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Atlas de COM

Le jardin créole de Martinique, re-con-naissance d’un système cultural marginalisé ?

Nicolas Lemoigne
p. 287-293

Texte intégral

  • 1 « Le jardin créole, un modèle d’agroécologie. Des recherches sur les jardins créoles ont montré que (...)

1Qu’en 2012 l’INRA consacre le jardin créole comme modèle agroécologique1, témoigne d’un glissement notoire des représentations dédiées à un système cultural que l’histoire des Antilles françaises n’a eu de cesse de reléguer au rang de sous-agriculture. Les observateurs, depuis la deuxième moitié du xviie siècle, perçoivent de ces jardins d’essences complantées à vocation vivrière, un fouillis organisationnel inextricable, image même de la fragilité de la conscience paysanne des îles (Chivallon, 2000).

  • 2 Lougan est le nom souvent donné par la littérature coloniale aux champs de cultures complantées de (...)

Cette variété [des essences] au reste n’est souvent qu’apparente, qu’une impression produite par le fouillis qu’on prend pour de la diversité. C’était le désordre des lougans2 d’Afrique, scandales des esprits géométriques. Rien qui rappelât l’ordre carré des pièces de cannes et leur mosaïque savante quand elles étaient divisées par des allées pare-feu ou des rigoles d’irrigation, mais un tohu-bohu de pieds de mil, de maïs, de patates et de pois rampant, toutes hauteurs imaginables, un manque de dessin, qui faisait emmêlement pour l’œil, mais sans doute variété pour l’alimentation (G. Debien, 1964).

  • 3 « La grande habitation sucrière occupa les parties basses de l’île laissant les zones de morne à la (...)

2L’opposition récurrente, dans la littérature, de la géométrie calculée des plantations d’inspiration européenne et des cultures associées échappant à l’emprise des canons agronomiques de la science académique, est le syndrome d’une vision ethnocentrée ancienne qui appelle immanquablement à une réflexion sur la marginalité. Loin d’être le marqueur d’une conduite délibérée de retrait du jeu social, le jardin créole de Martinique et plus largement des Antilles, semble incarner la marge en ce qu’il serait le produit de l’exclusion du « système dynamique » par inadéquation à la norme (Ghorra-Gobin, 2006). Ces systèmes agraires paysans furent généralement qualifiés de fragiles, d’inadaptés, en regard d’une histoire coloniale érigeant la plantation monospécifique en vitrine de la réussite économique des îles françaises de la Caraïbe3. Les normes agronomiques, paysagères, esthétiques ou cognitives, sont autant de dispositifs forgés par un passé traumatique qui alimente la diversité, la richesse mais aussi la cohabitation douloureuse des modèles agraires au sein des sociétés créoles.

  • 4 Nom généralement donné aux reliefs collinaires des Antilles.
  • 5 Désigne les esclaves ayant choisi de fuir la plantation pour vivre libres.

3L’agriculture paysanne des mornes4 prend source dans l’histoire du génocide des derniers Indiens Caraïbe réfugiés pendant la première moitié du xviie siècle dans les collines forestières de l’île. Les contacts furtifs avec les nèg mawon5 initient une longue période de co-construction des savoirs et le mouvement d’occupation des hautes terres suivant l’abolition de l’esclavage en Martinique en 1848, ne fait qu’accentuer une présence anthropique continue (Amérindiens, colons, esclaves marrons, nouveaux libres, etc.) de plus de quinze siècles (Bérard, 2013). Les savoirs des paysans de Martinique, riches de ces multiples influences, confèrent une spécificité syncrétique originale à ce qui constitue l’un des systèmes agraires parmi les plus répandus de la ceinture intertropicale humide à échelle planétaire.

  • 6 « Il ne faut rien forcer » est un propos fréquemment rencontré lors de nos enquêtes sur le terrain  (...)
  • 7 Matière considérée par la science positiviste comme relevant du non-vivant.

4Les jardins créoles ont fait l’objet de travaux minutieux sur le plan structurel (Etifier-Chalono, 1985 ; Degras, 1985 ; Benoît, 2000 ; Marc et Martouzet, 2012 ; Jean-Denis et al. 2014 ; Miatékéla 2015, etc.), qui décrivent la complexité du principe de complantation des essences cultivées atteignant par endroits des sommets de virtuosité agronomique (connaissance et usage des synergies interspécifiques, densité et occupation par les essences des trois dimensions de l’espace, optimisation de la teneur en matière organique fraîche des sols, etc.). Il serait pourtant réducteur de limiter l’analyse à un inventaire technique évacuant ce que la majorité des auteurs précédemment cités reconnaît comme intrinsèquement lié à la valeur nourricière du système : la dimension cosmogonique dont il est porteur (Huyghues-Belrose 2010). Si le jardin créole est l’expression d’une maîtrise incontestable de l’art horticole, il véhicule par ailleurs toute la complexité d’un rapport au monde holistique empreint de sacralité, commandant aux gestes envers le sol une exigence assidue du « sain » – l’expression est empruntée aux paysans de la Montagne du Vauclin en Martinique (Lemoigne, 2003) – dans la lutte quotidienne contre les atteintes à l’équilibre fragile du monde6. L’une des plus belles illustrations de cette alchimie subtile entre cosmos, corpus des connaissances et pratiques, réside dans certaines représentations paysannes de l’île qui confèrent à la matière abiotique7 un principe de vie autonome (Lemoigne et Rakoto Ramiarantsoa, 2014) qui fait grossir les roches et foisonner la terre selon les phases de la lune, induisant une dynamique d’adaptation savante, cyclique et permanente, des pratiques au changement.

Figure 1 - Croquis d’une coupe pédologique sous jardin créole planté en choux de Chine et bananiers dominants

Figure 1 - Croquis d’une coupe pédologique sous jardin créole planté en choux de Chine et bananiers dominants

Noter la succession des horizons Ah enrichis en matière organique, témoins des successions végétales liées notamment aux pratiques culturales d’origine anthropique. Montagne du Vauclin, Martinique

N. Lemoigne, 2003

Photo 1 - Jardin créole en production, Montagne du Vauclin, Martinique

Photo 1 - Jardin créole en production, Montagne du Vauclin, Martinique

Cliché : N. Lemoigne, 2014

  • 8 « Une île n’est pas un morceau de continent. Les sociétés et les espaces insulaires ne peuvent être (...)
  • 9 J. Miatékéla (2015), sur les bases de la statistique nationale agricole, évalue qu’en 2007 se sont (...)
  • 10 Les statistiques du RGA 2010 en Martinique établissent qu’entre 2000 et 2010, 9/10 des exploitation (...)
  • 11 Données de terrain – N. Lemoigne.

5S’égrènent ainsi certains des indicateurs d’un processus de marginalisation à échelles multiples, né d’abord des conclusions hâtives d’une expertise qui évacue les fondements culturels du jardin créole au profit d’un comparatisme – cultural cette fois – aux allures de vindicte. « Les agricultures en marge » sont définies historiquement à travers le critère de non-compétitivité de leur production sur les marchés internationaux (George et Verger, 2004) mais aussi, dans le contexte antillais, d’un héritage somme toute classique lié à l’insularité, au système de plantation et à l’éloignement du territoire métropolitain. Malgré les mises en garde multiples, dont celle de Maurice Burac (1998) à propos des politiques de développement agricole d’importation8, bien des facteurs découlant des rapports île/continent viennent dans les faits alimenter la situation de marge. En Martinique, la poussée urbaine renforcée par l’attractivité touristique du territoire, conduit à la spéculation et à une concurrence active autour du foncier agricole disponible dont la diminution sévère des superficies9 précipite la disparition de nombreuses petites exploitations paysannes10. À cela s’ajoute une orientation historique des plans de soutien au développement agricole, principalement dirigés vers l’agriculture d’exportation (banane, canne, ananas), rendant inaccessibles les dotations aux petites structures car sous condition d’investissement préalable. Comble de l’ironie, le prix des denrées maraîchères d’importation (pomme de terre, tomate, etc.) disponibles dans la grande distribution notamment, est souvent inférieur à celui que les producteurs locaux sont en capacité de proposer pour assurer la viabilité de l’activité11. Enfin, les observations récentes rapportent qu’en zone résidentielle, le jardin créole est fréquemment converti en jardin d’habitation à caractère ornemental. Ce glissement vers la fonction ostentatoire adossée directement au niveau de vie et à la catégorie socio-professionnelle des détenteurs (Marc et Martouzet, 2012), délaisse la vocation originellement alimentaire qui fait du jardin créole aux Antilles un système agraire à part entière.

6Pourtant certains indicateurs laissent à penser que la disparition annoncée de l’agriculture paysanne martiniquaise est une prédiction hasardeuse. J.-P. Olivier de Sardan (1991) rappelle que le monde paysan se caractérise par « une autonomie relative face à des formes d’organisation socio-économique dominantes qui lui sont extérieures ». La meilleure illustration à ce propos est la difficulté notoire des institutions à établir des statistiques relevant d’un système qui procède d’une dimension informelle intrinsèque. Les jardins créoles sont conduits, certes, dans le cadre d’exploitations déclarées aux instances ministérielles, mais aussi par une multitude de familles qui compte sur cette ressource alimentaire et culturelle lors même que son activité principale ne relève pas du statut juridique agricole. Comment en outre évaluer les superficies exactes de choux de Chine, d’ignames ou de fruit à pain mises en culture dans des systèmes qui imbriquent étroitement les espèces végétales à l’échelle de la parcelle (Agreste Martinique, 2008) ? Si la SAU telle que définie par la statistique ne cesse de diminuer, force est de constater que les espaces urbains sont, depuis les crises sucrières successives et les vagues migratoires en provenance des campagnes du vingtième siècle, le siège d’une activité horticole intense (Marc, 2007) et non répertoriée. Les producteurs quant à eux, dans une longue tradition de résilience paysanne, innovent ou réinventent des dispositifs associatifs et commerciaux à travers la valorisation de la vente directe, la mutualisation des moyens techniques, la certification de qualité, la pédagogie et la communication sous la forme de marchés-séminaires, etc., résolument ancrés au territoire et adossés aux grands enjeux sociaux et environnementaux contemporains (Demené, 2013). Rétif par sa nature protéiforme, mouvante et évolutive, à toute catégorisation d’ordre bureaucratique, le jardin créole jouit d’une reconnaissance tardive. À l’instar de l’agroforesterie décrite comme système cultural à part entière dans les années 1980 seulement par les observateurs (Hallé, 1993), le jardin créole appartiendrait à une mouvance de systèmes culturaux tropicaux délaissés bénéficiant, de façon toute contemporaine, d’une forme d’engouement dont la permaculture, avatar conceptuel récent et médiatique, en constitue un exemple archétypal. L’Atlas des paysages de la Martinique, par la reconnaissance de la dimension identitaire du jardin créole en tant que « valeur paysagère clef » – qu’il soit donné indistinctement comme urbain ou rural –, l’investit de l’attribut patrimonial suggérant encore, à défaut d’un renversement radical du processus de marginalisation, l’infléchissement probable d’une spirale historique de l’effondrement.

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Bibliographie

Benoît C., 2000 - Corps, jardins, mémoire. Paris : CNRS Éditions/Maison des sciences de l’homme, 310 p.

Bérard B. (dir.), 2013 - Martinique, terre amérindienne. Une approche pluridisciplinaire. Leiden : Sidestone Press, 262 p.

Burac M., 1985 - « La campagne martiniquaise, ses mutations actuelles ». Les cahiers du CERAG, n° 33, p. 12-24.

Burac M., 1998 - La Martinique face au xxie siècle. Les recommandations des Assises régionales du développement durable, Fort de France : Conseil régional de la Martinique.

Debien G., 1964 - « La nourriture des esclaves sur les plantations des Antilles françaises aux xviie et xviiie siècles ». Caribbean Studies, vol. 4, n° 2, p. 3-27, http://0-www-jstor-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/stable/25611814.

Degras L., 1985, « Étude de la polyculture vivrière « jardins créoles» des Antilles et de la Guyane (1981-1984) ». In : Systèmes de production agricole caribéens et alternatives de développement, actes du colloque 9-11 mai 1985, Pointe-à-Pitre, Université Antilles-Guyane, p. 599-612.

Demené C., 2013 - Entre nature et agriculture. Agricultures patrimoniales et services environnementaux en aire d’adhésion des parcs nationaux à la Réunion et en Guadeloupe, Thèse de doctorat de géographie, G. Lajoie (dir.), Université de La Réunion, 512 p.

Etifier-Chalono E., 1985, « Étude descriptive des jardins traditionnels des campagnes de Sainte-Marie (Martinique) », Doctorat de 3e cycle, Écologie générale et appliquée, Montpellier, Université des sciences et techniques du Languedoc.

George P. et Verger F. (dir.), 2004 - Dictionnaire de la géographie. Paris : Quadrige/PUF, 462 p.

Ghorra-Gobin C. (dir.), 2006 - Dictionnaire des mondialisations. Paris : Armand Colin, 399 p.

Hallé F., 1986 - « Un système d’exploitation ancien, mais une interface scientifique nouvelle : l’agroforesterie dans les régions tropicales ». In : Y. Chatelin et G. Riou (dir.), Milieux et paysages : essai sur diverses modalités de connaissance, Paris : Masson, p. 37-53.

Huyghues-Belrose V., 2010 - Le jardin créole à la Martinique : une parcelle du jardin planétaire. PNR de la Martinique, 182 p.

Jean-Denis S., 2014 - « Évolution de la structure d’un système agroforestier en relation avec le cycle de vie familial : cas du jardin de case en Haïti », Bois et forêts des tropiques, n° 321 (3), p. 7-20.

Lemoigne N., 2003 - « La roche grossit », environnement et pratiques paysannes sur la montagne du Vauclin (Martinique), Mémoire présenté en vue du DEA de Géographie, S. Pomel (dir.), Laboratoire DyMSET, Université Michel de Montaigne Bordeaux III, 98 p.

Lemoigne N. et Rakoto Ramiarantsoa H., 2014 - « "La terre est chair, les roches grossissent" : gérer la vie là où elle se trouve. Pour une ethnopédologie des savoirs paysans ». Elohi, n° 5-6, p. 89-116.

Marc J.-V., 2007 - Le végétal dans les espaces urbains et périurbains des Petites Antilles : le cas de Fort-de-France, Thèse de doctorat de géographie, M. Burac (dir.), Schoelcher, Université des Antilles et de la Guyane, 338 p.

Marc J.-V. et Martouzet D., 2012 - « Les jardins créoles et ornementaux comme indicateurs socio-spatiaux : analyse du cas de Fort-de-France », Vertigo, hors-série n° 14, mis en ligne le 15 septembre 2012, consulté le 6 avril 2017. https://vertigo.revues.org/12526.

Miatékéla J., 2015 - La petite agriculture saint-lucienne et martiniquaise face aux défis de la modernisation, Thèse de doctorat de géographie, M. Burac (dir.), Université des Antilles et de la Guyane, Schoelcher, 464 p.

Olivier de Sardan J.-P., 1991 - « Marginalité ». In : Bonte et Izard (dir.), Dictionnaire de l’ethnologie et de l’anthropologie, Paris : Presses universitaires de France, 864 p.

PNR de la Martinique, 2017 - « Le foisonnement des jardins créoles », Atlas des paysages de la Martinique, en ligne, consulté le 13 avril 2017, http://atlas-paysages.pnr-martinique.com/10-l-elegance-du-patrimoine.html.

République française, Ministère de l’Agriculture et de la Pêche, 2008 - « Enquête sur la structure des exploitations agricoles en 2007 », Agreste Martinique, n° 6, 4 p.

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Notes

1 « Le jardin créole, un modèle d’agroécologie. Des recherches sur les jardins créoles ont montré que certaines plantes associées avec des cultures peuvent leur rendre des services écologiques utiles pour gagner en productivité. » Publié le 16 septembre 2012, consulté le 10 avril 2017. http://www.inra.fr/Grand-public/Agriculture-durable/Toutes-les-actualites/Jardin-creole.

2 Lougan est le nom souvent donné par la littérature coloniale aux champs de cultures complantées de l’Afrique sub-saharienne.

3 « La grande habitation sucrière occupa les parties basses de l’île laissant les zones de morne à la petite culture traditionnelle. On allait assister au triomphe de l’économie de plantation. » (Burac, 1975).

4 Nom généralement donné aux reliefs collinaires des Antilles.

5 Désigne les esclaves ayant choisi de fuir la plantation pour vivre libres.

6 « Il ne faut rien forcer » est un propos fréquemment rencontré lors de nos enquêtes sur le terrain : la terre, création divine bénie, ne peut produire sous l’effet de la contrainte sans risque de déclenchement d’une crise majeure.

7 Matière considérée par la science positiviste comme relevant du non-vivant.

8 « Une île n’est pas un morceau de continent. Les sociétés et les espaces insulaires ne peuvent être réduits à des éléments marginaux de la norme continentale… »

9 J. Miatékéla (2015), sur les bases de la statistique nationale agricole, évalue qu’en 2007 se sont perdus 50,39 % de la SAU de 1973, soit une vitesse moyenne de disparition des terres agricoles de 755 ha/an sur la période.

10 Les statistiques du RGA 2010 en Martinique établissent qu’entre 2000 et 2010, 9/10 des exploitations qui disparaissent relèvent de la catégorie « petites exploitations » – les exploitations paysannes qui mettent en œuvre le système de cultures en complantation qu’est le jardin créole.

11 Données de terrain – N. Lemoigne.

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Table des illustrations

Titre Figure 1 - Croquis d’une coupe pédologique sous jardin créole planté en choux de Chine et bananiers dominants
Légende Noter la succession des horizons Ah enrichis en matière organique, témoins des successions végétales liées notamment aux pratiques culturales d’origine anthropique. Montagne du Vauclin, Martinique
Crédits N. Lemoigne, 2003
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/com/docannexe/image/7772/img-1.png
Fichier image/png, 1,4M
Titre Photo 1 - Jardin créole en production, Montagne du Vauclin, Martinique
Crédits Cliché : N. Lemoigne, 2014
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/com/docannexe/image/7772/img-2.png
Fichier image/png, 3,3M
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Pour citer cet article

Référence papier

Nicolas Lemoigne, « Le jardin créole de Martinique, re-con-naissance d’un système cultural marginalisé ? »Les Cahiers d’Outre-Mer, 273 | 2016, 287-293.

Référence électronique

Nicolas Lemoigne, « Le jardin créole de Martinique, re-con-naissance d’un système cultural marginalisé ? »Les Cahiers d’Outre-Mer [En ligne], 273 | Janvier-Juin, mis en ligne le 01 janvier 2019, consulté le 17 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/com/7772 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/com.7772

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Auteur

Nicolas Lemoigne

Maître de conférences, PASSAGES UMR 5319 – Université Bordeaux Montaigne, colalem@yahoo.fr

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Droits d’auteur

CC-BY-NC-ND-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

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