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Entretien

Entretien avec Éric Chevillard

Claude Coste, Jean-François Puff et Éric Chevillard
p. 103-106

Extrait du texte

Ce document sera publié en ligne en texte intégral en juillet 2024.

Aperçu du texte

Claude Coste et Jean-François Puff – Quelle était votre pratique (lecture, écriture) de la critique littéraire avant la rédaction du Feuilleton ?

Éric Chevillard – Comme auteur, à peu près nulle. Il a pu m’arriver épisodiquement d’écrire pour des revues des textes sur Laforgue, Beckett, Michaux, Sarraute, par exemple, mais il s’agissait plutôt d’exercices d’admiration. Je ne lisais guère de critique non plus, hormis les études consacrées à mes livres que l’on me faisait parvenir et, de temps en temps, les suppléments littéraires des journaux. Quelques ouvrages d’écrivains aussi, Nabokov ou Kundera. Plus tôt dans ma vie, à l’époque de mes études de lettres, j’ai bien sûr été amené à lire des essais – Jean-Pierre Richard et Gérard Genette étaient systématiquement au programme. Le seul critique que je n’ai cessé de lire, c’est Barthes, mais je le lis comme un écrivain, pour cette intelligence sensible et sagace de sa phrase (et je dirais presque que peu m’importe son sujet d’étude, Balz...

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Pour citer cet article

Référence papier

Claude Coste, Jean-François Puff et Éric Chevillard, « Entretien avec Éric Chevillard »Genesis, 56 | 2023, 103-106.

Référence électronique

Claude Coste, Jean-François Puff et Éric Chevillard, « Entretien avec Éric Chevillard »Genesis [En ligne], 56 | 2023, mis en ligne le 15 juillet 2024, consulté le 13 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/genesis/8406 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/genesis.8406

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Auteurs

Claude Coste

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Jean-François Puff

Éric Chevillard

Depuis Mourir m’enrhume (1987), Éric Chevillard construit, principalement aux Éditions de Minuit, une œuvre paradoxale qui se renouvelle de livre en livre (Au plafond, Le Vaillant Petit Tailleur, Monotobio…), tout en trouvant sa profonde unité dans l’alliage d’une fantaisie désopilante et d’une insituable gravité. Depuis le 18 septembre 2007, Éric Chevillard tient le blog L’Autofictif dans lequel il écrit quotidiennement trois petits fragments de quelques lignes, souvent consacrés à ses lectures. Aurait-il quelque compte à régler avec la critique ? Dans L’Œuvre posthume de Thomas Pilaster, l’écrivain Pilaster est édité par son pire ennemi, et, dans Démolir Nisard, le critique Désiré Nisard, bien oublié par la postérité, est la victime d’un jeu de massacre à grand échelle… De 2011 à 2017, Éric Chevillard, devenu critique à son tour, rédige chaque semaine le feuilleton littéraire pour Le Monde des livres. Une sélection de cent-cinquante-trois articles (sur deux-cent soixante-dix) paraît en 2018 dans le volume Feuilleton aux éditions la Baconnière. Les très ironiques Défense de Prosper Bouillon (2017) et Prosper à l’œuvre (2019), qui pratiquent l’éloge paradoxal d’un auteur à succès, vengent Éric Chevillard de tous les mauvais livres qu’il a rencontrés sur son chemin de lecteur et de feuilletoniste.

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