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AccueilNuméros56EnjeuxUne genèse en questions

Résumés

Toute interrogation sur la genèse de la critique littéraire suppose une interrogation préalable sur la critique littéraire et sur la littérature. La critique littéraire comme métalangage se définit moins par sa méthode que par son objet. Si le critique est un lecteur qui écrit sa lecture, une double orientation s’offre à lui : d’un côté, l’approfondissement d’un savoir sur le texte littéraire, de l’autre, la pratique d’une écriture qui tend à abolir la frontière entre langage et métalangage et à faire du critique un véritable écrivain. Le processus de genèse s’appréhende à partir de cette double orientation et concerne en tout premier l’usage de la citation. D’un côté, la genèse est portée par une volonté de connaissance qui fait la part belle à la programmation, au risque de se confondre avec les sciences humaines, de l’autre, la genèse valorise les phénomènes de textualisation, au risque de se fondre dans la littérature. Plutôt que de la genèse, on parlera donc des genèses de la critique littéraire.

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Extrait du texte

Ce document sera publié en ligne en texte intégral en juillet 2024.

Plan

« Je ne peux écrire, c’est ma loi, qu’à partir de l’écriture d’un autre »
Savoirs du métalangage
Écrivant ou écrivain ?

Aperçu du texte

Quand il cherche à définir la singularité du discours historique, Roland Barthes conclut par une véritable tautologie : ce type de discours se distingue seulement par son objet d’étude ; autrement dit, le discours sur l’histoire est un discours qui porte sur l’histoire. N’en va-t-il pas de même pour la critique littéraire, dépendante elle aussi de son objet, c’est-à-dire de la littérature ? Langage-second, métalangage greffé sur un langage premier, la critique trouverait sa spécificité moins dans une méthode que dans le choix de l’objet à commenter. Mais tout se complique quand on se souvient que la littérature ne se constitue qu’au xixᵉ siècle, entre « fiction » et « diction », pour reprendre la célèbre distinction opérée par Gérard Genette. Quant aux années 1960, elles se caractérisent par la valorisation des notions de « texte », d’« écriture », par la levée des frontières avec les sciences humaines, grâce en particulier à la forme de l’essai qui, à côté du roman, du théâtre et d...

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Pour citer cet article

Référence papier

Claude Coste, « Une genèse en questions »Genesis, 56 | 2023, 13-30.

Référence électronique

Claude Coste, « Une genèse en questions »Genesis [En ligne], 56 | 2023, mis en ligne le 15 juillet 2024, consulté le 14 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/genesis/8196 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/genesis.8196

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Auteur

Claude Coste

Professeur de littérature française contemporaine à CY Cergy Paris Université, Claude Coste consacre une grande partie de sa recherche à l’œuvre de Roland Barthes, dont il a édité plusieurs séminaires au Seuil (Comment vivre ensemble, 2002, Le Discours amoureux, 2007, Sarrasine de Balzac, 2011). Il est l’auteur de Roland Barthes moraliste (Septentrion, 1998), Bêtise de Barthes (Klincksieck, 2011), Roland Barthes ou l’Art du détour (Hermann, 2016). Il co-dirige l’équipe Barthes à l’Item et a publié dans Genesis des articles sur Barthes et Montherlant. Morales de la forme est paru en 2022 chez Classiques Garnier.

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