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Les COM des concours

L’intégration économique de la Birmanie et l’importante ingérence chinoise : une satellisation du territoire birman ?

Marion Sabrié
p. 577-585

Texte intégral

L’Asie du Sud-Est contient déjà la Chine dans son appellation puisqu’il s’agit de la région d’Asie qui se trouve au Sud de la Chine et à l’Est de l’Inde. […] l’Asie du Sud-Est porte en elle une notion de périphérie, de pourtour (Sophie Boisseau du Rocher, 2019)

Le China-Myanmar Economic Corridor et la mainmise économique chinoise en Birmanie

1La Chine a de plus en plus investi le territoire de l’une des régions voisines, l’Asie du Sud-Est. La « nouvelle route de la Soie » (Belt Road Initiative, BRI), lancée en 2013 par le président chinois Xi Jiping, s’étire sur la partie continentale de la région, et la Birmanie ne fait pas exception. Ce projet se décline sur le territoire birman en un corridor économique, long de 1 700 kilomètres, le China-Myanmar Economic Corridor (CMEC), signé en septembre 2018, et de 23 autres projets le long de ce dernier, dont 9 mégaprojets. Beijing est l’un des rares gouvernements à investir dans ce pays, en dépit de la gestion, très critiquée par la communauté internationale, de la dernière crise rohingya par les autorités nationales en 2017 (Baumik, 2017 ; Ramzy, 2017 ; Michalon, 2019). Les intérêts économiques de la Chine priment et construire un réseau de corridors sur le territoire birman fournit un accès direct à l’océan Indien pour les provinces du Sud-Ouest qui ne possèdent aucune façade maritime. La politique de développement de l’hinterland chinois donne ainsi une importance primordiale à la Birmanie voisine. De plus, même si la piraterie a diminué dans la région ces dernières années (Pflimlin, 2012), éviter de faire transiter les porte-conteneurs par le détroit de Malacca est synonyme d’une plus grande sûreté des marchandises et d’un gain d’argent et de temps. Les tensions anciennes et contemporaines en Mer de Chine méridionale (tentatives d’appropriation du détroit par la Malaisie et l’Indonésie au sortir de la Guerre Froide, revendications des archipels Paracels et Spratleys par la Chine et le Vietnam et d’autres îles ou ilots par une majeure partie des États d’Asie du Sud-Est insulaire - Fau et Tertrais, 2018) font peser de nombreuses incertitudes sur les routes maritimes actuelles qui y transitent. « Depuis 2001, la militarisation de l’Océan Indien et le rapprochement militaire entre les États-Unis et l’Inde se sont accélérés et le détroit de Malacca est placé sous une surveillance accrue » (Fau, 2004). L’intensification des patrouilles communes des marines américaines et indiennes dans le détroit de Malacca renforcent la volonté chinoise de trouver une alternative au passage par ce dernier. Malgré des initiatives pacifiques comme l’exercice maritime conjoint entre la Chine et l’Association des Nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN, l’acronyme français ANASE n’étant guère usité) en mer de Chine méridionale en octobre 2018, les raisons d’éviter la présence des porte-conteneurs chinois, et plus globalement d’intérêts économiques de la Chine dans le détroit de Malacca sont donc multiples.

« Kyaukphyu BRI Projets » : un projet intégré de Kyaukphyu à Kunming (port en eau profonde, zone économique spéciale, oléoduc, gazoduc, autoroute et voie ferrée)

2Quant aux investissements chinois en Birmanie, leur liste est longue et une très grande partie d’entre eux a aujourd’hui été intégrée sur le tard au corridor économique CNEC, comme le port en eau profonde de Kyaukphyu, dans l’État d’Arakan, d’où partent un gazoduc et un oléoduc. Le gazoduc a été mis en fonction en octobre 2013 et l’oléoduc, inauguré en janvier 2015, n’a été opérationnel qu’en avril 2017. Depuis 2017, le gazoduc et l’oléoduc rejoignent Kunming, la capitale de la province voisine du Yunnan, depuis Kyaukphyu. Le coût de la construction de l’oléoduc s’élève à 1,5 milliard de dollars. Long de 1 420 kilomètres, ce dernier permet à la Chine d’importer près de 22 millions de barils par an (notamment depuis des pays producteurs au Moyen-Orient), ce qui représente 6 % de ses importations pétrolières (Poling, 2018). Quant au gazoduc qui emprunte le même parcours, il permet de transporter 1,68 million de tonnes de gaz (soit 2,5 milliards de m3) vers un hinterland en plein développement économique, dont les besoins tant en gaz qu’en pétrole sont exponentiels. Le gaz transporté provient des gisements offshores de Shwe. Situés dans la baie du Bengale, au large de Sittwe, la capitale de l’État d’Arakan, ils sont exploités par le groupe coréen Daewoo depuis 2013.

3Un corridor autoroutier Kyaukphyu-Kunming est en construction afin de doubler le tracé du gazoduc et de l’oléoduc. Cependant, seule la portion d’autoroute entre Mandalay (la seconde ville économique du pays) et Muse (ville birmane située à la frontière chinoise) est achevée depuis 1998. À l’été 2019, une portion de celle-ci a d’ailleurs été détruite par des attaques des minorités ethniques, mais celle-ci a été reconstruite et rouverte depuis. En septembre 2019, un accord a été signé entre Myanmar Railways et China Railway Group pour qu’une voie ferrée emprunte le même parcours (entre Mandalay et Muse). Cet ambitieux projet devrait coûter 9 milliards de dollars. La voie ferrée entre Lashio et Muse existe déjà, mais sera modernisée. Ces 460 kilomètres de rails, dont une partie reste à construire, permettront théoriquement de transporter des marchandises ou des personnes à une vitesse de 160 km/h (Nan Lwin, 2019a). Ce projet, qui devrait totaliser 810 kilomètres de voie ferrée entre Kyaukphyu et Kunming grâce à 20 milliards d’investissements, appartient au corridor de transport méridional du réseau ferré transasiatique (Trans Asian Railway Network), porté par la Commission économique et sociale pour l’Asie et le Pacifique des Nations Unies. Initialement signé en 2011 pendant la présidence de Thein Sein, il avait lentement dépéri, jusqu’à expirer en 2014. La relance du projet par la Chine en pleine crise rohingya est révélatrice de l’inversion des rapports de force entre les deux États.

4Quant au port en eau profonde de Kyaukphyu, sur l’île de Ramree, et sa zone économique spéciale, qui sont partie prenante d’un ensemble intégré avec le gazoduc et l’oléoduc, ils sont toujours en développement sous la houlette du China International Trust and Investment Corporation (CITIC). Le port a pour but de connecter la Chine occidentale notamment, aux océans Pacifique et Indien via le corridor économique Est-Ouest (East-West Economic Corridor, EWEW), qui s’étend entre Mawlamyine, en Birmanie, et Da Nang, au Vietnam, et qui transite par la Thaïlande et par le Vietnam. Même si initialement l’EWEC n’a rien à voir avec la BRI, Kyaukphyu pourrait devenir la destination la plus occidentale de ce corridor.

La crainte birmane de la sinisation de son économie

5Le développement du projet de Kyaukphyu implique l’endettement du gouvernement birman auprès de prêteurs chinois et donc un risque potentiel de perte du port au profit des autorités chinoises (comme l’a été celui de Gwadar au Pakistan ou bien encore le port sri-lankais d’Hambantota). C’est donc la souveraineté birmane sur ses infrastructures qui est en jeu (Lintner, cité par The Irrawaddy, 2019) et plus généralement les souverainetés nationales sur leurs ports respectifs en Asie-Pacifique. Afin de limiter la dépendance birmane à la Chine, le mégaprojet Kyaukphyu- Kunming et son coût (désormais 1,3 milliard d’euros) ont été réduit de moitié en novembre 2018 (U Kyaw Zeya, ambassadeur de Birmanie en France, cité par Michalon, 2019 ; Nan Lwin, 2019a). Malgré ces mesures, les « projets Kyaukphyu BRI » demeurent majeurs pour la Chine.

6La présence de grandes entreprises chinoises en Arakan est synonyme pour les locaux de crainte que leurs ressources régionales ne leur échappent. De nombreuses tensions subsistent avec les habitants de l’île de Madee (également orthographiée « Maday ») en raison des déplacements forcés menés durant la dernière décennie afin de permettre la construction du projet. Suite à une manifestation en 2013 afin d’obtenir une compensation à la hauteur de la valeur des terres réquisitionnées par le projet d’oléoduc, 10 chefs de villages insulaires ont été emprisonnés pendant trois mois (Khin Oo Tha, 2015). En juin 2015, une manifestation avait également été menée, cette fois-ci par 150 fermiers des environs de Kyaukphyu pour demander des dédommagements après les dégâts causés par la construction des infrastructures nécessaires à l’exploitation des gisements Shwe (Moe Myint, 2015). Afin de faire disparaître ces tensions, la Chine fait miroiter de grandes opportunités en termes d’emploi et promet d’embaucher 100 000 ouvriers arakanais en 2020 et 2021, ainsi que, dans la décennie à venir. Les entreprises chinoises semblent cependant ne devoir que très peu rendre de comptes aux autorités birmanes. Par exemple, pour la mise en place du projet de Kyaukphyu, aucune évaluation environnementale stratégique (EPA) n’a été obligatoire. Et c’est seulement depuis peu qu’Aung San Suu Kyi a affirmé que l’ensemble des projets du China-Myanmar Economic Corridor (CMEC) devaient respecter le plan de développement durable de la Birmanie, y compris les intérêts à long terme de ses habitants, et non uniquement de ceux de la Chine. Une trop grande dépendance de la Birmanie à la Chine (ou ingérence économique chinoise en Birmanie) est d’autant plus problématique que « l’Asie du Sud-Est serait la principale zone d’investissement des capitaux chinois dans le monde et non l’Afrique, comme les médias le laissent entendre parfois » (Tan et Grillot, 2014).

7Si la Birmanie a toujours été prudente à l’égard de la Chine, les années 2010, qui voient la fin du mandat de Thein Sein et les débuts d’Aung San Suu Kyi au pouvoir, ont été synonymes de résistance contre la mainmise économique chinoise. Malgré cette prudence et cette résistance, la Chine est en 2019 le principale partenaire économique de la Birmanie et réalise le quart des investissements étrangers dans le pays (devant Singapour et la Thaïlande, respectivement deuxième et troisième). 57 % de ces investissements sont opérés dans la production d’électricité (Nan Lwin, 2019b). Il est toutefois difficile à ce jour d’avoir une vision sur le long terme des relations entre la Chine et la Birmanie, et encore moins dans le cadre de la BRI. En avril 2019 à l’issue du Second Belt and Road Forum for International Cooperation (Aung San Suu Kyi s’était rendue à Beijing en 2017 pour le premier forum), les deux pays ont signé trois accords (un sur la coopération économique et technique, un deuxième sur le développement des relations commerciales dans les 5 années à venir et un troisième sur la construction du CMEC entre 2019 et 2030. Malgré ces accords, la Birmanie a toujours respecté un certain principe de précaution, refusant d’obtempérer pour toutes les demandes de la Chine et elle n’aurait récemment approuvé que 9 des 38 projets montés par Beijing. Le pays est cependant difficilement épargné par la satellisation chinoise qui touche l’ensemble de l’Asie du Sud-Est : avec le retournement des rapports de force, elle est obligée d’ouvrir les portes du pays aux projets liés à la nouvelle route de la soie (BRI). Ces derniers projets ne sont toutefois pas tous supervisés par le gouvernement chinois. La majeure partie l’est par les gouvernements provinciaux et les entreprises nationales qui y trouvent des intérêts économiques, comme ceux de faire des prêts concessionnels (Thein, 2019).

Myitsone, principale résistance antichinoise

8Malgré les pressions exercées depuis la crise des Rohingya par la Chine pour relancer le projet, suspendu depuis 2011, une des principales résistances affichées par le gouvernement birman est celle contre le barrage hydroélectrique de Myitsone. Il s’agit en réalité de 7 barrages dont la construction est prévue sur les contreforts de l’Himalaya en Haute-Birmanie, et plus précisément sur les affluents de l’Irrawaddy qui traverse le pays du nord au sud. Long de plus de 2 000 kilomètres (en comptant sa rivière antécédente, la Mali Hka), l’Irrawaddy est le fleuve le plus navigable du pays. Son bassin draine 413 000 km2, soit plus de 61 % de la superficie nationale, ce qui lui vaut d’être considéré comme « la mère du pays », son artère nourricière. Le projet de barrage le plus célèbre est celui de Myitsone, dont le nom signifie « confluence » en birman. Situé là où le fleuve prend sa source (de la rencontre des rivières Mali et N’mai), son importance culturelle, identitaire et symbolique est grande pour les Kachin et les Bamar, les deux principaux groupes ethniques vivant sur ses rives. Son rôle économique demeure important, notamment en tant qu’axe de transport des marchandises, ainsi que comme château d’eau pour la riziculture de son delta, traditionnel grenier du pays. Depuis 2011 et la suspension des projets de Myitsone, les pressions s’intensifient sur les communautés et les chefs locaux qui reçoivent très peu de soutien de la part du gouvernement. L’indécision affichée d’Aung San Suu Kyi quant à l’avenir du projet, s’explique par l’approche des élections, prévues pour 2020 : elle souhaite ménager son électorat et ne pas froisser davantage la Chine. Cependant, les investissements chinois déjà réalisés pour la mise en place des barrages devraient théoriquement être remboursés par le pays, qui n’en a pas les moyens. L’annulation définitive du projet pourrait être synonyme de perte d’autres investissements chinois en Birmanie. Cependant, les projets Kyaukphyu BRI sont la priorité du gouvernement chinois (Lintner, 2019) et grâce à la suspension de Myitsone, ce dernier se place dans une position de négociations plus confortable pour les différents projets qui lui sont associés.

9Parallèlement à Myitsone, d’autres projets hydroélectriques sont en cours de réalisation sur la Salouen (barrages d’Hatgyi et de Tasang, projets conclus en 2010, au coût de 10 milliards de dollars pour une production électrique à destination de la Thaïlande malgré les capitaux chinois et 4 autres projets approuvés en 2013) et sur le Mékong. En raison du caractère international des bassins de ces deux fleuves, les problématiques ne sont pas les mêmes (ajoutons que l’emprise économique chinoise et son poids décisionnel sont plus importants).

10D’autres projets, également synonymes de déplacements forcés de populations, appartiennent également au CMEC comme la ville nouvelle de Yangon (située à l’ouest de la ville actuelle et dont le coût de construction est estimé à 1,5 milliard de dollars) et plusieurs zones économiques spéciales et zones industrielles. Fin 2019, la réalisation de ces derniers demeure cependant incertaine pour diverses raisons. Pour la nouvelle ville de Yangon, le choix dans la politique de planification urbaine n’a pas été fait, et la faisabilité du projet en raison des risques d’inondations n’est pas assurée. Quant à la zone industrielle de Myitkyina (la capitale de l’État kachin au nord du pays), l’instabilité de la région ne permet pas encore de statuer sur la réalisation du projet, comme ceux des trois zones économiques spéciales frontalières (Kanpiketi dans la région spéciale de l’État kachin et dans l’État shan, Chinshwehaw dans le district de Laukkai et Muse, Nan Lwin, 2019b). La Chine pourrait alors jouer un rôle dans la pacification des régions frontalières dans lesquelles elle souhaite s’installer en faisant pression pour renforcer le rôle des milices birmanes pro-gouvernementales.

11La construction du parc industriel de Myotha (Mandalay Myotha Industrial Development, MMID, situé à l’ouest de Mandalay, a débuté en 2013 et son activité continue de se développer depuis (le seuil de 50 millions de dollars d’investissements étrangers a été atteint au début de l’année 2018).

12La Chine développe également d’autres projets, hors de la BRI, comme la ville nouvelle de Shwe Koko, située dans l’État karen à proximité de la frontière thaïlandaise où elle fait figure d’avant-poste de la Chine, ou bien encore la zone économique spéciale (ZES) de Mongla (surnommée « Yongbang Blockchain »), dans l’État shan, à la frontière chinoise, un projet toutefois très controversé. Il s’agirait de la déclaration d’une ZES par un groupe indépendant (BNI, 2019). Ces projets sont cependant moins conséquents que ceux de la BRI, et plus facilement réalisables, bien que la question de la terre et du déplacement des populations restent des dossiers épineux. La sinisation de l’économie et du territoire birman ne se réalise pas sans heurt ni sans résistance.

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Bibliographie

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Khin Oo Tha, 2015 – « Madae Islanders to Protest Inauguration of Kyaukphyu Pipeline », The Irrawaddy, 26 janvier. https://www.irrawaddy.com/business/madae-islanders-protest-inauguration-kyaukphyu-pipeline.html

Lintner B., 2019 – « Kyaukphyu BRI Projects a Bigger Threat Than Myitsone », The Irrawaddy, 8 avril, https://www.irrawaddy.com/in-person/interview/kyaukphyu-bri-projects-bigger-threat-mytisone.html

Michalon M., 2019 – « Birmanie : après trois ans au pouvoir, quel bilan pour le gouvernement Aung San Suu Kyi ? », 29 juin, Le Grand Continent.

Moe Myint, 2015 – « Kyaukphyu Locals Plan Protest Against Chinese Company Over Compensation Claims ». 24 juillet. https://www.irrawaddy.com/news/burma/kyaukphyu-locals-plan-protest-against-chinese-company-over-compensation-claims.html

Nan Lwin, 2019a – « Gov’t Spells Out Conditions for Signing BRI Deals with China », The Irrawaddy. https://www.irrawaddy.com/business/govt-spells-conditions-signing-bri-deals-china.html

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Tan D. et Grillot C., 2014 – L’Asie du Sud-Est dans le “siècle chinois” : Cambodge, Laos et Viêt Nam. Bangkok, Institut de recherche sur l’Asie du Sud-Est contemporaine, (168 p.)

Thein A.Z.P., 2019 – « The Belt and Road Initiative in Myanmar : staring down the dragon », Frontier Myanmar. 2 août.

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Pour citer cet article

Référence papier

Marion Sabrié, « L’intégration économique de la Birmanie et l’importante ingérence chinoise : une satellisation du territoire birman ? »Les Cahiers d’Outre-Mer, 278 | 2018, 577-585.

Référence électronique

Marion Sabrié, « L’intégration économique de la Birmanie et l’importante ingérence chinoise : une satellisation du territoire birman ? »Les Cahiers d’Outre-Mer [En ligne], 278 | Juillet-Décembre, mis en ligne le 01 janvier 2022, consulté le 13 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/com/9625 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/com.9625

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Auteur

Marion Sabrié

Géographe, qualifiée maître de conférences en 2015, chercheure associée à IDEES UMR 6662, a consacré sa thèse au le rôle joué par le fleuve Irrawaddy dans l’intégration nationale et internationale de la Birmanie. Elle travaille aujourd’hui sur la métropolisation de Yangon et ses défis.

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