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Construire une archéologie éclairée des handicaps

Valérie Delattre
p. 4-7

Résumés

L’archéologie du handicap est une thématique novatrice et encore peu documentée. Si la paléopathologie est désormais intrinsèque de l’archéologie funéraire et de l’archéo-anthropologie lato sensu, la spécificité du handicap et des pathologies invalidantes demeure encore très marginale et inégalement considérée selon les territoires, les périodes chronologiques voire même l’intérêt des chercheurs. Pourtant, cette recherche fait pleinement écho à des questionnements contemporains et documente un champ entier de la lecture des comportements des humains face à la vulnérabilité des leurs.
L’objectif de cette recherche est d’affirmer la compatibilité entre la documentation de ce nouvel axe de recherche, les contraintes de l’archéo-anthropologie et l’apport d’une recherche diachronique et transversale. La mise en place de cette démarche suppose une grille de lecture qui fasse consensus et soit adaptée aux lésions invalidantes lisibles sur la matière osseuse pour une recherche des prévalences et une observation de la prise en charge - par leur groupe d’appartenance - des sujets atteints.

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Index de mots-clés :

handicap, archéo-anthropologie, recherche, care

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handicap, osteo-archaeology, enquiry, care
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Dédicace

En mémoire de la lumineuse et si brillante Véronique Gallien (1963-2021).

Texte intégral

« Ce que les morts laissent aux vivants […], c’est certes un chagrin inconsolable, mais aussi un surcroît de devoir de vivre, d’accomplir la part de vie dont les morts ont dû apparemment se séparer, mais qui reste intacte. »
François Cheng, L’Éternité n’est pas de trop.

1L’archéologie s’est, très récemment, emparée de grandes thématiques dont les résonnances sociétales éclairent les questionnements contemporains. La démarche est légitime si l’on considère l’intérêt de ces recherches transversales, intégrant de vastes champs chronologiques et consacrées, par exemple, aux phénomènes migratoires, à la violence ou encore au genre. Cette même curiosité s’est saisie de l’histoire des handicaps, ancrée au cœur d’une discipline dont le déploiement est désormais incontournable : la paléopathologie. Poser un diagnostic rétrospectif individuel et caractériser le panel d’affections touchant les populations du passé est possible.

2Le corps humain et ses « anomalies » intriguent depuis longtemps. Les corps disgraciés exhibés dans les cabinets de curiosités ont toujours fasciné, mais aujourd’hui le squelette, ses altérations et ses pathologies sont devenus de réels objets d’étude : la paléopathologie (terme apparu en 1913), science des maladies anciennes, est désormais l’interface « entre trois grands domaines : médical, anthropologique et archéologique » (Dutour 2011). Associée aux nouvelles méthodes d’investigation qui inscrivent l’humain et ses complexités au cœur des thématiques, elle ne se réduit plus au seul inventaire de cas cliniques. Caractériser la pathologie d’un sujet est possible, en conclure qu’il a été handicapé le devient tout autant, pour peu que la question soit posée. Cette réflexion sociétale a longtemps été délaissée. Heureusement, la lecture des comportements, de l’inclusion, de l’exclusion et des traitements funéraires, différenciés ou non, s’est imposée dans l’étude des peuples passés et de leur perception de ce que l’on a commencé, au xxe siècle, à nommer « handicap ».

3Les premiers travaux anthropologiques recensaient des pathologies osseuses, annexées dans les catalogues de sépultures et rarement confortées par la mention de situations handicapantes pour le sujet considéré (Blondiaux 1989). En 1992, paraissait un ouvrage de référence, Paléopathologie du squelette humain, qui réservait une part conséquente de ses descriptifs aux affections invalidantes (Dastugue & Gervais 1992). En parallèle, les réflexions sociologiques relatives à l’histoire du handicap, les Disability Studies rédigées par des militants anglo-saxons, plaquaient sur les communautés anciennes les modélisations élaborées sur les sociétés contemporaines. Les historiens ont fait émerger une Disability History, lecture moderne de la prise en charge des « invalides », des estropiés, des faibles ou des malades après la parution de Corps infirmes et sociétés (Stiker 1982), suivie par de nombreuses publications évoquant les maladies, les handicaps et leurs représentations dans l’art, comme Les Maladies dans l’art antique de Mirko D. Grmerk et Danielle Gourevitch (Grmek & Gourevitch 1998). L’historienne suisse Véronique Dasen s’est attachée, elle, aux infirmités de la petite enfance gréco-romaine et aux spécificités du nanisme dans l’Antiquité (Dasen 2004), quand, en 2009, Ryadh Sallem et Valérie Delattre ont rassemblé dans Décrypter la différence une série de contributions restituant la recherche archéoanthropologique sur les situations de handicap (Delattre & Salem 2009).

4En 2016, un colloque international coorganisé par l’Inrap et le musée de l’Homme a proposé une lecture avisée, novatrice et parfois décapante d’une « Archéologie de la santé, anthropologie du soin » qui semblait conforter la faisabilité d’une démarche pluridisciplinaire (Froment & Guy 2019). Une rapide recension bibliographique affirme, sans conteste, que la France et, plus généralement, l’Europe, contribuent de manière importante à ce type de recherches ; a contrario, la production archéologique sur ce sujet demeure assez discrète dans les pays où le handicap sous toutes ses formes reste encore tabou, comme en Afrique noire ou dans une partie de l’Asie.

5De grands territoires sont pourtant ouverts à cette question : ainsi en est-il de l’Amérique centrale et de l’Amérique du Sud avec, notamment, les travaux sur les Mochicas et les peuples précolombiens. C’est leur singulier rapport à l’autre que présente, dans ce numéro, Nathalie Brown, en considérant la représentation des différences corporelles dans les cultures incas et mayas.

6Si l’étude des momies révèle nombre de pathologies invalidantes, la contribution de Bénédicte Lhoyer dévoile, elle, une Égypte éloignée des fastes et du luxe des privilégiés : elle considère une humanité vulnérable, atteinte dans sa complétude et se démarquant, par son altérité, d’une norme stylistique idéalisée.

7Dans l’Antiquité romaine, abordée par Christian Laes, le sort de l’individu handicapé est strictement adossé à son statut social : le regard porté sur lui diffère selon qu’il s’agit d’un homme libre ou d’un esclave, d’un patricien ou d’un soldat, et définit l’attention humaine ou matérielle dont il bénéficie au sein de la société.

8De façon indéniable, sans doute en raison d’un biais statistique archéologique, le Moyen Âge occidental est à ce jour le mieux documenté, tant dans la recension et la variété des cas que dans la publication d’études paléopathologiques évoquant le handicap de certains individus. La mise au jour, in situ, de quelques appareillages compensatoires n’est d’ailleurs pas anecdotique : du guerrier mérovingien amputé d’Hemmaberg en Autriche (Binder et al. 2016), à la très rudimentaire prothèse de Bonaduz en Suisse, en considérant le pilon de bois de Hern en Allemagne, (Delattre 2018), la très ingénieuse fourche bifide de Cutry dans l’Aisne (Buchet et al. 2009) ou encore l’avant-bras articulé du chevalier protestant de Strasbourg (Schnitzler et al. 2005), la littérature affirme un savoir-faire prothétique déployé dès le premier Moyen Âge. Patrice Georges-Zimmermann montre combien l’amputation – intervention déjà supposée dans les grottes paléolithiques de Shanidar (Irak) – a bénéficié, au fil des siècles, des techniques orthopédiques les plus audacieuses qui s’épanouissent à la Renaissance dans les savoir-faire avant-gardistes du chirurgien Ambroise Paré (vers 1510-1590) puis, aux siècles suivants, dans ceux de ses successeurs aux Invalides. De même, en un curieux télescopage avec une actualité brûlante, c’est en questionnant les maladies infectieuses, les pandémies médiévales et les traces qu’elles ont laissé sur de nombreuses collections ostéologiques qu’un collectif piloté par Valentin Miclon aborde la lèpre, en soulevant la question du handicap « social » et biologique, grâce aux nouvelles perspectives qu’offrent les analyses isotopiques.

9En effet, en croisant les études microbiologiques et le diagnostic clinique, l’archéologie funéraire et ses grilles de lecture, désormais en capacité d’approcher les comportements humains, interrogent les liens unissant un groupe à ses membres vulnérables et amoindris. Une question essentielle s’est d’ailleurs imposée très tôt, également relayée par les primatologues : l’altruisme, si tant est qu’il ait toujours existé, est-il plus manifeste aujourd’hui qu’hier ? Rien n’est moins assuré. Les recherches archéologiques montrent que des personnes fragilisées, handicapées et même simplement âgées ont fait l’objet d’une prise en charge collective par tout ou partie du corps social. Dès 100 000 ans avant notre ère, grâce au désormais validé « take care » qui définit les contours d’une préhistoire de la compassion, l’archéologie documente ces situations, certes exceptionnelles, où le groupe a accompagné, aidé, réparé et assisté des individus non autonomes. C’est dans le droit fil de ses travaux novateurs sur les sujets néandertaliens de Qafzeh en Israël (Coqueugniot et al. 2014) qu’Hélène Coqueugniot s’attache plus particulièrement à considérer l’enfant différent, l’attention et les soins dont il est l’objet au Paléolithique.

10Face à ce foisonnement de cas, de situations, de pathologies, il devenait indispensable de structurer puis de systématiser la recherche à l’échelle nationale. On le sait, la multiplication des fouilles en France, grâce à la généralisation de l’archéologie préventive, a entraîné un renouvellement massif des données, adossé au volume d’opérations prescrites . De fait, et avant même de formaliser une enquête globale, les informations relatives au handicap y sont nombreuses et vérifiées aux deux extrêmes d’une vaste séquence chronologique : en 2003, la plus vieille trace d’amputation (4900-4700 avant notre ère) a été mise au jour à Buthiers en Seine-et-Marne (Samzun & et Buquet 2013) ; en 2017, des fosses dépotoirs du premier Institut médico-éducatif (Ime) de France, et dont le fonctionnement a inspiré les sœurs Montessori au début du xxe siècle, ont été fouillées à Vitry-sur-Seine dans le Val-de-Marne (Poignant 2018).

11Au-delà de ces mentions, éclairantes mais anecdotiques, il restait à articuler les modalités de cette recherche pour établir les bases d’une étape fondatrice : la caractérisation de certains handicaps qui ont laissé leurs stigmates sur des ossements anciens de conservation inégale. En considérant les fondamentaux de l’archéoanthropologie déployés depuis plus de trente ans, il importait de revenir aux définitions élémentaires, pour les enrichir… ou s’en affranchir. L’anglicisme « hand in cap » a été inventé au xviiie siècle pour désigner le sort défavorable de celui qui avait tiré un mauvais lot, un jeu d’échanges d’objets dissimulés dans un chapeau. Il s’est rapidement appliqué au sport hippique qui, pour égaliser les chances de chaque concurrent dans les épreuves de galop, charge les meilleurs d’un poids plus lourd. Le dérivé « handicapé » désigne donc une personne mise en état d’infériorité. L’Organisation mondiale de la santé (Oms) le définit toujours comme une « déficience qui provoque l’incapacité ». Le seul point commun entre les handicaps innés et acquis, définitifs, évolutifs ou temporaires, est celui de l’interaction entre le sujet « amoindri » et son environnement immédiat. Cette notion du rapport au cadre de vie et au groupe d’appartenance ne pouvait manquer d’interroger l’archéoanthropologie dont la démarche a pour partie une dimension culturelle.

  • 1 Le handicap moteur (paralysies, amputations, spina bifida…), le handicap sensoriel (visuel et audit (...)

12Et s’il fallait élaborer une classification des pathologies pour amorcer cette recherche, avec les inévitables aléas de lecture et de diagnostics, l’approche globale de l’incidence sur le quotidien du sujet se devait d’être fondamentale, renvoyant stricto sensu à la définition juridique du handicap, considéré comme une « limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société ». La démarche s’inscrivant résolument dans le droit fil des revendications d’associations militantes et les grandes occurrences validées, il fallait intégrer, tout en s’en démarquant pour les adapter aux divers contextes chronoculturels, les grandes familles de handicaps1. En puisant dans les textes juridiques et en s’inspirant des classifications administratives, purement cliniques, pouvait alors naître une définition spécifiquement archéoanthropologique ; elle devait aussi s’assurer de la contextualisation de la pathologie, en considérant le sujet affecté comme acteur principal de la requête, en croisant les données médicales et chirurgicales du moment et en renonçant, sauf cas exceptionnel de diagnostic incontestable, à intégrer certains troubles cognitifs et mentaux pour diversifier sa liste des pathologies.

13L’« archéologie du handicap », telle qu’elle commence à se formaliser, permet de diagnostiquer, de recenser puis de considérer la prévalence des affections de façon transversale et diachronique. Elle doit forcément être adossée à une recension des situations dont l’observation, la caractérisation, la compensation et l’évaluation des séquelles s’appliquent à tout type de séries anthropologiques. Elle met en exergue, et c’était un préalable revendiqué, le sujet étudié, acteur du questionnement, le lieu d’élection de sa tombe, son agencement, les gestes déployés par ses contemporains lors de son inhumation et le mobilier (porté et/ou déposé) comme étant essentiels.

14Dans cette optique, seuls les handicaps lisibles, définis par les instances médicales, ont été retenus, avec les affections susceptibles d’avoir occasionné des séquelles sur le quotidien des individus en réaffirmant le lien, souvent négligé, de la personne handicapée à son environnement. De nombreuses occurrences ont ainsi été sélectionnées – et la liste est loin d’être exhaustive : si certaines d’entre elles font écho aux définitions standards et contemporaines des handicaps, comme l’agénésie et le nanisme, d’autres, comme la trépanation ou les fractures non réduites, facteurs de troubles de locomotion, contextualisent des pathologies aujourd’hui non invalidantes et leurs séquelles potentielles.

15Comme le montrent Cyrille Le Forestier, Frédéric Boursier et Rachid El Hajaoui, le déploiement et la systématisation des technologies d’imagerie, et notamment la photogrammétrie, apparaissent d’ores et déjà comme des corollaires indispensables du diagnostic paléopathologique et de l’enrichissement des bases de données iconographiques. Des axes nouveaux, adossés à cette archéologie du handicap et faisant écho, là encore, aux questionnements contemporains se profilent déjà. Ils sont esquissés par Denis Bouquin et Nicolas Gramond dans leur lecture des maladies professionnelles et des séquelles dont ont souffert des mineurs néolithiques de Chouilly dans la Marne, et Rozenn Colleter dans celle qu’elle fait des inégalités sociales à travers les sépultures du couvent des Jacobins de Rennes (xiiie-xviiie siècle).

16La sémantique apparaissant en étroite résonnance avec les comportements contemporains, pourquoi ne pas interroger la représentation des handicaps dans les communautés passées ? On le sait, la visibilité des personnes handicapées dans nos sociétés contemporaines (12 millions d’individus sont actuellement concernés en France) est un curseur infaillible de leur acceptation et de la banalisation des différences : questionner le passé n’est pas anodin pour en comprendre les mécanismes. En ce sens, les archives textuelles (hagiographies), l’iconographie (chapiteaux romans historiés, enluminures, peintures, etc.), un pan entier de l’art figuratif et nombre de vestiges mobiliers (grotesques grecs, mosaïques, céramiques anthropomorphes, etc.) s’imposent en complément de la seule lecture biologique en ouvrant même sur des handicaps inaccessibles, voire invisibles. Ninon Dubourg et Kateb Megan étudient la mutité et la surdité au Moyen Âge, telles qu’elles étaient envisagées avant les avancées éducatives de l’abbé de l’Epée (1712-1789).

17La représentation de la différence corporelle dans certaines communautés de l’âge du Bronze pratiquant la crémation des corps est parfois la seule porte d’entrée pour appréhender le handicap : Jules Masson Mourey, invoquant la figure mythologique du forgeron, y recourt à propos des personnages figurés de la vallée des Merveilles qu’il pense affectés de pieds-bots. La proposition, audacieuse, s’affranchit des codes de l’archéoanthropologie mais elle a le mérite d’inviter à la discussion.

18À l’évidence, le champ des possibles est foisonnant et l’« archéologie du handicap » en construction ne peut qu’être pluridisciplinaire. Ce numéro des Nouvelles de l’archéologie décrit des situations et des comportements qui témoignent tous d’une forme d’empathie et de solidarité manifestée par un groupe à l’égard des plus fragiles de ses membres. En ce sens, le handicap, à l’égal d’autres facteurs sociétaux, est un curseur pour jauger l’état moral des sociétés et des personnes. Quand tout va bien dans une communauté, il semble que les plus vulnérables puissent y trouver leur place. En revanche, dans les périodes de crise, les situations tendent à se crisper et peuvent même dériver jusqu’à la barbarie (eugénisme, programme Aktion T4 du iiie Reich, etc.). Aborder l’archéologie du handicap, c’est prendre le pouls des sociétés passées et se considérer, soi-même, à l’aune des comportements anciens.

  • 2 https ://archeohandi.hypotheses.org/.

19Tel est l’objectif de ce dossier, en résonnance avec l’action de recherche collective (Arc) déployée par l’Inrap sur le territoire national et ouverte à l’international grâce à la création d’un carnet Hypothèses2.

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Bibliographie

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Blondiaux, J. 1989. Essai d’anthropologie physique et de paléopathologie des populations du nord de la Gaule au Haut Moyen Âge. Lille, Université de Lille III (thèse de doctorat en histoire, sous la direction de Michel Rouche).

Buchet, L., Darton, Y. & Legoux, R. 2009. « Une prothèse du Haut-Moyen Âge découverte à Cutry (Meurthe-et-Moselle). In : V. Delattre & R. Sallem (dir.). Décrypter la différence, approche archéologique de la place des personnes handicapées dans les communautés du passé. Marseille, association Cqfd (Ceux qui font la différence) : 89127-128.

Coqueugniot, H., Dutour, O., Arensburg, B., Duday, H., Vandermeersch, B. & Tillier, A.-M. 2014. « Earliest cranio-encephalic trauma from the Levantine Middle Palaeolithic: 3D reappraisal of the Qafzeh 11 skull, consequences of pediatric brain damage on individual life condition and social care », PLoS one, e102822. DOI: 10.1371/journal.pone.0102822.

Dasen, V. (éd.). 2004. Naissance et petite enfance dans l’Antiquité : actes du colloque de Fribourg 28 novembre-1er décembre 2001. Fribourg (Suisse), Academic Press ; Göttingen (Allemagne), Vandenhoeck & Ruprecht (coll. « Orbis Biblicus et Orientalis », 203).

Dastugue, J. & Gervais, V. 1992. Paléopathologie du squelette humain, Paris, Boubée.

Delattre, V. 2018. Handicap : quand l’archéologie nous éclaire. Paris, Le Pommier (coll. « Univers-Sciences »).

Delattre, V. & Sallem, R. (dir.). 2009. Décrypter la différence, approche archéologique de la place des personnes handicapées dans les communautés du passé. Marseille, association Cqfd (Ceux qui font la différence).

Dutour, O. 2011. La paléopathologie. Paris, Comité des travaux historiques et scientifiques.

Froment, A. & Guy, H. (dir.). 2019. Archéologie de la santé, anthropologie du soin. Paris, La Découverte-Inrap.

Grmek, M. & Gourevitch, D. 1998. Les maladies dans l’art antique. Paris, Fayard (coll. « Penser la médecine »).

Poignant, S. (dir.). 2018. Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), Ligne 15 – Station Vitry Centre « Parc du Coteau » : avenue Maximilien-Robespierre, rue Édouard-Tremblay : rapport de fouille. Pantin, Inrap Centre Île-de-France, 2018 (2 vol.)

Samzun, A. & Buquet-Marcon, C. 2013. « Un amputé néolithique révélé par la microtomographie et la reconstruction 3D ». In : S. Thiébault & P. Depaepe, L’archéologie au laboratoire. Paris, La Découverte : 267-275.

Schnitzler, B., Le Minor, J.-M., Ludes, B. & Boes, E. 2005. Histoire(s) de squelettes : archéologie, médecine et anthropologie en Alsace. Strasbourg, musées de la ville de Strasbourg.

Stiker, H.-J. 1982. Corps infirmes et sociétés : essais d’anthropologie historique. Nanterre, Dunod.

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Notes

1 Le handicap moteur (paralysies, amputations, spina bifida…), le handicap sensoriel (visuel et auditif), le handicap psychique (schizophrénie, bipolarité…), le handicap mental (trisomie 21…), les maladies invalidantes (épilepsie, sclérose en plaques...) auxquels on ajoute désormais de nombreux handicaps invisibles et l’ensemble des troubles cognitifs spécifiques et des apprentissages (DYS).

2 https ://archeohandi.hypotheses.org/.

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Pour citer cet article

Référence papier

Valérie Delattre, « Construire une archéologie éclairée des handicaps »Les nouvelles de l'archéologie, 165 | 2021, 4-7.

Référence électronique

Valérie Delattre, « Construire une archéologie éclairée des handicaps »Les nouvelles de l'archéologie [En ligne], 165 | 2021, mis en ligne le , consulté le 17 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/nda/12523 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/nda.12523

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Auteur

Valérie Delattre

Archéoanthropologue à l’Inrap, chercheuse associée à l’Umr 6298 Artehis « Archéologie, terre, histoire et sociétés », Cnrs, université de Bourgogne, ministère de la Culture. valerie.delattre@inrap.fr

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Droits d’auteur

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