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L’archéologie à la mesure de la ville : passé, présent et devenir

Olivier Blin et Claire Besson
p. 4-7

Texte intégral

« Il n’y avait rien qui fût plus à cœur à une ville que le souvenir de sa fondation. »
Numa Denis Fustel de Coulanges, La Cité antique, 1864.

  • 1 Historiquement, l’archéologie des villes s’est longtemps attachée à l’étude des cités méditerranéen (...)

1L’archéologie urbaine – l’archéologie de la ville – a pris son essor en Europe, et en France en particulier, voici une quarantaine d’années1. À la suite des destructions massives de la Seconde Guerre mondiale et des travaux de reconstruction (qui ne donnèrent que très rarement lieu à observations), la politique de rénovation des centres historiques dans les années 1970 et 1980, également très destructrice, a obligé à élargir la notion de préservation du bâti hors sol au sous-sol, témoin essentiel du passé et des origines de la ville. Envisager comme un ensemble indissociable les constructions en élévation et les vestiges enfouis a permis de poser les bases d’une « archéologie de l’urbain » (Galinié 1979). Les scandales à répétition provoqués, au cours de ces mêmes années, par la disparition sous la pelle des aménageurs de pans entiers de quartiers anciens à Lyon, Toulouse, Avignon, Orléans ou Clermont-Ferrand ont contribué à cette prise de conscience (Pailler et al. 1981).

2Au cours de la décennie suivante, les opérations archéologiques du Grand Louvre, les chantiers du métro de Lyon ou du tramway de Strasbourg, les travaux de rénovation urbaine conduits à Bordeaux, Montpellier, Rouen ou encore Toulouse se sont d’emblée situés en contrepoint en formulant les principes d’une archéologie de sauvetage en amont des opérations d’aménagement. Devenue préventive, cette archéologie s’attache plus spécifiquement au « fait urbain » et à « l’espace urbain », en intégrant à la profondeur de temps de nouveaux champs d’étude portant sur la structuration, la dynamique d’évolution, la résilience des systèmes viaires ou parcellaires, la typologie des espaces bâtis ou non (Galinié 2000). L’évolution a donc été double, de l’archéologie de sauvetage à l’archéologie préventive, d’une archéologie « dans la ville », ponctuelle et aléatoire, à une archéologie « de la ville », spatiale, diachronique, historique et raisonnée (Lorans & Rodier 2013).

3Au début de ce dossier, Yves Roumegoux dresse un panorama des grandes étapes qui ont rythmé l’émergence de cette archéologie de l’espace urbain en prenant comme exemple « le bassin culturel du nord-ouest européen », de l’émergence des premiers services archéologiques municipaux aux prémices de l’archéologie préventive en contexte urbain, avant la promulgation des lois de 2001 et 2003 et la création de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap). À partir de cette « aventure » et expérience, il soulève la question des mutations induites par cette évolution en matière de pratique et de politique de prescription au sein des services régionaux de l’archéologie (Sra), en abordant l’incidence économique de l’acte archéologique. En conclusion, il constate une certaine « désaffection » des interventions archéologiques en contexte urbain depuis une décennie. Ce focus sur une vaste région montre combien l’archéologie préventive est au cœur des enjeux urbains et combien elle en est elle-même devenue un. Elle assure une fonction mémorielle et, dans de nombreux cas, correspond à une attente sociale (Troadec 2014). À cet égard, il s’agit aussi d’une archéologie de l’identité, liée à une histoire locale que les citoyens et leurs élus ont envie ou se sentent un devoir de préserver. Elle s’inscrit de fait dans le droit de cité.

4Pierre Wech, archéologue au département de l’Eure, propose un état des lieux des pratiques liées à l’archéologie urbaine dans ce département depuis dix ans. Il centre son propos sur les conditions à la fois légales et techniques de la collecte des données sur les chantiers d’archéologie préventive (types d’interventions, diagnostics avec prise en compte progressive des suivis de travaux, modalités de mise en œuvre des fouilles, assistance à maîtrise d’ouvrage, rôle de l’aménageur, etc.). Son expérience témoigne de la difficulté, voire des frustrations générées par les « prescriptions » qui créent des catégories, dont le but est d’appliquer des critères de financement et un cadre légal précis. De ce fait, quantité d’interventions en milieu urbain se trouvent exclues du champ de la reconnaissance archéologique et les destructions de vestiges deviennent inéluctables. Une forme « d’acceptabilité » de la perte devient alors la règle. Comment avons-nous pu en arriver là ?

5C’est aussi selon un rapport dialectique d’échelles que doit être perçue cette archéologie de la ville, entre l’espace de fouille, le plus souvent réduit, et l’espace urbanisé dans toute son épaisseur, sa complexité et sa matérialité. On se doit d’y inclure l’histoire sociale des sociétés urbaines, les sources de diverses natures et les processus de fabrication et de transformation de cet espace lui-même. En près d’un demi-siècle, la discipline s’est réellement enrichie sur le plan de la méthodologie pratique. Elle a progressé sur la compréhension théorique du fait urbain et la nécessité de penser la globalité (la ville dans son ensemble) à partir du fragment (la parcelle fouillée). Quelle stratégie adopter alors face aux politiques d’aménagement qui touchent les milieux urbanisés anciens ? Comment arriver à « gérer le patrimoine urbain comme composante vivante de notre identité, sans l’effacer mais en le faisant évoluer en permanence au rythme des mutations sociales et technologiques » ? (Cluzet 2013 : 174-175).

6Les prescriptions régaliennes de l’État sont contraintes, rappelle Hélène Djema en traitant de la gestion du département très urbanisé de la Seine-Saint-Denis (93). Tout se complique en effet dès lors qu’il faut mettre le patrimoine dans des cases et objectiver ses motivations : « prescrire en milieu urbain n’est pas chose aisée », souligne-t-elle, en ajoutant que « la question qui se pose est donc la suivante : sans acteurs archéologiques territorialement implantés (services territoriaux, associations, bénévoles, responsables d’opérations, etc.), l’archéologie urbaine, qu’elle soit celle du phénomène urbain ou celle réalisée en milieu urbanisé, serait-elle possible ? ».

7Les archéologues s’invitent désormais à la table des acteurs habituels de la ville et de ses transformations. La question du zonage archéologique apparaît comme un point fort et un levier déclencheur d’opérations archéologiques en milieu urbain (diagnostic et fouille), de stratégies d’intervention comme de suivi par les services prescripteurs et touche tous les types de contextes, des simples villages aux plus gros bourgs et non plus seulement les grandes villes. S’y adossent, de fait, la multiplicité des observations et l’opportunité de générer des synthèses comparatives inédites. La question est alors celle du maillage qui permet de construire l’approche du fait urbain sur le principe de « veille » archéologique.

8Face à la masse de données générée par l’activité archéologique, l´intérêt s’est progressivement déplacé sur des méthodes d´évaluation du potentiel archéologique des villes, ce qui a conduit, en 1984, à la création du Centre national d´archéologie urbaine (Cnau). Ce centre de ressources et de réflexion méthodologique, ouvert à l´ensemble de la communauté professionnelle, a accompli un remarquable travail de coordination méthodologique, de documentation et de formation auprès de nombreux chercheurs d’horizons différents. Il a contribué, par ses publications et ses éditions régulières d’informations, à donner à l’archéologie urbaine une place essentielle dans les programmes de recherche nationaux. Il a disparu en 2016 (Garmy 2016). Pourtant, la réorganisation de l’administration centrale du ministère de la Culture, initiée en décembre 2007 et entrée en vigueur le 13 janvier 2010, permettait à la sous-direction de l’archéologie (Sda) d’ancrer de manière plus spécifique l’archéologie dans le cadre des procédures de planification en milieu urbain.

9Dans ce registre, nous avons invité le collectif Afu « Archéologie du fait urbain » (projet collectif de l’Umr 7041 ArScAn, Nanterre) à présenter ses travaux et ses ambitions : si l’archéologie en ville reste un exercice contraint et complexe à tous niveaux, la création d’un lieu d’échange technique, scientifique et administratif est un apport précieux. Confronter les histoires, les expériences et les projets devrait redonner confiance en l’avenir, aider cette branche particulière de la discipline à s’affirmer à nouveau comme telle et lui permettre de « se doter des outils réglementaires et méthodologiques à la mesure des enjeux ». La ville est un objet d’étude qui ne concerne pas que l’archéologie. Toutefois celle-ci, en livrant des données inconnues et inédites, lui confère une autre dimension en faisant entrer l’invisible dans le cadre urbain qui relève du visible.

10Dresser le portrait de l’archéologie urbaine, telle qu’elle se présente de nos jours, c’est tenter de comprendre comment elle s’est constituée. À cet égard, Marc Bouiron nous propose une analyse comparative de son développement à Nice et Marseille, deux métropoles où « la prise de conscience archéologique » a été précoce puisqu’elle remonte à la fin des années 1940 et au début des années 1950. Ces exemples de cités au passé mythique et riches en vestiges archéologiques prouvent qu’il n’y a pas de voie unique dans la prise en compte du patrimoine – nos collègues de Lyon, Bordeaux ou Lille peuvent en témoigner. Autant de villes donc (et la liste aurait pu être étendue), autant de destins archéologiques.

11En évoquant le cas de Reims, Agnès Balmelle traite d’un autre aspect d’une archéologie urbaine ancrée dans une longue tradition de suivi archéologique et d’interventions concertées dans le cadre d’une politique stratégique. Des années de « grâce », des équipes Afan puis Inrap mobilisées au côté des services de l’État, jusqu’à « l’éclatement » des opérateurs qui a entraîné une rupture de la connaissance, des pratiques et du suivi scientifique, de l’accès aux données, du partage de l’information…

12C’est par son caractère discontinu qu’il faut désormais aborder la recherche sur la ville pour amorcer la réflexion sur les méthodes mises en œuvre : il ne s’agit plus seulement de savoir « avec qui » mais de se demander « comment » l’on traite l’archéologie de la ville ? Passer d’une archéologie « à la sauvette » et de « la honte » (Duby 1980 : 60) à une législation et une réglementation très cadrées a sans doute réglé la question de la légitimité des interventions, mais à quel prix sur le terrain ? Ce qui en ressort, c’est l’absolue nécessité d’un fil de transmission des données complexes de l’archéologie urbaine, ce qui implique la présence tout aussi impérative de spécialistes ayant une connaissance approfondie des lieux et des sources archéologiques et historiques ainsi que la maîtrise technique des opérations. Des perspectives technologiques ouvertes depuis quelques années pourraient compenser, dans une certaine mesure, le délitement du savoir empirique, ce qui aurait pour conséquence de pouvoir donner à la ville le traitement qu’elle mérite en maîtrisant les obstacles paradoxaux que sont sa densité et la richesse de son patrimoine. Dans cette perspective, Jérôme Spiesser rend compte d’une application de la géophysique à la cité de Lillebonne (Seine-Maritime), qu’il présente « dans son horizontalité, mais aussi sa verticalité », pour proposer une « histoire urbaine en trois dimensions ». Christophe Tuffery, quant à lui, fait un point sur les outils numériques dont disposent les archéologues, sans dissimuler leurs imperfections ou les incompréhensions dont ils peuvent faire l’objet.

13Les textes rassemblés dans ce dossier n’ont pas vocation à établir un bilan exhaustif de l’archéologie exercée en ville à ce jour ; ils soulèvent d’ailleurs plus de questions qu’ils n’apportent de réponses : peut-on continuer à la pratiquer au bénéfice de la connaissance historique ? Comment la faire évoluer ? Pour obtenir quel type d’information, en quantité et en qualité, et selon quelles problématiques ? Doit-on se contenter de ce qu’autorise la réglementation ? Quelles sont les réelles marges de manœuvre ? Comment évaluer avec sûreté et sérénité les risques, entre mitage d’un côté et perte irrémédiable de l’autre ? Quels sont les leviers permettant d’articuler les pratiques, la multiplicité d’acteurs et d’opérateurs, des expériences et des contextes ?

14L’archéologue urbanisant est un acrobate qui acquiert une maîtrise technique hors pair grâce à une capacité d’analyse efficace et une rapidité d’exécution enviable… Mais pour quel objet et dans quel but à l’aube du xxie siècle ? Quels sont la place et le rôle des services de l’État et qu’en est-il des outils dont il est doté ou dont il devrait se doter ? Entre la surveillance et la fouille, il manque encore et toujours cet outil pragmatique qu’était « l’évaluation complémentaire », qui ne cesse d’être regrettée.

15En 1980 Georges Duby écrivait : « La France est un pays sous-développé en matière d’archéologie urbaine, et même d’archéologie tout court. » Les mots de Duby, étaient sans doute en grande partie justifiés à l’époque. Comment résonnent-ils aujourd’hui ? La discipline a évolué. Grâce à l’archéologie préventive, la connaissance a progressé, la conscience patrimoniale s’est peu à peu affirmée et tout le monde s’accorde sur l’importance qu’il y a à archiver et conserver la mémoire urbaine. Néanmoins, une analyse sans concession montrerait bien des disparités, tirerait sans nul doute les leçons de quarante ans d’évolution. Dans son rapport sur la politique d’archéologie préventive, la Cour des comptes relève que les prescriptions de diagnostics et de fouilles édictées par l’État sont soumises à des pratiques très variables selon les régions. « En réponse, le ministère de la Culture et de la Communication annonçait des mesures de clarification et d’harmonisation du contenu des décisions et des cahiers des charges relatifs aux prescriptions d’opérations archéologiques (diagnostics et fouilles préventives), afin de parvenir à un même niveau de précision et d’exigence sur l’ensemble du territoire. De ces documents dépendent en effet les moyens à engager et le coût des opérations. Une circulaire aux préfets de région devait être prise à cette fin en veillant à laisser une marge d’appréciation suffisante aux opérateurs (Inrap, services archéologiques des collectivités territoriales, organismes privés, associatifs ou commerciaux) pour proposer des projets scientifiques d’intervention détaillés. La circulaire annoncée en 2013 n’ayant été prise que le 26 novembre 2015, rien ne permet de garantir que les disparités de situation précédemment observées ont cessé. » (Cour des comptes 2016). Le Livre blanc de l’archéologie préventive souligne de même « les fortes disparités dans la manière dont les services régionaux d’archéologie (Sra) des directions régionales des affaires culturelles (Drac) prescrivent les diagnostics et les fouilles, sur le degré de précision des cahiers des charges scientifiques, sur les exigences en termes de moyens à mettre en œuvre » (ministère de la Culture et de la Communication 2016).

16On notera par exemple que l’archéologie programmée est globalement peu représentée en contexte urbain, où les opérations sont surtout préventives, de par la nature même des interventions qui les motivent. L’expérimentation méthodologique y gagnerait pourtant sans conteste, comme ce fut le cas pour l’archéologie « rurale ». À ce propos, on mentionnera bien sûr à titre d’exception la fouille de l’îlot Cygne à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), conduite sur plusieurs centaines de mètres carrés de 2009 à 2016, qui offre un exemple d’intégration idéale de l’archéologie dans la ville (Chamousset & Goret 2011). Cette intervention est en effet arrivée à concilier les deux objectifs qui lui avaient été fixés :

  • étudier une portion du rempart monastique élevé au ixe siècle et un secteur occupé du haut Moyen-Âge à nos jours, dans le cadre d’une opération programmée, afin de sauvegarder la mémoire du patrimoine dionysien ;
  • faire connaître les fouilles, en donnant aux habitants un accès permanent au chantier, et diffuser les résultats acquis, en leur ouvrant le centre d’interprétation et d’étude entre deux campagnes.

17Cette démarche est cependant rarissime. Elle relève du bon vouloir de la collectivité, qui doit se rendre propriétaire des terrains pour en garantir l’accès et la conservation. S’il existe, bien sûr, quelques fouilles programmées ponctuelles en aire ouverte, comme celles conduites sur le site de la Verrerie du quartier Trinquetaille à Arles (Bouches-du-Rhône), sous la direction de Marie-Pierre Rothé, ou celles de la nécropole des Mastraits à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), dirigées par Cyrille Le Forestier, l’essentiel des recherches sur l’évolution des villes prend la forme de prospections, telles celles des sous-sols du théâtre antique d’Apt dans le Vaucluse (De Michele 2003) ou du Palais-Gallien à Bordeaux (Gironde), de sondages géophysiques, comme à Lillebonne (cf. supra), ou d’enquêtes archivistiques au sein de projets collectifs de recherche, à l’image du projet R&Cap (Référentiel et cartographie de l’archéologie parisienne), qui intègre également les données issues de l’archéologie préventive.

18Laissons la parole à Henri Galinié : « Les données archéologiques sont susceptibles de renouveler l’histoire urbaine parce qu’elles constituent une source neuve, finie mais immense pour les périodes documentées par ailleurs, unique pour les périodes peu ou mal documentées par d’autres sources, aussi parce qu’elles offrent une continuité et une homogénéité documentaire sans équivalent. » Cette approche archéologique de l’espace urbain, ajoute-t-il, « demande que la ville soit étudiée dans son ensemble comme tel, mais aussi dans le temps long des sociétés » (Galinié 1999). Inscrire l’archéologie urbaine dans les cadres institutionnels existants exige alors des investissements lourds et très suivis à l’échelon local.

19L’apport de l’archéologie préventive au sein des villes n’est, la plupart du temps, perçu qu’au plan patrimonial, voire culturel, car c’est la forme la plus lisible que lui donnent ses acteurs. Est-ce suffisant ? N’est-il pas temps de l’enraciner plus profondément, là où se joue et se renouvelle l’idée sociale de l’urbain ?

20Les conditions dans lesquelles se réalisent les travaux archéologiques en milieu urbain varient considérablement d’un chantier à l’autre, comme le montrent les contributions rassemblées pour ce numéro. Mais toujours, à de rares exceptions près, l’archéologue « en ville » soutient une lutte contre la montre en menant une opération qui précède généralement de peu la mise en exploitation d’un terrain, quand elle ne s’insère pas comme une parenthèse dans le déroulement même des travaux. Pourtant, il s’agit d’une activité, d’une recherche, d’un travail dont devrait pleinement bénéficier le citoyen. Avant, pendant et après…

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Bibliographie

Chamousset, C. & Goret, J.-F. 2011. « La fouille de l’îlot Cygne à Saint-Denis », Les nouvelles de l’archéologie, 124 : 59-64. https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/nda.1444.

Cluzet, A. 2013. « La densification, clé de survie de la ville ? », Le Monde-La Vie, hors-série.

Cour des Comptes. 2016. La politique d’archéologie préventive : des mesures d’ajustement tardives, un opérateur à réformer en profondeur. Rapport public annuel, février 2016 : 4.

De Michele, P. 2003. « Découvertes récentes sur le théâtre antique d’Apt (Vaucluse) », Revue archéologique de Narbonnaise, 36 : 199-229.

Duby, G. 1980. Histoire de la France urbaine, tome I : La ville antique des origines au ixe siècle. Paris, Le Seuil.

Galinié, H. 1979. « Droit de cité pour l’archéologie urbaine », Les nouvelles de l’archéologie, n° 0 (suppl. à MSH Informations Paris) : 6-10.

—. 1999. « Enjeux en archéologie urbaine », Revue archéologique de Picardie, n° spécial 16 (Archéologie des villes, démarches et exemples en Picardie) : 13-16.

—. 2000. Ville, espace urbain et archéologie. Tours, Maison des sciences de la ville (coll. « Sciences de la ville », 16).

Garmy, P. 2016. « Tombeau du Centre national d’archéologie urbaine (Cnau) », Les nouvelles de l’archéologie, 146 : 60-61. https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/nda.3849.

Lorans, E. & Rodier, X. 2013. Archéologie de l’espace urbain. Tours : Presses universitaires François Rabelais – Comité des travaux historiques et scientifiques (Coll. « Perspectives villes et territoires »).

Ministère de la Culture et de la Communication. 2016. Livre blanc sur l’archéologie préventive.

Pailler, J.-M. et al. 1981. « Droit de cité pour le passé. L’archéologie urbaine face au devenir des villes. », Esprit, 60 (12) : 114-29.

Troadec, J. 2014. « De l’usage contemporain de l’archéologie urbaine », Les nouvelles de l’archéologie, 136 : 5-8. https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/nda.2469.

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Notes

1 Historiquement, l’archéologie des villes s’est longtemps attachée à l’étude des cités méditerranéennes liées aux grandes civilisations antiques, dont le sud de la France témoigne particulièrement à côté de sites antiques emblématiques comme Lyon, Vienne ou Narbonne.

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Pour citer cet article

Référence papier

Olivier Blin et Claire Besson, « L’archéologie à la mesure de la ville : passé, présent et devenir »Les nouvelles de l'archéologie, 164 | 2021, 4-7.

Référence électronique

Olivier Blin et Claire Besson, « L’archéologie à la mesure de la ville : passé, présent et devenir »Les nouvelles de l'archéologie [En ligne], 164 | 2021, mis en ligne le , consulté le 17 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/nda/12074 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/nda.12074

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Auteurs

Olivier Blin

Ingénieur de recherche à l’Inrap, direction scientifique et technique. Chercheur associé à l’UMR 7041 ArScAn – équipe Gama « Archéologie et sciences de l’Antiquité/Archéologie de la Gaule dans le monde antique ». olivier.blin@inrap.fr

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Claire Besson

Conservatrice en chef du patrimoine, responsable territoriale de l’archéologie (Val-d’Oise) au service régional de l’archéologie de la Drac Île-de-France. Chercheuse associée à l’UMR 7041 ArScAn – équipe Gama « Archéologie et sciences de l’Antiquité/Archéologie de la Gaule dans le monde antique ». claire.besson@culture.gouv.fr

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