Navigation – Plan du site

AccueilNuméros171DossierLe nomadisme néolithique en zone ...

Dossier

Le nomadisme néolithique en zone steppique syrienne et les acteurs de sa découverte

Frédéric Abbès
p. 34-37

Résumés

Le climat actuel des steppes du Proche-Orient se met progressivement en place au début de l’Holocène, à la veille de la néolithisation, vers le xiie millénaire avant notre ère. La steppe syrienne est alors parcourue par des groupes mobiles de chasseurs-cueilleurs appartenant à la culture natoufienne. Dans la steppe, leurs campements peuvent parfois être de simples haltes de chasse. Les tenants de cette culture natoufienne vivent également dans des villages construits en dur à la périphérie des zones steppiques. Cette situation qui perdure avec la néolithisation engendre différents scénarios de développement au sein d’un un même monde symbolique. Vers le viiie millénaire, la situation évolue avec un partage de la steppe entre des cultures pleinement sédentaires occupant des environnements favorables, des groupes de pasteurs nomades et d’autres dont l’activité principale semble être la chasse, principalement de la gazelle. La néolithisation peut ainsi être perçue comme un changement radical de l’occupation de la steppe plutôt que comme une simple adaptation à une nouvelle économie.
Mais de quoi parle-t-on exactement lorsqu’on évoque le nomadisme néolithique ? Quelques pierres, des taches de cendre, des épandages de silex et d’os qui sont, dans les meilleurs des cas, les seuls témoignages des campements saisonniers de ces groupes. On est avec les nomades dans une archéologie de l’absence. Le campement est éphémère mais, paradoxalement, la présence du nomade a laissé des marques indélébiles dans la steppe. Les traces sont physiques mais elles sont aussi dans l’imaginaire tant des archéologues que des Bédouins qui participent aux fouilles.

Haut de page

Texte intégral

1Les acteurs de la recherche sur le nomadisme néolithique en milieu steppique au Proche-Orient sont, d’une part, des chercheurs pour la plupart formés en Occident ou dans des écoles de recherche marquées par des problématiques initiées en Europe ou aux États-Unis et, d’autre part, des populations éloignées de ces enjeux de recherche, mais qui vivent au quotidien dans la steppe et qui apportent leur savoir-faire aux fouilles archéologiques. C’est de fait la rencontre autour d’un passé et d’un présent appréhendés par deux mondes différents.

De quoi s’agit-il exactement ?

2À l’aube de la Néolithisation du Proche-Orient vers 12 000 av. J.-C., les steppes du Levant sont parcourues et parfois occupées par une population épipaléolithique, les Natoufiens. De l’avis des archéobotanistes (Besançon et al. 2000), les steppes arides étaient alors plus proches d’une savane au climat plus froid. C’est dans cet environnement que les traces d’occupation natoufiennes sont retrouvées. Il s’agit le plus souvent de haltes de chasse en grotte ou en plein air alors que, dans les zones les plus favorables du Levant pour des installations humaines (zones montagneuses, le long de cours d’eau ou de lacs), les Natoufiens construisaient parfois des habitats en dur au sein de petits villages (Baldi et al. 2019). On ignore le degré de sédentarité des populations natoufiennes et le type de relations entretenues entre natoufiens « villageois » et « nomades » des zones steppiques, de même que l’on ignore si ces caractères renvoient ou non aux mêmes populations à différents moments de l’année, mais c’est dans ce substrat que se développe la Néolithisation.

3Au début du processus durant le PPNA (Pre-Pottery Neolithic A, ixe millénaire), le mode d’occupation de la steppe ne semble pas être radicalement différent de celui qu’a connu la période natoufienne. Des groupes nomades côtoient des villages sédentaires (Abbès 2014). La culture matérielle indique que les groupes sédentaires vivant dans la vallée de l’Euphrate adoptent une industrie sur lames de silex dont les éléments les plus caractéristiques sont des pointes de projectile à pédoncule et/ou encoches (pointes de Mureybet, pointes d’Hélouan ; Cauvin 1978) qui annoncent les industries pleinement néolithiques (pointes de Byblos, pointes d’Amouq, etc. ; Cauvin 1968). En revanche, les groupes nomades, tout en ayant des liens avérés avec les sédentaires (Abbès 2014), poursuivent une tradition d’outillage microlithique directement héritée de la période natoufienne. Toutefois, si leurs industries lithiques les distinguent, tous les groupes PPNA partagent un même monde symbolique, comme l’attestent sans ambiguïté les représentations artistiques et les objets à connotation symbolique marqués notamment par des tablettes gravées, des bâtons polis, des gravures ou encore de la statuaire (Cauvin 1994). La continuité, au début de la Néolithisation, d’une tradition d’industrie microlithique chez les populations de la steppe rend difficile et parfois impossible une distinction entre ces populations et celles, plus anciennes, de l’Épipaléolithique. Ainsi, on a l’image au PPNA de populations steppiques détentrices de traditions plus anciennes qui connaissent pourtant parfaitement le mouvement néolithique qui s’est engagé : sédentarité et constructions en dur, agriculture et nouvel outillage. Inversement dans la vallée de l’Euphrate, à la même époque, on a cette fois l’image de populations sédentaires qui s’affranchissent plus rapidement de leur passé épipaléolithique.

4Au viiie millénaire, durant la diffusion de la culture PPNB (Pre-Pottery Neolithic B) et son adoption, semble-t-il, par l’ensemble des communautés de ces régions, on observe une forte homogénéisation des groupes humains, à savoir une sédentarité accrue au sein de villages d’agriculteurs-éleveurs, le développement d’un réseau villageois plus dense, une culture matérielle plus uniforme et l’adoption d’un outillage lithique similaire sur l’ensemble du Proche-Orient (Cauvin 1994). C’est aussi l’époque où l’on constate une réoccupation plus marquée de la steppe par les Néolithiques nomades et sédentaires. Ce phénomène d’expansion du PPNB en direction de la steppe syrienne marque une des premières diffusions du néolithique en dehors de son foyer d’origine qu’est la vallée de l’Euphrate (Cauvin 1994 ; Stordeur 2000). Pour J. Cauvin, c’est le moment historique où la distinction nomade/sédentaire s’opère au Proche-Orient : d’un côté, des maisons en terre au plan quadrangulaire et des paysans, de l’autre, des éleveurs de moutons transhumant avec leurs troupeaux et des campements nomades dans la steppe. De fait, le paysage historique du Proche-Orient se met en place au Néolithique.

5Nous présentons ici deux campements de nomades néolithiques du PPNA et du PPNB dans une même région montagneuse de Syrie centrale, les montagnes du Bal’as (fig. 1).

Fig. 1. Carte géographique de la Syrie et localisation des sites néolithiques de Wadi Tumbaq 3 (PPNA) et de Jarette Gazella (PPNB). Ill. de l’auteur.

Fig. 1. Carte géographique de la Syrie et localisation des sites néolithiques de Wadi Tumbaq 3 (PPNA) et de Jarette Gazella (PPNB). Ill. de l’auteur.

Le campement PPNA de Wadi Tumbaq 3

6Le premier campement correspond à une installation de tentes ou de huttes légères du site de Wadi Tumbaq 3 (Abbès 2014, 2015). Il s’agit d’un campement PPNA du ixe millénaire installé sur et en périphérie d’un village également PPNA mais plus ancien. Les abris sont de formes diverses, toujours plus ou moins circulaires ou en demi-cercle (fig. 2). Les modes de construction se déclinent en deux grandes catégories. Une structure circulaire (fig. 2A) est délimitée au sol par un petit muret de pierre haut de 50 cm, enduit d’argile entièrement lissée. D’autres structures dont il ne reste que quelques concentrations de pierre et dont la fonction nous échappe y sont parfois accolées. À l’intérieur du périmètre en terre battue ainsi délimité est présent un petit foyer. La superstructure non conservée était très probablement en peau ou en végétaux. Un autre abri (fig. 2D) est matérialisé au sol par des trous de poteaux, des calages et par deux alignements de pierres dessinant une probable ouverture (fig. 2e). Le sol intérieur était en terre battue compacte. Les outillages lithiques associés à l’ensemble du campement sont principalement des microlithes en silex où dominent les segments de cercle extrêmement proches des industries natoufiennes, mais également quelques outillages en silex importés et caractéristiques des villages sédentaires PPNA de la vallée de l’Euphrate, à savoir des lames prédéterminées et des herminettes en silex (Abbès 2015). Il faut signaler que les industries lithiques PPNA de Wadi Tumbaq 3 sont les mêmes, qu’elles proviennent du village construit ou du campement qui lui succède.

Fig. 2. Campement néolithique de Wadi Tumbaq 3, 2009, premier niveau archéologique. Ill. de l’auteur.

Fig. 2. Campement néolithique de Wadi Tumbaq 3, 2009, premier niveau archéologique. Ill. de l’auteur.

Le campement PPNB de Jarette Gazella

  • 1 . En l’absence de datation 14C, la typo-technologie des industries oriente le site sur une attribut (...)

7Le deuxième campement se situe à 5 km du premier en direction du sud-est. Il est cette fois PPNB1 (Abbès 2022). Un premier espace est occupé par une structure en pierre de forme ovale (fig. 3A) matérialisée par des alignements de pierre. Un foyer et un double alignement de pierres dessinent l’ouverture de l’abri (fig. 3c), comme dans la structure PPNA précédemment décrite. La forme et la dimension importante de cet ensemble montrent manifestement une évolution des structures d’habitat légères. Si les dimensions des villages et les formes architecturales ont évolué durant la néolithisation, en passant de maisons circulaires à des maisons quadrangulaires (Stordeur 2015), les structures légères du type tente ou hutte évoluent également en passant d’un plan ovoïde à des formes plus allongées et ovalaires. Une autre structure de forme rectangulaire et composée d’une multitude de logettes est limitrophe de la tente (fig. 3B). L’intérieur a été lessivé par les pluies mais on aperçoit encore des dalles qui semblent correspondre à un seuil d’entrée et des pierres (fig. 3d). À environ 150 m de cet ensemble, plusieurs logettes en pierre ont été construites sur une dalle rocheuse plate (fig. 4). Elles encerclent un espace (fig. 4a-i) où la dalle rocheuse a été creusée pour dessiner des meules à va-et-vient. Au moins six meules creusées dans la roche et des molettes sont présentes dans cet espace. Là non plus, nous n’avons aucun indice d’une construction en dur assimilable à un habitat. Il semble donc que nous soyons en présence d’au moins une tente associée à deux ensembles de stockage construits et à un espace d’activité dédié à la mouture. Cette occupation serait le fait d’une population PPNB nomade revenant sans doute d’une année sur l’autre dans le même lieu. L’absence d’étude des restes fauniques ne nous permet pas d’avancer des hypothèses sur la présence ou non d’élevage, même si cette pratique est attestée par ailleurs à cette époque, mais les nomades de Jarette Gazella pratiquaient l’agriculture. Ce paysage nomade du PPNA et du PPNB que nous décrivons est une reconstruction à partir de l’interprétation des données de fouille par des archéologues.

Fig. 3. Structure légère d’habitat néolithique de forme losangique (en orangé) et structure de stockage (en vert) du site de Jarette Gazella, PPNB. Ill (© F. Abbès).

Fig. 3. Structure légère d’habitat néolithique de forme losangique (en orangé) et structure de stockage (en vert) du site de Jarette Gazella, PPNB. Ill (© F. Abbès).

Fig. 4. Structures de stockage entourant une aire de mouture du site de Jarette Gazella, PPNB. Ill. (© F. Abbès).

Fig. 4. Structures de stockage entourant une aire de mouture du site de Jarette Gazella, PPNB. Ill. (© F. Abbès).

Les habitants de la steppe, un autre point de vue, mais surtout d’autres préoccupations

8Aujourd’hui encore, même si aucune filiation ne doit et ne peut être faite avec son passé préhistorique, la steppe syrienne est parcourue par des populations se distinguant entre elles par des liens de parenté, des prérogatives, des droits, des devoirs et des territoires différents. La steppe est occupée également par des populations devenues sédentaires, qui sont généralement issues de groupes anciennement nomades ou ont été déplacées au fil des aléas de l’histoire du Proche-Orient. Il s’agit alors principalement de paysans ou de commerçants vivant dans de petites bourgades souvent isolées. Les premiers cultivent des oasis ou des zones irriguées et élèvent des petits troupeaux de moutons. Certains conservent toujours leurs tentes repliées et entreposées contre le mur de leur maison construite en dur mais ils ne les utilisent qu’exceptionnellement. Bien qu’ils ne soient plus véritablement nomades, la mobilité fait toujours partie des possibilités en cas de nécessité (Abbès 2019).

9Dans un tel contexte, la recherche des nomades préhistoriques prend un autre sens : les différents acteurs des fouilles archéologiques s’influencent mutuellement car, si la recherche est commanditée par des Européens armés d’une problématique scientifique et expérimentés dans la traque d’installations préhistoriques, la fouille est réalisée par des ouvriers, paysans ou semi-nomades vivant dans et de la steppe. Pour les premiers, il s’agit de reconstituer une histoire globale, une évolution de nos sociétés, au gré d’interrogations contemporaines propres aux chercheurs eux-mêmes. Pour les seconds, il s’agit de fouiller un espace familier, avec lequel ils revendiquent une sorte de proximité d’occupation d’un même lieu avec des procédés identiques, calages de poteaux en pierre, murets, etc. La perception des fouilles archéologiques par les habitants de la steppe n’est pas liée à une quête des origines, mais au sentiment d’occuper un même espace et, plus récemment, à la recherche d’une construction identitaire.

  • 2 . Titre porté généralement par de vielles personnes qui ont fait le pèlerinage à la Mecque ou encor (...)

10Une histoire qui se raconte dans la cuvette d’El Kowm (fig. 1), dans la steppe au nord de Palmyre, est révélatrice à cet égard. Elle est le fait d’un hadji2 dont la famille travaille sur des chantiers de fouilles préhistoriques depuis des dizaines d’années (pour un extrait de cette histoire, cf. Abbès 2013). Le hadji est un conteur. Il aime raconter aux enfants et aux plus grands les épisodes familiaux qui se transforment en épopée. Les histoires ne sont jamais figées et elles se déclinent au gré de ses envies. Il raconte des chasses auxquelles il a parfois participé ou dont il a entendu parler. C’est un prétexte aussi pour exalter la bravoure et l’adresse des chasseurs ainsi que l’abondance du gibier qui vivait autrefois dans la steppe. Les chasses qu’il décrivait jadis impliquaient des chasseurs armés de fusils, car posséder un fusil est valorisant. Le contact avec des archéologues et des membres de sa famille travaillant sur les chantiers l’a conduit à introduire dans ses contes des chasses avec des arcs et des flèches. Il est fréquent maintenant de l’entendre dire qu’autrefois il chassait avec un arc. Le hadji incorpore dans ses récits un peu d’exotisme avec la mention de l’arc qui ravit les auditeurs, il valorise aussi de fait la bravoure de sa famille et de son groupe et il fait plaisir aux archéologues qui assistent à la narration en donnant vie à leur fouille. Surtout, le hadji ancre la présence de sa famille dans un temps plus long. L’histoire des habitants de la steppe est d’abord une histoire familiale et de parenté plus ou moins avérée, la présence de l’arc dans la narration légitime encore plus l’occupation des lieux par le groupe familial. Cela est d’autant plus important au regard des plans de développement économique parfois imposés par le pouvoir politique de Damas qui ont tendance à nier le droit des populations nomades et sédentaires à occuper la steppe. Ainsi, un propriétaire où un usager n’a pas forcément les documents officiels stipulant la propriété d’un lieu, mais il appartient à l’histoire de ce lieu. La famille du hadji, comme les autres familles, travaille la terre pour la cultiver ou dans le cadre des fouilles archéologiques. Les habitations modernes sont situées soit près des tells archéologiques, soit sur eux, ce qui renforce plus ou moins consciemment ce sentiment de proximité.

11Certains archéologues prennent le temps d’expliquer, d’improviser une conférence pour sensibiliser les ouvriers à la fouille, à ses enjeux scientifiques ainsi qu’à la nécessité de sauvegarder le patrimoine archéologique. Très souvent, les mêmes ouvriers reviennent d’une année sur l’autre ; très souvent encore, ils sont d’une même famille ou d’une même tribu. Le site fouillé devient insensiblement la « propriété » de cette famille. Un archéologue ne peut que très difficilement choisir des ouvriers en dehors de ce cadre. La conscience de réaliser un travail pour le pays tout entier et nécessairement important puisque les Européens reviennent chaque année pour le poursuivre est ancrée chez les ouvriers. Travailler à la fouille devient alors valorisant et peut susciter des jalousies. Dans des régions où les opportunités financières sont rares, la fouille est devenue avec le temps une activité saisonnière de première importance.

12Un Bédouin ou un ouvrier se reconnaît dans les amoncellements et les alignements de pierres qui parsèment la steppe. Il ne les a certes pas construits, mais il l’aurait pu. Il leur donne un sens, y voit une tente ou un abri de chasse ou encore une marque indiquant un passage. Nul besoin pour lui d’ouvrir le sol pour le confirmer. Et s’il se trompe, cela n’a pas d’importance, car cela aurait pu être (Abbès 2019).

13Cette attitude contribue à une incorporation du patrimoine archéologique et historique dans la culture et l’histoire des habitants de la steppe. Concevoir que les nomades néolithiques construisaient des maisons pour stocker des denrées ou des marchandises n’a rien de surprenant pour un ouvrier issu d’une tradition nomade : il le fait lui-même. Qu’une agriculture soit le fait de populations mobiles n’a rien de surprenant non plus : c’est parfois leur cas aussi.

14L’impact des fouilles archéologiques sur les populations est évident (impacts financiers, valorisation d’un territoire, appropriation d’une histoire, etc.) et mérite une véritable étude qui dépasse le cadre strict de la discipline archéologique ; il s’intègre pleinement à nos préoccupations actuelles sur le devenir de nos disciplines, sur le lien entre le passé, le présent et le futur. L’impact de la steppe et de ses habitants sur la recherche archéologique est également profond, mais sans doute plus difficile à cerner pour les archéologues. L’élément sans doute le plus évident à cet égard est l’interprétation du passé préhistorique à travers les comportements actuels des populations steppiques. L’avenir de ces recherches passe nécessairement par une collaboration étroite entre les différents acteurs, où chacun sera autant sujet d’étude que sujet qui étudie.

Haut de page

Bibliographie

Abbès F. 2019. Vivre la steppe. Qdeir, un campement néolithique en Syrie. Paris, Éditions de la Sorbonne (coll. « Futurs Antérieurs », 1).

Abbès F. 2014. « Le Bal’as, un autre scénario de la Néolithisation». In : C. Manen, T. Perrin & J. Guilaine (éd.). La transition néolithique en Méditerranée ou comment des chasseurs devinrent agriculteurs : colloque international 2011, Muséum de Toulouse. Toulouse Errance (coll. « Archives d’écologie préhistorique ») : 13-27.

Abbès F. 2015. « La steppe syrienne lieu de parcours et d’échanges durant le Néolithique ». In : N. Naudinot, L. Meignen, D. Binder & G. Querré (éd.). Les systèmes de mobilité de la Préhistoire au Moyen-Âge : XXXVe rencontres internationales d’archéologie et d’histoire d’Antibes. Antibes, Apdca (Association pour la promotion et la diffusion des connaissances archéologiques) : 251-263.

Abbès F. 2013. « Petites histoires de Syrie », La lettre de la Maison de l’Orient, 41 : 4-5.

Abbès F. 2022. « Construire chez les nomades néolithiques dans la steppe syrienne », ArchéOrient - Le Blog, 14 janvier 2022. https://archeorient.hypotheses.org/16795.

Baldi J.S., Ibanez J. J., Terradas X., Godon M., Braemer F. & Teira-Mayolini L. C. 2019. « From the Natufian to the Chalcolithic in Southern Syria: The Qarassa archaeological evidence », Paléorient, 45-1 : 33-52.

Besancon J., De Moulins D. & Willcox G. 2000. « Cadre naturel, végétation actuelle et agriculture contemporaine dans la région d’El Kowm ». In : D. Stordeur (éd). Une île dans le désert : El Kowm 2 (Néolithique précéramique, 8 000-7 500 BP, Syrie), Paris, Cnrs Éditions : 15-20.

Cauvin J. 1968. Les outillages néolithiques de Byblos et du littoral libanais. Paris, Adrien Maisonneuve.

Cauvin J. 1994. Naissance des divinités, naissance de l’agriculture : la révolution des symboles au Néolithique. Paris, Cnrs éditions (« coll. Empreinte »).

Cauvin M.-C. 1978. « L’outillage lithique », Cahiers de l’Euphrate, 1 : 3-79.

Stordeur D. (éd.). 2000. Une île dans le désert : El Kowm 2 (Néolithique précéramique, 8000-7500 BP, Syrie). Paris, Cnrs Éditions.

Stordeur D. 2015. Le village de Jerf el Ahmar (Syrie, 9500-8700 av. J.C.). L’architecture, miroir d’une société néolithique complexe. Paris, Cnrs Éditions.

Haut de page

Notes

1 . En l’absence de datation 14C, la typo-technologie des industries oriente le site sur une attribution culturelle au PPNB moyen ou récent.

2 . Titre porté généralement par de vielles personnes qui ont fait le pèlerinage à la Mecque ou encore donné à des personnalités sages.

Haut de page

Table des illustrations

Titre Fig. 1. Carte géographique de la Syrie et localisation des sites néolithiques de Wadi Tumbaq 3 (PPNA) et de Jarette Gazella (PPNB). Ill. de l’auteur.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/nda/docannexe/image/14637/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 344k
Titre Fig. 2. Campement néolithique de Wadi Tumbaq 3, 2009, premier niveau archéologique. Ill. de l’auteur.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/nda/docannexe/image/14637/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 227k
Titre Fig. 3. Structure légère d’habitat néolithique de forme losangique (en orangé) et structure de stockage (en vert) du site de Jarette Gazella, PPNB. Ill (© F. Abbès).
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/nda/docannexe/image/14637/img-3.jpg
Fichier image/jpeg, 372k
Titre Fig. 4. Structures de stockage entourant une aire de mouture du site de Jarette Gazella, PPNB. Ill. (© F. Abbès).
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/nda/docannexe/image/14637/img-4.jpg
Fichier image/jpeg, 283k
Haut de page

Pour citer cet article

Référence papier

Frédéric Abbès, « Le nomadisme néolithique en zone steppique syrienne et les acteurs de sa découverte »Les nouvelles de l'archéologie, 171 | 2023, 34-37.

Référence électronique

Frédéric Abbès, « Le nomadisme néolithique en zone steppique syrienne et les acteurs de sa découverte »Les nouvelles de l'archéologie [En ligne], 171 | 2023, mis en ligne le 12 mars 2024, consulté le 14 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/nda/14637 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/nda.14637

Haut de page

Auteur

Frédéric Abbès

Cnrs Umr-5133 Archéorient « Environnements et sociétés de l’Orient ancien »

Haut de page

Droits d’auteur

CC-BY-NC-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

Haut de page
Rechercher dans OpenEdition Search

Vous allez être redirigé vers OpenEdition Search