ces forêts. L’exploration des sites se fait en plusieurs temps et en superposant des méthodologies propres aux différentes disciplines. Ce qui paraît souvent insuffisant dans un référentiel donné (zones restreintes, rareté des réplicats, prospections superficielles, etc.) est en fait source d’information d’une richesse incroyable et favorise la synergie entre les équipes. L’idée générale est, à l’échelle d’un paysage de quelques kilomètres carrés, d’arriver à dégager des patrons d’occupation précolombienne, basés sur des indicateurs produits par chacune des disciplines. Ces indicateurs peuvent être aussi variés que les communautés d’espè-ces végétales, fongiques ou d’annélides5, la chimie du sol, la quantification d’artefacts archéologiques, les charbons, les phytolithes, les perturbations magnétiques… En combinant tous ces indices, la difficulté est de trouver des zones permettant l’établissement de gradients qui seront ensuite interprétables en termes d’occupation et d’activités humaines. Concrètement, sur chacune des zones choisies conjointement par les archéologues et les botanistes à partir de critères reflétant divers aspects de la présence humaine, une parcelle d’un hectare est délimitée pour donner une certaine ampleur spatiale aux analyses écologiques, et une fosse centrale est creusée pour les analyses de sol, l’archéologie et la micro-morphologie (fig. 2).

Fig. 2 – Arbres numérotés d’une parcelle du site dit « inselberg » à proximité de la fosse utilisée pour les études de sol. © Cnrs  /  Leeisa  /  G. Odonne.

Un ancrage autour de sites à fossés

10L’établissement de gradients écologiques et archéologiques suppose, sinon une organisation relativement centralisée, au moins une certaine différenciation géographique des fonctions données au territoire. D’après l’état de l’art en archéologie (par exemple Versteeg 2008 ; Rostain 2010 ; Schaan 2011), cette différenciation semble plausible pour de nombreux sites amazoniens. En Guyane, c’est donc la présence de « montagnes couronnées », collines ou éperons rocheux ceints d’un ou plusieurs fossés plus ou moins profonds (Mazière & Mazière 1994), qui retient notre attention (fig. 3). En effet, dans la zone considérée, deux sites fossoyés d’une superficie d’à peu près un hectare et distants l’un de l’autre d’une dizaine de kilomètres ont été repérés, et le LiDAR n’a pas permis d’en détecter d’autres. Si leur fonction précise reste floue à ce jour, il semble néanmoins évident que des constructions monumentales de ce type étaient destinées à une occupation un tant soit peu pérenne. L’objectif est donc, sans s’occuper directement de les caractériser, de déceler aux alentours les zones probables de cultures, d’habitations, de collecte de certaines espèces, et d’associer aux indices rencontrés les fonctions déduites. Sur les dix zones sélectionnées, la somme des informations collectées à ce jour nous permet d’envisager des sites agricoles, des sites d’habitations et des sites mixtes, un des sites d’habitats se trouvant vraisemblablement hors des enceintes. La -complexité des patrons d’occupation de la zone rend, à ce stade, toute interprétation risquée.

Fig. 3 – Modèle numérique de terrain obtenu grâce au LiDAR (Light detection and ranging), sous un couvert forestier dense. Au centre de l’image, un site à fossé amérindien de type « montagne couronnée ». © Ird  /  Amap  /   J.-F. Molino.

Un assemblage complexe

11Au-delà des interprétations, la synchronicité des faits évoqués sera sûrement difficile à établir. Les datations radiocarbones en cours donneront, il est vrai, une certaine précision, mais des phénomènes d’occupations multiples sont loin d’être exclus. Comment faire alors la part des choses entre deux modes de vie différents espacés dans le temps, et une différenciation spatiale (et sociale ?) des terres ? La question se pose également pour les différents types de végétations observés, puisqu’un certain nombre, comme les forêts de lianes ou les massifs de graminées lianescentes du genre Lasiacis, potentiellement associées aux présences humaines (Balée & Campbell 1990), arrivent parfois à perdurer dans le temps et à s’auto-entretenir sans que l’on sache dater ces événements. C’est de la multiplicité des données et de la duplication des opérations autour de ces deux sites distants de quelques kilomètres que nous espérons obtenir le plus de renseignements. S’il reste aux archéologues un long chemin à parcourir pour comprendre et expliquer la présence des sites structurés eux-mêmes, les écologues devront quant à eux changer de paradigme et prendre en compte dans leurs analyses un facteur humain ancien qui a durablement modifié, à l’échelle du paysage, la fertilité des sols et le couvert végétal.

Financement

12En tant que projet structurant du labex Ceba, LongTIme bénéficie d’un financement “Investissement d’Avenir” géré par l’Agence nationale de la recherche (Ceba, ref.ANR-10-LABX-0025).

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Bibliographie

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Notes

1 Le rio Xingu est un affluent du cours inférieur de l’Amazone. Long de 2 260 km, il traverse les états du Mato Grosso et du Pará au Brésil.

2 Le plateau des Guyanes ou Bouclier guyanais comprend non seulement les trois Guyanes, mais aussi les régions adjacentes du Vénézuela, de la Colombie et du Brésil.

3 Se dit d’espèces voisines vivant dans une même aire géographique sans s’hybrider.

4 Ce terme désigne l’ensemble des champignons d’un même territoire et, par extension, un taxon comprenant tous les organismes relatifs à la mycologie, soit les champignons, moisissures, etc.

5 L’embranchement des Annélides groupe l’ensemble des vers annelés, qu’ils soient aquatiques (Arénicole, Sangsue) ou terrestres (Ver de terre).

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Table des illustrations

Légende Fig. 1 – Localisation de la zone d’étude du projet LongTIme. © Cnrs  /  Leeisa  /  J. Fozzani.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/nda/docannexe/image/4162/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 404k
Légende Fig. 2 – Arbres numérotés d’une parcelle du site dit « inselberg » à proximité de la fosse utilisée pour les études de sol. © Cnrs  /  Leeisa  /  G. Odonne.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/nda/docannexe/image/4162/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 1,1M
Légende Fig. 3 – Modèle numérique de terrain obtenu grâce au LiDAR (Light detection and ranging), sous un couvert forestier dense. Au centre de l’image, un site à fossé amérindien de type « montagne couronnée ». © Ird  /  Amap  /   J.-F. Molino.
URL http://journals.openedition.org/nda/docannexe/image/4162/img-3.jpg
Fichier image/jpeg, 336k
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Pour citer cet article

Référence papier

Guillaume Odonne et Jean-François Molino, « Écologie historique amazonienne, une interdisciplinarité nécessaire. »Les nouvelles de l'archéologie, 152 | 2018, 11-15.

Référence électronique

Guillaume Odonne et Jean-François Molino, « Écologie historique amazonienne, une interdisciplinarité nécessaire. »Les nouvelles de l'archéologie [En ligne], 152 | 2018, mis en ligne le 01 octobre 2018, consulté le 16 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/nda/4162 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/nda.4162

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Auteurs

Guillaume Odonne

Umsr Leeisa « Laboratoire Écologie, évolution, interactions des systèmes amazoniens », Cnrs, Université de Guyane, Ifremer, Cayenne, Guyane,
guillaume.odonne@cnrs.fr

Jean-François Molino

Umr Amap « Botanique et modélisation de l’architecture des plantes et des végétations », Ird, Cirad, Cnrs, Inra, Université de Montpellier, Montpellier, 
jean-francois.molino@ird.fr

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