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Dossier

Brasília. Entre forme urbaine et redistribution de classes

Fernanda Moscarelli et Horrana Santos
p. 39-79

Résumés

Brasília a été construit à partir des théories et désirs d’un monde différent et meilleur qui correspondait à la fois à l’iconographie de la nouvelle capitale d’un jeune État-Nation, ainsi qu’à la nécessité d’un vecteur de développement régional de l’arrière-pays. Si la ville a rendu possible le compromis d’intériorisation, le rêve d’une ville symbole de l’égalité sociale ne s’est pas concrétisé. Brasília s’organise aujourd’hui autour d’un modèle urbain dynamique où les classes aisées partagent la périphérie avec les pauvres et montre une meilleure redistribution des classes à l’échelle métropolitaine. Néanmoins, comme le montre notre confrontation entre l’analyse morphologique et les caractéristiques socio-économiques des habitants, l’inégalité est toujours présente et continue d’augmenter.

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Texte intégral

Introduction

1À part quelques exceptions, au Brésil, la forme urbaine constitue un reflet des conditions socio-économiques des habitants. Cela a été observé par plusieurs études (Villaça, 2001 ; le Brazidec, 2009 ; Sposito, 2009 ; Chétry, 2010 ; Chétry, 2013 ; Chatel ; Sposito, 2015 ; Chatel et al., 2017) qui analysent la croissance urbaine, ses caractéristiques morphologiques face à la disposition des fonctions urbaines et des classes sociales.

2Ainsi, la grande masse ouvrière brésilienne vit dans une urbanisation précaire et incomplète caractérisée par peu d’espaces publics de qualité et verts, une absence d’équipements et de services et, par conséquent, une pénurie d’emplois (Chétry, 2010 ; Chétry, 2013 ; Carrière & de la Mora, 2014). En fonction du prix du foncier, elle est expulsée vers la périphérie en lotissements monotones issus des programmes gouvernementaux qui cherchent à éloigner la misère (le Brazidec, 2009) ou en lotissements irréguliers par rapport à la propriété foncière. Les favelas sont occupées généralement par les plus démunis et les travailleurs irréguliers. Elles se caractérisent aussi par une forte précarité d’infrastructures, de services et de cadre bâti, mais avec un tracé urbain organique et de hautes densités bâties (Chétry, 2010 ; Le Brazidec, 2009 ; Chatel et al., 2017). Cette structure urbaine, résultat des 100 dernières années d’urbanisation et d’un processus d’expansion urbaine inégale et discriminatoire, s’est consolidée grâce aux taux très élevés d’urbanisation de cette période et à la logique du laisser-faire.

3Cependant, ces dernières années montrent que les nouveaux modes de vie et l’intérêt croissant des classes aisées pour les quartiers périphériques ont changé la donne. Les villes se sont tournées vers un nouveau modèle plus dynamique et en cours de consolidation, où leurs centres sont de plus en plus occupés par une classe moyenne, alors que les périphéries proches, le plus souvent investies par une population populaire, voient s’installer une classe aisée selon des configurations différentes dans chaque agglomération.

4Les classes aisées se sont déplacées vers la périphérie dans des quartiers à la fois fermés ou très loin des habitats urbains ordinaires. Ces quartiers ne possèdent généralement ni équipements ni postes de travail. Mais cette population ne dépend pas vraiment des services publics et bénéficie cependant de commerces et services sophistiqués, qui donnent à leurs résidents la sensation d’appartenir à un club exclusif (Sposito, 2009 ; Reis, 2006 ; Reis, 2015).

5Les quartiers centraux, caractérisés par des densités bâties importantes qui entourent les premiers nucleus urbains et anciennement occupés par la classe aisée, sont actuellement récupérés par la classe moyenne. Ils sont, à la fois les mieux placés et les mieux servis par les infrastructures urbaines, dont les transports, les équipements, la présence d’espaces verts et, de ce fait, offrent un meilleur cadre de vie (Villaça, 2001 ; Sposito, 2009 ; Chétry, 2010 ; Polidori et al., 2014).

6Qu’en est-il de Brasilia ? Il fallait s’attendre à ce que Brasília – exemple majeur de l’application de la Charte d’Athènes, symbolisant au même moment le processus d’industrialisation de la construction et l’égalité sociale (Costa, 1989 ; Costa, 1991), soit différente du point de vue du modèle urbain.

7Malheureusement, les critiques vont au-delà de celles typiques du mouvement moderne : uniformisation et répétition du cadre bâti, étalement urbain et utilisation des voies rapides comme moyen préférentiel de déplacements quotidiens. Elles concernent aussi une opposition entre les objectifs d’égalité et de réalité, puisque des études portant sur les inégalités brésiliennes soulignent Brasília comme l’une des aires métropolitaines ayant les plus forts taux d’inégalités sociales sur le plan national (PNUD / FJP / IPEA, 2013 ; Gonçalves et al., 2015).

8Brasília, comme n’importe quelle métropole brésilienne, s’est aussi initialement structurée par un modèle centre-périphérie dont le District Fédéral/Brasília concentre le meilleur accès à l’éducation, à la santé et aux revenus, contrairement aux autres municipalités de l’aire métropolitaine. Cependant, notre étude met en lumière un important changement de cette structure, qui porte à croire dans une dynamique de rééquilibre à niveau métropolitain et une nouvelle dynamique au sein du District Fédéral/Brasília. Dans ce sens, la confrontation entre les caractéristiques socio-économiques de Brasília et l’analyse morphologique pourraient se traduire dans un modèle plus affiné du rapport centre-périphérie.

9Afin de mieux contextualiser ces analyses, nous présentons quelques débriefings sur le processus historique qui a défini l’occupation du territoire ainsi que la forme urbaine de la nouvelle capitale. Moderniste par son plan, ses idéaux, mais aussi sa méthode de construction, Brasília ne s’est pas adaptée à ce qui existait au préalable (Cerezer ; de Almeida, 2015 ; Mendes, 1995), en rasant le préexistant pour recevoir le projet dessiné par Lucio Costa (de Mello et al., 2004). Cela permettra au lecteur de mieux comprendre le contexte de création du Plano Piloto ainsi que des autres villes satellites, aujourd’hui nommées regiões administrativas (régions administratives), un contexte qui produit des impacts dans leurs caractéristiques socio-économiques.

10Ensuite, grâce à l’analyse d’indicateurs socio-économiques relatifs à l’Aire Métropolitaine de Brasília – AMB – et notamment au District Fédéral/Brasília, nous démontrerons le changement du rapport centre-périphérie vers une structure plus équilibrée au sein de l’AMB, de nouvelles dynamiques au sein du District Fédéral/Brasília, ainsi qu’une croissance générale de l’Indice de Développement Humain.

11Enfin, une comparaison morphologique entre ces 31 régions administratives, leur cadre bâti, l’état général de l’urbanisation et le revenu des ménages sont utilisés pour vérifier s’il existe une liaison entre les caractéristiques socio-économiques des habitants et la forme urbaine. Cette analyse qualitative est organisée en typologies, qui mettent en lumière les inégalités au sein de Brasília. Ces typologies permettent aux lecteurs une représentation plus affinée des rapports forme urbaine – habitats que les modèles classiques.

La capitale nouvelle : une odyssée

12Le Brésil, en tant que colonie portugaise d’économie extractiviste-exportatrice, a priorisé le développement urbain côtier au détriment de son arrière-pays jusqu’à la fin du xviiie siècle. Les occupations agricoles des xvie et xviie siècles dans l’intérieur ont été développées par « donataires » : des acteurs privés recevaient de la couronne portugaise un vaste territoire nommé capitanias hereditárias (Capitaineries héréditaires) (Prado Jr., 2007). Mais si les capitanias répondaient avec un relatif succès à la nécessité d’occuper la terre encore vierge et de fixer une nouvelle économie – la production agricole – elles n’avaient pas d’intérêt à développer une urbanisation (Matos, 2011).

  • 1 Les bandeirantes ont été en majorité des descendants métissés de portugais et d’indigènes, qui ont (...)

13Ainsi, dans une période de presque 100 ans (1532-1615), il n’existait que 50 peuplements et seulement 10 d’entre eux étaient nommés villes. Les premières capitales, Salvador puis Rio de Janeiro, partageaient des caractéristiques typiques d’une proto-urbanisation maritime : localisation côtière et portuaire avec l’essentiel des activités administratives placées dans l’occupation des plateaux et des collines à pente, permettant de voir l’ennemi se rapprocher par la mer (Matos, 2011). Cette occupation territoriale s’est étalée vers l’intérieur de façon graduelle grâce à l’action des nommés bandeirantes1 entre les xviie et xviiie siècles. Mais les caractéristiques générales de l’occupation territoriale brésilienne n’ont pas vraiment changé jusqu’à la fondation de Brasília, en 1960, actuelle capitale administrative.

  • 2 Les acteurs de la révolution populaire nommée Inconfidência Mineira, à la fin du xviiie siècle.

14Localisée dans une région géographiquement centrale, la nouvelle capitale répondait aux désirs des républicains, les inconfidentes2, de lancer un vecteur de développement régional de l’arrière-pays, s’opposant au rôle colonial-exportateur défini par la Métropole portugaise (Brasil, 1981). Ainsi, l’idée de fondation d’une nouvelle capitale remonte au début des insurrections républicaines du xviiie siècle. Sa concrétisation passe par différentes personnes enthousiastes à l’idée d’une capitale à l’intérieur du Brésil, dont Hipólito José da Costa et la propre famille royale portugaise, fixée au Brésil depuis 1808 (Leite ; Garcia-Filice, 2015), ainsi que d’importants personnages comme José Bonifácio de Andrada e Silva, Patriarche de l’indépendance (Prado Jr., 2007). Cependant, le rêve ne sera pas concrétisé avant le milieu du xxe siècle.

  • 3 Géographiquement, le plateau central représente une vaste portion de terre qui s’étend sur toute la (...)
  • 4 Première Mission Cruls, réalisée en 28 mois et la deuxième Mission Cruls, réalisée entre juillet 18 (...)

15Sa trajectoire passe par l’institutionnalisation de sa surface de 14 000 km² et sa région – le plateau central brésilien3 – dans la première Constitution républicaine en 1891. Ensuite, l’emplacement sera mieux défini par une série d’expéditions scientifiques4, dont la plus célèbre est celle nommée Mission Cruls, coordonnée par l’astronome belge Louis Ferdinand Cruls en 1892 (Senra, 2010_a ; Cerezer ; de Almeida, 2015 ; Leite ; Garcia-Filice, 2015). Le rapport Cruls décrit l’emplacement comme un quadrilatère de 14 400 km², dans une région de faible, mais préexistante occupation humaine, caractérisée par une économie basée sur le bétail (Brasil, 2003 ; Leite ; Garcia-Filice, 2015). Botaniste de la commission de scientifiques de la mission Cruls, Glaziou identifie une topographie sujette aux inondations entre deux élévations nommées Gama et Paranoá (Brasil, 2003 ; Cerezer ; de Almeida, 2015 ; IHG-DF, 2017). Ce dernier donnera son nom au Lago Paranoá (lac Paranoá).

  • 5 Réalisée par la « Commission technique pour l’étude de l’emplacement de la nouvelle capitale de l’U (...)
  • 6 Réalisées par le Conseil National de la Géographie et du Conseil National de Statistique, les deux (...)

16En dépit des plans établis et des missions suivantes – mission Polli Coelho5, mission Cavalcanti et les expéditions menées par l’IBGE6 – le rêve n’est pas toujours concrétisé (Senra, 2010_b ; Brasil, 2003). Sa réalisation résulte, certainement, de l’expropriation d’une aire de 50 000 Kilomètres carrés par le Président de la République Café Filho, en 1955. Cela clôturera les missions et délimitera, finalement, le périmètre du District Fédéral et de la nouvelle capitale.

17Le District Fédéral est ainsi défini comme un polygone de 5 850 km², sur un plateau délimité à l’est par le Rio Negro (Fleuve Noir) et à l’ouest par le Rio et Lago Descoberto (fleuve et lac Découvert). Mais comme le montre la figure 1, les frontières de la nouvelle unité fédérative au nord et au sud n’ont pas été adaptées à la géographie locale.

Figure 1 - Localisation du District Fédéral – Brasília – et ses limites géographiques particulières

Figure 1 - Localisation du District Fédéral – Brasília – et ses limites géographiques particulières

Source : IBGE, 2019. Carte : auteurs

  • 7 La nomenclature et l’organisation politico-administrative de Brasília porte à confusions à cause de (...)

18Ville nouvelle, Brasília a été conçue pour recevoir les trois pouvoirs Brésiliens – exécutif, législatif et juridique – ainsi que la masse des fonctionnaires en conséquence. Le Plan en forme d’avion, Plano Piloto (Plan Pilote), a clairement déterminé des limites à l’expansion du dessin urbain et également de la population, en la fixant à 500 000 personnes. Mais la réalité d’aujourd’hui est bien différente. Le District Fédéral – récemment appelé Brasília – compte aujourd’hui environ 3 millions d’habitants (IBGE, 2018)7.

19La figure 2 montre, avec plus de détails, le District Fédéral, considéré comme une municipalité unique. Le Lago Paranoá aide à mieux localiser le renommé Plano Piloto, situé sur son côté gauche. Les 31 régions administratives comptent aujourd’hui une population presque 14 fois supérieure à celle prévue par le Plano Piloto (IBGE, 2019).

20Soulignons que l’emplacement actuel de Brasília appartenait, originellement, à l’État de Goiás (GO). Ainsi, une partie des zones rurales des villes de Formosa et Luziania (GO) ont été démembrées en 1955. Brasília et le District Fédéral sont alors composés de vastes territoires agricoles et de quelques peuplements urbains découpés de la ville de Planaltina (GO) sur la totalité de la ville de Luziânia, à l’époque nommée Brazlândia (GO) (Administração Regional de Brazlândia, 2018 ; Leite ; Garcia-Filice, 2015).

Figure 2 - District Fédéral/Brasília : les 31 zones administratives

Figure 2 - District Fédéral/Brasília : les 31 zones administratives

Source : IBGE, 2019. Carte : auteurs

  • 8 Registres historiques montrant l’existence de Planaltina depuis 1790, dont le nom est officialisé e (...)

21Ces régions étaient déjà habitées, mais avec une faible densité, depuis la fin du xviiie siècle8 par des Bandeirantes (Cerezer ; de Almeida, 2015). Cette occupation est restée peu modifiée jusqu’aux années 1950 : 1 % de croissance entre 1920 et 1940 puis 2,2 % entre 1940-1950, pour ensuite exploser (figure 3). Il est évident que la création de la nouvelle capitale a attiré une classe ouvrière bien au-delà de l’expectative des managers du processus. De cela a résulté une course contre le temps pour bâtir, en parallèle au Plano Piloto, les premières villes satellites qui n’ont pas empêché l’apparition des premières favelas.

Figure 3 - Schéma graphique de l’occupation du District Fédérale/Brasília – historique

Figure 3 - Schéma graphique de l’occupation du District Fédérale/Brasília – historique

Source : Ricardo (1959) ; de Oliveira (1999), de Mello et al. (2004), IBGE (2018) ; Cerezer ; de Almeida (2015). Schéma graphique : auteurs

  • 9 Companhia Urbanizadora da Nova Capital do Brasil (NovaCap, 2019).

22Le Plano Piloto et les villes satellites planifiées ont été toutes bâties par la Compagnie Urbanistique de la nouvelle capitale brésilienne9, NovaCap, fondée par le président Juscelino Kubitschek de Oliveira, le 19 septembre 1956, avec la mission de coordonner les différents acteurs et d’aménager la capitale et les villes satellites. Dans la même année, Kubitschek envoie au Congrès un projet de lois destinant les ressources pour la construction de la nouvelle capitale et ouvre le concours des projets, qui a retenu le Plan de Lucio Costa.

23Parmi les actions de la NovaCap, nous pouvons mettre en avant le barrage du Rio Descoberto – la création du lac du même nom – et le barrage qui permet l’accumulation d’eau de pluie pour la création du Lago Paranoá (IHG-DF, 2017).

  • 10 On appelle candangos les ouvriers venus de toutes régions du pays, mais avec une grande concentrati (...)

24Elle a également créé les lots de la Cidade Livre (la ville libre). Cette ville créée de façon provisoire devait recevoir les ouvriers – candangos10 – de la construction de Brasília pour être ensuite supprimée. Mais les ouvriers ne sont pas retournés dans leur foyer d’origine et, séduits par le rêve de la ville-nouvelle, se sont installés à Cidade Livre, aujourd’hui Núcleo Bandeirantes.

25Évidemment les barrages ont inondé les zones où vivaient précairement les candangos hors Cidade Livre, qui ont été déplacés vers des campements improvisés, comme Candagolândia, et vers les villes satellites de Taguatinga et Sobradinho, toutes deux planifiées, même si cette dernière n’a pas été complètement bâtie à cette période.

26Dans le même temps et pour la même raison qui a amené la fondation de Taguatinga et Sobradinho, l’ancienne Planaltina a reçu un plan de modernisation basé sur l’étalement urbain par lotissements qui a plus que doublé son extension territoriale. Cela a aussi permis de loger la masse des nouveaux arrivants.

27Avec l’inauguration de Brasília, une partie des habitants de la Candagolândia a été transférée, contre son gré, au Plano Piloto, d’autres ont pu résister aux pressions et sont restés, garantissant la reconnaissance de Candagolândia comme l’une des villes satellites en 1984.

28D’autres villes satellites bâties par la NovaCap ont vu le jour entre les années 1960 et 1980 – Cruzeiro, Guará et Gama. En même temps, certains campements spontanés ont été régularisés. Nous assistons à la consolidation de Ceilândia, Recanto das Emas, Samambaia, Santa Maria et Riacho Fundo, comme une extension du tracé original du Plano Piloto par le côté de l’Asa Sul (aile sud). Plus tard, le modèle américain des quartiers périphériques et bourgeois apparaît au Brésil et rencontre des applications similaires au District Fédéral dont le meilleur exemple est Park Way : quartier riche, à faible densité de population, localisé proche du lago Paranoá. Ainsi la plupart des zones rurales vont, petit à petit, se modifier en zones urbaines, ce qui explique l’étalement démesuré de Brasília.

Brasília : un autre exemple du modèle centre-périphérie ?

29Généralement, les villes brésiliennes s’organisent dans un modèle centre-périphérie dont le centre regroupe la plupart des services administratifs et d’utilité publique (organismes municipaux, tribunaux, sièges des entreprises, cinémas, théâtres…), alors que la périphérie reçoit les logements, l’industrie et parfois le commerce de gros (Singer, 1982). Ce modèle de renforcement du centre résulte surtout de l’action de l’État, qui investit et adopte des stratégies urbanistiques qui valorisent le prix du foncier dans les zones déjà consolidées et expulse ceux qui n’ont pas les moyens de vivre dans ces zones résidentielles (Guimarães, 2016).

30Dans ce contexte, le marché immobilier déréglementé va aussi renforcer la qualité des zones déjà bien desservies en infrastructures, services et espaces agrégateurs de la qualité de vie ; dans le même temps, les populations défavorisées vont accroître l’expansion urbaine périphérique qui occupe les franges urbaines-rurales mal desservies. Plus le déficit des logements est important, plus cette dynamique s’intensifie, révélant le côté sombre de la domination sociale, économique et politique à travers l’espace (Singer, 1982 ; Villaça, 2011).

31Cette logique a cependant montré des changements importants dans les 30 dernières années, avec la mobilité des ménages aisés vers la périphérie, qui suit une logique d’expansion urbaine par étalement et qui ramène avec elle une amélioration des indicateurs.

32Cela est perçu, au niveau métropolitain, par les indices de développement humain (IDH) (1991). Le tableau 1 montre pour l’année 1991 une supériorité de l’IDHM du District Fédéral sur les autres municipalités de l’Aire Urbaine de Brasília. Cependant, un taux de croissance plus important de ces indices est aussi visible dans les autres municipalités de l’AMB, sauf Alexânia, entre 1991-2010 (tableau 1 et figure 5). Cela eut pour conséquence un effacement graduel de la différence entre l’IDH du District Fédéral et des autres municipalités en 2010.

33Cela indique une amélioration générale des éléments d’analyse de l’indice dans toute l’Aire Métropolitaine très visible pour les municipalités Águas Lindas de Goiás, Alexânia, Colcazinho de Goiás et Padre Bernardo (figure 04 ; tableau 01), qui ont eu, respectivement, des taux de croissance de l’IDHM de 77 %, 80 %, 81 % et 88 %.

Tableau 1 - Indicateur de développement humain du district fédéral et d’autres municipalités – AMB

Tableau 1 - Indicateur de développement humain du district fédéral et d’autres municipalités – AMB

Source : IBGE, 1991 ; IBGE, 2000 ; IBGE, 2010 ; PNUD/FJP /IPEA (2013). Adapté : auteur

Figure 4 - IDHM du DF et des municipalités de l’aire métropolitaine de Brasília – IDHM 1991, 2000, 2010 et taux de croissance 1991-2010

Figure 4 - IDHM du DF et des municipalités de l’aire métropolitaine de Brasília – IDHM 1991, 2000, 2010 et taux de croissance 1991-2010

Plus la ville devient une métropole, plus elle s’étale et s’organise de façon ségrégative tout en gagnant en dynamisme économique. Sans la coordination ou l’incitation de l’État, apparaissent alors, de façon spontanée, des centres secondaires organisés et hiérarchisés (Santos et al., 2017), qui offrent aux habitants quelques commerces et services leur permettant de réduire leurs déplacements quotidiens centre-périphérie (Singer, 1982). Mais il reste une très grande dépendance des périphéries urbaines en direction du centre, mieux équipé.Source : IBGE, 1991 ; IBGE, 2000 ; IBGE, 2010 ; PNUD/FJP /IPEA (2013).

Carte : auteurs

34Comme le montre encore le tableau 1 et la figure 5, les taux de croissance de l’IDH éducation sont élevés pour toutes les municipalités de la Région Métropolitaine, mais ils sont plus accentués à Luziânia (209 %), Planaltina (263 %), Santo Antônio do Descoberto (204 %). Les municipalités Águas Lindas de Goiás (306 %) et Padre Bernardo (315 %) présentent des taux de croissance de l’IDH éducation spectaculaires.

Figure 5 - Taux de croissance d’IDHM éducation du DF et des municipalités de l’AMB - 1991-2010

Figure 5 - Taux de croissance d’IDHM éducation du DF et des municipalités de l’AMB - 1991-2010

Source : IBGE, 1991 ; IBGE, 2000 ; IBGE, 2010 ; PNUD/FJP /IPEA (2013). Carte : auteurs

  • 11 La plus haute augmentation d’entre les unités fédératives.
  • 12 Coefficient qui permet d’évaluer l’inégalité des revenus des familles. Le coefficient Gini du DF, e (...)
  • 13 Habitant de Brasília.

35Cette augmentation générale de la qualité de vie du DF, dont l’IDH a suivi la croissance moyenne brésilienne et qui est passée de 0,616 en 1991 à 0,824 en 2010 (33,8 %)11, n’est pas uniforme (CODEPLAN, 2013/2014 ; Gonçalves et al., 2015 ; PNUD/FJP IPEA, 2013). Les analyses montrent, en contrepartie, une augmentation de 0,5 % du coefficient de Gini12 du District Fédéral entre 1995 et 2008 (IPEA, 2010), mieux démontrée par le fort écart entre le revenu des brasilienses13 (tableau 2 ; figure 6).

Tableau 2 - comparatif des revenus du District Fédéral – les 31 régions administratives

Tableau 2 - comparatif des revenus du District Fédéral – les 31 régions administratives

* Le SMIC brésilien – Salaire Minimum (SM) – correspond actuellement à R$ 1 045,00 - 178 euros

Source : Tableaux 5.8 et 5.9 du Codeplan – PDAD/DF- 2015/2016. Adapté : auteurs

Figure 6 - Les 31 régions administratives du District Fédéral par classes de revenu

Figure 6 - Les 31 régions administratives du District Fédéral par classes de revenu

Source : Codeplan – PDAD/DF- 2015/2016. Carte : auteurs

36Comme le montrent le tableau 2 et la figure 6, le Plano Piloto et les régions administratives Jardim Botânico, Lago Sul et Lago Norte (proches du Lago Paranoá), ainsi que Park Way, concentrent les plus hauts revenus. En plus de constituer des régions planifiées pour la classe supérieure, ce sont les aires centrales du District Fédéral.

37Ensuite, les régions administratives Taguatinga, Sobradinho et Sobradinho II, Núcleo Bandeirante, d’entre les plus anciennes urbanisations, sont classées selon la Codeplan comme des régions à moyens/hauts revenus. Il est intéressant de constater que Taguatinga, Sobradinho et Sobradinho II ont été planifiés comme des villes satellites pour recevoir les classes moyennes. Donc en raison de leur proximité avec le Plano Piloto et de sa genèse, on a pu assister à une ascension sociale.

38Il est intéressant de souligner que le Núcleo Bandeirante, à l’origine un bidonville, présente des revenus moyens/hauts, qui s’expliquent par une ascension sociale ou par un processus de gentrification. De même, les régions administratives de Guará, Cruzeiro, Águas Claras, S I A et Vicente Pires, relativement proches du Plano Piloto, sont aussi classées à revenus moyens/hauts, à la différence d’autres régions administratives équidistantes comme Candangolândia et SCIA – Estrutural.

39Afin de mieux comprendre ces spécificités, d’autres analyses ont été réalisées, d’abord celle du type d’habitation au sein du District Fédéral, dont la présence et la localisation des bidonvilles, confirme une concentration de la richesse dans l’aire centrale.

Figure 7 - type d’habitation des 31 régions administratives du District Fédéral : présence des bidonvilles

Figure 7 - type d’habitation des 31 régions administratives du District Fédéral : présence des bidonvilles

40Comme le montrent le tableau 3 et la figure 7, il existe très peu de bidonvilles (0,34 % des habitations), qui apparaissent de façon plus importante dans les régions Varzão (3,63 %) et SCIA – structural (6,20 %). Ils sont inexistants dans les régions à hauts revenus et très peu présents dans ceux à revenus moyens/hauts.

Tableau 3 - Comparatif du type d’habitation du District Fédéral/Brasília – les 31 régions administratives

Tableau 3 - Comparatif du type d’habitation du District Fédéral/Brasília – les 31 régions administratives

Source : Codeplan – PDAD/DF- 2013/2014.Tableau : auteurs. Tableaux 1.2 du Codeplan – PDAD/DF- 2013/2014. Adapté : auteurs

41En sachant que pour être classée comme bidonville, une habitation ne doit pas seulement se caractériser par une précarité et une insalubrité constructible et urbaine, mais aussi par une occupation illégale du sol, d’autres habitations précaires subsistent et exigent une analyse plus qualitative pour les reconnaître.

42Le tableau 3 montre également une présence plus importante des typologies pavillonnaires, qui sont souvent les logements destinés à la classe pauvre – mais qui peuvent aussi loger la classe moyenne – dans 25 des 31 régions administratives. Il montre très peu d’habitations à usage mixte. Cela accroît l’extension urbaine et fait de Brasília une ville très étalée (Bertaud & Malpezzi, 2003 ; Ojima, 2007 ; Holanda, 2008) où la voiture est essentielle au déplacement.

43Comme nous pouvons le voir dans la carte développée par l’IBGE à la demande du Secrétariat National pour les Politiques de Promotion de l’Égalité Raciale (figure 08), 54 % de la population du DF est de couleur et plus présente dans les villes satellites périphériques (IBGE, 2010), là où existent les plus bas revenus (Codeplan/PDAD-DF, 2013/2014).

44Le Plano Piloto, Jardim Botânico, Lago Norte, Lago Sul et Park Way se distinguent des autres régions administratives par la faible présence d’une population de couleur. Dans le même sens, des analyses développées par la Codeplan (2013/2014) montrent également que ces 5 régions sont celles dont la population possède le plus d’années d’étude avec des revenus nettement supérieurs.

45Les enquêtes auprès des ménages font souligner qu’au Brésil la couleur de peau constitue un indicatif de classe sociale. Cela renforce les propos de Leite et Garcia-Filice (2015), dont les études ont démontré que la masse de la population des différentes villes du DF, pour la plupart noire et métisse, occupe des fonctions moins rémunérées et bénéficient de moins de chances d’ascension sociale.

Figure 8 - population de couleur au sein du District Fédéral

Figure 8 - population de couleur au sein du District Fédéral

Source : montage à partir de l’IBGE (2010)

46Comme présentées ci-dessus, l’Aire Métropolitaine de Brasília et la plupart des 31 régions administratives du District Fédéral/Brasília constituent des territoires qui se sont formés par le déficit des logements de la période de construction ; mais qui ont établi, tous les deux, une relation de forte dépendance avec leur centre (Leite ; Garcia-Filice, 2015). Notre analyse ouvre cependant une discussion à propos des changements dans cette dynamique et leur impact dans la forme urbaine, avec une augmentation de l’habitat groupé et l’arrivée des classes aisées en périphérie, ainsi qu’une graduelle suppression de l’habitat informel.

47La corrélation historique entre 1991 et 2010 montre également que ces régions administratives ont vécu des améliorations importantes du point de vue de l’urbanisation qui impacte positivement l’assainissement et par conséquent la longévité des habitants ; comme une ascension sociale remarquée dans l’augmentation des revenus moyens. Étant donné les analyses réalisées, il nous est possible d’affirmer qu’une mixité spatiale de revenus s’est sûrement produite entre les 31 régions administratives du DF, comme au sein de l’Aire Métropolitaine de Brasília.

48La section suivante approfondit l’analyse morphologique afin de mieux expliquer le paradoxe entre l’amélioration des revenus dans les 31 régions et la croissance de l’indice de Gini. Cette étude est organisée en typologies morphologiques.

Des formes urbaines qui monstrent les caracteristiques socio-economiques

49Les analyses relatives aux morphologies des 31 régions administratives, montrent l’existence d’une multitude de situations, regroupées en 6 typologies.

Moderniste

50Le premier groupe d’analyse présente une structure urbaine similaire au Plano Piloto. Ces régions administratives sont structurées par axes, certains en arc, composées de grands îlots ouverts de forme géométrique (carrée, rectangulaire, octogonale…).

51Le Plano Piloto, projeté par Lucio Costa et Oscar Niemeyer, et la Région administrative Sudoeste/Octogonal (figure 9) sont le symbole des idéaux modernistes : (a) table-rase sur les occupations humaines préexistantes, (b) zoning pour organiser les fonctions en quartiers, (c) îlots ouverts, (d) édifications en bloc, (e) monumentalité des bâtiments. Ces deux régions bénéficient d’édifications, d’infrastructures et d’espaces boisés très uniformisés et classés Patrimoine de l’Humanité par l’Unesco. Il n’existe pas d’îlots organisés par lots et d’édifications pavillonnaires.

52Sur le plan socio-économique, elles concentrent les populations qui sont en lien direct avec les services de l’État et concentrent les classes aux revenus les plus élevés. Dans une logique de centre-périphérie, elles représentent le centre le plus important du District Fédéral et concentrent les emplois, les revenus et l’iconographie de Brasília.

Figure 9 - Plan Piloto (1) et sudoeste/octogonal (22)

Figure 9 - Plan Piloto (1) et sudoeste/octogonal (22)

Source : Codeplan PDAD/DF- 2013 ; Google maps. Montage : auteurs

Urbanisation de genèse spontanée avec un tracé regularisé a posteriori

53Ce groupe concerne les régions administratives qui ont été fondées à l’origine de l’occupation du territoire (Planaltina) ou en parallèle des premiers travaux des constructions du Plano Piloto. Elles constituent des zones d’occupation originalement spontanées, soit en conséquence de l’installation des Bandeirantes (Planaltina), soit des campements bâtis pour les ouvriers (Núcleo Bandeirantes et Candagolândia). Elles ont reçu des plans d’aménagement a posteriori et sont, toutes les trois, très distinctes et leur typologie unique n’entre dans aucun autre groupe.

54Planaltina est un cas à part, puisque c’est la seule région où il est encore possible d’identifier les vestiges d’occupations bandeirantes et qui présente différentes formes urbaines. La figure 10 délimite et exemplifie ces différents tracés dont son ancienne structure composée de rues plus ou moins rectilignes et d’anciennes habitations.

Figure 10 - Planaltina (6)

Figure 10 - Planaltina (6)

Source : Codeplan PDAD/DF- 2013 ; Google maps. Montage : auteurs

55L’occupation Bandeirantes a été achevée plus tard par des lotissements d’influence modernistes et de nouvelles occupations spontanées. Aujourd’hui, ces occupations anciennes et les lotissements planifiés sont organisés comme des zones à usage mixte avec un caractère social prédominant de la classe moyenne à revenu moyen/bas. Les occupations spontanées (tracé plus irrégulier) sont plus précaires et habitées par une population plus démunie.

56Núcleo Bandeirantes et Cadagolândia ont été aussi des campements spontanés, mais complètement projetés et rebâtis dans les années 1950, durant la période de construction du Plano Piloto. Elles sont localisées côte à côte, et très proches du Plano Piloto.

Figure 11 - Núcleo Bandeirante (8) et Candagolândia (19)

Figure 11 - Núcleo Bandeirante (8) et Candagolândia (19)

Source : Codeplan PDAD/DF- 2013 ; Google maps. Montage : auteurs

57La région Núcleo Bandeirantes, l’ancienne Cidade Livre, est structurée par lots et voirie régulière, sans grande hiérarchie (figure 11). Elle est occupée par la classe ouvrière qui a édifié diverses typologies : petits commerces, bâtiments et pavillon. Cette région est occupée par une population qui montre une certaine ascension sociale avec un revenu moyen/haut.

58À Candagolândia prédomine la forme urbaine plus ouverte, délimitant une hiérarchie, sans que ce soit une structure complète en forme d’arbre. Comme le montre la figure 11, elle est un exemple clair d’organisation par sectorisation, dont les voiries qui bordent les secteurs ne sont pas linéaires et ressemblent plus aux projets des villes-jardins. La population à revenu moyen/bas ne montre pas des signes de grande ascension sociale, et a édifié, en majorité, des constructions pavillonnaires (87,20 %).

Lotissements populaires d’influence moderniste

59Ce groupe est composé de toutes les régions dont la morphologie urbaine présente des influences de la période moderniste, soit par des caractéristiques plus progressistes, soit par des similitudes avec les villes jardins (Choay, 1965 ; Mangin, 2004). Ce sont des régions dont le tracé urbain est régulier, fermé, sectorisé et structuré par de grands axes en forme d’avenues arborisées, certaines étant arquées. Cependant, elles se distinguent du groupe antérieur par le grain urbain, plus fin, ainsi que par le contenu des îlots, composé d’une présence massive de constructions pavillonnaires.

60Les régions administratives suivantes appartiennent à ce groupe : Gama, Taguatinga, Sobradinho, Ceilândia, Guará, Cruzeiro, Samambaia, Recanto das Emmas, Riacho Fundo et Riacho Fundo II, Santa Maria et São Sebastião. Guará et Cruzeiro sont des régions très proches du Plano Piloto, par conséquent, attirent des populations à plus hauts revenus, ce qui est visible à travers les édifications (figure 12).

Figure 12 - Guará (10) et Cruzeiro (11)

Figure 12 - Guará (10) et Cruzeiro (11)

Source : Codeplan PDAD/DF- 2013 ; Google maps. Montage : auteurs

61Occupée par des classes moyennes, Guará est le résultat de l’ascension sociale d’une partie de la population du District Fédéral, qui a procédé à des modifications sur d’anciens logements ouvriers au cours des années. Il s’agit d’une des régions les plus mixée socialement, mais composée de logements pavillonnaires, dépourvus de grands commerces ni services de proximité. Le tissu urbain de Guará est composé d’un mélange de tracés, qui varient selon les typologies des édifications : maisons ou ensembles.

62Cruzeiro se partage en deux zones très distinctes : une zone pavillonnaire, organisées en lots, et une zone structurée des résidences d’environ six étages. Même si les deux lotissements occupent des aires équivalentes, la plupart de la population réside dans les appartements (74,40 %).

63Parmi les régions de ce groupe, Gama est celle dont le tracé urbain et les usages des sols ont un centre-ville mieux défini. Cela est dû à son Plan Urbain, en forme de ruche, créé par l’architecte Paulo Hungria, qui a organisé la ville en cinq secteurs d’activités distincts (figure 13). À Gama, comme pour le Plano Piloto, une logique de zoning s’applique et sépare les fonctions administratives, les commerces et services de la ville, des quartiers plutôt résidentiels. Ce n’est pas le cas pour les autres régions de ce groupe, la plupart n’ayant pas une lisibilité claire du centre-ville. Gama possède un tracé régulier, avec certaines zones où les infrastructures projetées n’ont pas été complètement implantées. La partie rurale est plus dispersée. Les images montrent aussi des maisons petites et moyennes, confirmant l’appartenance de sa population aux classes moyennes ou défavorisées.

Figure 13 - Gama (2)

Figure 13 - Gama (2)

Source : Codeplan PDAD/DF- 2013 ; Google maps. Montage : auteurs

64Les régions Taguatinga, Ceilândia, Samambaia, Recanto das Emmas et Riacho Fundo s’organisent autour des axes parallèles, d’une hiérarchie supérieure aux autres voiries. Cependant Sobradinho et Riacho Fundo II présentent une faible hiérarchie de voirie.

65Taguatinga possède une caractéristique sociale également très mixée, dont l’occupation est composée autant d’habitations aisées que d’habitations plus simples, édifiées en mode d’urgence à l’époque de la construction de Brasília. Sa structure est mixée entre les tracés de voiries, dont certains sont réguliers et d’autre moins, ces derniers résultant d’occupations spontanées des trente dernières années (figure 14). Il faut rappeler que Taguatiga, mais aussi Planaltina et Sobradinho constituent des zones anciennement occupées par les candangos.

Figure 14 - Taguatinga (3) et Sobradinho (5)

Figure 14 - Taguatinga (3) et Sobradinho (5)

Source : Codeplan PDAD/DF- 2013 ; Google maps. Montage : auteurs

66Sobradinho a souffert avec les occupations candangas. Pensée pour recevoir les ouvriers, l’inondation précoce du Lac Paranoá n’a pas permis sa conclusion avant l’arrivée des familles déplacées par la montée des eaux. Cela a sûrement joué un rôle sur le manque de lisibilité et de hiérarchisation urbaines. Elle est constituée de deux lotissements au tracé régulier (figure 14).

67Ceilândia, Samambaia, Recanto das Emmas, Riacho Fundo et Riacho Fundo II mixent leurs zones urbaines avec une très large zone rurale, composée de fermes qui rappellent l’ancienne occupation de la région de Brasília. Elles ont toutes été urbanisées afin de recevoir les familles d’immigrés de diverses parties du pays et les habitants issus des bidonvilles.

Figure 15 - Ceilândia (9), Samambaia (12), Recanto das Emmas (15)

Figure 15 - Ceilândia (9), Samambaia (12), Recanto das Emmas (15)

Source : Codeplan PDAD/DF- 2013 ; Google maps. Montage : auteurs

68Samambaia, région à dessin moderniste, se caractérise par un tracé fermé, avec des lignes plus ou moins irrégulières et occupée par une population mixée, qui vit dans une diversité de typologies pavillonnaires, même si certains bâtiments isolés et des ensembles commencent à apparaître (figure 15).

69Ceilândia et Recanto das Emas ont toutes les deux des caractéristiques similaires à Samambaia : tracé projeté par lotissements à tracé régulier, fermé, occupé par des maisons et des petits commerces sans centre-ville bien défini (figure 15). Ceilândia a souffert d’une défiguration importante de son tracé original du fait d’expansions urbaines spontanées.

70Les conditions économiques et urbaines de Samambaia, Ceilândia et Recanto das Emas ne sont pas totalement précaires, elles présentent des zones occupées par la classe pauvre mais également moyenne. Ce sont des régions périphériques brésiliennes typiques, qui mixent urbanisation et zones agricoles. Cependant, Ceilândia, se distingue des autres par une présence importante des zones spontanées, résultant des processus de favelisation : la Favela Sol Nascente. Quelle ironie, sachant que Ceilândia a été créé à partir des politiques visant l’éradication des favelas, recevant les habitants issus des Vilas de l’IAPI, Tenório, Esperança, Bernardo Sayão et de la favela Coline du Querosene.

71Riacho Fundo et Riacho Fundo II possèdent un tracé et des caractéristiques similaires aux voisines. Le tissu est composé par grands blocs d’îlots qui définissent une hiérarchie urbaine et de voirie. Le vert est présent dans les axes, en avenues arborisées, ainsi que dans les places éparpillées dans l’ensemble du territoire (figure 16). Néanmoins Riacho Fundo se différencie de Riacho Fundo II par une présence importante des bâtiments à trois-quatre étages et à huit dix étages, occupés par les classes aisées de la région.

Figure 16 - Riacho Fundo (17) et Riacho Fundo II (21)

Figure 16 - Riacho Fundo (17) et Riacho Fundo II (21)

Source : Codeplan PDAD/DF- 2013 ; Google maps. Montage : auteurs

72En dépit de ces quelques différences, Taguatinga, Sobradinho II, Ceilândia, Samambaia, Recanto das Emmas, Riacho Fundo et Riacho Fundo II sont semblables. Elles ont toutes une grande occupation pavillonnaire, mais moins importante pour Taguatinga et Riacho Fundo II. Elles sont toutes occupées par une population à revenu moyen bas, à l’exception de Taguatinga et Sobradinho dont les nouveaux quartiers à manoirs font augmenter le classement de ces deux régions par des revenus moyens hauts. Elles sont toutes relativement distantes du Plano Piloto, mais connectées par des voies rapides régionales ou fédérales.

73Dans ce groupe, les régions Santa Maria et São Sebastião, n’ont pas les connexions routières le plus précaires, ni les plus distantes, mais elles se caractérisent par des urbanisations plus précaires (figure 17).

Figure 17 - Santa Maria (13) et São Sebastião (14)

Figure 17 - Santa Maria (13) et São Sebastião (14)

Source : Codeplan PDAD/DF- 2013 ; Google maps. Montage : auteurs

74Ce sont des parties partiellement urbanisées avec des zones pavillonnaires précaires, construites pour la réinstallation des populations issues des bidonvilles, ce qui peut expliquer les difficultés socio-économiques de cette région, mais n’explique pas la précarité de l’urbanisation. Santa Maria abrite également, des militaires et quelques quartiers de luxe type gated communities. Ces deux régions présentent une structure urbaine similaire aux autres régions de ce groupe, mais avec une faible hiérarchie des voiries. Ce sont des régions à revenus moyens/faibles.

4 - Urbanisation en arborescence

75Ce groupe est constitué des régions administratives Lago Sul, Lago Norte, Park Way et par une partie de celles d’Águas Claras, Jardim Botânico et Vicente Pires. Elles se caractérisent par une morphologie similaire à la banlieue américaine et sont occupées par les populations issues de classes aisées, qui concentrent la richesse dans l’extension des ailes du Plan Piloto, ainsi qu’au bord du lac Paranoá (Holanda, 2006).

Figure 18 - Lago Norte (18), Lago Sul (16) et Jardim Botânico (27)

Figure 18 - Lago Norte (18), Lago Sul (16) et Jardim Botânico (27)

Source : Codeplan PDAD/DF- 2013/2014 ; Google maps. Montage : auteurs

76Ce sont des régions bâties de manoirs ou de riches maisons, avec de grands jardins et clôturés par de grands murs, dont le tracé urbain en forme d’arbre (Mangin, 2004), ouvert et ségrégatif, isole définitivement les habitants des autres populations et de la vie urbaine en général.

77Lago Sul, Lago Norte (figure 18) sont presque identiques en termes de grain et type d’occupation. Grâce à leur proximité avec le Plano Piloto, ces deux zones représentent des aires d’influence directe du périmètre classé par l’UNESCO et sont soumises par un important contrôle par l’IPHAN – Institut du Patrimoine Historique et Artistique National. Elles ne souffrent par conséquent d’aucune occupation irrégulière. La région Jardim Botânico (figure 18), dans la continuité du Lago Sul, présente des ensembles type gated communities, avec des maisons du même niveau socio-économique que les deux régions précédentes. Cependant, des zones y gardent encore un caractère plus rural et moins aisé.

Figure 19 - Águas Claras (20) et Park Way (24)

Figure 19 - Águas Claras (20) et Park Way (24)

Source : Codeplan PDAD/DF- 2013/2014 ; Google maps. Montage : auteurs

78De façon similaire, Park Way (figure 19) possède une occupation plus aérée en termes d’aires vertes et est également composée de manoirs, à l’accès contrôlé (figure 19).

79Il est possible d’insérer Águas Claras dans ce même groupe, même si elle possède deux types très distincts de morphologie. Comme le montre la figure 19, le tracé urbain des deux tiers du territoire de Águas Claras est en plein processus de reconfiguration. Il commence à être occupé par des habitations similaires aux régions Lago Norte et Lago Sul. Mais la partie urbanisée la plus achevée est caractéristique du premier groupe – moderniste. Elle présente des immeubles de hauteur plus importante que le Plano Piloto, avec des typologies moins connectées à la vie urbaine : rez-de-chaussée destinés aux garages et ensembles de bâtiments.

80Vicente Pires (figure 20) possède une moitié de sa surface structurée par le même type de tracé, et se rapproche ainsi des caractéristiques d’occupation d’autres régions, mais avec encore plus de particularités rurales que Jardim Botânico. L’autre moitié présente une structure urbaine plus régulière, composée d’îlots rectangulaires, partagés en petits lots.

Figure 20 - Vicente Pires (30)

Figure 20 - Vicente Pires (30)

Source : Codeplan PDAD/DF- 2013/2014 ; Google maps. Montage : auteurs

Absence d’une forme urbaine claire

81Les régions administratives de ce groupe, Brazlândia, Paranoá, Varjão, Sobradinho II et Itapoã, présentent deux types de caractéristiques morphologiques distinctes. Dans un premier cas elles représentent les caractéristiques typiques des favelas, avec un tracé assez irrégulier. Dans un second cas, elles présentent des tracés plus linéaires, mais sans hiérarchie claire, dont la majorité correspond à des régularisations sur des anciennes occupations de type favelas. Nous pouvons ainsi mettre ensemble les régions Fercal et Itapoã, puisque, en dépit d’être essentiellement rurales, leur urbanisation est similaire.

82Brazlândia, Varjão et Sobradinho II (figure 21) sont toutes deux composées d’un mélange de propriétés rurales et de zones urbaines, avec autant de tracés réguliers et linéaires qu’irréguliers.

83Ce sont des régions composées de lotissements pavillonnaires où n’existent presque pas de bâtiments à étages. Ce sont aussi des régions à moyens/faibles revenus. À Brazlândia et Varjão les édifications sont pauvres et l’urbanisation précaire, caractérisée par l’absence d’équipements et d’infrastructures. Sobradinho II est similaire en termes de conditions socio-économiques dans la zone spontanée, mais présente aussi des quartiers à plus hauts revenus.

84Itapoã ressemble beaucoup aux précédentes en termes de formes et de conditions d’urbanisation. Il est cependant intéressant d’y souligner la présence de maisons aisées, voire très aisées sur le modèle de celles de Park Way. Serait-ce le prélude d’un processus de gentrification visant à éloigner les plus démunis hors du Plano Piloto ? La proximité avec les régions Plano Piloto, Lago Norte et Lago Sul, appartenant aux classes aisées, ne peut être niée.

Figure 21 - Brazlândia (4), Varjão (23) et Sobradinho II (26)

Figure 21 - Brazlândia (4), Varjão (23) et Sobradinho II (26)

Source : Codeplan PDAD/DF- 2013 ; Google maps. Montage : auteurs

Figure 22 - Itapoã (28)

Figure 22 - Itapoã (28)

Source : Codeplan PDAD/DF- 2013/2014 ; Google maps. Montage : auteurs

85Paranoá et Fercal sont plus rurales qu’urbaines. Ces deux régions possèdent quelques zones d’occupations spontanées, mais il est impossible de définir des caractéristiques plus claires, une fois que ces fragments urbains sont éparpillés.

86Cependant, la figure 23 montre la précarité des édifications, dont la majorité est composée de pavillons et de fermes. Dans la zone plus proche d’Itapoã et du Plano Piloto, quelques édifications en hauteur commencent à apparaître à Paranoá.

Figure 23 : Paranoá (7) et Fercal (31)

Figure 23 : Paranoá (7) et Fercal (31)

Source : Codeplan PDAD/DF- 2013/2014 ; Google maps. Montage : auteurs

Aires industrielles

87Deux autres régions existent, SCIA – Secteur Complémentaire de l’Industrie et de l’Approvisionnement – et SIA – Secteur de l’Industrie et de l’Approvisionnement –, toutes deux sont industrielles, avec quelques occupations résidentielles.

88Caractérisé autant par l’industrie que le commerce de gros, le SCIA, a été projeté avec le Plano Piloto pour recevoir les typologies d’entrepôts (figure 24). Cependant, une invasion des aires non édifiées par les catadores de lixo (des éboueurs) s’est produite dans les années 1970 et 1980, transformant une partie de la région en aire urbaine à bas revenus.

89Aujourd’hui cette zone est appelée « Estrutural » et se caractérise autant par des tracés réguliers et linéaires, mais sans lisibilité, comme irréguliers, issus de processus de favélisation. Elle est occupée par une présence massive de logements précaires (absence d’assainissement), pour la plupart en situation irrégulière quant à la propriété foncière.

90La région SIA est apparue pour permettre l’extension de ce type d’usage de sol, une fois que l’Estrutural a limité l’étalement des entrepôts. Ce n’est pas une urbanisation traditionnelle, car le peu d’habitations présentes est plutôt mixé avec commerces et quelques appartements. C’est le plus bas taux d’habitation de tout le District Fédéral/Brasília, qui se compose de 549 habitations.

Figure 24 - SCIA (25) et SIA (29)

Figure 24 - SCIA (25) et SIA (29)

Source : Codeplan PDAD/DF- 2013 ; Google maps. Montage : auteurs

91Ces deux secteurs ne permettent pas une analyse plus approfondie de la structure urbaine et des habitations, les zones résidentielles étant de propriété foncière irrégulière, elles ne pas peuvent pas être correctement cartographiées à ce jour.

Conclusion

92L’analyse du processus de création des caractéristiques socio-économiques et de la morphologie du District Fédéral montre comment s’est produit le choc entre l’utopie moderniste et la réalité. D’un côté Brasília a répondu à la nécessité d’affirmation politique de la nouvelle république, représentant un portrait inédit d’un jeune pays en recherche d’une identification sur le plan international et qui a rendu possible le compromis d’intériorisation. D’un autre côté, son image de ville moderniste s’est appuyée sur l’invisibilité des plus démunis et de leur lieu de résidence.

93En premier lieu, l’analyse des IDH montre que le District Fédéral et Luziânia, puis Formosa, Cidade Ocidental et Valparaíso de Goiás sont mieux desservis que d’autres municipalités de la Région Métropolitaine. Cela montre qu’au niveau métropolitain, la logique centre-périphérie, très accentuée en 1991, est en train de changer avec un meilleur partage de la qualité de vie au sein de l’AMB. Il faut souligner que toutes les municipalités ont amélioré leurs indicateurs entre 1991-2010, en décentralisant les infrastructures d’assainissement, les équipements urbains d’enseignement et de santé.

94Néanmoins, à l’intérieur du District Fédéral, la logique centre-périphérie est cependant plus accentuée et, comme nous voyons dans la figure 25, elle présente une corrélation avec les différentes morphologies. Dans ce contexte, l’analyse spatialisée et croisée de la classe des revenus et de la prédominance de la couleur de peau blanche révèle que le centre du District Fédéral/Brasília est habité par une population aisée face à la périphérie, plus démunie.

Figure 25 - Superposition des revenus hauts et moyens/hauts sur les typologies des 31 RA

Figure 25 - Superposition des revenus hauts et moyens/hauts sur les typologies des 31 RA

Source : Codeplan – PDAD/DF- 2013/2014. Carte : auteurs

95Relative à l’analyse morphologique, nous observons une corrélation entre concentration de la richesse et forme urbaine en deux typologies. Les régions Plano Piloto, Lago Sul, Lago Norte, Sudoeste/Octogonal, Park Way et Jardim Botânico configurent le centre fortuné et sont toutes identifiées comme des urbanisations de type « moderniste » et « en forme d’arbre ».

96Les régions habitées par la classe moyenne sont autant des lotissements populaires d’influence moderniste que des aires marquées par l’absence d’une forme urbaine claire (figure 26). Nous rencontrons, par exemple, à Taguatinga, Cruzeiro et Sobradinho, des revenus moyen/hauts et des typologies nommées « lotissements populaires d’influence moderniste ».

97De même, les classes plus défavorisées, à revenus moyens/bas, habitent toutes les autres typologies, sauf les typologies identifiées aux occupations urbaines de la classe aisée. De plus, elles sont toutes distantes ou offrent plus de difficultés à la circulation ou à l’intégration routière avec le Plano Piloto. Ceci renforce sûrement la difficulté d’une ascension sociale. D’autre part, la croissance urbaine spontanée démontre l’absence de logements et la négligence des pouvoirs publics à l’égard des plus défavorisés.

Figure 26 - Superposition des revenus moyens/bas et bas sur les typologies des 31 RA

Figure 26 - Superposition des revenus moyens/bas et bas sur les typologies des 31 RA

Source : Codeplan – PDAD/DF- 2013/2014. Carte : auteurs

98Les plus démunies : Varjão, perdue au milieu des classes aisées avec une typologie en forme d’arbre, SCIA/Estrutural, bien localisée mais présentant autant de zones à caractéristiques industrielles et d’occupations spontanées et Fercal, très rurale et absente d’une forme urbaine claire. Elles partagent toutes le fait d’avoir en totalité ou en partie des bidonvilles, pas encore modifiés par les services de la Companhia de Planejamento do Distrito Federal – Codeplan.

99Notre analyse conclut que le District Fédéral/Brasília ne s’inscrit plus, du point de vue socio-politique, dans un modèle centre-périphérie. Si d’un côté, le Plano Piloto et les zones proches sont occupés par une population bien rémunérée et en majorité blanche, les autres zones se caractérisent par une multiplication des centres et une variabilité très importante du profil des habitants. Cette logique est aussi perçue à l’échelle métropolitaine.

100Cependant, il ne faut pas se tromper. La supposée mixité sociale dans la périphérie de Brasília n’est pas exempte de ségrégations internes autour des différents quartiers, certains étant même clôturés, leurs entrées gardées par des vigiles évitant ainsi l’intrusion d’une population paupérisée. L’absence de vision sociale de la part des bâtisseurs, des élus municipaux et d’une classe dominante de la population qui accentuent le rapport de force dans chaque nouveau programme de logements, révèle le système capitaliste d’exclusion, portrait actuel du pays.

101Brasília, iconographie du nouveau pays, moderne, démocratique est aujourd’hui tout sauf la cité envisagée par Lucio Costa et Juscelino Kubitschek de Oliveira. Sa configuration urbaine reproduit les inégalités historiques conformément aux capitales régionales.

102Il est également regrettable que son destin soit si peu en accord avec les idéaux démocratiques de la genèse de son projet et de la république fédérative brésilienne. En 1964, juste 4 ans après son inauguration, un coup d’État, puis l’établissement d’un gouvernement militaire siégera à Brasília pendant 25 ans. Une période presque aussi longue que tous les gouvernements démocratiques depuis son inauguration en 1960. Une ombre qui menace encore les brésiliens d’aujourd’hui.

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Donnés cartographiques

IBGE – Instituto Brasileiro de Geografia e Estatística (1991). Geociências URL : https://www.ibge.gov.br/geociencias/downloads-geociencias.html

IBGE – Instituto Brasileiro de Geografia e Estatística (2000). Geociências URL : https://www.ibge.gov.br/geociencias/downloads-geociencias.html

IBGE – Instituto Brasileiro de Geografia e Estatística (2010). Geociências URL : https://www.ibge.gov.br/geociencias/downloads-geociencias.html

IBGE – Instituto Brasileiro de Geografia e Estatística (2019). Geociências URL : https://www.ibge.gov.br/geociencias/downloads-geociencias.html

IBGE – Instituto Brasileiro de Geografia e Estatística. Mapas. URL : https://mapas.ibge.gov.br/politico-administrativo.html

DADOS. Portal Brasileiro de Dados Abertos (2019). URL : http://dados.gov.br/dataset?res_format=ZIP+SHP&tags=INDE&page=2

IpeaGEO - bases. Ministério do Planejamento (2019). URL : http://www.ipea.gov.br/ipeageo/malhas.html

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Notes

1 Les bandeirantes ont été en majorité des descendants métissés de portugais et d’indigènes, qui ont réalisé des incursions, initialement appuyées et même financées par la couronne portugaise, et plus tard à titre privé, à la recherche des minéraux précieux (HOLANDA, 1963), dont les plus importants à l’époque ont été l’or et l’argent. Les Bandeirantes ont joué un rôle essentiel dans la modification géographique des limites brésiliennes poussant vers l’ouest les limites prédéfinies par le traité de Tordesillas, signé en 1494 par la couronne portugaise et espagnole.

2 Les acteurs de la révolution populaire nommée Inconfidência Mineira, à la fin du xviiie siècle.

3 Géographiquement, le plateau central représente une vaste portion de terre qui s’étend sur toute la partie centrale du Brésil, comprenant tout le District Fédéral, aussi que les États du Goiás et du Minas Gerais, une partie de Tocantins, le Mato Grosso et le Mato Grosso do Sul.

4 Première Mission Cruls, réalisée en 28 mois et la deuxième Mission Cruls, réalisée entre juillet 1894 et décembre 1895 (Brasil, 2003).

5 Réalisée par la « Commission technique pour l’étude de l’emplacement de la nouvelle capitale de l’Union », présidée par le général Djalma Polli Coelho, qui a gouverné entre 1946 et 1948.

6 Réalisées par le Conseil National de la Géographie et du Conseil National de Statistique, les deux appartenant à l’Institut brésilien de Géographie et Statistique – IBGE.

7 La nomenclature et l’organisation politico-administrative de Brasília porte à confusions à cause des changements de nom effectués et à ses spécificités : l’existence d’un gouverneur sans être un des États brésiliens ; elle n’est pas composée par des municipalités. Originalement Brasília a été le nom d’une des 31 régions : cela fut projeté par Lucio Costa à travers le Plano Piloto. Avec le temps et la croissance des villes satellites, qui composent aujourd’hui les 31 régions administratives du District Fédéral, il s’est établi que tous ceux qui vivent dans une de ces régions sont nommés brasilienses. Ainsi, le District Fédéral et Brasília sont aujourd’hui définis comme le même lieu. L’ancienne Brasília – dessiné par Lúcio Costa – est restée comme une des 31 régions administratives : le Plano Piloto.

8 Registres historiques montrant l’existence de Planaltina depuis 1790, dont le nom est officialisé en 1859 (Cerezer; de Almeida, 2015).

9 Companhia Urbanizadora da Nova Capital do Brasil (NovaCap, 2019).

10 On appelle candangos les ouvriers venus de toutes régions du pays, mais avec une grande concentration de populations originaires des régions nord et nord-est (Leite ; Garcia-Filice, 2015), pour bâtir Brasília. La NovaCap avait prévu des habitations d’émergence et provisoires (NovaCap, 2019) pour ces personnes, mais sans prévoir leur installation définitive, ni l’arrivée de leurs familles par la suite.

11 La plus haute augmentation d’entre les unités fédératives.

12 Coefficient qui permet d’évaluer l’inégalité des revenus des familles. Le coefficient Gini du DF, en 2015, était de 0,468.

13 Habitant de Brasília.

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Table des illustrations

Titre Figure 1 - Localisation du District Fédéral – Brasília – et ses limites géographiques particulières
Crédits Source : IBGE, 2019. Carte : auteurs
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Titre Figure 2 - District Fédéral/Brasília : les 31 zones administratives
Crédits Source : IBGE, 2019. Carte : auteurs
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Titre Figure 3 - Schéma graphique de l’occupation du District Fédérale/Brasília – historique
Crédits Source : Ricardo (1959) ; de Oliveira (1999), de Mello et al. (2004), IBGE (2018) ; Cerezer ; de Almeida (2015). Schéma graphique : auteurs
URL http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/com/docannexe/image/12039/img-3.jpg
Fichier image/jpeg, 256k
Titre Tableau 1 - Indicateur de développement humain du district fédéral et d’autres municipalités – AMB
Crédits Source : IBGE, 1991 ; IBGE, 2000 ; IBGE, 2010 ; PNUD/FJP /IPEA (2013). Adapté : auteur
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Titre Figure 4 - IDHM du DF et des municipalités de l’aire métropolitaine de Brasília – IDHM 1991, 2000, 2010 et taux de croissance 1991-2010
Légende Plus la ville devient une métropole, plus elle s’étale et s’organise de façon ségrégative tout en gagnant en dynamisme économique. Sans la coordination ou l’incitation de l’État, apparaissent alors, de façon spontanée, des centres secondaires organisés et hiérarchisés (Santos et al., 2017), qui offrent aux habitants quelques commerces et services leur permettant de réduire leurs déplacements quotidiens centre-périphérie (Singer, 1982). Mais il reste une très grande dépendance des périphéries urbaines en direction du centre, mieux équipé.Source : IBGE, 1991 ; IBGE, 2000 ; IBGE, 2010 ; PNUD/FJP /IPEA (2013).
Crédits Carte : auteurs
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Titre Figure 5 - Taux de croissance d’IDHM éducation du DF et des municipalités de l’AMB - 1991-2010
Crédits Source : IBGE, 1991 ; IBGE, 2000 ; IBGE, 2010 ; PNUD/FJP /IPEA (2013). Carte : auteurs
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Titre Tableau 2 - comparatif des revenus du District Fédéral – les 31 régions administratives
Crédits * Le SMIC brésilien – Salaire Minimum (SM) – correspond actuellement à R$ 1 045,00 - 178 euros
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Titre Figure 6 - Les 31 régions administratives du District Fédéral par classes de revenu
Crédits Source : Codeplan – PDAD/DF- 2015/2016. Carte : auteurs
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Titre Figure 7 - type d’habitation des 31 régions administratives du District Fédéral : présence des bidonvilles
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Titre Tableau 3 - Comparatif du type d’habitation du District Fédéral/Brasília – les 31 régions administratives
Crédits Source : Codeplan – PDAD/DF- 2013/2014.Tableau : auteurs. Tableaux 1.2 du Codeplan – PDAD/DF- 2013/2014. Adapté : auteurs
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Titre Figure 8 - population de couleur au sein du District Fédéral
Crédits Source : montage à partir de l’IBGE (2010)
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Titre Figure 9 - Plan Piloto (1) et sudoeste/octogonal (22)
Crédits Source : Codeplan PDAD/DF- 2013 ; Google maps. Montage : auteurs
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Titre Figure 10 - Planaltina (6)
Crédits Source : Codeplan PDAD/DF- 2013 ; Google maps. Montage : auteurs
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Titre Figure 11 - Núcleo Bandeirante (8) et Candagolândia (19)
Crédits Source : Codeplan PDAD/DF- 2013 ; Google maps. Montage : auteurs
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Titre Figure 12 - Guará (10) et Cruzeiro (11)
Crédits Source : Codeplan PDAD/DF- 2013 ; Google maps. Montage : auteurs
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Titre Figure 13 - Gama (2)
Crédits Source : Codeplan PDAD/DF- 2013 ; Google maps. Montage : auteurs
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Titre Figure 14 - Taguatinga (3) et Sobradinho (5)
Crédits Source : Codeplan PDAD/DF- 2013 ; Google maps. Montage : auteurs
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Titre Figure 15 - Ceilândia (9), Samambaia (12), Recanto das Emmas (15)
Crédits Source : Codeplan PDAD/DF- 2013 ; Google maps. Montage : auteurs
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Titre Figure 16 - Riacho Fundo (17) et Riacho Fundo II (21)
Crédits Source : Codeplan PDAD/DF- 2013 ; Google maps. Montage : auteurs
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Titre Figure 17 - Santa Maria (13) et São Sebastião (14)
Crédits Source : Codeplan PDAD/DF- 2013 ; Google maps. Montage : auteurs
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Titre Figure 18 - Lago Norte (18), Lago Sul (16) et Jardim Botânico (27)
Crédits Source : Codeplan PDAD/DF- 2013/2014 ; Google maps. Montage : auteurs
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Titre Figure 19 - Águas Claras (20) et Park Way (24)
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Titre Figure 20 - Vicente Pires (30)
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Titre Figure 21 - Brazlândia (4), Varjão (23) et Sobradinho II (26)
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Titre Figure 22 - Itapoã (28)
Crédits Source : Codeplan PDAD/DF- 2013/2014 ; Google maps. Montage : auteurs
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Titre Figure 23 : Paranoá (7) et Fercal (31)
Crédits Source : Codeplan PDAD/DF- 2013/2014 ; Google maps. Montage : auteurs
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Titre Figure 24 - SCIA (25) et SIA (29)
Crédits Source : Codeplan PDAD/DF- 2013 ; Google maps. Montage : auteurs
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Titre Figure 25 - Superposition des revenus hauts et moyens/hauts sur les typologies des 31 RA
Crédits Source : Codeplan – PDAD/DF- 2013/2014. Carte : auteurs
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Titre Figure 26 - Superposition des revenus moyens/bas et bas sur les typologies des 31 RA
Crédits Source : Codeplan – PDAD/DF- 2013/2014. Carte : auteurs
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Pour citer cet article

Référence papier

Fernanda Moscarelli et Horrana Santos, « Brasília. Entre forme urbaine et redistribution de classes »Les Cahiers d’Outre-Mer, 282 | 2020, 39-79.

Référence électronique

Fernanda Moscarelli et Horrana Santos, « Brasília. Entre forme urbaine et redistribution de classes »Les Cahiers d’Outre-Mer [En ligne], 282 | Juillet-Décembre, mis en ligne le 01 janvier 2023, consulté le 20 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/com/12039 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/com.12039

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Auteurs

Fernanda Moscarelli

fe_moscarelli@yahoo.com.br, Dra en Aménagement du Territoire, Centre Universitaire Méthodiste - IPA, Maître de conférences

Horrana Santos

horrana.souza.santos@gmail.com, Architecte-Urbaniste Centre Universitaire Méthodiste - IPA

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Droits d’auteur

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Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

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