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Preuves ostéologiques de pratiques alimentaires anciennes : une nouvelle piste pour l’étude des réformes carolingiennes

Osteological Evidence for Past Dietary Practices: A New Avenue for Exploring Carolingian Reforms
Claire Burridge
p. 231-249

Résumés

Certaines sources textuelles suggèrent que la législation réformatrice promulguée par la cour carolingienne a eu un impact significatif sur les communautés ecclésiastiques. L’harmonisation des règles monastiques et canoniales au concile d’Aix-la-Chapelle en est un exemple. Dans le présent article, je présente quatre techniques archéologiques susceptibles d’être utilisées pour examiner les pratiques alimentaires anciennes et éclairer ainsi un aspect important de la vie des membres de ces communautés. Ces méthodes peuvent également nous renseigner sur les potentiels changements et variations entre communautés pendant cette période critique de l’histoire du monachisme. L’abbaye de Lorsch constitue à ce titre un site idéal à partir duquel intégrer à l’avenir ces techniques à la recherche.

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Extrait du texte

Cairn

Texte intégral disponible via abonnement/accès payant sur le portail Cairn. Le texte intégral en libre accès sera disponible à cette adresse en janvier 2026.
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Plan

Introduction
Le régime alimentaire : un point d’entrée pour la reconstitution des communautés monastiques et de leur observance
La paléopathologie
La santé dentaire
Indicateurs de stress non spécifiques
Maladies liées à des facteurs de risque alimentaires
Analyse des isotopes stables
Le carbone : plantes à photosynthèse en C3 ou en C4
L’azote : protéines végétales ou protéines animales
Carbone et azote : sources de nourriture marines ou terrestres
Analyse biomoléculaire du tartre dentaire
Analyse des parasites intestinaux
L’abbaye de Lorsch : un futur cas d’étude
Conclusion

Aperçu du texte

Introduction

En 2019, la découverte de fragments de lapis-lazuli dans le tartre dentaire d’une religieuse ayant vécu au xie ou au xiie siècle dans une communauté féminine située à Dalheim, en Allemagne, a captivé à la fois les médiévistes et le grand public. Si les chercheurs ont proposé plusieurs hypothèses pour expliquer comment du lapis-lazuli a pu être conservé dans la plaque dentaire fossilisée de cette femme, le scénario le plus vraisemblable est qu’elle ait pris part à la production de manuscrits enluminés :

« On peut supposer que les artistes, pour ajouter des détails à leurs enluminures, léchaient leur pinceau pour faire des points précis, pratique à laquelle les futurs manuels d’artistes se réfèrent explicitement. Ce faisant, des pigments comme le lapis-lazuli ont pu s’introduire dans la cavité dentaire, où ils sont restés piégés dans le tartre. »

Cette trouvaille enthousiasmante relie directement les traces ostéologiques aux procédés et aux individus impliqués dans la produc...

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Pour citer cet article

Référence papier

Claire Burridge, « Preuves ostéologiques de pratiques alimentaires anciennes : une nouvelle piste pour l’étude des réformes carolingiennes »Cahiers de civilisation médiévale, 265 | 2024, 231-249.

Référence électronique

Claire Burridge, « Preuves ostéologiques de pratiques alimentaires anciennes : une nouvelle piste pour l’étude des réformes carolingiennes »Cahiers de civilisation médiévale [En ligne], 265 | 2024, mis en ligne le 02 janvier 2026, consulté le 19 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/ccm/16786 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/ccm.16786

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Auteur

Claire Burridge

Senior Researcher à l'Université d'Oslo

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Droits d’auteur

CC-BY-NC-ND-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

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