Navigation – Plan du site

AccueilNuméros21.11. Portrait of a Journal Aged TwentyIII/ e-Editors : La parole aux éd...« La République et l’idée républi...

1. Portrait of a Journal Aged Twenty
III/ e-Editors : La parole aux éditrices et éditeurs invités

« La République et l’idée républicaine en Grande-Bretagne », e-Rea 1.2, 20 ans après

Pierre LURBE

Texte intégral

Le passé bouge et les miroirs sont imprévisibles.
Antonio Muñoz Molina, Séfarade (2001)

1Il peut paraître étrange de placer en exergue de ce texte à destination d’une revue d’études sur le monde anglophone cette brève phrase d’un écrivain espagnol contemporain. Pourquoi ne pas avoir plutôt choisi un extrait d’un auteur anglophone, contemporain ou disparu, et tant qu’à faire, d’un penseur républicain du XVIIe siècle anglais, puisque cela rejoindrait le thème du numéro d’e-Rea qui fut publié il y a vingt ans cette année ? On peut y voir l’effet de ce qu’on nomme la serendipity, trouvaille aussi heureuse qu’inattendue, cette phrase s’étant imposée comme une évidence à l’auteur de ces lignes, qui lisait le roman de Molina au moment même où il posait un regard rétrospectif sur ce deuxième numéro d’e-Rea, qu’il avait coordonné et qui publiait les travaux d’un colloque tenu à l’université de Provence en novembre 2002.

2« Le passé bouge » : cette assertion est paradoxale, et cependant parfaitement exacte. On pourrait s’imaginer que rien n’est plus stable que le passé, puisqu’étant passé, il serait désormais figé, intangible, éternellement semblable à lui-même. Pourtant, le passé bouge, parce que le miroir dans lequel on le regarde est en effet imprévisible : le rétroviseur mental que l’on scrute pour plonger dans le passé ne renvoie pas toujours l’image à laquelle on s’attendrait. Dans le miroir de la rétrospection, on aperçoit des choses dont on n’avait pas forcément conscience.

3C’est ainsi que le miroir m’a rappelé que le tout premier numéro d’e-Rea s’intitulait « Éros en Amérique » ; c’est ce numéro 1.1/2003 qui fut suivi du numéro 2.2 /2003 dont il est question ici, « La République et l’idée républicaine en Grande-Bretagne ». Amérique, Grande-Bretagne : quoi de plus normal qu’à l’orée de son existence, les deux premiers numéros de la revue e-Rea aient été respectivement consacrés, sous un prisme particulier, à chacune des aires culturelles auxquelles s’intéressaient, et s’intéressent toujours, les membres du LERMA ? Mais au-delà de ce qui est un constat assez trivial, c’est d’autre chose qu’il s’agit ici : non pas de l’aire géographique, mais des thématiques choisies, « Éros » d’un côté, « la République et l’idée républicaine » de l’autre. À première vue, ces deux thématiques n’ont aucun rapport l’une avec l’autre. Quoi de commun, en effet, entre un sujet a priori affriolant, voire affolant, ce que souligne encore l’illustration de couverture du n° 1.1, reprise très suggestive, due à Cécile Coquet, de la célèbre affiche du film de Stanley Kubrick, et les austères réflexions sur un sujet politico-philosophique, qu’annonce dès la page de titre une gravure non moins austère, reproduite en négatif, qui n’est autre que le frontispice de la troisième édition (1518) de l’Utopie de Thomas More ? On pourrait penser qu’il s’agit d’un contraste délibéré entre l’Amérique, en proie à la fièvre des sens, et la Grande-Bretagne, où « ces choses-là » n’ont pas cours et où l’intellect a depuis longtemps vaincu les pulsions (No Sex Please, We’re British). Mais si, au contraire, cette référence à Éros préparait subliminalement le lecteur d’e-Rea à comprendre que la République, ou son idée, constitue pour les Britanniques cet obscur objet du désir qui demeure à jamais inatteignable ?

4C’est au fond cela même que suggère la dualité du titre du n° 1.2 d’e-Rea, qui reprend celui du colloque (« La République et l’idée républicaine en Grande-Bretagne »). La République (Commonwealth) n’exista que fugitivement en Angleterre, sorte de parenthèse ouverte après l’exécution de Charles Ier et l’abolition de la monarchie (1649), et refermée par le retour de Charles II et la Restauration de 1660 ; parenthèse plus brève encore, durant à peine le temps d’un soupir à l’échelle de l’histoire, si l’on considère que le coup d’état d’Oliver Cromwell (1653) mit fin à l’expérience républicaine proprement dite pour la remplacer par le Protectorat. Si la République mourut à coup sûr comme forme politique en 1660, elle n’en continua pas moins à vivre dans l’imaginaire de très nombreux Britanniques, sous forme d’idée, et même d’idéal – peut-être eût-il mieux valu parler d’« idéal républicain » que d’« idée républicaine » –, que l’on vit ressurgir plus d’une fois dans les siècles suivants. C’est justement en raison de cette persistance de l’idée républicaine que le sujet du colloque avait été envisagé dans la longue durée, durée qui s’étend non seulement en aval à partir du milieu du XVIIe siècle, mais aussi en amont, l’idée de république étant présente bien avant dans la pensée anglaise. Je ne reviendrai pas ici sur le caractère protéiforme de cette notion, puisque c’était l’objet même de ce colloque d’en montrer la polysémie sous toutes ses coutures, du XVIe siècle à nos jours.

5Mais pourquoi aborder pareil sujet en 2002 ? Cela répondait-il à une urgence particulière ? Plusieurs éléments se croisent ici, ou semblent se croiser, pour expliquer le choix de ce sujet. Un regard dans le rétroviseur nous rappelle que 2002 était l’année du Golden Jubilee de la reine Elizabeth II, marquant le cinquantième anniversaire de son accession au trône à la mort de son père, et entraînant aussi, chez les adversaires de la monarchie, un renouveau des interrogations sur l’avenir de l’institution et sa viabilité à long terme. Comme toujours, ces célébrations tendent à raviver simultanément la ferveur patriotique et monarchique, et la ferveur des tenants du républicanisme, ces derniers étant cependant bien trop minoritaires pour espérer l’emporter dans l’opinion. Mais cette explication est trop courte et ne tient pas. Il ne fut pas question du Jubilé pendant le colloque, ni dans ses à-côtés, mais beaucoup plus de la guerre d’Irak, alors imminente.

6Plus fondamentalement, ce colloque s’inscrivait dans un contexte de renouvellement de la réflexion sur le républicanisme de la première modernité, renouvellement dont la publication récente – à l’époque s’entend – en français des ouvrages de Felix Gilbert (Machiavel et Guichardin, traduit par Jean Viviès et publié au Seuil en 1996) et J.G .A. Pocock (Le moment machiavélien, traduit par Luc Borot et publié aux P.U.F. en 1997) constituaient des signes parmi d’autres. De ce renouveau témoignent aussi des colloques antérieurs à celui d’Aix-en-Provence, comme celui organisé à Montpellier par Luc Borot en 1995, « James Harrington and the Notion of Commonwealth » (les Actes en furent publiés en 1998), ou encore, le séminaire hebdomadaire du Centre Thomas-Hobbes dirigé par Yves-Charles Zarka, dont les travaux fournirent la matière d’ouvrages comme, justement, Monarchie et République au XVIIe siècle (P.U.F., 2007). Plus de la moitié des communications du colloque – sept sur treize exactement – avaient de fait été présentées par des spécialistes de la pensée politique des XVIIe et XVIIIe siècles, mais les six autres avaient permis d’étendre l’enquête en amont (XVIe siècle) et en aval (du XIXe au XXIe siècle), pour les raisons évoquées plus haut.

7Le rétroviseur donne à voir une autre réalité imprévisible, qui permet de mesurer l’écart qui sépare l’époque de ce colloque, et celle d’aujourd’hui. Non seulement la quasi-totalité des communications avaient été données en français, mais la seule à avoir été présentée en anglais – celle de Rachel Hammersley –, avait été traduite en français pour la publication. Seule l’intervention de Kenneth Morgan était restée dans sa langue d’origine. Le colloque de 2002 n’était pourtant pas « franco-français » au sens strict et étroit du terme, cinq des intervenants étant anglophones, même si trois d’entre eux étaient en poste en France. Aujourd’hui, cette situation serait impensable, comme le serait le titre d’un colloque donné uniquement en langue française, ce qui était le cas. L’usage de l’anglais comme langue de présentation des communications, même par des francophones, s’est beaucoup répandu depuis, et est même parfois officiellement encouragé. C’est ainsi par exemple que dans le tout dernier numéro d’e-Rea (20.2/2023), la seconde partie de ce numéro double, « Revisiting the Periodical Essay, 1860-1940 », est intégralement constituée de textes en anglais. Cette montée en puissance de l’anglais est peut-être en partie liée à la présence croissante de collègues étrangers, et notamment anglophones, dans les colloques tenus en France, mais pas seulement : il suffit de regarder le programme des récents Congrès de la SAES pour se rendre compte que même dans le cadre d’ateliers où ne communiquent que des universitaires français, ou en tout cas en poste dans des universités françaises, la quasi-intégralité des communications sont présentées en anglais. C’est le cas depuis des décennies au Congrès annuel de nos collègues de l’Asociación Española de Estudios Anglo-Norteamericanos, où le tout-anglais est de rigueur – l’espagnol n’est utilisé que lors de l’AG de l’association, et bien sûr dans les à-côtés du Congrès lui-même, mais ce n’était pas le cas en France avant une période relativement récente ; le « tout-anglais » n’y est d’ailleurs pas – pas encore ?– de rigueur.

8Il ne s’agit pas du tout de suggérer ici que « c’était mieux avant », mais de s’interroger sur l’évolution de nos pratiques collectives dans l’utilisation d’une langue ou d’une autre. Le terme même de « communication » est riche de sens : avec qui veut-on communiquer quand on prononce une communication ? Quel public vise-t-on ? L’emploi d’une langue plutôt que d’une autre détermine et constitue un auditoire, ou un public possible. À qui s’adresse-t-on quand on privilégie l’anglais comme langue des communications ? Ne court-on pas le risque que les anglicistes ne parlent qu’aux anglicistes, ou au-delà, au seul public anglophone spécialiste des mêmes objets de recherche ? Ne risque-t-on pas de reconduire ainsi ce fonctionnement « en silo » de la recherche, où les domaines coexistent sans pouvoir se rencontrer ? Notre mission est également celle d’être des passeurs entre cultures, mission pour laquelle l’usage du français reste indispensable, y compris pour parler à nos collègues d’autres champs disciplinaires qui ne connaissent pas ou ne maîtrisent pas l’anglais – car tout le monde ne connaît pas l’anglais. La question se pose également de savoir si on dit absolument la même chose, et même si on pense absolument la même chose, dans une langue et dans une autre. Il nous est arrivé à tous de devoir traduire un de nos articles dans l’autre langue, que ce soit du français vers l’anglais ou l’inverse, et de nous rendre compte qu’il s’agit souvent davantage de réécrire, voire de conceptualiser un peu différemment, que de traduire le texte original. La pluralité des langues de travail permet une pluralité de regards et d’approches. Nous n’en sommes certes pas encore au même point que nos collègues espagnols, et le français reste une langue de recherche de première importance dans notre domaine d’étude, mais il ne serait pas inutile de faire un pas de côté pour réfléchir collectivement aux implications de nos choix linguistiques.

9Le passé bouge, non seulement en ce sens qu’il bouge dans nos mémoires, parce que l’oubli vient s’en mêler, et que nous le reconfigurons sans cesse et sans même nous en rendre compte, mais aussi, dans certains cas, parce que les objets du passé eux-mêmes viennent à bouger et à changer de figure. Il se trouve que c’est le cas de ce numéro 1.2 d’e-Rea, qui a littéralement changé de figure, changé d’aspect, entre le moment de sa première publication en 2003, et le moment où il a été reformaté pour être republié sur le site de Revues.org. Comme le rappelle la « Présentation éditoriale de la revue e-Rea» (https://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/​erea/​419), e-Rea fut créée par Joanny Moulin, qui en assuma la direction jusqu’en 2008. Il fallait être un peu visionnaire à l’époque pour créer une revue en ligne, l’une des premières du genre à une époque où la publication sur support papier l’emportait encore largement. C’était avoir le nez creux, la publication en ligne permettant de démultiplier et d’internationaliser la diffusion d’une revue, de manière impossible et impensable pour une édition papier – ce qui bien sûr n’est pas sans incidence sur l’emploi d’une langue plutôt que d’une autre, élément de réflexion supplémentaire à apporter à la question évoquée précédemment. Mais 2003, c’était encore l’époque héroïque pour les publications électroniques. Comme cela est rappelé dans la « Présentation éditoriale », « La revue paraissait alors sous forme de fichiers pdf ». À sa grande honte, le responsable du numéro 1.2 qui écrit ses lignes doit avouer qu’il n’a aucun souvenir de cette première version, les fichiers pdf qui étaient certainement téléchargés sur son ordinateur à l’époque ayant disparu depuis longtemps, comme l’ordinateur lui-même, dont il ne sait même plus d’ailleurs de quel modèle il s’agissait. Cette première version de ce numéro a elle-même disparu à son tour, car la qualité de la revue e-Rea lui a permis d’intégrer le portail Revues.org dès 2008, cependant que les progrès techniques permettaient de lui donner une toute autre figure : « Depuis 2008, soit le numéro 6.1, e-Rea est intégrée au portail Revues.org. Les numéros précédents ont tous été reformatés et tous les textes, à l’exception de certaines recensions, sont accessibles directement en ligne ». L’accès direct en ligne de tous les textes est incontestablement un immense progrès, mais est-on bien certain que rien ne se soit perdu au passage ? Certaines recensions n’ont pas été reprises, bien sûr, comme cela est dit dans le passage à l’instant cité, mais est-ce vraiment tout ? Pas vraiment, car il y a bien quelque chose qui a été perdu au passage, qui a trait à l’histoire même de la revue. Ce n’est aucunement le cas singulier d’e-Rea, car il s’agit ici du résultat de la politique éditoriale d’OpenEdition, qui concerne toutes les revues qui y sont publiées. On accède certes aux articles directement, ce qui est bien sûr l’essentiel, mais on n’accède plus qu’aux seuls articles, rendus totalement indépendants de l’histoire de la revue dans laquelle ils ont été publiés. Car une revue, c’est aussi un comité éditorial et un comité de lecture, qui l’un et l’autre changent au fil du temps. Nous savons grâce à la « Présentation » que Joanny Moulin puis Sylvie Mathé se succédèrent à la direction d’e-Rea, mais qui étaient les autres membres du comité de rédaction ? Qui figurait au comité de lecture ? Les seuls comités de rédaction et de lecture dont ait connaissance le site d’OpenEdition sont les comités qui sont en place aujourd’hui. La composition nominative des comités précédents ne figure plus nulle part, sauf peut-être dans des limbes inaccessibles. En quoi est-ce important ? Après tout, on lit une revue pour ses articles, pas pour parcourir les pages de garde, qui ont été ici comme arrachées pour ne garder que la substance de la revue. Mais si l’on essaie d’écrire l’histoire d’une revue, ce qui est un projet parfaitement cohérent – en quittant un instant le domaine des études anglophones, comment ferait-on l’histoire de revues comme la NRF, ou Esprit, qui ont tant compté dans la vie intellectuelle de notre pays, si nous n’avions plus à notre disposition que leurs articles, dépourvus de tout le paratexte qui les entourent, et qui est heureusement préservé dans les éditions papier ? Au fond, qu’est-ce qu’une revue ? Un simple support de publications, ou une personne morale, dotée d’une identité propre, qui s’incarne dans les personnes qui la font vivre et lui donnent son orientation ?

10Pour boucler la boucle, je reviendrai au début de ce texte, à ce passage où j’évoquais les illustrations de couverture des deux premiers numéros de la revue e-Rea. J’ai simplement mentionné le fait que celle qui illustre le numéro 1.2 est le frontispice de la troisième édition (1518) de l’Utopie de Thomas More, mais je n’en ai pas mentionné l’auteur, ni raconté l’histoire de l’illustration de couverture de ce volume. Initialement, et ceci rejoint ce que j’écrivais plus haut, il s’agissait de trouver une image qui évoquerait la quête de la république, comme un idéal quasiment inaccessible. L’idée qui nous était venue – à cette distance de temps, je serais bien incapable de dire à qui en revenait la paternité, ou la maternité, ce qui a d’ailleurs peu d’importance – était de recourir à la figure du Petit Prince de Saint-Exupéry, dont la question emblématique « S’il vous plaît... Dessine-moi un mouton » deviendrait « S’il vous plaît... Dessine-moi une république ». Le fils d’Annick et Max Duperray réalisa un superbe dessin, où le Petit Prince, debout sur la Grande-Bretagne, posait cette question, écharpe au vent et yeux pleins d’étoiles. Hélas, les ayants droit de Saint-Exupéry, à qui nous avions demandé, pour des raisons juridiques, l’autorisation gracieuse d’utiliser cette image en forme d’affectueux clin d’œil, nous la refusèrent purement et simplement. Il fallut donc trouver autre chose. Ici encore, et à nouveau à ma grande honte, je ne sais plus comment ni par qui le frontispice de l’Utopie fut choisi. C’était évidemment un choix tout à fait pertinent, qui reprenait l’idée que nous souhaitions mettre en relief - la République comme horizon utopique. En haut de la page d’accueil du numéro 1.2 de la Revue, sous la vignette en question, figure la mention suivante : « Information sur cette image – Crédits : Hans Holbein ». L’image étant en petit format, et en négatif, j’eus envie de la voir en plus grand, pour mieux la comprendre. Il s’avéra impossible de trouver cette gravure dans les galeries d’images reproduisant les œuvres de Hans Holbein, et pour cause : ce n’est pas Hans Holbein qui en est l’auteur, mais un autre Holbein, son propre frère, Ambrosius Holbein, autre image imprévisible renvoyé par le miroir. Ambrosius, né en 1494, soit trois ans avant son illustre frère, mourut trop jeune pour laisser autre chose que l’embryon, très prometteur, d’une œuvre dont cette gravure est un des derniers fleurons. Je ne sais pas davantage comment Hans s’est substitué à Ambrosius dans la légende de cette gravure ; je n’y vois bien sûr aucune malice, sinon celle du destin qui, abrégeant tellement la vie de l’aîné, laissa toute la place au cadet, au point qu’il n’existe qu’un seul Holbein, effet encore renforcé par les liens privilégiés que Hans eut avec l’Angleterre. Si ce petit exercice de mémoire peut avoir eu pour utilité de redonner à Ambrosius Holbein la place qui est légitimement la sienne, il n’aura pas été vain.

11Pour conclure, je ne peux que rendre un très amical hommage, et exprimer ma gratitude, aux collègues et amis qui avaient pris part à ce colloque, il y a vingt ans de cela, soit par ordre d’entrée en scène : Pierre Sahel (hélas disparu l’an dernier), Charles-Édouard Levillain, Gérard Hugues, Christophe Tournu, James Brown, Ann Thomson, Rachel Hammersley, Alexandra Hyard, Catherine Hajdenko-Marshall, Antoine Mioche, Matthew Graves, Valérie Auda-André, et Kenneth Morgan. Pendant ces quelques jours, nous avions constitué une petite république, amicale et fraternelle, où nos échanges privés avaient autant de prix, sinon plus, que nos prises de paroles publiques.

« L’amitié jette des racines bien profondes dans les cœurs honnêtes »
Alexandre Dumas, Vingt Ans après (1845)

Haut de page

Pour citer cet article

Référence électronique

Pierre LURBE, « « La République et l’idée républicaine en Grande-Bretagne », e-Rea 1.2, 20 ans après »e-Rea [En ligne], 21.1 | 2023, mis en ligne le 15 décembre 2023, consulté le 25 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/erea/16954 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/erea.16954

Haut de page

Auteur

Pierre LURBE

Université Paris-Sorbonne

Articles du même auteur

Haut de page

Droits d’auteur

CC-BY-NC-ND-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

Haut de page
Rechercher dans OpenEdition Search

Vous allez être redirigé vers OpenEdition Search