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1. Portrait of a Journal Aged Twenty
III/ e-Editors : La parole aux éditrices et éditeurs invités

Le numéro double « Kay Boyle / Rachel Cusk: Neo-Modernist Voices » (e-Rea 10.2, 2013). Nicolas Boileau et Anne Reynes : L’interview imaginaire

Nicolas Pierre BOILEAU et Anne REYNES-DELOBEL

Texte intégral

1Les numéros doubles ont été très rares dans l’histoire de la revue. Pourquoi un tel sujet et dans ces années-là en particulier ?

  • 1 N. P. Boileau, “‘Hark, Hark, the Dogs Do Bark’: Is Children’s Poetry Threatening Janet Frame in An (...)

2Nicolas Boileau (NB) : Je venais d’être recruté à l’Université de Provence (2010) quand Sylvie Mathé, alors rédactrice-en-chef de la revue, m’a proposé de coordonner un numéro d’e-Rea. Je connaissais la revue puisque j’y avais publié, avant la soutenance de ma thèse, un article1. C’était une occasion formidable de pouvoir diriger un travail collectif et de proposer un sujet, donc j’ai bien sûr accepté.

  • 2 Sélectionné sur la liste courte du Orange Fiction Prize, le roman fut l’objet de critiques dans la (...)
  • 3 Clare Hanson a d’ailleurs continué à écrire sur le sujet dans son chapitre « From Realism to Postmo (...)

3C’était la première fois que je dirigeais un numéro de revue. Comme j’étais un jeune chercheur, j’avais envie de continuer à travailler sur des objets qui avaient eu une importance dans mon travail de thèse tout en orientant mes travaux vers des projets à venir, notamment l’écriture des femmes et la question autobiographique. Toutefois, je connaissais trop peu le laboratoire (LERMA) pour trouver des collègues avec qui collaborer aussi rapidement, d’autant que le laboratoire était en fin de contrat et se concentrait sur l’évaluation AERES (désormais transformée en HCÉRES) à venir. Or, avant de quitter l’Université Rennes 2, où j’avais été étudiant puis doctorant et PRAG, j’avais proposé à Maria Tang d’organiser une journée d’étude sur l’écrivaine anglaise Rachel Cusk que je venais de découvrir. La parution en français de son roman Arlington Park avait été relayée dans la presse française et plus généralement avait été remarquée à l’international, à la fin des années 20002 et j’avais contacté Clare Hanson, seule chercheuse internationale à avoir publié des articles sur Cusk, qui avait accepté d’être notre invitée3. Rachel Cusk était alors une écrivaine reconnue outre-Manche mais inconnue en France.

4C’est ainsi que j’ai proposé à Sylvie Mathé de consacrer le numéro dont elle me confiait la direction à Rachel Cusk, en mettant en avant qu’il s’agirait de la première étude monographique sur cette autrice qui commençait à gagner en popularité critique et publique et que son œuvre était déjà suffisamment conséquente. Cela me permettait en outre de publier sur un sujet plus contemporain, ce qui n’était pas encore dans mes objets de recherche, tout en mettant en exergue des mots clés devenus depuis centraux à mon travail : le féminin et le féminisme dans la littérature, l’autobiographie et l’autofiction, la filiation woolfienne, etc.

5Anne Reynès-Delobel (AR-D) : À l’instar de Nicolas, j’ai répondu avec enthousiasme à la proposition de Sylvie Mathé de consacrer un numéro de la revue à deux autrices américaine et britannique sur le thème du (néo)-modernisme. Il se trouve que j’avais récemment été élue à la présidence de la Kay Boyle Society, une société d’auteur fondée sous l’égide de l’American Literature Association (ALA) en 2006, aussi cette proposition était une occasion unique de mettre en lumière l’évolution des études boyliennes depuis le milieu des années 2000, date qui marque aussi l’essor des New Modernist Studies, tout en soulignant les liens de continuité avec les travaux pionniers réalisés par un certain nombre de chercheur.e.s, pour la plupart issus des études féministes et de genre, au cours des deux décennies précédentes. Les contributions réunies dans ce numéro étaient issues d’ateliers tenus lors de plusieurs congrès de l’ALA, mais également des propositions de chercheur.e.s que leurs recherches avaient conduit.e.s à s’intéresser de près à l’œuvre de Boyle. La forte composante internationale du dossier a tout de suite été perçue comme un atout par la rédaction de la revue, qui a par ailleurs favorisé une certaine souplesse dans sa composition en acceptant d’emblée l’inclusion d’un entretien avec une archiviste et la réédition de l’extrait d’un roman paru en traduction aux Éditions du Rocher quelques années auparavant.

6Publier ce numéro dans e-Rea était également le moyen de rappeler l’impact décisif des années d’expatriation en Europe (majoritairement en France) sur l’ensemble de l’œuvre de Boyle. En effet, si les questions touchant à l’américanité, la citoyenneté et l’appartenance sont des thématiques centrales chez cette écrivaine, ses écrits en prose comme sa poésie s’inscrivent dans une dynamique d’échanges culturels transatlantiques pour donner naissance à une forme d’imagination poétique, par ailleurs admirablement décrite par Jahan Ramazani ou Daniel Katz, qui excède de loin les frontières géographiques et les paradigmes culturels nationaux. Or, cette dimension transnationale se prêtait plutôt bien à la construction d’un numéro double permettant d’envisager le modernisme par-delà les ruptures temporelles et géographiques, et les transformations esthétiques et politiques.

7Quels axes de réflexion ont été choisis à ce moment-là ?

  • 4 Rachel Cusk a écrit une introduction à l’édition Vintage de The Rainbow de D.H. Lawrence et son der (...)
  • 5 C’est l’objet d’un article de Monica Latham dans le numéro d’e-Rea dont l’étude, augmentée et appro (...)

8NB : Le travail de Cusk m’intéressait pour deux raisons : d’une part, la presse française voyait en elle une nouvelle Virginia Woolf (une intuition confirmée par l’autrice elle-même qui célèbre dans les entretiens qu’elle accorde le modernisme, plutôt lawrencien, et la littérature écrite par des autrices4) ; d’autre part, Cusk avait publié deux textes autobiographiques, dont un sur l’expérience de la maternité, qui m’intéressaient beaucoup parce qu’il y était question du corps féminin, de son inscription dans le discours social et du rôle de l’autobiographie dans la construction subjective d’une voix propre et singulière. C’est d’ailleurs sur ce texte, A Life’s Work, que je comptais travailler, plutôt que sur Arlington Park, pourtant une ré-écriture à peine voilée de Mrs Dalloway.5

  • 6 En 2003, après qu’elle a obtenu le Somerset Maugham Prize pour The Country Life, Rachel Cusk est no (...)

9Par ailleurs, Clare Hanson et Maria Tang avaient déjà écrit sur la question de l’écriture féminine qui était renouvelée par Cusk grâce à la représentation de la maternité et leur travail résonnait avec le mien, de telle sorte que nous étions enthousiastes à l’idée de produire un appareil critique nouveau sur une autrice que la critique littéraire et académique n’avait pas élevée, pour le moment, au rang des grandes autrices du 20ème siècle, même si elle figurait parmi les autrices prometteuses dans la liste établie par Granta au début des années 19906. C’était donc en partie l’entrelacement des questions du corps et de la voix qui se trouvait au centre des préoccupations des co-éditrices de ce numéro. Ce sont ces questions qui avaient fondé l’appel à contributions ciblé que nous avions lancé. L’idée du Néo-modernisme n’a fait que confirmer une orientation sous-jacente et impulser une direction complémentaire au numéro.

10Car c’est au détour de ces questions que la dimension esthétique de l’écriture de Cusk et son lien au modernisme anglais a émergé, donnant progressivement une ligne directrice à l’ensemble des contributions et offrant une manière de réunir le dossier que préparait Anne, en parallèle et, au départ, sans rapport évident.

11AR-D : de notre côté, l’idée directrice de ce numéro était de souligner que Boyle ne peut être réduite à un lieu, une époque ou un mouvement donnés, car c’est au contraire de la pluralité et la diversité des contextes esthétiques et politiques auxquels elle a pris part (faisant preuve à chaque fois d’un rare courage et d’un flair infaillible pour discerner où l’histoire était en train de s’écrire) que son écriture tire son inspiration et, de manière assez intrigante, toute sa singularité et sa cohérence. Là encore, le caractère transnational de l’œuvre s’est avéré une boussole des plus précieuses, car il a orienté d’emblée la structuration du volume autour de certains axes. Ainsi, l’axe « éditorial », qui s’attache à décrypter la participation de l’autrice aux échanges et circulations transatlantiques par le biais de sa collaboration étroite à plusieurs « little magazines » et presses indépendantes américains installés en France, tels transition, Black Sun Press ou Hours Press. Ou encore l’axe « engagement politique », qui retrace la genèse des convictions politiques de Kay Boyle d’un continent à l’autre, de son soutien à Eugene Debs à son dévouement aux mouvements de résistance aux fascismes en Europe pendant la deuxième guerre mondiale ou, plus tard, en 1968-69, de sa prise de position en faveur du mouvement de protestation sur le campus du San Francisco State College.

12À leur tour, ces divers axes permettent de saisir l’importance cruciale des liens d’amitié chez Boyle, idée qui ressort nettement de chacune des contributions, quand elle n’en forme pas le sujet principal. Les noms de Katherine Anne Porter, Caresse Crosby, Mary Reynolds, ou Richard Wright, évoqués dans ce numéro, forment ainsi les maillons d’un réseau de sociabilités dont l’œuvre tire une grande partie de son énergie créatrice. Encourager et cultiver les amitiés littéraires était en effet aux yeux de l’écrivaine une mission quasi sacrée. En témoignent, par exemple, ses efforts acharnés pour faire publier les écrits d’Emanuel Carnevali ou de Robert McAlmon. Ou encore les liens tissés avec les étudiants inscrits à son cours de creative writing à SFSC, dont plusieurs sont devenus à leur tour des poètes reconnus. Au vu de la foi qu’elle portait dans la poursuite par d’autres moyens de la révolution moderniste dans les années 60 et 70, je pense qu’il ne lui aurait pas du tout déplu de voir son nom associé à celui d’une jeune écrivaine comme Rachel Cusk dans ce double numéro.

13Plus largement, il y a aussi chez Boyle le souci constant de lier expérience personnelle et ouverture à l’autre et à l’altérité dans un esprit de préservation et de renouvellement de l’expérience démocratique, ce que soulignent également plusieurs des articles réunis dans ce numéro. Chez elle, autobiographie et autofiction ne valent que s’ils sont mis au service d’un collectif et d’un idéal plus vastes. Si certains écrivains et poètes proches de Boyle ont pu taxer, quelque peu cyniquement, cette attitude de « romantique », sa recherche incessante d’un « nous » démocratique résonne plus que jamais aux oreilles de notre époque troublée.

14Comment le sujet a-t-il évolué depuis ce dossier ?

15NB : La question du (néo-)modernisme était très importante dans les années 2010, surtout dans la mesure où elle faisait écho aux travaux sur le néo-victorianisme qui avait parcouru la critique contemporaine dans la décennie précédente. De plus, elle était muée par une autre urgence, à savoir la manière dont pouvait être évaluée la production littéraire qui semblait sortir du canon postmoderniste, ou s’inscrire en réaction à la prépondérance du post-modernisme, notamment dans les travaux académiques. Alors que la question post-coloniale gagnait du terrain, l’écriture britannique se situait-elle nécessairement dans un au-delà du modernisme ? Ne pouvait-on créer qu’à partir du post-modernisme dont la définition, parfois floue ou rendue floue par son utilisation abusive, avait pu se réduire à des jeux de pastiches ou des jeux parodiques dont la nouveauté s’étiolait ? Le retour sur le devant de la scène des questions politiques n’impliquait-il pas une ré-évaluation de l’héritage moderniste ?

16Il s’est avéré pour de nombreux chercheur.se.s à l’époque qu’il y avait plutôt qu’une rupture, un retour, une réutilisation des tropes modernistes mis au jour dans le contexte contemporain. Ou disons que la rupture entre le modernisme et le post-modernisme n’était qu’une des modalités d’une continuité esthétique qu’il s’agissait de ré-évaluer. Monica Latham a d’ailleurs publié un premier ouvrage sur cette question7, et Armelle Parey s’était intéressée dans sa thèse à la persistance de l’ère victorienne dans la littérature contemporaine, tout comme Maria Tang, une perspective qui a donc influencé la composition du dossier sur Cusk. Au sein de la société d’études woolfiennes, cette dimension de la ré-appropriation / de la filiation de Woolf avec des autrices contemporaines par le style, la voix, l’usage de la représentation de la pensée a alimenté de nombreux travaux : on pense ainsi au projet de Claire Davison et Elizabeth Abel sur la résonance8 où j’ai été invité à présenter mon travail sur Cusk, ou encore au colloque sur Recycling Woolf9, et à la thèse de Valérie Favre sur la postérité de la pensée féministe woolfienne à travers l’étude de l’influence jouée par A Room of One’s Own depuis sa parution, thèse dans laquelle Cusk figure en bonne place.

17AR-D : Je suis d’accord avec Nicolas sur l’importance de souligner les continuités et les passages afin de replacer le modernisme dans le temps long, plutôt que d’insister sur les ruptures en accordant peut-être trop de foi à la doxa manifestaire produites par les acteurs des modernismes historiques eux-mêmes. C’est d’ailleurs l’enjeu majeur des « nouvelles études modernistes » et il s’est avéré un moyen fécond d’élargir nos focales respectives. Les études boyliennes ont à n’en pas douter bénéficié de cette dynamique. En témoignent plusieurs publications, dont l’ouvrage de Caroline Maun, Mosaic of Fire, contemporain de la préparation de ce numéro, qui retrace les liens entre Boyle et deux autrices modernistes longtemps négligées, Lola Ridge et Evelyn Scott, pour souligner leurs affinités idéologiques et esthétiques.

  • 10 https://kbs.hypotheses.org/
  • 11 Ce colloque fut également l’occasion pour Anne, co-organisatrice du colloque, d’inviter le groupe q (...)
  • 12 “D. H. Lawrence’s Ghost: Rest, (E)motion, and Imagined Transatlantic Modernism in Kay Boyle’s ‘Rest (...)
  • 13 Sandra Spanier, ed., Kay Boyle. A Twentieth-Century Life in Letters, University of Illinois Press, (...)
  • 14 Thomas Austenfeld and Anne Reynès-Delobel, « Kay Boyle ». In « American Literature », dir. Jackson (...)

18Le travail collectif qui a donné lieu à ce numéro a eu en outre plusieurs répercussions positives. Tout d’abord, il a servi d’assise à la poursuite des travaux de la Kay Boyle Society (KBS) et à leur diffusion par le biais d’un carnet de recherche Hypothèses créé en 201810, qui a depuis prouvé toute son utilité, particulièrement pendant la pandémie. Par ailleurs, ce travail a permis à la KBS de resserrer les liens avec une autre grande société savante, la Society for the Study of American Women Writers, grâce à la tenue d’un atelier lors du congrès de la SSAWW à Bordeaux, en 201711. La même année, grâce à notre collègue Christine Zaratsian, un article sur Boyle et Lawrence paraissait dans The Journal of the Short Story in English12, ce qui tend à confirmer, comme le souligne Nicolas, à quel point Lawrence reste un auteur incontournable pour qui s’intéresse aux liens entre modernisme et néo-modernisme. La publication de la correspondance de Boyle, sous la direction de Sandra Spanier, en 201513, permet de relire les divers contextes dont il est question dans ce dossier dans une perspective élargie. Enfin, deux ans plus tôt, à l’invitation de Jackson Bryer et Paul Lautner, une entrée bibliographique sur Kay Boyle avait été publiée sur la plateforme des Oxford Online Bibliographies14.

19Depuis la parution de ce numéro, la recherche sur l’œuvre de Boyle s’est donc enrichie et diversifiée, bien que la question épineuse de la réédition de l’œuvre reste un sujet d’inquiétude. Côté traduction, en revanche, le baromètre est à la hausse, car l’œuvre suscite à nouveau l’intérêt des éditeurs européens. Ma propre traduction d’un roman de 1932, Year Before Last (2019)15, vise à la faire connaître d’un plus large public francophone, bien qu’elle ne puisse se comparer à celle, magnifique, de la novelle The Crazy Hunter (1940) par le regretté Robert Davreu, dont un extrait16 a été publié dans ce même numéro d’e-Rea.

20Quelle était la nature de la collaboration avec le comité de rédaction ?

21NB : À l’époque, je connaissais mal le comité de rédaction d’e-Rea. La double évaluation à l’aveugle était déjà la règle mais elle n’était pas tout à fait dans les mœurs de tous les collègues, ce qui m’a mis le pied à l’étrier très vite pour la gestion des réactions des auteurs et autrices à des rapports moins élogieux, parfois plus critiques, sur leurs articles avant qu’ils ne soient publiables. Le numéro avait été préparé par mes soins mais la gestion des relectures à l’aveugle, elle, avait été centralisée, si bien que mon lien avec le comité de rédaction avait été très simple. C’est Sylvie Mathé qui, à la lecture de l’ensemble des deux dossiers, a proposé qu’un lien soit établi autour du modernisme et de son renouveau, ce qu’Anne et moi avions accepté avec enthousiasme car cela ouvrait également à une autre lecture du dossier, dont la cohérence scientifique m’était apparue différemment puisque je n’avais évalué que le dossier de Cusk. C’était aussi une excellente manière de découvrir Kay Boyle et les travaux d’Anne sur cette autrice dont l’inscription dans le courant moderniste constituait, elle aussi, un questionnement à interroger scientifiquement.

22AR-D : j’ai moi aussi découvert Rachel Cusk à la faveur de ce double numéro, preuve de l’utilité des collaborations visant à décloisonner les recherches aérales, y compris au sein des études modernistes. Par ailleurs, je ne peux que souscrire aux éloges de Nicolas à l’endroit de Sylvie Mathé et de son comité de rédaction qui ont été un soutien des plus appréciés pour la réalisation de ce projet d’édition. Au moment où la revue s’apprête à fêter ses vingt ans, nous ne pouvons que lui souhaiter longue vie et de nombreuses autres fructueuses collaborations !

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Notes

1 N. P. Boileau, “‘Hark, Hark, the Dogs Do Bark’: Is Children’s Poetry Threatening Janet Frame in An Autobiography”, Poetry and Autobiography, Hélène Aji (ed.), e-Rea 5.1, printemps 2007, pp. 70-77.

2 Sélectionné sur la liste courte du Orange Fiction Prize, le roman fut l’objet de critiques dans la presse : https://www.theguardian.com/books/2006/sep/16/featuresreviews.guardianreview6 ; https://www.nytimes.com/2007/02/05/books/05wals.html ; https://www.lemonde.fr/livres/article/2007/08/30/rachel-cusk-tout-pour-etre-heureuses_949188_3260.html

3 Clare Hanson a d’ailleurs continué à écrire sur le sujet dans son chapitre « From Realism to Postmodernism and Beyond » (The History of British Women’s Writing 1970-present, Palgrave Macmillan, pp. 23-35), ou dans « The Maternal Body » (The Cambridge Companion to the Body in Literature, Cambridge University Press, 2015, pp.87-100).

4 Rachel Cusk a écrit une introduction à l’édition Vintage de The Rainbow de D.H. Lawrence et son dernier roman, Second Place, est inspiré d’un texte de Mabel Dodge Luhan, « Lorenzo in Taos » (1932). Cusk a dit à plusieurs reprises son admiration pour l’écrivaine anglaise Virginia Woolf et pour les écrivaines françaises, notamment Annie Ernaux.

5 C’est l’objet d’un article de Monica Latham dans le numéro d’e-Rea dont l’étude, augmentée et approfondie, peut être lue dans Monica Latham, A Poetics of PostModernim and Neomodernim, Routledge, 2016.

6 En 2003, après qu’elle a obtenu le Somerset Maugham Prize pour The Country Life, Rachel Cusk est nommée dans la liste des 20 meilleur·e·s écrivain·e·s de sa génération par la magazine Granta.

7 Monica Latham, A Poetics of PostModernim and Neomodernim, Palgrave Macmillan, 2015.

8 https://fbf.berkeley.edu/publications/sound-waves-virginia-woolfs-resonance

9 Le colloque fut organisé à l’Université de Lorraine par Monica Latham, Anne-Laure Rigeade et Caroline Marie (https://factuel.univ-lorraine.fr/node/11677) donnant lieu à une excellente publication chez Routledge en 2022, https://www.routledge.com/Recycling-Virginia-Woolf-in-Contemporary-Art-and-Literature/Latham-Marie-Rigeade/p/book/9781032055374

10 https://kbs.hypotheses.org/

11 Ce colloque fut également l’occasion pour Anne, co-organisatrice du colloque, d’inviter le groupe que nous venions de monter au sein du LERMA sur les résistances des femmes aux féminismes (https://wfw.hypotheses.org), ce qui montre, s’il le fallait, que ce type de collaboration permet de créer des synergies thématiques au-delà des profils de chacun.e. Nous avions alors organisé un séminaire délocalisé dans le cadre du colloque.

12 “D. H. Lawrence’s Ghost: Rest, (E)motion, and Imagined Transatlantic Modernism in Kay Boyle’s ‘Rest Cure’.” In: Transgressing Borders and Borderlines in the Short Stories of D.H. Lawrence, Shirley Bricout and Christine Zaratsian (eds). Journal of the Short Story in English 68, Spring 2017, pp. 143-56. Web / HAL

13 Sandra Spanier, ed., Kay Boyle. A Twentieth-Century Life in Letters, University of Illinois Press, 2015.

14 Thomas Austenfeld and Anne Reynès-Delobel, « Kay Boyle ». In « American Literature », dir. Jackson Bryer, R. Kopley et P. Lauter, Oxford Bibliographies in American Literature, Oxford University Press,Web.

15 Kay Boyle, Fuir avant demain [Year Before Last, 1932]. Traduit de l’américain, introduction et notes par Anne Reynes-Delobel, UGA Éditions, HAL

16 https://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/erea/3186#quotation

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Pour citer cet article

Référence électronique

Nicolas Pierre BOILEAU et Anne REYNES-DELOBEL, « Le numéro double « Kay Boyle / Rachel Cusk: Neo-Modernist Voices » (e-Rea 10.2, 2013). Nicolas Boileau et Anne Reynes : L’interview imaginaire »e-Rea [En ligne], 21.1 | 2023, mis en ligne le 10 décembre 2023, consulté le 22 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/erea/16956 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/erea.16956

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Auteurs

Nicolas Pierre BOILEAU

Aix-Marseille Université, LERMA, Aix-en-Provence, France

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Anne REYNES-DELOBEL

Aix-Marseille Université, LERMA, Aix-en-Provence, France

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