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« La maladie des riches » : la maîtrise et la rente de la Covid-19 au Kenya

Claire Médard
p. 397-405

Notes de l’auteur

Cet article a été écrit avant un nouveau pic épidémique qui a conduit à la réintroduction du contrôle des déplacements internes le 26 mars 2021.

Texte intégral

1Envisager le contrôle territorial comme un moyen de lutter contre la Covid-19 est l’idée la plus partagée à l’heure actuelle à l’échelle de la planète entière : la maîtrise (containment) remplace la prévention. Les termes de contrôle territorial, utilisés ici, désignent l’intervention des pouvoirs publics pour limiter la mobilité des personnes en prenant appui sur des dispositifs tels que les frontières et autres démarcations spatiales, mais mobilisant aussi, de plus en plus, des technologies de pointe et des données de surveillance numériques, biométriques, etc. Suscitant l’adhésion de certains et violemment critiqué par d’autres, ce nouvel ordre sécuritaire, à la fois moral et territorial, est controversé.

2Le modèle territorial est généralement présenté comme systématique et s’appliquant à tous. De fait, dans sa conception et son application, il résulte de choix, orientés par différentes considérations politiques, économiques et sociales. Il n’est jamais neutre et les mesures pratiques de contrôle partent de simplifications du réel dans l’optique d’une intervention. Dans le cas qui nous occupe, les options territoriales de « prévention » ont été adoptées dans l’urgence. Elles ne peuvent maîtriser la complexité ni la diversité des situations démographiques, économiques et sociales qui ont caractérisé les formes de contagion et leur gravité relative, ni les conséquences du contrôle des mobilités et de la chute d’activité. Les interventions territoriales de « contrôle » se présentent comme une solution qui évite de poser trop de questions. Le traitement de l’épidémie par le contrôle territorial, caractérisé à la fois par un repli sur les frontières nationales et par le contrôle des déplacements internes, en véhiculant un nouvel ordre moral, vise en définitive davantage à rassurer qu’à responsabiliser.

3Comparée à d’autres pays et tenant compte des difficultés propres à la collecte statistiques (Gastineau et alii, 2020), l’épidémie a eu une incidence plus faible au Kenya, la structure de la population étant jeune comparée à l’Europe. La grande majorité n’a pas eu l’impression de voir passer la maladie, si ce n’est peut-être sur les écrans. On a parlé d’une mauvaise « fièvre » (homa) à Kakamega, en novembre 2020, lors d’un pic épidémique pour cette région. En revanche, les mesures de contrôle territorial, redoublées de mars à août 2020 ont paralysé le pays (sur au moins 3,5 mois en interne et de 4 à 6 mois à l’international, 6 à 9 mois pour l’éducation) et ont porté atteinte à l’intégrité socio-économique des « petites gens » du secteur informel (hustlers), détresse exploitée par les politiciens déjà en campagne pour les présidentielles de 2022. À Eldoret, porter un masque est dénoncé comme pro-gouvernemental et la Covid-19 est perçue comme la maladie des riches. Les mesures de « prévention », fondées sur le contrôle des personnes, sont devenues un temps la principale source de rente pour des agents publics peu scrupuleux. Plus largement, tout un business se rattache aux contrats d’affaires liés à la gestion de l’épidémie, à la fois publique et privée, attribués de manière non transparente.

4Les dispositifs territoriaux contribuent à créer un ordre moral dominant, transformant le rapport à l’autre en accentuant les différences de classe, de race, d’ethnicité et de génération (la jeunesse étant considérée, au Kenya, comme trop désinvolte). Ils provoquent un climat de tension qui s’enracine aussi dans les relations quotidiennes où chacun s’observe et se méfie de l’autre. La surenchère territoriale souligne comment le moyen peut être pris pour la fin, comment les contrôles de déplacements finissent par être conçus comme un but en soi, faisant perdre de vue l’objectif premier. La stratégie territoriale de « prévention », adoptée avec des variations partout dans le monde, a mené à une situation absurde où l’on débat de prévention principalement en des termes d’efficacité d’un contrôle territorial. La confusion entre ordre public et prévention sanitaire, que le cas du Kenya illustre bien, est explorée ici. Nous présenterons en premier la manière dont les évènements s’enchaînent, pour évoquer ensuite plus précisément comment les enjeux de santé publique et de sécurité et d’ordre public se télescopent. Puis nous aborderons la captation rentière des opportunités de contrôles renouvelées, en période de crise sanitaire. Enfin la normalisation et la banalisation du contrôle seront traitées.

Brève chronologie

5L’alerte est donnée fin février et les interventions du gouvernement pour contrôler territorialement l’épidémie se mettent en place rapidement. Le président prend l’initiative : le 28 février 2020, il instaure un comité, le National Environment Response Committee on Coronavirus (NERCC), pour permettre une coordination nationale (ROK, Executive Order n° 2, 2020). La loi sur la Santé (ROK, Health Act, 2017) précise la responsabilité du gouvernement, en matière de prévention de la contamination, en particulier lorsqu’elle vient de l’extérieur. Le 3 mars 2020, la Covid -19 est déclarée une redoutable épidémie (ROK, 27/03/2020, LG n° 37). Comme l’ont souligné F. Eboko et S. Schlimmer (2020) ces mesures anticipent la première occurrence de la maladie.

6Le premier cas trouvé est le 13 mars 2020 et le contrôle aux frontières se met en place 15 mars 2021. Le même jour, le ministre de la santé interdit tout rassemblement, y compris religieux. Toutes les écoles sont fermées. Les déplacements, partout au Kenya, sont restreints par l’introduction d’un couvre-feu. Une quarantaine vise les habitants des deux principales agglomérations, Nairobi et Mombasa, ainsi que certaines zones littorales et frontalières dès le 6 avril. Un mois plus tard des mesures supplémentaires sont prises à l’intérieur de ces agglomérations, le quartier d’Eastleigh à Nairobi et la vieille ville de Mombasa sont bouclés du 6 mai au 7 juin 2020. Les quarantaines des comtés littoraux s’achèvent également le 7 juin, à l’exception de celle du port de Mombasa. L’enfermement des habitants des deux grandes villes s’arrête plus tard le 7 juillet 2020. L’interdiction des rassemblements et la suspension des activités des bars sont encore prolongées de mois en mois. En août, le trafic aérien international reprend, sous condition de test Covid négatif. Les tests obligatoires pour les conducteurs de camion ont déjà été mis en place le long des frontières terrestres depuis mai, mais elles restent très contrôlées. Les activités des bars reprennent le 28 septembre 2020 et l’heure du couvre-feu est repoussée à 23h. Dès le 4 novembre, les heures du couvre-feu sont à nouveau modifiées et se rallongent (de 22h à 4h du matin). Le 3 janvier 2021, le président annonce que le couvre-feu est reconduit jusqu’au 12 mars 2021.

7Deux périodes se distinguent : durant une première phase, de mars à début juillet 2020, les mobilités intérieures sont très contraintes ; par la suite, dans une deuxième phase, les déplacements internes deviennent à nouveau autorisés. Après un début caractérisé par l’usage parfois excessif de la force publique, on assiste à la normalisation des mesures de distanciation physique qui continuent à faire l’objet de contrôles.

Confusion entre dispositifs de santé publique et de maintien de l’ordre

8Au début de la crise, différentes mesures convergent dans le but de contrôler les mouvements de population. Au Kenya, le cadre territorial de la maîtrise sanitaire (containment) s’est mis en place il y a plus d’un siècle sous la colonisation et concerne à la fois les populations humaines et non humaines, voire à ce sujet les nombreux travaux d’historiens tels D. M. Anderson, Van Zwanenberg, etc. L’exemple du Kenya illustre bien les interventions territoriales de maîtrise sanitaire : quarantaines pour le bétail, déplacement forcé de population en raison de la prévalence, localement, de maladies, ou encore planification urbaine pour segmenter les espaces et isoler les quartiers populaires « indiens » ou « africains » des quartiers « européens » et les « riches » des « pauvres ». Historiquement, le contrôle des migrations internes tient une place importante au Kenya. Il sert en particulier à réglementer, sous la colonisation, l’accès à la ville des populations « africaines » rattachées à des homeland ou « réserves ». Au-delà de la référence à des catégorisations raciales et ethniques qui servent de fondement aux frontières internes au Kenya, le cadre territorial de maîtrise sanitaire s’interprète également sous l’angle du niveau de connaissances médicales et vétérinaires de l’époque. Avec l’apparition d’une nouvelle maladie, la Covid-19, la quarantaine revient à l’honneur. Dans ce nouveau contexte, il s’agit d’empêcher les urbains de quitter les grandes agglomérations ou les zones considérées comme « contaminées ».

9En 2020, tout un arsenal juridique qui relève à la fois de la législation sur la santé publique (ROK, 2017) et de celle sur le maintien de l’ordre public (ROK, 2012) transpose des mesures de contrôle des mouvements et déplacements de population en des mesures de santé publique. Le couvre-feu est l’une des toutes premières mesures introduites, dès le 27 mars 2020 (ROK, Public Order N° 1 2020). Elle relève du cadre du maintien de l’ordre. Elle est complétée par des mesures qui relèvent de la législation sur la santé publique qui définissent les lieux « infectés » (« infected areas ») et les personnes potentiellement porteuses (« carriers ») (ROK, LG n° 49 et n° 50, 2020) dans le but affiché de limiter la propagation de la maladie. Des lieux de quarantaines sont définis dans ce cadre pour enfermer les porteurs potentiels : à un moment donné de la crise, il s’agissait de toutes les personnes venues de l’étranger. Déclarer les malades ou les personnes soupçonnées d’être malades devient une obligation légale pour les médecins, les propriétaires, les employeurs etc. et cela revient à institutionnaliser une forme de dénonciation. À une autre échelle, les lieux de quarantaines ciblent des régions entières. La déclaration d’un « lieu infecté » a permis le confinement de l’agglomération de Nairobi (ROK, LG 51, le 6 avril 2020, et LG 89, le 19 mai 2020), des comtés de Mombasa (ROK, LG 52, le 8 avril 2020), de Kilifi et de Kwale, sur le littoral de l’Océan indien (ROK LG 53 et LG 54, le 8 avril 2020), ainsi que de Mandera, comté frontalier de la Somalie et de l’Éthiopie (ROK, LG 71, le 22 avril, et LG 85, le 13 mai 2020). Des cartes précises sont fournies dans ces publications officielles définissant les contours des régions ciblées : l’agglomération de Nairobi s’élargissant bien au-delà du seul comté de Nairobi.

10La surenchère « sécuritaire », à partir du 6 mai 2020, se traduit par le redoublement de mesures ciblant des zones spécifiques à l’intérieur de régions déjà en quarantaine. Les mesures sont introduites via la loi sur l’ordre public (ROK, Public Order n° 2, 2020, 6 mai 2020), relevant du Ministre de l’intérieur. Par la suite, la quarantaine très localisée sera prolongée dans le cadre de la loi sur la santé (ROK, LG n° 83, 13 mai 2020). Les quartiers visés sont le quartier somali d’Eastleigh à Nairobi, et la vieille ville du port de Mombasa : ils le sont respectivement en raison de 5 et de 24 cas Covid. Il convient de souligner que ces deux quartiers fortement musulmans, ont à plusieurs reprises, dans un passé récent, été soupçonnés d’abriter des réseaux radicalisés et font l’objet d’une surveillance renforcée pour cette raison.

11En raison des moyens territoriaux de containment choisis, il est difficile de séparer un objectif de prévention d’un objectif sécuritaire. En définitive, il devient légitime de se poser la question des intérêts servis par la confusion entretenue entre moyens et objectifs.

Les excès d’un contrôle et la rente

12Au tout début, avec la peur ambiante, la mise en œuvre des mesures de confinement de l’agglomération de Nairobi et de la Côte, ainsi que le couvre-feu, partout au Kenya, a été violente. Les arrestations par la police ont conduit à l’entassement de personnes dans des lieux de rétention, sous prétexte qu’elles ne respectaient pas les mesures de distanciation physique, contribuant même à empirer la contagion.

13L’opposition à ces mesures s’organise faiblement. Le couvre-feu est combattu par la Law Society of Kenya, mais la Haute cour de justice maintient ce dernier. La société civile s’élève contre la violence et la manière dont les quartiers pauvres sont ciblés (Amnesty International, 20/08/2020). La situation devient intenable dans les quartiers pauvres en raison de cette violence et de ce couvre-feu aberrant dans les conditions de logement et de vie de ces quartiers. C’est tout particulièrement dans ce contexte que la dérive sécuritaire des mesures prises au nom de la santé est dénoncée (Mutahi et Wanjiru, 23/11/2020). Les mesures de contrôle sont d’emblée détournées de leur objectif par certains agents de l’État. Des menaces de toutes sortes, fondées sur l’arsenal juridique anti-Covid, servent de levier à la corruption. Les mesures de quarantaines, ciblant en particulier les Kenyans retournant au pays, ont vite été comprises comme un racket et les Kenyans ont pris l’habitude de dire que la Covid-19 est devenue un « business » rattaché en particulier au potentiel renouvelé du contrôle territorial. Ce dernier renvoie à la fois à un héritage autoritaire et aux pratiques systémiques de corruption qui lui sont liées. Le contrôle des personnes crée une rente : ce contrôle, redoublé durant cette période, a été une source de revenus pour certains détenteurs d’autorité. Dans ce cadre, les autorisations de déplacement spécifiques et exceptionnelles doivent être visées par des officiels, leur conférant un pouvoir additionnel, susceptible d’être monnayé. Par exemple, des mesures spécifiques ont été mises en place pour les enterrements (rassemblements limités à 15 personnes, autorisations exceptionnelles de déplacement), conduisant à des interventions alliant intransigeance et corruption. En milieu hospitalier, le traitement plus spécifique des morts de la Covid-19 (ensevelissement en 48h, lieux et conditions spécifiques) a eu des répercussions plus larges, car la menace de non-restitution du corps est utilisée, à un moment donné, comme un levier pour mettre une pression financière additionnelle sur les familles, y compris pour les morts non attribuées à la Covid.

Normalisation et banalisation du contrôle

14Avec le temps, les mesures limitant des déplacements sont levées et la surveillance des détenteurs de l’ordre public s’est reportée sur les mesures de distanciation physique. Concernant les voyageurs internationaux, un dispositif technologique de surveillance est introduit et ils sont suivis durant les 14 premiers jours de leur séjour au Kenya.

15Dans l’ensemble du Kenya, le port du masque est contrôlé dès que l’on quitte le seuil de son domicile. L’obligation de porter le masque à l’extérieur, partout, a entraîné un port particulier du masque, sur le menton, aussitôt relevé lorsque l’on croise un policier. Il y a très peu de masques artisanaux. Des masques en nylon réutilisables et des masques chirurgicaux sont vendus au bord de la route ou près des stations de bus. Les masques FFP2 sont également utilisés par les plus riches qui choisissent parfois de doubler les protections en ajoutant masque chirurgical et masque FFP2. Avec le port et le non-port du masque, les classes sociales s’affichent clairement sur les visages.

16Les stations de lavage de main et la prise de température obligatoires à l’entrée de tous les lieux publics se sont généralisées. Mises en place dès le début de la crise sanitaire, ces stations, prévues par la loi, sont à l’entrée de toutes les administrations publiques, de tous les supermarchés et commerces. Des stations artisanales de lavage de main actionnées par le genou ou le pied ont été inventées. Par ailleurs, les mesures de prévention se coulent dans le moule des dispositifs de sécurité privés, déjà répandus au Kenya. Le contrôle des températures est déployé à l’entrée des lieux publics, à travers les réseaux de gardes de sécurité privés. Le geste appris est de pointer le thermomètre à la tempe ou au poignet du visiteur et de le retourner pour montrer le résultat à l’intéressé. Ce nouveau geste de sécurité s’ajoute parfois au passage de portique. Cette mesure pratique répond à une demande privée. Les thermomètres électroniques affichent généralement de températures allant de 32 °C à 36 °C. Des registres de température avec contacts des personnes contrôlées complètent parfois le dispositif.

17Concernant le public plus large, les possibilités d’extorsion sont à présent limitées aux amendes informelles et officielles pour non-respect du port du masque ou du couvre-feu. Les amendes désavantagent une fois de plus les plus pauvres, ceux qui travaillent dans le secteur informel au bord de la route, dans les transports. En décembre 2020, le regain de contrôle s’explique à la fois par la multiplication des déplacements pendant la période des fêtes et par les cibles fixées par les fonctionnaires qui cherchent à arrondir leur fin de mois. Les personnes contrôlées préfèrent payer l’équivalent de 50 euros de manière informelle plutôt que de comparaître et d’être placés avec d’autres dans des espaces de rétention bondés pour échapper à l’amende de 200 euros ou la prison.

Conclusion

18Nous avons souligné, à partir de l’exemple du Kenya, la confusion entre intervention de « prévention » sanitaire et maintien de l’ordre. Cette soi-disant prévention repose sur des dispositifs territoriaux de contrôle qui s’insèrent dans une longue tradition de surveillance des mobilités internes et de maintien de l’ordre. L’amalgame légitime les interventions de contrôle pures et dures par la protection de la santé publique. Un système déviant se met en place qui semble fabriqué précisément pour permettre les exceptions. Réputée neutre et ne faisant pas d’exception, la surveillance territoriale semble au contraire destinée à permettre les exceptions dont une rente peut être tirée. Peut-être était-il possible d’excuser l’amalgame entre mesures sanitaires et mesures de contrôle territorial sur fond de peur et d’ignorance, en revanche difficile d’exonérer le système de pouvoir ayant mené à des abus fondés sur l’instrumentalisation des mesures territoriales de la lutte anti-Covid.

19Le tournant sécuritaire qui renvoie à un moule territorial ancien, correspondant à des pratiques ordinaires et récurrentes de surveillance des déplacements internes, trouve une légitimité fondée sur une peur nouvelle. Cet ordre moral finit par s’éroder via l’instrumentalisation du contrôle à des fins d’enrichissement personnel et les inquiétudes très concrètes face à la crise économique.

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Bibliographie

Amnesty International, 20/08/2020 – Quarantine : Punishment or Public Health Measure, https://www.amnestykenya.org/quarantine-punishment-or-public-health-measure/.

Eboko F. et Schlimmer S., 2020 – COVID-19 : « L’Afrique face à une crise mondiale », Institut français des relations internationales | « Politique étrangère » 2020/4 Hiver | p. 123-134.

Gastineau B., Golaz V., Flahaux M.-L., Dos Santos S., avril 2020 – Quatre questions clés sur les chiffres de la mortalité par Covid-19 en France en 2020, http://www.lped.fr/quatre-questions-cles-sur-les-chiffres-de-la.html.

Médard Claire, 01/04/2020 – Le contrôle des déplacements n’est pas une réelle politique de prévention. https://blogs.mediapart.fr/claire-medard/blog/010420/le-controle-des-deplacements-n-est-pas-une-reelle-politique-de-prevention.

Mutahi Patrick & Wanjiru Kate Jane, 23/11/2020 – Police Brutality and Solidarity during the COVID-19 Pandemic in Mathare. Covid-19 special papers/Kenya. Mambo ! vol. XVII (6), 2020.

Sources juridiques

Remarque préliminaire : Publiées sous format papier par les presses du gouvernement (Government printer, Nairobi), les principales directives listées ici ont pu être consultées en ligne, principalement à partir du site du parlement (http://www.parliament.go.ke/) et du site du National Council for Law Reporting qui a créé une archive spéciale (http://kenyalaw.org/kenyalawblog/kenyas-response-to-covid-19/). Quelques textes n’ont pas été directement consultés et leur existence ou leur reconduction a été déduite à partir d’autres sources en ligne.

Republic of Kenya (ROK), Public Order Act (Cap 56), 2012.

ROK, Public Health Act (Cap 242), 2017.

ROK, Executive Order No. 2 of 2020, the National Environment Response Committee on Coronavirus (NERCC). Issued by the President on 28th February 2020.

ROK, The Public Health Act (Cap. 242), Public Health (Declaration of Formidable Epidemic Disease) Order, 2020. Kenya Gazette Supplement n° 31, 27th March, 2020, Legal Notice (LG) n° 37.

ROK, Public Order n° 1 2020, (State Curfew) Order, 2020, 27th March 2020.

ROK, The Public Health Act (Cap. 242) The Public Health (Prevention, control and supression of COVID-19) Rules 2020, Arrangements of Regulations, 3rd April, 2020, LG n° 49.

ROK, The Public Health (Cap. 242), The public Health (Covid-19 Restrictions of Movement of Persons and Related Measures) Rules 2020. 6th April, 2020. LG n° 50.

ROK, The Public Health (Cap. 242). The Public Health (COVID-19 Restriction of Movement of Persons and Related Measures) :

– (Nairobi Metropolitan Area) Order, 2020. 6th April, 2020, LG n° 51.

– (Mombasa County) Order 2020, 6th April, 2020, LG n° 52.

(Kilifi County) Order 2020, 6th April, 2020, LG n° 53.

(Kwale County) Order 2020, 6th April, 2020, LG n° 54.

ROK, The Public Health (Cap. 242). The Public Health (COVID-19 Restriction of Movement of Persons and Related Measures) (Mandera County) Order 2020, 22nd April, 2020, LG n° 71.

ROK, Public Order n° 2, 2020 on the coronavirus Pandemic. Restriction of Movement Order (Eastleigh and Mombasa old town), 6th May 2020.

ROK, The Public Health (Cap 242). The Public Health (COVID-19 Restriction of Movement of persons and Related Measures) :

– in Eastleigh Area Order, 2020, 13th May 2020, LG n° 83.

– in Mombasa Old Town Order, 2020. 13th May 2020, LG n° 84.

– in (Mandera County) (Extension) Order, 2020, 13th May 2020, LG n° 85.

ROK, The Public Health (Cap 242). The Public Health COVID-19 Restriction of Movement of Persons and related Measures (Nairobi Metropolitan Area) (Extension) Order n° 2 of 2020. 19th May 2020 LG n° 89.

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Pour citer cet article

Référence papier

Claire Médard, « « La maladie des riches » : la maîtrise et la rente de la Covid-19 au Kenya »Les Cahiers d’Outre-Mer, 282 | 2020, 397-405.

Référence électronique

Claire Médard, « « La maladie des riches » : la maîtrise et la rente de la Covid-19 au Kenya »Les Cahiers d’Outre-Mer [En ligne], 282 | Juillet-Décembre, mis en ligne le 01 janvier 2023, consulté le 14 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/com/12575 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/com.12575

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Auteur

Claire Médard

IRD/URMIS (Paris) et Université de Moi (Eldoret, Kenya)

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Droits d’auteur

CC-BY-NC-ND-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

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