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Sur l'écrit

Traversée de l’ovale culture malgache

Entretien avec Fabien Bordeles par Jean Marie Théodat le 30 janvier 2024
Fabien Bordeles et Jean Marie Théodat
Référence(s) :

Bordeles F.

Histoires du rugby à Madagascar

2023. Paris, Hémisphères Éditions - Maisonneuve et Larose Nouvelles Éditions, 224 p.

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Texte intégral

Jean Marie Théodat (JMT). Notre entretien a lieu à un moment où la CAN bat son plein en Côte d’Ivoire, compétition dont Madagascar est absent. Le football n’étant pas la tasse de thé des Malgaches. Comment expliquez-vous ce paradoxe ? Pourriez-vous nous présenter l’ouvrage en quelques mots ? Pourquoi le rugby ?

Fabien Bordeles (FB). Je suis un ancien rugbyman du Bordeaux étudiants club (BEC), j’ai également entraîné en école de rugby en France et à Madagascar, où j’ai eu la chance de vivre et de travailler plusieurs années. Historien du sport de formation et archiviste de profession, je travaille aux Archives nationales d’Outre-mer (Aix-en-Provence) où je m’occupe des archives du sud-ouest de l’Océan Indien.

On ne peut pas dire que les Malgaches ne goûtent pas au football et le récent beau parcours (quart de finaliste de la CAN 2019 pour une première participation) des Barea, emblème de la sélection nationale, a suscité un engouement populaire très fort. De plus, la pratique du football est sans doute mieux répartie sur l’ensemble de l’île que celle du rugby, très fortement centralisé sur les Haut-Plateaux centraux (Antananarivo est son lieu de naissance). Mais il a une histoire plus longue et le jacobinisme insulaire a favorisé son poids politique et sa résonnance populaire.

Ce livre documente le lien entre rugby et insularité en présentant les sources internationales et l’histoire du rugby malagasy/malgache à travers des portraits de lieux (stades), de clubs et de personnes (joueuses, joueurs, entraîneurs, arbitre, dirigeants) pour mieux appréhender l’esprit, le flair du rugby gasy.

Cette traversée de l’ovale culture malgache est illustrée par une iconographie fabuleuse (photographies, dessins, aquarelles, installations, documents d’archives…). Car, dans ses prémices, ce livre suit les brisées d’une exposition réalisée en 2021 à Antananarivo et qui depuis 2023 est en tournée française.

1Alors que nous sortons de la coupe du monde de rugby en France, cet ouvrage célèbre un autre rugby, bien loin des grandes messes professionnelles. À Madagascar la passion est transmise, entre survie et fierté par les pratiquants de la balle allongée/lavalava qui ne dort jamais.

JMT. Pourriez-vous nous rappeler les temps-forts de la mise en place de cette ovalie insulaire ?

  • 1 Évelyne Combeau-Mari, Le sport colonial à Madagascar 1896-1960, Paris, Soc. fra. d’hist. d’outre-me (...)

FB. La naissance et le développement des sports athlétiques à la fin du XIXe siècle se placent dans un spectre large : la volonté d’encadrement de la jeunesse, aussi bien que les nouveaux rapports de l’individu à son corps grâce notamment aux progrès des sciences, de la médecine et de l’hygiène. En milieu colonial, « les sports se présentent paradoxalement à la fois comme un instrument de la colonisation (instrument d’éducation, de distinction, d’intégration, d’assimilation…) et comme un levier de la décolonisation (espace d’association, de rassemblement, de combat, d’expression identitaire. »1

À Madagascar, le rugby est utilisé par les Français, dès le début de la colonisation (1896), comme élément de préparation militaire pour les gardes recrutés localement. Il va très vite connaître un développement de ses pratiquants (via les clubs) et un énorme succès populaire. Ce sport roi devient l’emblème de la lutte nationaliste malgache jusqu’à l’indépendance. Ensuite dans les années 1960 jusqu’à aujourd’hui, alors que les joueurs et les joueuses sont de plus en plus pauvres, tous les dirigeants et partis vont tenter de les utiliser lors des crises politiques.

JMT. Il y a donc une dimension martiale à la préparation ?

FB. Bien entendu. Il s’agit d’un sport collectif de combat, où la notion de territoire est sacrée. Il permet de mettre au sol, physiquement et sans ménagement, son adversaire. Il a trouvé un écho puissant auprès d’un peuple en lutte contre un envahisseur. Dès la fin de l’année 1895, les Menalamba/Toges rouges, sont en action. C’est un mouvement politique insurrectionnel, né en Imerina (Arivonimamo). C’est le symbole du premier nationalisme insulaire en réaction à la présence française. Le rugby participe à la naissance des luttes nationalistes. Les Malgaches voient dans sa pratique ou son spectacle, un espace et un moyen permettant l’expression de leurs corps et de leurs sentiments : tant pour les joueurs que les spectateurs, les dirigeants et les journalistes.

Illustration 1 - L’équipe de rugby du Stade olympique de l’Emyrne (SOE), en 1912

Illustration 1 - L’équipe de rugby du Stade olympique de l’Emyrne (SOE), en 1912

©Agence Anta SP2-N°1201.

  • 2 Raymond Razafindralambo, Le Rugby Malagasy, Antananarivo, Ministère de la Culture et de l’Art Révol (...)

En 1909, comme le remarque Razafindralambo2, les couleurs choisies par le Stade olympique de l’Emyrne, le premier club malgache, sont le blanc et le rouge qui représentent la royauté merina. La reine, Ranavalona III, est alors exilée en résidence surveillée à Alger. Ainsi, toutes les victoires contre des équipes de vazaha nourrissent la fierté nationale et elles arrivent très vite. Le SOE bat pour la première fois l’équipe du bataillon, les Marsouins, en 1911, ensuite, pendant les années 1920 viennent les victoires régulières sur le Racing Club de Tananarive (club « élitiste » et réservé « aux européens ») qui cimentent le sentiment national et la popularité du rugby.

De l’étude de presse de l’époque, il se dégage une atmosphère de violence et de passion, comme une représentation du monde colonial où le terrain de rugby devient un exutoire pour l’ensemble des acteurs du monde sportif et de la société.

La plus belle des victoires, dans la mémoire collective, restera sans doute celle qui eut lieu à Tananarive (Mahamasina), le 11 octobre 1947 ! Nous sommes en effet en pleine « rébellion » et le Haut-commissaire organise une rencontre de rugby entre « une équipe de Tananarive » et « l’équipe du croiseur Dugay-Trouin » !!! Résultat ? Une défaite très sèche et amère pour les marins français (sachant qu’alors l’essai ne valait que trois points…) : « 36/4 ou 33/3 » d’après Razafindralambo.

Illustration2 - Sélection tananarivienne devant affronter les marins français du croiseur Dugay-Trouin (Foire-exposition du progrès malgache le 11 octobre 1947)

Illustration2 - Sélection tananarivienne devant affronter les marins français du croiseur Dugay-Trouin (Foire-exposition du progrès malgache le 11 octobre 1947)

Debout de gauche à droite on peut voir notamment : l’arbitre du match Laurent Guy 3e, Ravolomaso 5e, Be de JSTA 10e, et Nitram 13e, au stade Mahamasina le 11 octobre 1947.

©FR ANOM 31Fi56/337.

JMT. Comment ce lien organique entre le sport et la politique s’est-il exprimé au-delà des joutes sur le terrain ?

  • 3 Joseph Ravoahangy Andrianavalona (1893-1970), neveu de Ranavalona III, ce médecin mène une carrière (...)

FB. Déjà avant l’indépendance, ce lien était devenu manifeste. L’année 1957 représente un sommet pour le rugby malgache. C’est celle de la fameuse tournée de l’équipe « représentative » de Madagascar en France, où se déroulent quatre matchs contre Nice, Toulon, Toulouse et le RCF (Racing Club de France) à Paris. Lors du passage à Toulouse, dirigeants et joueurs rendent visite au docteur Joseph Ravoahangy Andrianavalona3, toujours assigné à résidence suite à la condamnation, dont il avait fait l’objet lors du procès des parlementaires MDRM, accusés d’avoir déclenché « la rébellion » de 1947. Cette visite affiche leurs soutiens au représentant du mouvement nationaliste.

  • 4 René Mauriès (1921-1999) est un journaliste, grand reporter et écrivain français (prix Albert Londr (...)

Sur le plan sportif, les brillantes victoires lors des trois premiers matchs et notamment celle contre le Stade Toulousain marquent les esprits. A Toulouse le 29 septembre les Malgaches gagnent encore sur le score de 13 à 8. René Mauriès4, dans « Le rugby d’allégresse » revient sur ce match et cette équipe malgache. Il qualifie les joueurs d’« amateurs absolus » et prévient qu’avec eux il ne faut jamais « laissez traîner le ballon à leur portée. Ils s’en emparent et jonglent aussitôt avec une habileté qui tient de la désinvolture (…) et à rythme de jeu inusité. »

Avec un sens de la formule certain, il pose aussi le rôle politique du rugby malgache à cette époque : « Le rugby est-il pour les Malgaches ou les Hovas un sport national ? Je ne sais. Mais ils en font une affaire d’État. »

L’épisode glorieux se termine tragiquement à Paris. Les Malgaches perdent le match, mais déplorent surtout le décès d’un joueur lors de la rencontre : Raphaël Randriambahiny, dit Mbahiny. Il décède suite à un plaquage sur Arnaud Marquesuzaa qui filait à l’essai. L’émotion est forte et vive. Le cœur lourd une foule gigantesque se presse pour la veillée funèbre : tout Tana et au-delà se rassemble pour ce joueur de la Jeunesse Sportive Tananarivienne d’Ambondrona. Le rugby a accompagné le nationalisme malgache et cette tournée tragique restera un symbole important du sens politique donné à cette pratique sportive. Le Haut-Commissariat craint alors que cet accident soit utilisé par les nationalistes pour réveiller les ardeurs indépendantistes.

  • 5 Jean-Roland Randriamaro, « L’expression du politique par le populaire : l’exemple du rugby à Madaga (...)

À partir de l’indépendance, comme le souligne Jean-Roland Randriamaro5, « les différents partis et pouvoirs politiques s’acharneront pour le contrôle du rugby. Sous la Ière République, le combat entre le Parti social-démocrate (PSD) et son principal adversaire l’AKFM (Parti du congrès pour l’indépendance de Madagascar) se déroulait également sur les terrains : le premier soutenant le rugby à XV et le second celui à XIII. Au milieu des années 1960 le succès du XIII prend de l’ampleur et finalement, le parti présidentiel va interdire le jeu à XIII en 1970.

  • 6 Par exemple, les rugbymen roumains dans la police politique de Ceausescu-

Le TTS (Tanora Tonga Saina, TTS signifie Jeunes Conscientisés) est né sous la Seconde République démocratique de Madagascar, alors dirigée par Didier Ratsiraka. Le Ministère de la Population met en place un programme de réinsertion professionnelle (par des formations en menuiserie notamment), pour d’anciens bagnards et de jeunes chômeurs qui étaient, pour la plupart, également rugbymen. Mais l’expérience dégénère très vite, transformant ces jeunes en miliciens criminels de la jeunesse révolutionnaire qui sèment la terreur dans toute la capitale par la pratique de l’extorsion et du vol avec violences (morts, enlèvements). En réponse, la population tananarivienne se tourne massivement vers l’enseignement des arts martiaux et du Kung-fu en particulier. Depuis 1980, « L’école Wisa » fondée et dirigée par Pierre Mizael Rakotoarijaona (dit, Pierre Be/Grand), rassemble de très nombreux adeptes qui décident de créer des patrouilles de vigilance dans la ville. Durant l'été 1984, Pierre Be et son école regroupent plusieurs milliers de membres, le Kung-fu devient alors très populaire parmi les classes moyennes, alors qu’apparait le succès des films chinois d'arts martiaux. En septembre, des affrontements éclatent entre les adeptes du Kung-fu et du TTS, faisant de nombreux de morts chez ces derniers. Le président Ratsiraka voit rouge. Il interdit les associations Kung-fu et décrète l'état d'urgence. S’ensuivent des émeutes dans la capitale. Le 4 décembre des membres de la secte attaquent les quartiers généraux du TTS à Behoririka (Camp Pochart) et tuent plus de 70 personnes, provoquant une intervention meurtrière de la garde présidentielle. Ce conflit ne se termine qu’au début août 1985 avec l'intervention de l'armée qui attaque le quartier général de la secte et tue son dirigeant, Pierre Be, ainsi que d'autres membres (50 morts). Des centaines de membres adeptes du Kung-fu sont aussi arrêtés et incarcérés, mettant fin à l'action du groupe (en mars 1988, une cour spéciale ordonne de relâcher 245 anciens membres du Kung-fu encore détenus). Au travers de ces faits, le rôle politique des sports apparait : c’est un motif d’affrontement avec le gouvernement à travers une pratique sportive contre une autre. Si l’instrumentalisation des sportifs par les politiques est fréquente voire commune6, la réponse du peuple par la pratique sportive auto-défensive puis « judiciaire » est sans doute plus rare. C’est une histoire dramatique de meurtres et de massacres.

Il faudrait parler de la naissance du haka malgache et de ses paroles. Le hiaka gasy/cri malgache et sa pratique sont nés en Suisse à Yverdon-les-Bains, en 1999. Alors que l’équipe nationale junior de Madagascar allait devenir championne du monde groupe D (4ème division), ce chant a été créé par Berthin Rafalimanana et fait référence aux Menalamba d’Arivonimamo. Au-delà du mimétisme de leurs modèles, les All Blacks, ce cri malgache est surtout un hommage aux Menalamba, premiers combattants de la lutte contre les Vazaha/étrangers:

Madagasikiara maka toerana / Madagascar en position
Makis Menalamba ! / Makis Tuniques rouges !
Makis Menalamba ! / Makis Tuniques rouges !
Makis Menalamba ! / Makis Tuniques rouges !
Tetiteteo ! / Coupez-les en rondelles !
Fa ratsy fanahy / Parce qu’ils sont de mauvaise foi
Io ! Io ! Io ! Io ! Io ! / Eux ! Eux ! Eux ! Eux ! Eux !
Aha ! / Aha !

Illustration 3 - Aquarelle de Doda représentant les XV Makis de Madagascar exécutant le hiaka au Stade de Mahamasina (Antananarivo, 2019)

Illustration 3 - Aquarelle de Doda représentant les XV Makis de Madagascar exécutant le hiaka au Stade de Mahamasina (Antananarivo, 2019)

© Coll. part. FB

Lors des crises politiques plus récentes (2001-2002, 2008-2009) les rugbymen sont aussi présents aux côtés des forces de l’ordre ou des manifestants…

JMT. Quelle est la situation des joueurs sur le plan économique ? Le rugby peut-il être considéré comme un ascenseur social ?

FB. Comme nous l’avons dit, les joueuses et les joueurs sont essentiellement issus des couches les plus défavorisées de la population, ils ne sont pas rémunérés pour jouer. Les meilleurs (internationaux) peuvent être aidés pour trouver un emploi, ou recevoir de maigres primes lors des sorties internationales, ou des titres. Mais sa pratique permet surtout aux rugbymen de sortir de leurs conditions, de s’inscrire dans la société, ils représentent leur quartier, leur village ou leur nation et chacun en tire une fierté individuelle et collective. Plus largement l’apprentissage du rugby est également un instrument d’éducation pour la jeunesse malgache.

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Notes

1 Évelyne Combeau-Mari, Le sport colonial à Madagascar 1896-1960, Paris, Soc. fra. d’hist. d’outre-mer, 2009, 241 p.

2 Raymond Razafindralambo, Le Rugby Malagasy, Antananarivo, Ministère de la Culture et de l’Art Révolutionnaires, 1987, 40 p.

3 Joseph Ravoahangy Andrianavalona (1893-1970), neveu de Ranavalona III, ce médecin mène une carrière politique débutée jeune au sein de la VVS. Il est condamné en 1916 à vingt de travaux forcés, déporté aux Comores puis libéré en 1922 mais en résidence surveillée. En 1946 il est parmi les fondateurs du MDRM et élu député puis arrêté le 12 avril 1947 et condamné à mort en 1948. Il est emprisonné aux Comores puis en Corse jusqu’en 1956. Il est donc en résidence surveillée à Toulouse en 1857. Il adhère au PSD et ministre d’Etat entre 1965 et 1969.

4 René Mauriès (1921-1999) est un journaliste, grand reporter et écrivain français (prix Albert Londres 1956).

5 Jean-Roland Randriamaro, « L’expression du politique par le populaire : l’exemple du rugby à Madagascar » p. 312

6 Par exemple, les rugbymen roumains dans la police politique de Ceausescu-

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Table des illustrations

Titre Illustration 1 - L’équipe de rugby du Stade olympique de l’Emyrne (SOE), en 1912
Crédits ©Agence Anta SP2-N°1201.
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Fichier image/jpeg, 414k
Titre Illustration2 - Sélection tananarivienne devant affronter les marins français du croiseur Dugay-Trouin (Foire-exposition du progrès malgache le 11 octobre 1947)
Légende Debout de gauche à droite on peut voir notamment : l’arbitre du match Laurent Guy 3e, Ravolomaso 5e, Be de JSTA 10e, et Nitram 13e, au stade Mahamasina le 11 octobre 1947.
Crédits ©FR ANOM 31Fi56/337.
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/echogeo/docannexe/image/26349/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 413k
Titre Illustration 3 - Aquarelle de Doda représentant les XV Makis de Madagascar exécutant le hiaka au Stade de Mahamasina (Antananarivo, 2019)
Crédits © Coll. part. FB
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/echogeo/docannexe/image/26349/img-3.jpg
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Pour citer cet article

Référence électronique

Fabien Bordeles et Jean Marie Théodat, « Traversée de l’ovale culture malgache »EchoGéo [En ligne], 66 | 2023, mis en ligne le 31 décembre 2023, consulté le 18 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/echogeo/26349 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/echogeo.26349

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Auteurs

Fabien Bordeles

Fabien Bordeles est chargé d'études documentaires aux Archives nationales d'Outre-mer (Aix-en-Provence).

Jean Marie Théodat

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