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Le Siège de Thérouanne. Étude matérielle et stylistique d’une œuvre majeure et atypique dans le corpus d’Henri Bles

Claire Toussat et Christina Currie
p. 224-233

Texte intégral

Introduction

  • 1 Vendu à Christie’s London, le 8 décembre 2009 (lot 4). Toussat et Currie 2019.

1L’étude du Siège de Thérouanne [fig. 1], provenant d’une collection privée suisse, a été confiée en 2018 à l’IRPA afin de la documenter, d’analyser ses matériaux constitutifs, de déterminer son état de conservation et de discuter son attribution à Henri Bles1.

[Fig. 1]

[Fig. 1]

Henri Bles, Siège de Thérouanne, peinture sur bois, 117,9 × 181,1 cm (Suisse, collection privée).

X134823.

  • 2 Voir notamment Serck 1990, Muller, Rosacco et Marrow 1998 ; Toussaint 2000a ; Toussaint 2000b ; Wee (...)
  • 3 Van Mander 1604 ; Guicciardini 1567.
  • 4 Rombouts et Van Lerius 1864-1876, p. 124 ; Gibson 1998, p. 132.

2Les spécialistes s’accordent sur la difficulté d’attribution des œuvres à Henri Bles2. Sa vie nous est en effet mal connue. Il serait né à Bouvignes-sur-Meuse ou Dinant vers 1500 et est mort avant 15673. Certains auteurs l’identifient au peintre Herry de Patenir, inscrit à la guilde d’Anvers en 15354. Henri Bles a connu un vif succès, entrant dans les collections de Charles Quint et d’acheteurs privés. Il s’est peut-être rendu en Italie où il est devenu célèbre sous le nom de Civetta en raison de la chouette qu’il se plaisait à dissimuler dans ses peintures, et qui l’accompagne d’ailleurs sur son portrait gravé attribué à Jan Wierix, tirée du Pictorum aliquot Germaniae inferioris effigies (1572) de Dominique Lampson. Notons cependant qu’aucune de ses œuvres connues n’est dûment signée et que la seule présence d’une chouette ne peut permettre d’établir une attribution. À ce manque d’informations biographiques s’ajoute l’hypothèse selon laquelle Bles aurait été à la tête d’un atelier très prolifique, rendant ainsi l’attribution de ses œuvres particulièrement complexe, d’autant que son style a été imité par de nombreux suiveurs.

Le sujet

Thérouanne, une enclave stratégique

  • 5 Blagangin, Dalmau et Maniez 2014 ; Martens 2017.

3Aujourd’hui, Thérouanne est une modeste bourgade du Pas-de-Calais, mais, à l’époque de cette représentation, il s’agissait d’une enclave française au sein de l’empire des Habsbourg, à proximité de la place de Calais, alors aux mains des Anglais. Son importance géostratégique lui a valu bien des vicissitudes. Après avoir multiplié les sièges et les batailles, elle a été totalement rasée par les troupes de Charles Quint en 1553. S’il arrivait fréquemment aux villes d’être lourdement endommagées lors d’engagements armés, Thérouanne est une exception dans l’histoire car c’est la ville tout entière, y compris la cathédrale, qui a été méticuleusement détruite, pour ne pas dire démontée. Charles Quint a voulu en faire un exemple éclairant et s’assurer que cette épine en plein cœur de ses terres ne puisse plus être utilisée par ses ennemis5.

Une estampe dissimulée sous la peinture

4La représentation de la ville de Thérouanne dans le tableau est fidèle à ce que nous en connaissons d’après les documents d’époque. Le panorama s’offre à notre regard depuis le nord-ouest des remparts, surmontés par la cathédrale. Un peu plus bas, sur la droite, apparaît l’église Saint-Nicolas alors qu’au pied des remparts, on peut apercevoir les vestiges de l’ancienne abbaye de Saint-Jean-au-Mont détruite lors d’un précédent siège. À gauche, on reconnaît également Saint-Martin- au-Mont et, dans le fond, probablement l’abbaye de Saint-Augustin.

  • 6 Van Eeghen 1986 ; Luijten et De Hoop Scheffer 1986.
  • 7 De Monnecove 1875, p. 447-449 ; Martens 2011 ; Martens 2019.
  • 8 Allart 2000, p. 26-27.

5La vue de la ville et de ses environs reprend celle d’une estampe du siège de Thérouanne dessinée en 1537 par Cornelis Anthonisz. [fig. 2]. Selon le phylactère coiffant le document, elle se présente comme une représentation fidèle, ad vivum ou « sur le vif ». La gravure n’est pas datée, mais 1553 étant l’année tristement célèbre de la destruction totale de la ville par les troupes de Charles Quint, elle a été retenue comme terminus post quem pour la datation de la gravure6. Cependant, De Monnecove et Martens ont démontré qu’il s’agissait du siège de 1537 en fondant leur datation sur certaines opérations militaires spécifiques et les noms de capitaines mentionnés dans les cartels7. Quoi qu’il en soit, les deux datations de la gravure correspondent à la période d’activité d’Henri Bles qui recourait fréquemment à des œuvres graphiques pour créer ses compositions8.

[Fig. 2]

[Fig. 2]

Cornelis Anthonisz., Siège de Thérouanne, gravure, 54,9 × 72,5 cm (Amsterdam, Rijksmuseum, inv. RP-P-BI136).

6La réflectographie infrarouge a révélé que cette estampe avait été fidèlement copiée dans le tableau, par le biais d’une mise au carreau, sur la couche de préparation du panneau au moment de la réalisation d’un premier dessin sous-jacent [fig. 3]. L’artiste a ensuite décidé de modifier sa composition. Il a rehaussé la ville, abaissé la ligne d’horizon, agrandit les tentes et le cortège au premier plan, supprimé certains campements et ajouté quelques éléments, comme les pics rocheux du fond de la composition.

[Fig. 3]

[Fig. 3]

Relevé du premier dessin sous-jacent et de la mise au carreau superposé sur la peinture.

Document de travail (Sophie De Potter).

Quand l’estampe se fait paysage intemporel

7Les changements apportés à la première composition témoignent de l’appropriation du sujet par l’artiste. Il crée un nouveau paysage où se mêlent réalisme et imaginaire. La peinture fourmille de détails de la vie militaire, allant de moments solennels comme la parade de cavalerie au premier plan, aux scènes de la vie quotidienne comme la chasse ou la cuisine [fig. 4a et b], pour s’achever par l’engagement armé et la mort [fig. 5]. Cette description particulièrement animée ne se veut cependant pas une retranscription littérale de la réalité historique. Le paysage vallonné et rocheux n’a en effet rien à voir avec la topographie de la région de Thérouanne. Quant aux inscriptions et aux blasons figurés sur les tentes, ils sont tout autant fantaisistes. Même la présence de Charles Quint, montant fièrement son destrier en bas à gauche, est fictive puisque l’empereur ne s’est jamais rendu sur place. Tout porte à croire que l’artiste s’est servi du siège de Thérouanne comme motif de base afin de représenter une scène militaire au sens large, lui conférant du même coup un caractère plus intemporel et universel.

[Fig. 4]

[Fig. 4]

(a) Détail d’un soldat cuisinant. X134823. (b) Détail de soldats tuant un mouton.

X134823.

[Fig. 5]

[Fig. 5]

Détail de soldats morts.

X134823.

Le Siège de Thérouanne dans le corpus d’Henri Bles

  • 9 Le plus grand format de Henri Bles connu jusqu’à présent est la Conversion de Saul : 110 x142 cm (N (...)

8Le Siège de Thérouanne fait figure d’exception dans le corpus d’œuvres attribuées à Henri Bles. Tout d’abord en raison de son sujet, puisque les œuvres conservées de l’artiste figurent majoritairement des scènes religieuses. Ensuite, il surprend par ses dimensions imposantes – 117,9 x 181,1 cm – qui font de cette peinture la plus grande connue de l’artiste9.

  • 10 Saverwyns et Coudray 2018.
  • 11 Fraiture 2019 et Fraiture 2002.

9Malgré la nature atypique de l’œuvre, nombre d’éléments matériels et stylistiques soutiennent l’attribution à Henri Bles. Les pigments utilisés, analysés par Steven Saverwyns et Alexia Coudray, sont cohérents avec ceux dont les artistes disposaient au xvie siècle10. La dendrochronologie effectuée par Pascale Fraiture montre que les planches constituant le support de l’œuvre proviennent d’un chêne de la Baltique abattu au plus tôt en 153211. Bles étant actif jusqu’en 1567, la datation du support ne contredit en rien l’attribution.

  • 12 Faries et Bonadies 1998, p. 79.

10Le dessin sous-jacent est très proche de ceux documentés sur d’autres œuvres de l’artiste. Tracées avec un matériau sec, les lignes frémissantes traduisent un geste nerveux et rapide. Des hachures sont parfois ajoutées pour indiquer les ombres [fig. 6a et 6b]. La confrontation du dessin du Siège de Thérouanne avec celui de La Fuite en Égypte appartenant jadis à la Galerie de Jonckheere montre des similarités frappantes [fig. 7a et b]. On retrouve également le traitement des arbres, figurés par une tige surmontée d’une boule [fig. 8], jugé par Molly Faries comme caractéristique de Henri Bles12.

[Fig. 6]

[Fig. 6]

Détail du piton rocheux, photographie en lumière du jour (a) et photographie infrarouge (b).

X129719 et X129720L.

[Fig. 7]

[Fig. 7]

Henri Bles, La fuite en Égypte, peinture sur bois, 42,6 × 73,2 cm (collection De Jonckheere en 2011), détail d’un piton rocheux, photographie en lumière du jour (a) et réflectographie infrarouge (b).

X050314 et IR000708L.

[Fig. 8]

[Fig. 8]

Détail des arbres dans le fond de la composition, réflectographie infrarouge.

IR001265L.

  • 13 Von Baldass 1918, p. 11-157 ; Allart 2000, p. 19.

11Sur l’ensemble de l’œuvre, un intéressant décalage peut s’observer entre la représentation stylisée et le souci du détail. Le soin apporté au traitement des feuillages et aux ornements des vêtements des personnages et des tentes – même de taille restreinte – traduit la volonté de l’artiste d’obtenir un effet d’ensemble décoratif. La richesse des couleurs et des costumes va également dans ce sens [fig. 9]. Malgré son sujet dramatique, l’œuvre cherche à séduire et invite au voyage. Ce vaste panorama pousse en effet le spectateur à errer sur ses chemins sinueux, traversant rivières et vallées, se frayant un passage au cœur des sous-bois, avant de gravir ces montagnes. Chacun peut ainsi admirer au passage la finesse des détails architecturaux, des costumes et de la végétation, tout en étant confronté aux violences de la guerre surgissant au détour d’un buisson. En faisant cohabiter le particulier et le général, le Siège de Thérouanne s’inscrit donc totalement dans l’esprit des productions d’Henri Bles qualifiées parfois de « paysages cosmiques »13.

[Fig. 9]

[Fig. 9]

Détail, richesse et finesse des costumes.

X129718.

  • 14 Gillet 2000, p. 129-137.
  • 15 Voir Van Schoute, Verougstraete et Bodiaux 2000, p. 31-62.

12Dans cette œuvre, la végétation mérite une attention toute particulière. Comme souvent chez Bles, à sa valeur décorative s’ajoutent une volonté de diversité et un souci d’exactitude qui permet d’identifier chaque espèce14 [fig. 10]. Le traitement des feuillages de certains arbres, suggérés par des boucles, se retrouve dans de nombreuses autres peintures de l’artiste15 [fig. 11].

[Fig. 10]

[Fig. 10]

Détail, variété de la végétation.

X129562L.

[Fig. 11]

[Fig. 11]

Détail, traitement curviligne des feuillages.

X129557L.

  • 16 Voir Currie et Serck 2007, p. 35.
  • 17 Voir Gillet et Darchambeau 2000, p. 119-140.

13Les personnages, souvent barbus, ont une gestuelle excessive et théâtrale, l’orientation de la tête est presque toujours différente de celle du reste du corps16 [fig. 12]. On remarque aussi les motifs récurrents de l’escadrille d’oiseaux, dont certains au cou en « S » [fig. 13], ainsi que l’arbuste desséché17 [fig. 14]. Ces éléments sont particulièrement intéressants car, absents de la gravure, ils traduisent clairement la fantaisie du peintre ou de son atelier.

[Fig. 12]

[Fig. 12]

Détail, groupe de soldats témoignant de la position et de l’expressivité des personnages.

X129684.

[Fig. 13]

[Fig. 13]

Détail, groupement d’oiseaux.

X134823.

[Fig. 14]

[Fig. 14]

Détail, arbre sans feuilles au milieu d’une végétation verdoyante.

X129552L.

  • 18 Serck 1998 ; Allart 2000.

14Parmi les éléments ne figurant pas sur l’estampe, les pitons rocheux de l’arrière-plan sont les plus marquants car ils ne correspondent en rien à la topographie de la région de Thérouanne. Introduits par le peintre Joachim Patinir, ils sont récurrents dans les paysages du xvie siècle et ne peuvent donc être retenus pour attribuer le Siège de Thérouanne à Henri Bles. En revanche, il est intéressant de constater que l’ensemble architectural juché sur le piton rocheux central se retrouve quasiment à l’identique dans Le Bon Samaritain d’Henri Bles conservé au Kunsthistorisches Museum de Vienne [fig. 15 et fig. 16]. La réutilisation de motifs est typique de la pratique de l’artiste qui transfère des compositions, des groupes de figures et des éléments architecturaux d’une œuvre à l’autre. Selon les spécialistes, cette pratique s’expliquerait par une démarche de rationalisation de la production de masse des peintures sortant de son atelier18. Enfin, si la chouette – attribut d’Henri Bles – apparaissant sur la tente au premier plan [fig. 17, p. 238] ne constitue pas une preuve en soi, il s’agit bel et bien d’un élément supplémentaire allant dans le sens de l’attribution suggérée.

[Fig. 15]

[Fig. 15]

Détail, ensemble architectural sur le piton rocheux.

X129719.

[Fig. 16]

[Fig. 16]

Détail, ensemble architectural sur le piton rocheux du Bon Samaritain d’Henri Bles (Vienne, Kunsthistorisches Museum, inv. 1005).

© KHM-Museumsverband.

Conclusion

15L’étude technique du Siège de Thérouanne a permis de documenter et d’analyser la construction du support, les dessins préparatoires et la couche picturale. Les informations ainsi rassemblées datent la peinture du xvie siècle et témoignent de son bon état général. À l’image des autres œuvres du corpus d’Henri Bles, une attribution certaine est malaisée à établir, du fait du manque d’informations biographiques, de l’absence de signature sur l’ensemble de ces œuvres et de l’abondante production supposée de son atelier. Un certain nombre d’éléments matériels et stylistiques jugés par les experts comme caractéristiques de la production d’Henri Bles et/ou de son atelier sont néanmoins identifiables. Le sujet et les dimensions de cette œuvre en font cependant une œuvre à part, répondant peut-être à une commande spécifique destinée à un collectionneur de premier plan.

[Fig. 17]

[Fig. 17]

Détail, chouette représentée sur une tente au premier plan.

X129667.

Nous remercions nos collègues ayant participé au projet, Alexia Coudray, Sophie De Potter, Pascale Fraiture, Steven Saverwyns et Katrien Van Acker. Nous sommes également reconnaissant à Luc Serck et Pieter Martens et Marianne Thys pour leur collaboration.

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Bibliographie

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Toussaint 2000a J. Toussaint (dir.), Autour de Henri Bles (cat. exp., Namur, Musée des Arts anciens du Namurois, 13 mai-1er nov. 2000), Namur, 2000.

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Van Mander 1604 K. van Mander, Het Schilder-Boeck, Haarlem, 1604, fol. 219 r-v.

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Von Baldass L. von Baldass, Die niederländische Landschaftsmalerei von Patinir bis Bruegel, dans Jahrbuch der kunsthistorischen Sammlungen des allerhöchsten Kaiserhauses, 43, 1918, p. 11-157.

Weemans 2013 M. Weemans, Herri Met de Bles : les ruses du paysage au temps de Bruegel et d’Érasme, Paris, 2013.

Sources non publiées

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Saverwyns et Coudray 2018 S. Saverwyns et A. Coudray, Rapport de laboratoire, 19 novembre 2018, dossier IRPA 2018.13895.

Toussat et Currie 2019 C. Toussat et C. Currie, Rapport d’étude technique et stylistique, février 2019, dossier IRPA 2018.13895.

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Notes

1 Vendu à Christie’s London, le 8 décembre 2009 (lot 4). Toussat et Currie 2019.

2 Voir notamment Serck 1990, Muller, Rosacco et Marrow 1998 ; Toussaint 2000a ; Toussaint 2000b ; Weemans 2013.

3 Van Mander 1604 ; Guicciardini 1567.

4 Rombouts et Van Lerius 1864-1876, p. 124 ; Gibson 1998, p. 132.

5 Blagangin, Dalmau et Maniez 2014 ; Martens 2017.

6 Van Eeghen 1986 ; Luijten et De Hoop Scheffer 1986.

7 De Monnecove 1875, p. 447-449 ; Martens 2011 ; Martens 2019.

8 Allart 2000, p. 26-27.

9 Le plus grand format de Henri Bles connu jusqu’à présent est la Conversion de Saul : 110 x142 cm (Namur, Musée provincial des Arts anciens du Namurois, inv. 245b).

10 Saverwyns et Coudray 2018.

11 Fraiture 2019 et Fraiture 2002.

12 Faries et Bonadies 1998, p. 79.

13 Von Baldass 1918, p. 11-157 ; Allart 2000, p. 19.

14 Gillet 2000, p. 129-137.

15 Voir Van Schoute, Verougstraete et Bodiaux 2000, p. 31-62.

16 Voir Currie et Serck 2007, p. 35.

17 Voir Gillet et Darchambeau 2000, p. 119-140.

18 Serck 1998 ; Allart 2000.

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Table des illustrations

Titre [Fig. 1]
Légende Henri Bles, Siège de Thérouanne, peinture sur bois, 117,9 × 181,1 cm (Suisse, collection privée).
Crédits X134823.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/kikirpa/docannexe/image/742/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 246k
Titre [Fig. 2]
Légende Cornelis Anthonisz., Siège de Thérouanne, gravure, 54,9 × 72,5 cm (Amsterdam, Rijksmuseum, inv. RP-P-BI136).
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/kikirpa/docannexe/image/742/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 382k
Titre [Fig. 3]
Légende Relevé du premier dessin sous-jacent et de la mise au carreau superposé sur la peinture.
Crédits Document de travail (Sophie De Potter).
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/kikirpa/docannexe/image/742/img-3.jpg
Fichier image/jpeg, 282k
Titre [Fig. 4]
Légende (a) Détail d’un soldat cuisinant. X134823. (b) Détail de soldats tuant un mouton.
Crédits X134823.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/kikirpa/docannexe/image/742/img-4.jpg
Fichier image/jpeg, 156k
Titre [Fig. 5]
Légende Détail de soldats morts.
Crédits X134823.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/kikirpa/docannexe/image/742/img-5.jpg
Fichier image/jpeg, 324k
Titre [Fig. 6]
Légende Détail du piton rocheux, photographie en lumière du jour (a) et photographie infrarouge (b).
Crédits X129719 et X129720L.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/kikirpa/docannexe/image/742/img-6.jpg
Fichier image/jpeg, 196k
Titre [Fig. 7]
Légende Henri Bles, La fuite en Égypte, peinture sur bois, 42,6 × 73,2 cm (collection De Jonckheere en 2011), détail d’un piton rocheux, photographie en lumière du jour (a) et réflectographie infrarouge (b).
Crédits X050314 et IR000708L.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/kikirpa/docannexe/image/742/img-7.jpg
Fichier image/jpeg, 215k
Titre [Fig. 8]
Légende Détail des arbres dans le fond de la composition, réflectographie infrarouge.
Crédits IR001265L.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/kikirpa/docannexe/image/742/img-8.jpg
Fichier image/jpeg, 136k
Titre [Fig. 9]
Légende Détail, richesse et finesse des costumes.
Crédits X129718.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/kikirpa/docannexe/image/742/img-9.jpg
Fichier image/jpeg, 373k
Titre [Fig. 10]
Légende Détail, variété de la végétation.
Crédits X129562L.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/kikirpa/docannexe/image/742/img-10.jpg
Fichier image/jpeg, 225k
Titre [Fig. 11]
Légende Détail, traitement curviligne des feuillages.
Crédits X129557L.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/kikirpa/docannexe/image/742/img-11.jpg
Fichier image/jpeg, 215k
Titre [Fig. 12]
Légende Détail, groupe de soldats témoignant de la position et de l’expressivité des personnages.
Crédits X129684.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/kikirpa/docannexe/image/742/img-12.jpg
Fichier image/jpeg, 241k
Titre [Fig. 13]
Légende Détail, groupement d’oiseaux.
Crédits X134823.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/kikirpa/docannexe/image/742/img-13.jpg
Fichier image/jpeg, 183k
Titre [Fig. 14]
Légende Détail, arbre sans feuilles au milieu d’une végétation verdoyante.
Crédits X129552L.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/kikirpa/docannexe/image/742/img-14.jpg
Fichier image/jpeg, 212k
Titre [Fig. 15]
Légende Détail, ensemble architectural sur le piton rocheux.
Crédits X129719.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/kikirpa/docannexe/image/742/img-15.jpg
Fichier image/jpeg, 296k
Titre [Fig. 16]
Légende Détail, ensemble architectural sur le piton rocheux du Bon Samaritain d’Henri Bles (Vienne, Kunsthistorisches Museum, inv. 1005).
Crédits © KHM-Museumsverband.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/kikirpa/docannexe/image/742/img-16.jpg
Fichier image/jpeg, 199k
Titre [Fig. 17]
Légende Détail, chouette représentée sur une tente au premier plan.
Crédits X129667.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/kikirpa/docannexe/image/742/img-17.jpg
Fichier image/jpeg, 289k
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Pour citer cet article

Référence papier

Claire Toussat et Christina Currie, « Le Siège de Thérouanne. Étude matérielle et stylistique d’une œuvre majeure et atypique dans le corpus d’Henri Bles »Bulletin de l’Institut royal du Patrimoine artistique / Bulletin Van Het Koninklijk Instituut Voor Het Kunstpatrimonium, 36 | 2021, 224-233.

Référence électronique

Claire Toussat et Christina Currie, « Le Siège de Thérouanne. Étude matérielle et stylistique d’une œuvre majeure et atypique dans le corpus d’Henri Bles »Bulletin de l’Institut royal du Patrimoine artistique / Bulletin Van Het Koninklijk Instituut Voor Het Kunstpatrimonium [En ligne], 36 | 2021, mis en ligne le 01 avril 2021, consulté le 18 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/kikirpa/742 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/kikirpa.742

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