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Dossier

Archéoentomologie : des petites bêtes
qui en disent long...

Stéphen Rostain et Olivier Blin
p. 4-7

Texte intégral

1Les insectes, qui représentent près des quatre cinquièmes des espèces animales, ont investi tous les milieux hormis les océans (Borror et al. 1989). En 2021, l’Union européenne a lancé l’initiative « Liste rouge des taxinomistes » et un appel en ligne (red-list-taxinomists.eu). Le but est de constituer une base de données d’experts européens spécialistes de l’entomologie à un moment où, à l’échelle mondiale, les populations d’insectes connaissent une chute catastrophique du fait du changement climatique. Il s’agit de disposer de référents afin de contribuer aux politiques de financement de la protection de ces espèces qui, une fois disparues (ce qui est déjà le cas pour nombre d’entre elles), deviendront de simples restes bioarchéologiques et des témoins archéologiques pour le futur.

2L’archéoentomologie, discipline encore récente, a émergé au milieu du xxe siècle au Royaume-Uni. Elle permet d’étudier les milieux, de restituer des biotopes passés, d’identifier des activités anthropiques, d’apprécier aussi l’impact de l’homme sur son environnement. Bien théorisée, bien expérimentée et ayant développé des protocoles spécifiques, elle est encore trop peu mise en œuvre en France, en particulier par l’archéologie préventive (voir pour exemple Blin et al. 1999). L’étude des insectes aide pourtant à préciser la nature des rejets alimentaires présents dans les dépotoirs ou les puits, certaines activités artisanales, la nature des constructions, en particulier en bois, voire à reconnaître l’utilisation ou la fonction d’un bâtiment (stockage, stabulation, habitat, etc.). C’est aussi une source d’information essentielle pour reconstituer les paysages anciens (Ponel et al. 2019). Les insectes sont donc des agents et des marqueurs primordiaux des activités humaines.

3En raison de leur proximité systématique avec les groupes humains, ces animaux ont en effet développé avec eux des relations étroites, que ce soit en tant que nuisibles ou en tant que ressources. Riches en protéines, vitamines B et lipides, ils ont été parfois un aliment important, notamment en milieu tropical où des centaines d’espèces ont été et sont encore consommées (Ramos-Elorduy 1996). D’autres ont été intégrés dans les pharmacopées et les médecines traditionnelles de nombreuses régions du globe. Mais, plus qu’un simple usage fonctionnel, ils ont aussi été des acteurs essentiels de rituels et de mythologies. Insectes et humains sont tellement liés qu’ils dépendent souvent l’un de l’autre. Les abeilles illustrent parfaitement cette symbiose. Au sud de l’Amazonie, les Guayaki nomades les talonnent pour récupérer leur miel (Vellard 1948). À l’inverse, en Roumanie, des camions transportent des empilements de ruches multicolores de l’orée des bois vers les champs pour suivre les floraisons afin de diversifier les saveurs des productions de ces villes d’abeilles en transhumance (Manolokakis com. pers. 2021 ; Cauia 2010). D’autre part, les insectes nuisibles ou ravageurs talonnent les pas des humains en quête de leur sang, de leurs fruits ou de leur simple compagnie.

Fig. 1. En 1872, les Parisiens pouvaient assister à l’opéra bouffe féerie et satyrique d’Offenbach Le Roi Carotte, dans lequel jouaient des comédiens grimés en insectes. Les rares planches d’étude préliminaires à l’aquarelle de Théophile Thomas conservées montrent le faste des costumes. Ici, une fourmi ouvrière anthropomorphisée en voyageur ferroviaire et un chevalier médiéval à partir d’un coléoptère carnassier (Bitsch 2018 : fig. 1 et 7, © Bnf).

Fig. 1. En 1872, les Parisiens pouvaient assister à l’opéra bouffe féerie et satyrique d’Offenbach Le Roi Carotte, dans lequel jouaient des comédiens grimés en insectes. Les rares planches d’étude préliminaires à l’aquarelle de Théophile Thomas conservées montrent le faste des costumes. Ici, une fourmi ouvrière anthropomorphisée en voyageur ferroviaire et un chevalier médiéval à partir d’un coléoptère carnassier (Bitsch 2018 : fig. 1 et 7, © Bnf).

4Qu’ils soient néfastes ou bénéfiques, les insectes ont accompagné les hommes jusque dans des lieux improbables. Ils ont ainsi peuplé leurs rêves ou cauchemars psychotropes, comme la chenille fumeuse d’Alice au pays des merveilles (Carroll 2004 [1869]) ou la chenille monstrueuse des visions hallucinogènes d’Amazonie (Rostain 2019). Naturellement, les insectes ont été incorporés dans les arts, la mythologie et même la symbolique du pouvoir (fig. 1). Il faut se souvenir de l’exhumation, en 1653 à Tournai (Belgique), du tombeau de Childéric Ier (vers 436-481), roi des Francs Saliens et père de Clovis (vers 466-511), sous les coups de pioche du sourd-muet Adrien Quinquin (Kazanski & Périn 1988). Au milieu de myriades de fils d’or apparut une trentaine « d’abeilles d’or », petites breloques façonnées avec le précieux métal et aux ailes en verre rouge (fig. 2). On imagina qu’elles étaient à l’origine cousues sur la cape du fondateur de la dynastie mérovingienne. Toujours est-il que Napoléon Ier (1769-1821) reprit cette idée à son compte et substitua au lys des Bourbons le laborieux insecte. Ainsi, en portant son manteau de sacre des abeilles de Childéric, il revêtait la gloire du premier roi des Francs.

Fig. 2. Deux ornements en or et pâte de verre en forme d’abeille, trouvés en 1653 dans le tombeau de Childéric Ier à Tournai (aquarelle S. Rostain, 2022).

Fig. 2. Deux ornements en or et pâte de verre en forme d’abeille, trouvés en 1653 dans le tombeau de Childéric Ier à Tournai (aquarelle S. Rostain, 2022).

5Jusque dans la mort de leurs commensaux humains, les insectes sont actifs et pas seulement comme nécrophages insensibles. Dans certaines cultures, ils ont parfois acquis un statut sacré en tant que messagers des âmes. Une célèbre danse macabre peinte sur une bouteille à anse-étrier de la culture Mochica (ier au viiie siècle apr. J.-C.) de la côte septentrionale du Pérou (fig. 3) représente une assemblée de squelettes jouant de la flûte et des sonnailles. Ils sont survolés par un insecte ailé souvent interprété comme une mouche, surgie des œufs pondus dans les cadavres et symbolisant l’âme d’un défunt rejoignant l’infra-monde, où les morts la reçoivent avec une fête de bienvenue (Hocquenghem 1981). Cette détermination s’appuie sur une chronique du xviie siècle selon laquelle l’âme des morts se matérialise sous la forme d’une mouche verte, idée que pourraient corroborer les nombreuses pupes de mouche observées dans les tombes mochica (Huchet 2017a). Toutefois, l’anthropologue Dimitri Karadimas (2014) a réfuté cette interprétation en démontrant de manière convaincante que ces insectes sont en réalité des guêpes pompiles, dont certaines ont clairement parasité les pupes de diptère retrouvées dans les sépultures et qui sont par ailleurs extrêmement présentes dans l’iconographie mochica.

Fig. 3. Décor de poterie mochica du Pérou, avec une assemblée de squelettes jouant de la flûte et des sonnailles, surmontée par un insecte ailé. Souvent interprété comme une mouche, l’anthropologue Dimitri Karadimas y voit plutôt une guêpe parasitoïde comme le démontre les deux photographies au-dessus, où les antennes de guêpe, à droite, sont beaucoup plus prononcées et longues que celles de la mouche, à gauche (Museum für Völkerkunde, Berlin, VA 62199, collection Gildemeister ; d’après Donnan & McClelland, 1999).

Fig. 3. Décor de poterie mochica du Pérou, avec une assemblée de squelettes jouant de la flûte et des sonnailles, surmontée par un insecte ailé. Souvent interprété comme une mouche, l’anthropologue Dimitri Karadimas y voit plutôt une guêpe parasitoïde comme le démontre les deux photographies au-dessus, où les antennes de guêpe, à droite, sont beaucoup plus prononcées et longues que celles de la mouche, à gauche (Museum für Völkerkunde, Berlin, VA 62199, collection Gildemeister ; d’après Donnan & McClelland, 1999).

6L’intimité inévitable et parfois désirée de l’homme et de l’insecte justifie que les sciences humaines s’investissent dans ce domaine. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que les archéologues s’y intéressent et fassent preuve d’imagination, comme le dévoile ce dossier spécial « Des insectes et des hommes ». Bien au-delà de la simple reconnaissance des espèces et de leur classification dans le cadre d’inventaires fondamentaux, les spécialistes de l’archéo-entomologie ont développé des méthodologies adaptées et des techniques innovantes pour faire parler ces insectes. Si leur discipline n’est pas encore très courante en France, elle a déjà réussi à fournir de riches contributions à la science.

7Les nouvelles de l’archéologie ont déjà traité d’archéoentomologie dans le dossier « Archéozoologies » du numéro 148, publié en 2017. Dans son article « Insectes et archéologie », Jean-Bernard Huchet distinguait la paléo-entomologie de l’archéoentomologie, tout en spécifiant l’archéoentomologie funéraire appliquée à l’entomologie médico-légale, qu’il a beaucoup perfectionnée. Il décrivait surtout l’omniprésence des insectes dans le monde des humains, parfois dans des recoins insoupçonnés, qui suffit en elle-même à justifier une attention particulière de l’archéologue. Il concluait en constatant que, « bien qu’encore marginale et peu développée en France, l’archéoentomologie se révèle comme une approche heuristique novatrice pouvant contribuer de façon particulièrement efficiente aux problématiques archéologiques et bioarchéologiques » (Huchet 2017b : 42). Cinq ans plus tard, il nous a semblé opportun de rendre compte des progrès de cette discipline en réunissant les articles de chercheurs de différents horizons qui ont contribué à l’essor de l’étude archéologique des insectes dans les sociétés humaines.

8Plus qu’un simple inventaire des techniques d’analyse des restes entomologiques dans les sites et vestiges archéologiques, ce dossier se penche sur la proximité du monde des insectes avec celui des humains, les effets de l’activité des premiers sur les seconds et les méthodes selon lesquelles les archéologues peuvent les révéler. Deux grands champs sont ainsi abordés par sept articles à travers des exemples glanés dans diverses régions du globe, du Grand Nord glacé à la chaude ceinture équatoriale. Un premier groupe traite des interactions plus ou moins intimes entre insectes et sociétés, qu’elles soient concrètes ou symboliques. Dans un second temps, des approches originales mises au point par les scientifiques aident à mieux comprendre ces interactions passées.

9Le dossier s’ouvre avec une contribution de Stéphen Rostain sur les relations entre les Amérindiens d’Amazonie et les insectes, omniprésents dans le milieu tropical humide. Les habitants de la forêt ont intégré ces insectes, nuisibles ou non, dans un système relationnel puissant qui se concrétise dans des aspects alimentaires, artisanaux, agricoles et rituels. Ces petits animaux se retrouvent aussi dans les mythes et le décor des poteries ou autres artefacts archéologiques. L’étude de ces motifs, qui implique la connaissance de la tradition orale actuelle, ouvre ainsi sur la mythologie et la pensée des premières populations amazoniennes.

10On reste dans les terres tropicales, mais sur le littoral pacifique, avec Pauline Kirgis et Jean-Bernard Huchet, qui étudient les insectes en contexte funéraire via une approche « forensique ». L’analyse de l’entomofaune associée aux momies péruviennes livre des données inédites sur le traitement des corps. Elles permettent de restituer des pratiques funéraires, de distinguer des phases d’exposition à l’air libre et même d’évaluer leur durée, ou bien, a contrario, de reconnaître un enfouissement rapide. Dans l’un ou l’autre cas, les types et familles d’insectes sont discriminants et aident à déceler des gestes invisibles que l’archéologie classique ne peut approcher.

11Camille Mayeux, Claire Alix, Christophe Petit et Michelle Elliott nous emmènent vers les espaces glacés de l’Arctique. Les fouilles conduites au cap Espenberg, au nord-ouest de l’Alaska, ont mis au jour des habitats semi-enterrés de chasseurs-collecteurs paléolithiques et ceux de néo-Inuit, datés du xive siècle de notre ère. Ces cabanes contenaient une quantité importante de débris de structures en bois et des restes d’invertébrés (fig. 4). Le mariage fécond de deux champs disciplinaires – archéoentomologie et archéobotanique – scellé sur ce programme, met en relief des aspects méconnus des habitudes et activités humaines passées.

Fig. 4. Galeries creusées par des dendroctones de l’épicéa (Picea sp.) sur un bois d’architecture archéologique du début du xve siècle trouvé au Cap Espenberg, au nord-ouest de l’Alaska (photographie C. Alix).

Fig. 4. Galeries creusées par des dendroctones de l’épicéa (Picea sp.) sur un bois d’architecture archéologique du début du xve siècle trouvé au Cap Espenberg, au nord-ouest de l’Alaska (photographie C. Alix).

12Magali Toriti, Aline Durand et Fabien Fohrer ont observé les xylophages, ces insectes foreurs ayant un impact conséquent sur la condition des bois et, par voie de conséquence, sur les structures archéologiques faites avec cette matière première. En l’absence de restes de l’animal lui-même, les chercheurs se sont intéressés aux traces des actions de ses larves dans le bois, c’est-à-dire essentiellement aux galeries qu’elles ont creusées et aux vermoulures qu’elles ont provoquées. Là encore, l’association de l’archéoentomologie et de l’archéobotanique autorise une recherche originale.

13Dans une contribution en anglais, Doyle McKey se penche sur les sédiments des sites archéologiques, formés sous l’influence anthropique, ou sous l’effet de processus naturels impliquant divers petits animaux. Parmi ceux-ci, les fourmis, les termites et les vers de terre sont les bioturbateurs les plus actifs et influents. Ils ont notamment un impact conséquent sur l’évolution du sol, son érosion et stratification. Leur activité a conduit à la formation de « lignes de pierre ». Dans certains cas, la confusion sur l’origine des processus est possible, humains et insectes contribuant aussi à générer des paysages bioculturels.

14Pierre Moret, Sarah Parrilla, Vanessa Py-Saragaglia et Luc Robbiola explorent des chemins d’étude inédits et prometteurs pour découvrir les traces des insectes. Dans les pays de climat tempéré, les restes entomologiques sont en général conservés en milieu anaérobie. Pourtant, d’autres contextes ont permis de retrouver la trace ancienne d’insectes. En Europe, des objets en bronze corrodé ont parfois préservé des restes organiques fragiles, comme par exemple un élytre de coléoptère ou une exuvie d’acarien. Dans un tout autre domaine, des horizons de sols de montagne non gorgés d’eau ont également gardé durant des siècles des restes d’insectes.

15Jean-Hervé Yvinec, Jean-Bernard Huchet, Pierre Moret et Philippe Ponel concluent ce dossier par un bilan de l’archéo-
entomologie en France. Cette discipline nécessite une formation approfondie compte tenu des 11 200 espèces d’insectes existantes dans le pays (fig. 5) mais un petit nombre d’étudiants la poursuit jusqu’à son terme en raison de la rareté des débouchés, un seul recrutement effectué au Cnrs ces vingt dernières années ! Malgré ce constat un peu sombre, des thèses de doctorat en cours laissent espérer un processus de professionnalisation. qui permettrait de définir quelques grands axes structurants et mobilisateurs.

16Le dossier « Des insectes et des hommes » dévoile un panorama étendu des formes prises par la pratique de l’archéoentomologie des scientifiques français, montrant la diversité des compétences actuelles, l’ampleur des thématiques abordées et le foisonnement de résultats obtenus. En France, la discipline n’a vraiment pris son essor qu’à la fin des années 1990, et elle n’a pas encore la place qu’elle mérite au vu de ses apports inédits à l’archéologie ou à l’histoire. Aucune structure professionnelle adaptée à ce domaine n’existe à ce jour et les opérateurs publics de l’archéologie préventive méconnaissent cette spécialité pourtant complémentaire des autres disciplines paléo-environnementales : carpologie, palynologie, anthracologie, microfaune, malacologie, etc.

17Aujourd’hui, l’objet archéologique requiert une approche transversale, multiple, inter et pluridisciplinaire. Ce dossier le montre, l’archéologie ne peut que gagner à élargir son champ d’étude et à croiser, à grande échelle, les sources, en particulier dans des domaines encore insuffisamment exploités.

Fig. 5. Restes de coléoptères et autres arthropodes issus du fond du puits de Clos Paul, Ardennes (photographie J.-H. Yvinec).

Fig. 5. Restes de coléoptères et autres arthropodes issus du fond du puits de Clos Paul, Ardennes (photographie J.-H. Yvinec).
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Bibliographie

Bitsch, C. 2018. « Une féerie d’insectes enchantait l’opéra bouffe du Roi Carotte », in S. Costa & C. Maître (dir.), L’animal : une source d’inspiration dans les arts, Paris, Éditions du Comité des travaux historiques et scientifiques.

Blin, O. (dir.) et al. 1999. « Impact anthropique et gestion du milieu durant l’Antiquité. L’approche paléo-environnementale pluridisciplinaire du site de “La Ferme d’Ithe” à Jouars-Pontchartrain (Yvelines) », Les Nouvelles de l’archéologie, 78 : 45-56.

Borror, D. J., Triplehorn, C. A. & Johnson, N. F. 1989 [1954]. An introduction to the study of insects, Philadelphie, Saunders College Publishing.

Carroll, L. 2004 [1869]. Les aventures d’Alice au pays des merveilles, Paris, J’ai lu.

Cauia, D. 2010. « Ruchers fixes ou transhumance la réponse roumaine », Abeilles & cie, 4, 137 : 25-28.

Donnan, C. B. & McClelland, D. 1999. Moche Fineline Painting, Its Evolution and Its Artists, Los Angeles, UCLA Fowler Museum of Cultural History.

Hocquenghem, A.-M. 1981. « Les mouches et les morts dans l’iconographie mochica », Ñawpa Pacha, 19, 1 : 63-69.

Huchet, J.-B. 2017a. « Des mouches, des morts, des offrandes. Archéoentomologie de tombes mochicas de la pyramide de la Lune, Pérou », Recherches amérindiennes au Québec, 47 (2-3), dossier « Les petites bêtes dans l’histoire et les cosmologies amérindiennes » : 23-34.

Huchet, J.-B. 2017b. « Insectes et archéologie », Les nouvelles de l’archéologie, 148 : 40-44.

Karadimas, D. 2014. « Las Alas del Tigre. Acercamiento iconográfico a una mitología común entre los Andes prehispánicos y la Amazonía contemporánea », in S. Rostain (dir.), Amazonía. Memorias de las Conferencias Magistrales del 3er Encuentro Internacional de Arqueología Amazónica, Quito, Universidad Ikiam : 203-223.

Kazanski,M. & Périn, P. 1988. « Le mobilier funéraire de la tombe de Childéric 1er ; état de la
question et perspectives », Revue archéologique de Picardie, 3-4, Actes des viiie journées internationales d’archéologie mérovingienne de Soissons (19-22 juin 1986) : 13-38.

Ponel, P., Andrieu-Ponel, V., Bouiron, M., Marian, J., Tardy, C. & Yvinec, J.-H. 2019. « Archéoentomologie : comment les coléoptères fossiles contribuent à la reconstruction des anciens paysages et des activités humaines », in C. Carpentier, R.-M. Arbogast & P. Kuchler (dir.), Bioarchéologie: minimums méthodologiques, référentiels communs et nouvelles approches: actes du 4e séminaire scientifique et technique de l’Inrap, 28-29 nov. 2019, Sélestat, Disponible en ligne sur https://sstinrap.hypotheses.org/5909.

Ramos-Elorduy, J. 1996. « Rôle des insectes dans l’alimentation en forêt tropicale », in C.-M. Hladik et al. (dir.), L’alimentation en forêt tropicale – Interactions bioculturelles et perspectives de développement, volume 1, Les ressources alimentaires: production et consommation, Paris, éditions de l’UNESCO : 371-382.

Rostain, S. 2019. « Hallucinantes pierres des Amazones » Tribal art magazine, 93 : 118-123.

Vellard, J. 1948. Une civilisation du miel. Les Guayaki du Paraguay, Paris, Plon.

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Table des illustrations

Titre Fig. 1. En 1872, les Parisiens pouvaient assister à l’opéra bouffe féerie et satyrique d’Offenbach Le Roi Carotte, dans lequel jouaient des comédiens grimés en insectes. Les rares planches d’étude préliminaires à l’aquarelle de Théophile Thomas conservées montrent le faste des costumes. Ici, une fourmi ouvrière anthropomorphisée en voyageur ferroviaire et un chevalier médiéval à partir d’un coléoptère carnassier (Bitsch 2018 : fig. 1 et 7, © Bnf).
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/nda/docannexe/image/13699/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 431k
Titre Fig. 2. Deux ornements en or et pâte de verre en forme d’abeille, trouvés en 1653 dans le tombeau de Childéric Ier à Tournai (aquarelle S. Rostain, 2022).
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/nda/docannexe/image/13699/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 465k
Titre Fig. 3. Décor de poterie mochica du Pérou, avec une assemblée de squelettes jouant de la flûte et des sonnailles, surmontée par un insecte ailé. Souvent interprété comme une mouche, l’anthropologue Dimitri Karadimas y voit plutôt une guêpe parasitoïde comme le démontre les deux photographies au-dessus, où les antennes de guêpe, à droite, sont beaucoup plus prononcées et longues que celles de la mouche, à gauche (Museum für Völkerkunde, Berlin, VA 62199, collection Gildemeister ; d’après Donnan & McClelland, 1999).
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/nda/docannexe/image/13699/img-3.jpg
Fichier image/jpeg, 647k
Titre Fig. 4. Galeries creusées par des dendroctones de l’épicéa (Picea sp.) sur un bois d’architecture archéologique du début du xve siècle trouvé au Cap Espenberg, au nord-ouest de l’Alaska (photographie C. Alix).
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/nda/docannexe/image/13699/img-4.JPG
Fichier image/jpeg, 5,8M
Titre Fig. 5. Restes de coléoptères et autres arthropodes issus du fond du puits de Clos Paul, Ardennes (photographie J.-H. Yvinec).
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/nda/docannexe/image/13699/img-5.jpg
Fichier image/jpeg, 9,1M
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Pour citer cet article

Référence papier

Stéphen Rostain et Olivier Blin, « Archéoentomologie : des petites bêtes
qui en disent long... »
Les nouvelles de l'archéologie, 167 | 2022, 4-7.

Référence électronique

Stéphen Rostain et Olivier Blin, « Archéoentomologie : des petites bêtes
qui en disent long... »
Les nouvelles de l'archéologie [En ligne], 167 | 2022, mis en ligne le , consulté le 18 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/nda/13699 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/nda.13699

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Auteurs

Stéphen Rostain

Cnrs, Umr 8096 archam « Archéologie des Amériques »

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Olivier Blin

Inrap, UMR 7041 ArScAn « Archéologies et Sciences de l’Antiquité », Equipe GAMA

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