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Introduction

Passés politisés. Usages politiques du passé antique et médiéval au xxie siècle
Introduction. Politicized Pasts. Political Uses of the Ancient and Medieval Past in the Twenty-First Century
Florian Besson, Pauline Ducret et Fabien Bièvre-Perrin

Texte intégral

  • 1 Delsol C. 2023, « Crise migratoire : quelles leçons tirer de la chute de l’Empire romain ? », Le F (...)

1« Nous avions alors ici en Europe [dans l’Antiquité romaine] la richesse et la liberté, et ceux appelés alors “barbares” étaient attirés vers Rome comme des papillons vers la lumière1. » Ainsi s’exprime Chantal Delsol dans les pages du Figaro le 20 septembre 2023, reprenant l’antienne bien connue de la chute de Rome pour mettre en garde contre la crise migratoire contemporaine. Fantasmant une époque bénie lors de laquelle « nous » – Romains/Européens – étions en paix, elle reprend, dans la droite ligne des propos d’Éric Zemmour, une vision totalement erronée de la Pax Romana – période de paix supposée où les conflits frontaliers étaient en réalité incessants –, puis de la chute de Rome, attribuée sans nuances à des vagues migratoires incontrôlées. Le tout offrirait des leçons permettant de sauver l’Europe occidentale contemporaine, nouvelle Rome au bord de l’abîme.

  • 2 À l’origine du mythe du déclin, on trouve la référence incontournable qu’est Edward Gibbon 1776-17 (...)
  • 3 Sur Twitter/X : Députée Obono @Deputee_Obono : « Les gens ulcérés par les propos du pape sur les m (...)
  • 4 Colly A. 2023, « Beyoncé en Nerftiti, Earth Wind and Fire devant les pyramides... Aux Pays-Bas, un (...)
  • 5 Truong N. 2023, « La fresque de Lorenzetti, cette image politique du xivᵉ siècle qui alerte sur la (...)
  • 6 Chemla D. 2023, « Guerre Israël-Hamas : “Après avoir vécu ces dernières années comme Athènes, dans (...)
  • 7 Énéide, VI, 851-853.
  • 8 Mabboux C. 2022, Cicéron et la Commune. Le rhéteur comme modèle civique (Italie, xiii (...)
  • 9 Blanc W. 2020, « Le souvenir des croisades dans la France contemporaine », Retronews, 24 juin, dis (...)

2Si la lecture de ces lignes, où les clichés historiques se mêlent à un racisme décomplexé, plonge historiens et historiennes dans le désarroi, c’est plutôt l’embarras du choix qui nous saisit au moment de chercher une accroche pour ouvrir ce numéro consacré aux instrumentalisations politiques et politiciennes de l’histoire antique et médiévale, tant elles sont nombreuses. En quelques jours, on peut ainsi lire cette énième complainte décliniste et grand-remplaciste par le biais d’une relecture de la chute de Rome2, s’étonner d’un tweet de Danièle Obono évoquant un Jésus « juif palestinien et SDF3 », observer l’Égypte interdire à l’équipe d’un musée néerlandais de fouiller sur son territoire suite à une exposition sur les usages du passé pharaonique par Beyoncé4, lire dans Le Monde un article faisant résonner l’actualité politique avec les fresques du Bon Gouvernement peintes à Sienne en 14435, puis un autre texte comparant Israël à Athènes ou Sparte6 et ainsi de suite, dans une accumulation d’exemples qui aurait tôt fait de devenir une liste à la Prévert. Rien d’étonnant à cela, et, surtout, rien de neuf, puisque l’histoire est depuis longtemps utilisée à des fins politiques. Remontons un peu le temps pour convoquer, au fil des siècles, la manière dont Auguste commande à Virgile une Énéide qui concurrence les poèmes homériques et présente le nouveau Prince comme un favori des dieux chargé de rétablir l’ordre et la concorde, n’hésitant pas à « épargner les vaincus [et] dompter les superbes7 », l’utilisation par les communes italiennes médiévales de la figure de Cicéron8, la référence aux croisades qui parcourt les entreprises coloniales de la France du xixe siècle9. Dans ce numéro, il nous a semblé important de mettre l’accent sur les usages les plus récents de l’histoire antique et médiévale : nous nous sommes donc concentrés sur les utilisations politiques de ces périodes depuis le début des années 2000.

  • 10 Federici S. 2014, Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation primitive, Genève. Voir Ge (...)

3Ces usages ne jouent pas tous sur le même plan. L’histoire peut parfois être convoquée à des fins de légitimation politique : ce n’est pas un hasard si deux formations françaises actuelles s’appellent Renaissance et Reconquête. L’histoire est ici un simple réservoir d’images, de mots, de symboles, de personnages dans lequel il est commode de puiser. On illustre ainsi son discours à l’aide de références immédiatement comprises ou pour jouer sur les résonances implantées dans les imaginaires collectifs. Tantôt modèle à suivre – les fameux tropes des leçons à tirer ou du personnage dont il faudrait s’inspirer hérités des exempla latins (là encore un usage ancien) –, tantôt au contraire contre-modèle dont il ne faudrait surtout pas répéter les erreurs, l’histoire reste largement pensée et convoquée comme une maîtresse de vie dont il conviendrait de scruter avec attention les enseignements – et même si l’un des points communs de ces usages est généralement l’ignorance profonde des travaux historiques, souvent doublée d’une méfiance, voire d’un mépris pour celles et ceux qui font de l’histoire leur métier. Ailleurs, l’histoire sert à soutenir un discours militant, quitte à déformer les faits pour les faire correspondre autant que possible au modèle qu’ils sont censés illustrer : les militants et les militantes féministes utilisent la chasse aux sorcières pour en faire un exemple d'une guerre contre les femmes par des institutions patriarcales, voire, à la suite des écrits de Silvia Federici, l'une des matrices du patriarcat10. Dans ce cas, le lien à l’histoire vient à la fois aimanter et nourrir l’action (en) politique, cimenter des convictions et renforcer des combats ancrés dans le présent. À l’inverse, c’est parfois l’action politique elle-même qui travaille sur l’histoire, notamment par des lois mémorielles – souvent vivement contestées par la communauté des historiens et des historiennes – ou encore des politiques de commémoration forcément orientées par l’agenda politique, voire relevant de véritables batailles culturelles. Lorsqu’en 2007, à la suite des travaux d’Henry Rousso, l’ONU condamne le négationnisme, il s’agit à la fois de prendre acte de cette déformation politique du passé, d’en souligner les dangers et de prendre part à l’écriture de l’histoire, en l’occurrence en refusant un discours pseudo-historique déformé par l’antisémitisme.

  • 11 Costanzo D. 2021, « Le destin des icônes : perception, symboles et images des Bronzes de Riace dan (...)
  • 12 François S. 2021, « Le Moyen Âge idéalisé de l’extrême droite européenne », Fragments sur les temp (...)

4Faut-il alors renvoyer dos-à-dos l’italien Mimmo Lucano, dressant un parallèle entre la découverte de statues antiques au large du village de Riace dont il est le maire et le sort des migrants qu’il souhaite accueillir11, et le français Philippe Vardon faisant du chevalier médiéval un héros combattant l’« immigration-colonisation12 » ?

  • 13 Besson F., Ducret P., Lancereau G. et Larrère M. 2022, Le Puy du faux. Enquête sur un parc qui déf (...)
  • 14 Werth N. 2022, Poutine historien en chef, Tracts 40, Paris.
  • 15 Bozec G. 2018, « “Nos ancêtres les Gaulois” et autres récits. Évolutions et permanence du mythe na (...)

5En réalité, et bien que l’on ait garde d’éviter d’endosser un rôle de censeur délivrant bons et mauvais points, il faut rappeler que toutes ces instrumentalisations politiques de l’histoire ne se valent pas. On ne peut pas comparer une entreprise systématique de réécriture et de manipulation de l’histoire à des fins politiques telle que le Puy du Fou, qui mobilise des moyens gigantesques et touche des millions de visiteurs13, et une formulation maladroite, plus ou moins réfléchie, au détour d’un article ou d’un discours. Toutes les utilisations politiques de l’histoire n’émanent pas des mêmes acteurs et actrices, toutes ne participent pas d’une même stratégie globale, et, surtout, toutes n’ont pas les mêmes effets. Lors de leur campagne présidentielle, les candidats Éric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon convoquaient chacun une vision radicalement opposée de l’histoire de France, vision qui jouait comme un terreau pour deux programmes politiques eux aussi totalement opposés. D’un côté, Éric Zemmour, fidèle à des thèmes maintes fois développés dans ses écrits, rappelait l’existence d’une France pensée comme éternellement et essentiellement chrétienne, blanche, forte quand elle se ferme aux autres, et passait lui aussi par la case de la comparaison à l’Empire romain submergé par les barbares. De l’autre, Jean-Luc Mélenchon utilisait le concept de créolisation emprunté au poète et philosophe Édouard Glissant pour vanter une France de la mixité et cherchait à en prouver l’efficacité en revenant sans cesse à une exception française manifestée par l’expression « Gallo-Romains », preuve de la capacité de notre nation à exister dans et par le métissage culturel. Voir dans ces deux fantasmes, significativement articulés autour de la même période historique, les deux facettes d’une même pièce serait tentant, mais n’oublions pas que ces usages de l’histoire n’ont pas les mêmes conséquences : on tue au nom de la théorie du grand remplacement, on pose des bombes en convoquant la figure des Templiers, on ouvre le feu dans une mosquée en faisant référence aux croisades, tandis que l’idée d’une France créole gallo-romaine, métissée dans son identité profonde, n’a jamais servi de déclic pour nourrir le passage à la violence. De même rappellera-t-on que l’emprise politicienne sur le passé – et notamment sur le passé enseigné – produit des effets très concrets : dans son ouvrage sur Vladimir Poutine, Nicolas Woerth souligne ainsi que l’évaporation des contenus liés au Goulag dans les manuels scolaires russes entraîne une augmentation massive du nombre de jeunes Russes ayant une bonne opinion de Staline et de son action14. De même, l’antienne « nos ancêtres les Gaulois » de la Troisième République, notamment mise en avant par Ernest Lavisse dont les ouvrages ont été distribués par millions dans les écoles jusque dans les années 1950, continue d’influencer les cours d’histoire et l’imaginaire français15. Entre utiliser l’histoire à des fins politiques et fabriquer une mémoire collective du passé, il n’y a qu’un pas, souvent franchi dans le discours, parfois en actes.

  • 16 Collectif 2022, Zemmour contre l’histoire, Paris.
  • 17 Respectivement Joly L. 2023, La falsification de l’Histoire. Éric Zemmour, l’extrême droite, Vic (...)

6Face à ces usages aussi variés que complexes, les historiens et historiennes sont souvent embarrassés. Ils ont beau jeu de critiquer les raccourcis, voire les erreurs grossières, qu’elles relèvent de l’ignorance, de la dépendance à une historiographie dépassée ou encore du mensonge pur et simple16. Ce travail de critique, qui peut notamment prendre la forme du fact-checking, en particulier sur les réseaux sociaux ou dans les médias, est souvent nécessaire, toujours laborieux, pas forcément dénué d’ambivalences : il amène l’historien ou l’historienne spécialiste de son terrain à rappeler sans fin, contre tous les faussaires de l’histoire, que Pétain n’a pas sauvé des Juifs, qu’il n’y a pas eu de génocide vendéen, que l’idée d’une époque préhistorique marquée par l’égalité des sexes est une pure vue de l’esprit17, etc. Ce fact-checking est plus habituel pour les périodes récentes, mais il a également une pertinence profonde pour des périodes plus anciennes. D’autres chercheurs et chercheuses préféreront prendre de la hauteur, sortir des polémiques à répétition et s’attacher d’une part à continuer à produire sereinement des connaissances historiques et d’autre part à les diffuser en expérimentant de nouvelles formes de vulgarisation.

7Dans tous les cas, ces usages de l’histoire méritent d’être observés, documentés, étudiés pour ce qu’ils sont, pour ce qu’ils disent, en variant les échelles d’observation, en scrutant différents médias, en décryptant les stratégies rhétoriques à l’œuvre, en pointant enfin les ambivalences de certains usages qui sont parfois plus complexes qu’il n’y paraît. C’est à cet objectif que répondent les articles de ce numéro, présentés suivant la chronologie des périodes ainsi retravaillées.

8Sujet désormais récurrent des spécialistes de la réception de l’Antiquité, les réécritures de l’histoire de Sparte, de part et d’autre de l’Atlantique nord, ouvrent le volume : Vivien Barrière et Jean Hedin notent l’importance du comics 300 de Frank Miller (1998) puis de son adaptation cinématographique par Zack Snyder (2007) dans la mise en place d’un discours politique étatsunien faisant de la cité grecque le modèle d’une société guerrière et eugéniste, seul rempart d’un Occident menacé par l’ennemi oriental ; Stéphane François et Adrien Nonjon en détaillent les déclinaisons en France d’une part et en Ukraine d’autre part en se focalisant sur les mouvements d’extrême droite identitaire. En attirant l’attention sur un usage précis de l’histoire, depuis des fouilles mises en œuvre par un maire d’extrême droite en Roumanie (Mathieu Mokhtari) à la diffusion d’une série syrienne sur la chute de Palmyre et Zénobie (Thomas Richard) en passant par un livre édité à Marseille (Pierre Vey), les contributions suivantes mettent en avant la plasticité et la diversité des situations. L’histoire est instrumentalisée par des acteurs et actrices situés aux deux bords de l’échiquier politique ; elle peut se faire vecteur d’un discours réactionnaire qui cherche dans un hier imaginaire un modèle idéal à reproduire (Enki Baptiste), nourrir une appropriation nationaliste d’espaces frontaliers (Lorette Hehn) ou au contraire servir à la survalorisation d’une identité locale perçue comme menacée (Florentin Briffaz).

9Les articles réunis dans ce volume ne visent pas à dénoncer ces utilisations de l’histoire, encore moins à les interdire au nom d’une quelconque éthique du garde-chasse : l’histoire n’est pas l’apanage des historiens et historiennes et son appropriation à des fins politiques fait pleinement partie de sa richesse… et de son histoire. En ce sens, il appartient aux historiens et historiennes de s’emparer de ces discours, de les étudier et de se demander ce qu’ils disent de nos sociétés, de nos angoisses et de nos idéaux, de nos jeux de pouvoir et de nos mémoires imbriquées. Le passé politisé est (aussi) un objet d’histoire.

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Notes

1 Delsol C. 2023, « Crise migratoire : quelles leçons tirer de la chute de l’Empire romain ? », Le Figaro, 20 septembre, disponible sur : https://www.lefigaro.fr/vox/societe/chantal-delsol-crise-migratoire-quelles-lecons-tirer-de-la-chute-de-l-empire-romain-20230919 [accès restreint, consulté en décembre 2023].

2 À l’origine du mythe du déclin, on trouve la référence incontournable qu’est Edward Gibbon 1776-1788, The History of the Decline and Fall of the Roman Empire, 8 vol., Londres (trad. 1819, Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain, Paris). La notion de déclin a été critiquée par de nombreux historiens, parmi lesquels on peut citer en particulier Henri-Irénée Marrou et surtout Peter Brown. On observe cependant depuis quelques années, chez les historiens et archéologues anglo-saxons, un retour de cette mode, parfois passée au prisme des bouleversements climatiques : Heather P.J. 2005, The Fall of the Roman Empire. A New History of Rome and the Barbarians, Londres (trad. J. Dalarun 2017, Rome et les barbares. Histoire nouvelle de la chute d’un empire, Paris), et surtout Ward-Perkins B. 2005, The Fall of Rome and the End of Civilization, Oxford (trad. F. Joly 2014, La chute de Rome. Fin d’une civilisation, Paris).

3 Sur Twitter/X : Députée Obono @Deputee_Obono : « Les gens ulcérés par les propos du pape sur les migrant·es, quand ils vont réaliser que Jésus, juif palestinien, avec 2 papas et 1 maman, migrant, SDF, chômeur, vivant en bande avec d’autres jeunes et des ex-prostitués, fustigeant le capitalisme, a été tué par un Etat colonial🤯. » (23 septembre 2023, 23 h 39), disponible sur : https://twitter.com/Deputee_Obono/status/1705698404221800905 [accès restreint, consulté en décembre 2023].

4 Colly A. 2023, « Beyoncé en Nerftiti, Earth Wind and Fire devant les pyramides... Aux Pays-Bas, une exposition provoque la colère de l’Égypte », Franceinfo. Le monde est à nous, 25 juin, disponible sur : https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/le-monde-est-a-nous/beyonce-en-nerftiti-earth-wind-and-fire-devant-les-pyramides-aux-pays-bas-une-exposition-provoque-la-colere-de-l-egypte_5917835.html [consulté en décembre 2023].

5 Truong N. 2023, « La fresque de Lorenzetti, cette image politique du xivᵉ siècle qui alerte sur la crise de notre République », Le Monde, 29 septembre, disponible sur : https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/09/29/la-fresque-de-lorenzetti-cette-image-politique-du-xiv-siecle-qui-alerte-sur-la-crise-de-notre-republique_6191537_3232.html [accès restreint, consulté en décembre 2023].

6 Chemla D. 2023, « Guerre Israël-Hamas : “Après avoir vécu ces dernières années comme Athènes, dans l’insouciance d’un statu quo illusoire, Israël se voit contraint de redevenir Sparte” », Le Monde, 2 novembre, disponible sur : https://www.lemonde.fr/idees/article/2023/11/01/guerre-israel-hamas-apres-avoir-vecu-ces-dernieres-annees-comme-athenes-dans-l-insouciance-d-un-statu-quo-illusoire-israel-se-voit-contraint-de-redevenir-sparte_6197669_3232.html [accès restreint, consulté en décembre 2023].

7 Énéide, VI, 851-853.

8 Mabboux C. 2022, Cicéron et la Commune. Le rhéteur comme modèle civique (Italie, xiiie-xive siècle), Rome, DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/books.efr.31275.

9 Blanc W. 2020, « Le souvenir des croisades dans la France contemporaine », Retronews, 24 juin, disponible sur : https://www.retronews.fr/conflits-et-relations-internationales/long-format/2020/06/24/le-souvenir-des-croisades-dans-la [consulté en décembre 2023].

10 Federici S. 2014, Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation primitive, Genève. Voir Gelly-Perbellini M. 2023, « Comment les sorcières sont devenues des icônes féministes », The Conversation, 30 octobre, disponible sur : https://theconversation.com/comment-les-sorcieres-sont-devenues-des-icones-feministes-216284 [consulté en décembre 2023].

11 Costanzo D. 2021, « Le destin des icônes : perception, symboles et images des Bronzes de Riace dans la culture contemporaine », Thersites 13. Antiquipop – Chefs d’œuvres revisités, éd. F. Bièvre-Perrin, p. 100‑124, DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.34679/thersites.vol13.153.

12 François S. 2021, « Le Moyen Âge idéalisé de l’extrême droite européenne », Fragments sur les temps présents, 10 juin, disponible sur : https://tempspresents.com/2021/06/10/le-moyen-age-idealise-de-lextreme-droite-europeenne/ [consulté en décembre 2023].

13 Besson F., Ducret P., Lancereau G. et Larrère M. 2022, Le Puy du faux. Enquête sur un parc qui déforme l’histoire, Paris.

14 Werth N. 2022, Poutine historien en chef, Tracts 40, Paris.

15 Bozec G. 2018, « “Nos ancêtres les Gaulois” et autres récits. Évolutions et permanence du mythe national dans l’enseignement primaire, 1980-2012 », dans P. Legris et J. Dubois (éd.), Disciplines scolaires et cultures politiques. Des modèles nationaux en mutation depuis 1945, Rennes, DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/books.pur.166526 ; voir aussi M. Jaillet, « Réjane Roure et Diane Dusseaux (dir.), Gaulois ? Gaulois ! Comment l'archéologie perçoit les identités celtiques », Frontière·s 9, disponible sur : https://publications-prairial.fr/frontiere-s/index.php?id=1951.

16 Collectif 2022, Zemmour contre l’histoire, Paris.

17 Respectivement Joly L. 2023, La falsification de l’Histoire. Éric Zemmour, l’extrême droite, Vichy et les juifs, Paris ; les travaux et interventions de Jean-Clément Martin, par exemple « Génocide vendéen, histoire d’un concept polémique », France culture, 25 janvier 2023, disponible sur : https://www.radiofrance.fr/franceculture/genocide-vendeen-histoire-d-un-concept-polemique-1900011 [consulté en décembre 2023] ou « Lady Sapiens, stéréotype féminin préhistorique contesté », Science2, 10 novembre 2021, disponible sur : https://www.lemonde.fr/blog/huet/2021/10/11/lady-sapiens-stereotype-feminin-prehistorique-conteste/ [consulté en décembre 2023].

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Pour citer cet article

Référence électronique

Florian Besson, Pauline Ducret et Fabien Bièvre-Perrin, « Introduction »Frontière·s [En ligne], 9 | 2023, mis en ligne le 20 décembre 2023, consulté le 12 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/frontieres/1997 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.35562/frontieres.1997

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Auteurs

Florian Besson

Docteur en histoire médiévale

Articles du même auteur

Pauline Ducret

Membre de l’École française de Rome, section Antiquité, ArScAn (UMR 7041)

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Fabien Bièvre-Perrin

Maître de conférences, Université de Lorraine, SAMA (EA 1132)

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