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COM en parle

La même tempête depuis des bateaux différents : la Covid-19 en Bolivie

Elizabeth Jiménez
p. 519-526

Notes de la rédaction

Texte finalisé en octobre 2020. Traduction et relecture par Martine Guibert, professeure des universités en géographie, Université Toulouse 2 - Jean Jaurès, UMR LISST/Dynamiques rurales.

Texte intégral

Introduction

1Alors que nous rédigeons ce texte (mi-septembre 2020), en Bolivie, l’épidémie de Covid-19 affecte 128 000 personnes dont 7 478 morts (Données officielles : https://www.boliviasegura.gob.bo). Cette part élevée de mortalité due au SARS-CoV-2 est très importante à l’échelle de l’Amérique latine (deuxième juste après celle du Pérou). C’est la région la plus concernée au monde par la pandémie, Brésil et Pérou en tête pour le nombre de contaminés. En comparaison, l’Asie du Sud-Est montre des niveaux de contagion et de décès parmi les plus bas (voir Tableau 1, page suivante) : par exemple, le Laos enregistre, au même moment, 22 malades et aucun mort ; le Vietnam, qui a une frontière avec la Chine et une population dix fois plus importante que celle de la Bolivie, a déclaré 22 décès.

2Quels sont les facteurs qui expliquent cette plus forte incidence du coronavirus et cette extrême létalité en Amérique latine et particulièrement en Bolivie ? Jusqu’à quel point l’absence d’investissement dans le capital humain en Bolivie reflète-t-elle le manque d’infrastructures de santé et explique-t-elle le niveau de contamination et de létalité ? Pourquoi des pays avec des taux de croissance inférieurs à ceux de la Bolivie, une économie informelle importante et des carences dans les systèmes de santé, réussissent-ils à mieux circonscrire les impacts de la pandémie ?

Tableau 1 - Données socio-économiques et données sur l’épidémie de Covid-19 en septembre 2020 pour quelques pays d’Amérique latine et d’Asie, et pour l’Espagne

Pays

Nombre d’habitants (a)

PIB/hab/dollars (b)

Indice de Gini (c)

Personnes affectées par la Covid-19 (d)

Nombre de morts recensés (d)

Morts par million d’habitants (d)

Argentine

45 195 774

6 740

0,41

401 239

8 353

185

Bolivie

11 673 021

3 530

0,42

114 409

4 846

414

Brésil

212 559 417

9 103

0,54

3 846 965

120 498

566

Pérou

32 971 854

6 740

0,43

639 435

28 607

866

Laos

7 275 560

2 540

0,36

22

0

0

Vietnam

97 338 579

2 750

0,35

1 040

32

0,3

Chine

1 439 323 776

10410

0,39

85 022

4 634

3

Espagne

46 754 778

30390

0,35

455 621

29 011

620

Sources : a) https://www.worldometers.info/​world-population/​population-by-country/​ b) https://en.wikipedia.org/​wiki/​List_of_countries_by_GNI_(nominal)_per_capita c) https://data.worldbank.org/​indicator/​SI.POV.GINI d) https://www.worldometers.info/​coronavirus/​ ?utm_campaign =homeAdvegas1 ?

3Notre réflexion explore ces questions en se focalisant sur deux aspects centraux : d’abord les grandes inégalités présentes dans la Bolivie actuelle, puis les freins à l’action collective de la société bolivienne. La diffusion du SARS-CoV-2 est un « mal commun », pour l’affronter, il s’agit de pouvoir agir ensemble, à différentes échelles et à différents niveaux (Ostrom, 2015), d’obtenir des consensus. L’effectivité de la lutte dépend du niveau d’application et du respect des mesures de confinement et de distanciation physique par toute la population. C’est le plus grand défi pour la société bolivienne.

Mesures de contrôle de la « tempête Covid-19 » et impacts socio-économiques

4Dès la confirmation des premiers cas de Covid-19, le 11 mars 2020, la Bolivie a imposé des mesures radicales de confinement : fermeture des frontières, suspension de l’enseignement à tous les niveaux et imposition de la quarantaine pour tout le territoire national. Cette dernière a immédiatement paralysé les activités économiques et sociales dans tout le pays. La circulation des personnes était autorisée une seule fois par semaine, en fonction du dernier chiffre du document d’identité et exclusivement pour faire des courses alimentaires et se rendre dans les services médicaux. Les activités de travail ont été bloquées sauf celles en lien avec l’industrie alimentaire et la fourniture de produits agricoles. La circulation restreinte dans tout le territoire et l’absence de mesures de sécurisation des circuits de commercialisation et d’approvisionnement ont entraîné de lourdes pertes économiques pour les petits et moyens producteurs, qui n’ont pas pu valoriser à temps leur production.

5Simultanément, le gouvernement a organisé un ensemble de mesures de protection sociale dédiées à la compensation des travailleurs ayant perdu temporairement une partie de leurs revenus : transferts monétaires sous forme de bons tels que le Bono Familia de 70 dollars US, le Canasta Familiar de 57 dollars US et le Bono Universal de 70 dollars US. Ces transferts ont été perçus par les populations les plus vulnérables dont les travailleurs du secteur informel, les jeunes sans emploi, etc. L’annulation partielle du paiement des services basiques (eau potable, gaz, électricité) et des appuis financiers aux petites et moyennes entreprises à travers la reprogrammation de leurs crédits ont été proposés.

6Par ailleurs, les actions gouvernementales ont probablement été tardives et peu efficaces en termes d’adéquation et d’augmentation des capacités des services de santé face aux besoins et aux urgences résultant de la propagation du coronavirus. L’épidémie a rencontré un pays qui, depuis des années, n’a pas investi dans le secteur de la santé et qui présente de graves défaillances à tous les niveaux des services publics et privés. Au début de la crise sanitaire, la Bolivie avait 430 unités de thérapie intensive. Selon les critères de l’OMS, les besoins seraient de 1 163 unités (soit un déficit de plus de 60 %). En conséquence, l’urgence a été de multiplier les équipements médicaux, les unités de thérapie intensive et les moyens de protection pour les personnels. Ces dépenses n’étaient pas prévues ou planifiées par l’État et elles requéraient un usage efficient, transparent et rapide de ces ressources.

7Dans la pratique, une grande partie des achats ont été mis en cause étant donné les prix appliqués, l’irrespect des normes ou des problèmes techniques qui ont empêché le fonctionnement de certains matériels. Les 170 respirateurs espagnols ont coûté près de 3 millions de dollars à l’État, les 300 respirateurs chinois, 6 millions. Des cas de corruption ont entraîné le début de vérifications rigoureuses des procédures utilisées et des personnes concernées. Le Ministre de la Santé a été limogé pour son apparente implication dans la surfacturation (faits en cours de vérification). Beaucoup de respirateurs achetés dans l’urgence n’ont pas pu être utilisés ; ils sont en effet dans l’attente des résultats de l’enquête ou ils présentent des avaries techniques.

8Ces failles structurelles dans le système de santé bolivien ne peuvent donc pas être comblées à court terme. Alors que les investissements dans le secteur de la santé des pays andins sont en dessous de la moyenne latino-américaine (Watts, 2018), la Bolivie est le pays qui a les dépenses de santé par habitant les plus faibles (Busso et al., 2020 ; Watss, 2018). Cela se reflète dans l’effondrement rapide des services de santé durant la pandémie actuelle. Ces dernières décennies, ces investissements n’ont en effet pas été prioritaires. Pourtant, dans les dernières années de son mandat (qui a pris fin en octobre 2019), Evo Morales avait amorcé des projets (hôpitaux pouvant traiter les maladies graves – cancer, etc. ; centres médicaux) mais ils n’ont pas abouti. Ces grands hôpitaux, sans équipements et sans ressources humaines spécialisées, sont peu utiles pour lutter contre la pandémie. De fait, en Bolivie, le défi d’un investissement dans le capital humain est supérieur à celui dans des infrastructures physiques.

De grandes inégalités structurelles

9Ces dix dernières années, le Brésil, la Colombie, le Paraguay et la Bolivie sont les quatre économies avec le plus fort taux d’inégalités de l’Amérique latine (Cepal, 2019). Des estimations récentes indiquent que la pauvreté modérée en Bolivie a été réduite de 50 % par rapport à 2000. Elle touche en 2018, 34 % de la population. La pauvreté extrême a baissé de plus de moitié (15 %). Or, la pauvreté est en réalité, le résultat d’un ensemble de facteurs qui combinent en plus du niveau de revenus, l’accès aux ressources, les possibilités d’accès à l’éducation, à la terre, à un emploi stable, soit, en général, l’accès à des opportunités d’inclusion sociale et économique. L’étude de Escobar de Pabon et al. (2019) montre qu’en réalité, la pauvreté multidimensionnelle aurait tendance à augmenter. Ces inégalités structurelles ou horizontales différencient les segments et les groupes de population entre eux. Elles sont toujours très présentes dans la société bolivienne et se révèlent de manière plus évidente en temps de crise, comme celle liée à la pandémie.

10Un résultat immédiat de ces inégalités est la différence entre les populations qui ont pu suivre les mesures de confinement sans mettre en danger l’économie familiale et leur vie, et les populations qui dépendent d’activités quotidiennes et pour qui le confinement est difficile à mettre en pratique. La Bolivie est le pays latino-américain avec le plus fort taux d’informalité (Busso, 2020), elle concerne environ 70 % de la population active. L’économie informelle comprend une grande variété d’activités et de travailleurs. Elle regroupe ceux qui souhaiteraient accéder à des emplois salariés et stables jusqu’aux petits et moyens établissements familiaux qui préfèrent ce secteur informel pour échapper aux coûts de transaction associés à l’économie formelle. Pour l’essentiel, ce sont des travailleurs à leur compte dans le secteur des services qui dépendent des revenus générés au quotidien. Les quarantaines et les mesures de confinement limitent de fait les revenus des groupes sociaux les plus vulnérables.

11Les inégalités très marquées dans la population se reflètent dans des aspects tels que la disponibilité d’espaces habitables, l’équipement des logements et l’accès aux services de base (eau, assainissement) entre autres (Urquieta et Botton, 2020). En définitive, les possibilités économiques déterminent les formes d’organisation de la vie familiale, qui plus est en période de quarantaine, quand l’espace du foyer se convertit en seul et unique espace de vie disponible (voir l’article de presse de F. Molina, 2020, intitulé « La cuarentena con empleada »).

12La croissance économique s’appuie sur des inégalités et s’accompagne de ségrégation socio-spatiale. Dans des villes comme la Paz ou Santa Cruz, coexistent des quartiers réunissant les classes moyennes à aisées et des quartiers populaires habités par les travailleurs plus ou moins pauvres. Ces populations se croisent au gré des mobilités et des flux liés au travail et aux circuits de commercialisation, mais, en réalité, elles vivent dans des « mondes différents ». L’utilisation des transports publics aux heures de pointe à La Paz, par exemple, illustre la grande mobilité des travailleurs populaires. Les personnes se déplacent tous les jours depuis les quartiers périphériques et la ville de El Alto, jusqu’aux quartiers résidentiels et du centre pour mener à bien leurs activités, souvent dans les emplois les moins considérés du secteur des services : employées domestiques, infirmières, gardiens d’immeubles, jardiniers et charpentiers, etc. Ce sont des emplois précaires, sans couverture sociale, vus comme des mauvais emplois (Molina, 2020). Les inégalités économiques qui traversent la société bolivienne se maintiennent, montrant une société « bariolée » comme dit Zabaleta (Tapia, 2002), avec des différences tellement intériorisées qu’elles sont intégrées au quotidien par les populations.

13Or, le traitement de « maux communs » comme une pandémie, oblige à agir collectivement. Les mesures de confinement et de distanciation physique, appliquées pleinement ou pas dans les quelques quartiers et secteurs de la population privilégiée, sont au fond dérisoires. D’ailleurs, la flexibilisation de la quarantaine et la reprise progressive de l’économie ont été accompagnées d’une réactivation des déplacements de travail, dont ceux des travailleurs précaires.

14En milieu rural, les défis sont assez similaires. Les habitants ont de multiples occupations ou de multiples emplois qui les amènent à se déplacer en permanence entre campagnes et villes (Colque et al., 2016 : Salazar et Jimenez, 2018 ; Tassi et Canedo, 2019). La diversification des activités réduit la dépendance aux revenus agricoles souvent faibles et conditionnés par le climat. Le confinement a bouleversé non seulement leurs niveaux de vie mais aussi l’économie des centres urbains qui s’appuie sur cette main-d’œuvre, relativement bon marché et disponible pour exécuter des petits travaux occasionnels (construction, services, etc.).

En pleine pandémie et en pleine crise politique…

15La pandémie de la Covid-19 touche la Bolivie courant 2020 alors que le pays est en pleine crise politique. L’instabilité actuelle du pouvoir est inédite pour les jeunes générations qui ont passé 14 ans sous le régime du gouvernement d’Evo Morales (trois mandats successifs de début 2006 à fin 2019). Les premiers cas ont été détectés quatre mois après la désignation d’un gouvernement de « transition » qui a assumé le pouvoir depuis les élections manquées de novembre 2019 et les accusations de fraude. Ces dernières ont entraîné des confrontations entre les Boliviens qui ont accepté les résultats des élections et le maintien au pouvoir du MAS - Mouvement pour le socialisme, et les Boliviens qui ont rejeté le résultat prétextant des fraudes. Les élections ayant été reportées trois fois, le dernier report a provoqué des manifestations, des blocages de routes et des affrontements, sans respect des mesures sanitaires (distance physique, etc.). Les élections ont eu lieu finalement le 18 octobre 2020, avec l’élection de Luis Arce, membre du MAS.

16Les blocages des principales routes n’ont pas seulement empêché la circulation et la fourniture d’aliments aux populations : ils ont également restreint l’arrivée des réservoirs d’oxygène aux hôpitaux et aux centres de santé pendant les jours les plus critiques de la pandémie. Ceci a été caractérisé comme « l’expression » de l’ignorance et de l’absence d’éducation de la part de groupes sociaux qui ne comprendraient pas la gravité de leurs actions et qui répondraient en fait à des intérêts politiques. La sous-estimation de leur capacité à agir collectivement et de leur légitimité reflète, une fois de plus, la fragmentation de la société bolivienne où les inégalités sont un « bouillon de culture » pour le surgissement de conflits et de confrontations. Ces évènements révèlent que les options « rationnelles » passent au second plan dans une situation de défiance envers le gouvernement. Dans ce contexte, la nature même de la pandémie est contestée.

Conclusion

17En Bolivie, des accords collectifs entre les différents groupes et secteurs de la population sont nécessaires pour affronter la Covid-19. Or, les inégalités sont très marquées. Tandis que certaines populations ont pu suivre les modalités du confinement, sans mettre en péril leur vie et l’économie de leur famille, pour les nombreux autres, dont les activités quotidiennes ont été très bouleversées, le confinement a été très compliqué. Il est donc évident que les inégalités importantes qui caractérisent historiquement la société bolivienne représentent la plus grande entrave à la gestion de la pandémie par les Boliviens. Deux freins à l’action collective peuvent être identifiés : d’une part, les mesures de confinement et de distanciation physique et sociale ne peuvent pas être suivies de manière disciplinée par tous, partout et en même temps ; d’autre part, les inégalités engendrent de la défiance envers « l’autre » et sont le « bouillon de culture » pour faire émerger des conflits, des confrontations et des instabilités sociales et politiques.

18Dans cette perspective, ce n’est pas un hasard si l’Amérique latine, région la plus inégalitaire au monde, est la plus touchée par la pandémie. Si nous revenons à la comparaison initiale avec certains pays de l’Asie du Sud-Est, il n’est pas étonnant que des pays comme le Laos ou le Vietnam, eux-aussi considérés comme des économies en développement, avec des PIB par habitant inférieurs à celui de la Bolivie (voir Tableau 1), connaissent des taux de contagions plus faibles et moins de décès car les inégalités y sont moindres.

19À l’avenir, pour faire face aux prochains grands défis globaux, nous avons besoin de sociétés moins inégalitaires, qui puissent arriver à des consensus pour agir collectivement. Si une leçon doit être tirée de cet épisode de la Covid-19, c’est que l’inégalité n’est pas un résultat naturel de la croissance et du développement. Tout le contraire, elle peut être un frein pour affronter collectivement des problèmes globaux qui impliquent de coopérer et d’agir ensemble à différents niveaux et échelles.

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Bibliographie

Busso M. y Messina J. (eds), 2020 - La crisis de la desigualdad : América Latina y el Caribe en la encrucijada. Washington, Banco Interamericano de Desarrollo, 372 p.

CEPAL (Comisión Económica para América Latina y el Caribe), 2019 - Panorama Social de América Latina. Santiago, Chile, 225 p.

Colque G., Urioste M. y Eyzaguirre J.-L., 2015 - Marginalización de la agricultura campesina e indígena : dinámicas locales, seguridad y soberanía alimentaria. La Paz, Bolivia, TIERRA, 145 p.

Escobar de Pabon S., Arteaga W. y Hurtado G., 2019 - Desigualdades y pobreza en Bolivia : una perspectiva multidimensional. La Paz, Bolivia, CEDLA, 181 p.

Molina F., 2020 - “La cuarentena con empleada”, La Razón, 30 de abril. Cochabamba, Bolivia. https://www.la-razon.com/voces/2020/04/30/la-cuarentena-con-empleada/

Ostrom E., 2015 (1st 1991) - Governing the Commons : the Evolution of Institutions for Collective Action. Cambridge, Cambridge University Press, 280 p.

Salazar C. y Jiménez E., 2018 - Ingresos familiares anuales de campesinos e indígenas Rurales en Bolivia. La Paz, Bolivia CIPCA, 211 p.

Tapia L., 2002 - “Tiempo, historia y sociedad abigarrada en La producción del conocimiento local : historia y política en la obra de René Zavaleta.” La Paz, Bolivia, Cides-Umsa, p. 305-325.

Tassi N. y Canedo M.-L., 2019 - Una pata en la chacra y una en el mercado. La Paz, Bolivia, Cides-Umsa, 248 p.

Urquieta P. y Botton S., 2020 - Agua y desigualdades urbanas CIDES-UMSA. La Paz, Bolivia Plural Editores, 379 p.

Watts N., 2018 - “The 2018 Report of the Lancet Countdown on Health and Climate Change : Shaping the Health of Nations for Centuries to Come”. The Lancet, vol. 392, n° 10163, p. 2429-2514.

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Pour citer cet article

Référence papier

Elizabeth Jiménez, « La même tempête depuis des bateaux différents : la Covid-19 en Bolivie »Les Cahiers d’Outre-Mer, 282 | 2020, 519-526.

Référence électronique

Elizabeth Jiménez, « La même tempête depuis des bateaux différents : la Covid-19 en Bolivie »Les Cahiers d’Outre-Mer [En ligne], 282 | Juillet-Décembre, mis en ligne le 01 janvier 2023, consulté le 14 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/com/12693 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/com.12693

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Auteur

Elizabeth Jiménez

Économiste, enseignante-chercheure du CIDES – UMSA (Universidad Mayor de San Andrès), Bolivia, Ejimenez@cides.edu.bo

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Droits d’auteur

CC-BY-NC-ND-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

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