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5. Arts et archéologie

Nikos D. Kontogiannis, Stefania S. Skartsis (eds.), Venetian and Ottoman Heritage in the Aegean. The Bailo House in Chalcis

Frédéric Hitzel
Référence(s) :

Nikos D. Kontogiannis, Stefania S. Skartsis (eds.), Venetian and Ottoman Heritage in the Aegean. The Bailo House in Chalcis, Greece, Turnhout, Brepols, 2020, 296 p., 378 ill., 30 plans, ISBN: 9782503584096

Texte intégral

1En mer Égée, un détroit sépare l’île d’Eubée de la Béotie. C’est là que, sur la côte d’Eubée, se dresse Chalcis, la principale ville portuaire grecque dominée encore de nos jours, sur la rive opposée, par le château Karababa construit en 1686.

2Chalcis doit son nom aux fabriques d’armes en bronze (en grec χαλκός / khalkós) qui font d’elle une cité puissante dès l’Antiquité. En 1210, à la suite de la quatrième croisade, l’île d’Eubée passa sous domination vénitienne et prit le nom de Négrepont ou Negroponte, déformation du mot grec Egripos (ou Euripos). Elle connaît alors une certaine prospérité sous l’autorité d’un baile, représentant de la République de Venise. Le 12 juillet 1470, après un long siège, la ville est conquise par les troupes ottomanes conduites par Mehmed II. Du fait de son rôle central en mer Égée, l’île est rattachée au pachalik de l’Archipel, province maritime placée sous l’autorité du Kapudan paşa, ou grand amiral. Prenant dès lors le nom d’Eğriboz, Chalcis devient le chef-lieu d’un sandjak, lequel comprend l’Eubée, l’Attique et la Grèce centrale. Après la Guerre d’Indépendance grecque (1821-1829), l’île est définitivement rattachée à la Grèce en 1833. Eğriboz reprend, dès lors, le nom de Chalcis (Chalkis ou Chalkida), devenant l’un des principaux port et poumon économique de la mer Égée.

3De nos jours, parmi les plus anciens bâtiments conservés, figurent la mosquée Emir Zade, la maison ottomane Paidon Street, dans la vieille ville médiévale, et la basilique Ayia Paraskevi, ancienne église franciscaine transformée en mosquée de 1470 à 1833. Devant celle-ci se dresse une imposante bâtisse en pierre datant du xive siècle, surnommée « la maison du baile ». De 2011 à 2015, cette demeure a bénéficié d’une importante campagne de restauration. C’est ce long processus, ainsi que les études qui ont pu être menées tout au long de ces travaux par divers spécialistes, qui sont restitués dans le présent volume paru aux éditions Brepols grâce au soutien du Research Center of Anatolian Civilizations (Anamed) d’Istanbul et du Koç Stavros Niarchos Foundation Center for late Antique and Byzantine Studies (Gakam) créé en 2015 par l’université Koç d’Istanbul et la fondation Stavros Niarchos d’Athènes pour encourager, en Turquie, les recherches en histoire de l’art et archéologie byzantines.

4Ce gros volume de près de 300 pages, richement illustré de photos, cartes et plans, se compose de cinq parties. La première nous invite à découvrir la « maison du baile » ; la seconde présente les fouilles et découvertes archéologiques ; puis une étude détaillée sur l’architecture. Enfin, les deux dernières parties s’intéressent à la place de « la maison du baile » au cœur de la cité de Chalcis et les efforts qui sont menés depuis quelques années pour faire revivre son quartier historique.

5Construite au xive siècle, à l’époque où Négrepont était sous domination vénitienne, l’architecture du bâtiment fut plusieurs fois modifiée au cours des siècles : d’abord dans un style vénitien, comportant une loggia ou espace extérieur couvert puis dans un style typiquement ottoman au xviiie siècle, enfin dans un style néo-classique au siècle suivant.

6Depuis la rue principale, lorsque l’on pénètre dans le bâtiment, on se trouve en présence d’une cour couverte, constituée sur la gauche, côté sud, de l’aile vénitienne où se dresse un portique formé de deux colonnes supportant trois ogives de style gothique (faisant partie de la loggia demi-couverte d’origine). Sur la droite, côté nord, se dresse la partie ottomane, laquelle est constituée d’un rez-de-chaussée en maçonnerie de pierre. L’étage supérieur est formé d’un plancher en bois. La façade de cette bâtisse offre un style néoclassique, avec de grandes fenêtres disposées de part et d’autre de l’entrée, au rez-de-chaussée, et d’un balcon à l’étage, lequel est encadré par des pilastres en stuc avec chapiteaux réalisés en terre cuite.

7Dans une première partie, qui sert d’introduction, Eugenia Gerousi-Bendermacher et Nikos D. Kontogiannis nous retracent l’histoire du bâtiment, ses différences phases de construction, puis de restauration.

8L’étude archéologique, qui constitue la seconde partie, menée par Stefania S. Skartsis, Panagiota Taxiarchi et Valentina Pugliano, permet de ­confirmer, qu’avant le xive siècle, aucun édifice n’avait été construit sur cet emplacement et que, lorsque le bâtiment vit le jour au xive siècle, il fut occupé sans interruption. Cependant, en 1688, lorsque la ville ottomane fut assiégée par les Vénitiens, une large partie du bâtiment, à l’exception de son aile sud, fut fortement endommagée par les bombardements. L’étude dendrochronologique, qui consiste à obtenir des datations à partir de pièces de bois, indique qu’une bonne partie du bâtiment fut reconstruite dans la seconde moitié du xviiie siècle. Elle conduisit à un rehaussement du rez-de-chaussée, à l’installation d’un réseau d’eau et à l’ajout de pièces (chambres ou entrepôts ?) reliées entre elles par un passage couvert, permettant un accès depuis l’entrée principale vers une cour intérieure. Enfin, au xixe siècle et au début du xxsiècle, le bâtiment subit, à nouveau, une légère surélévation du rez-de-chaussée et la rénovation des canalisations d’eau. À l’image d’un palimpseste, ce bâtiment est le résultat de construction, destruction, puis reconstructions successives, tout en gardant l’historique de traces anciennes.

9Les fouilles archéologiques ont mis au jour un grand nombre de tessons de poteries allant du ixe siècle au xxe siècle. On distingue 35 productions de céramiques, d’origine locale, puis, avec le temps, provenant de régions plus lointaines comme des majoliques italiennes et des productions espagnoles. L’époque ottomane voit apparaître des petites tasses à café provenant des ateliers de Kütahya, ainsi que des plats et cruches de Çanakkale.

10À partir de quinze objets découverts, dont des mortiers et pilons en bronze, ainsi que des poids, V. Pugliano et S. Skartsis échafaudent plusieurs hypothèses sur l’usage de la « maison du baile ». Selon elles, le bâtiment aurait, dans un premier temps, servi d’infirmerie ou de pharmacie. On sait en effet que Venise avait l’habitude d’expédier dans ses colonies, pendant deux ans, des médecins, chirurgiens et apothicaires. Ceux-ci avaient l’habitude de s’installer près des lieux de rassemblement, notamment les églises et les boulangeries. La « maison du baile » étant située en face de l’église Ayia Paraskevi, aurait-elle servi de dispensaire où de lieu de stockage pour des produits pharmaceutiques ? Cette hypothèse semble corroborée par la découverte d’une capsule en plomb sur laquelle est représentée une vierge avec l’inscription « Theriaca Fina in Venetia », un produit largement commercialisé à travers l’Europe et la Méditerranée. Si le bâtiment d’origine a servi de centre médical, ce n’est plus le cas au xviie siècle, période au cours de laquelle il devint vraisemblablement la résidence exclusive d’un haut personnage ottoman. Son espace tendit à se privatiser comme l’attestent la découverte d’une aiguière, de deux plateaux en cuivre et d’une cuillère.

  • 1  De 2011 à 2015, les études et travaux de restauration sont menés l’archéologue Panagiota Taxiarchi (...)

11La troisième partie de l’ouvrage, composée de chapitres rédigés par de nombreux spécialistes1, revient sur l’architecture du bâtiment. Les différentes phases de sa construction, puis restauration, sont documentées par seize pages de plans. Le bâtiment vénitien d’origine, de style Renaissance, ne semble pas connaitre de modification majeure jusqu’en 1688, date à laquelle la ville subit le siège des vénitiens. Suite aux bombardements, la partie nord du bâtiment est totalement détruite. La reconstruction n’intervint cependant que bien plus tard, dans la seconde moitié du xviiie siècle, probablement entre 1780 et 1783. Elle entraina de profondes transformations : la partie sud, jusque là préservée, est incorporée dans les nouvelles constructions ; la loggia, autrefois ouverte sur l’extérieur, est intégrée à la bâtisse et couverte pour former une cour fermée. Une troisième phase de reconstruction intervint au xixe siècle, donnant le style architectural néoclassique que nous lui connaissons aujourd’hui.

12Les fouilles et restaurations ont mis au jour des pratiques de réemploi, notamment de colonnes et chapiteaux corinthiens et ioniens dont certains proviennent d’églises byzantines des ve-vie siècles, et la découverte d’une dalle comportant un griffon ailé en relief, d’une plaque de marbre décorée d’une grande croix en relief dont les caractéristiques rappellent celles conservées dans les églises de Thèbes du ixe siècle, d’une pierre de presse à olives et de quelques boulets de canons. Un chapitre est plus spécifiquement consacré à l’utilisation du bois dans la construction, notamment des poutres horizontalement intégrées dans la maçonnerie, une technique antisismique largement employée en Grèce mais que l’on ne retrouve pas à Venise.

13L’analyse des bois a permis de mettre en évidence les différentes étapes de la construction de la « maison du baile », ainsi que de l’église Ayia Paraskevi (église dominicaine transformée en mosquée à l’époque ottomane puis redevenue église orthodoxe). Elle indique que leurs structures furent fortement renforcées après le grand tremblement de terre de 1853.

14Le quatrième chapitre est consacré à la place de la « maison du baile » dans son tissu urbain. Nikos D. Kontogiannis et Evrydiki Katsali présentent l’histoire du développement de Chalcis depuis le ixe siècle. La ville eut très tôt un évêque, dépendant d’abord du métropolite de Corinthe, puis d’Athènes, et d’un gouverneur nommé par le préfet de Constantinople. En 1204, à la suite de la quatrième croisade, l’île est inféodée à trois chevaliers originaires de Vérone. Ils sont appelés, ainsi que leurs successeurs, les barons lombards ou les seigneurs d’un tiers de Négrepont ou seigneurs terciers (italien : terzieri). Les Vénitiens établissent leur domination sur l’île en 1390, les Ottomans en 1470, puis les Grecs en 1833. Probablement construite entre 1374 et 1376, la « maison du baile » fait face à la basilique Ayia Paraskevi dont la construction remonte à la seconde moitié du xiiie siècle. Suivant la légende, lors de la prise de Négrepont par les Ottomans, le bâtiment est occupé par un représentant de Venise, le baile Paolo Erizzo. C’est de là que provient certainement l’origine du nom, la « maison du baile ».

15De 1470 à 1833, Chalcis (devenue Eğriboz) devient un sandjak, sous la responsabilité du Kapudan pacha. On distingue deux périodes : de la fin du xve jusqu’à la fin du xviisiècle, la ville est prospère car elle accueille chaque année la flotte ottomane qui vient hiverner. Chantiers de construction et équipages créent une activité économique importante. La Pax ottomanica conduit à la destruction d’une grande partie des murs de la ville. Evliya Çelebi, qui la visite en 1668 indique qu’au cœur des fortifications se dressent alors 1 900 maisons, construites en pierre, couvertes de tuiles, comportant plusieurs étages, séparées les unes des autres par des rues pavées étroites. Il compte onze quartiers turcs et onze mosquées, pour la plupart des églises transformées, comme celle de Mehmed II (ou mosquée Fatih, l’actuelle Ayia Paraskevi). Il note également la présence de quelques fondations pieuses, de six oratoires (mescid), d’un quartier juif avec une synagogue, et de cinq quartiers chrétiens possédant de modestes églises dans la partie nord de la ville. En dehors des fortifications, il indique encore la présence de 600 maisons, 426 ateliers et de nombreuses résidences de fonctionnaires turcs, ainsi que des mosquées, hammams, fontaines et écoles. Il mentionne enfin la présence d’un moulin à eau installé en bord de mer et la présence de quelques sépultures.

16Sur les onze mosquées recensées par Evliya Çelebi, quatre existent encore à la fin du xixe siècle. Mais de nos jours, une seule subsiste : la mosquée Emirn zade qui se dresse à Pesonton Opliton Square. Son architecture imposante est typique des Balkans. Evliya Çelebi indique également que, dix ans avant sa venue, donc en 1657, un pont de pierre fut construit sur le détroit d’Euripe (entre la forteresse et la côte de Béotie) sur ordre du grand amiral Kenan pacha.

17Un aqueduc de 25 km, dont il ne subsiste que quelques pans, fut construit au début du xviie siècle sur ordre de Halil pacha, nommé quatre fois amiral de la flotte ottomane entre 1610 et 1623. Il alimentait les citernes (dont une seule est conservée) installées à l’intérieur et à l’extérieur de la ville, ainsi que 19 fontaines. Bien que situé face à ce qui était alors la mosquée Fatih, on ignore encore de nos jours qui occupait la « maison du baile » à l’époque ottomane. Il s’agit certainement d’un haut personnage, peut-être un médecin ou un cuisinier, comme le laisse à penser la présence de mortiers et pilons retrouvés lors des fouilles et qui ont été évoqués plus haut.

18Le siège et le bombardement vénitien de 1688 transforment totalement Eğriboz. De nombreux secteurs économiques de la ville sont détruits pour laisser la place à des batteries de siège et à l’élévation de murs de protection. En face de l’île d’Eubée, sur la côte de Béotie, l’imposante forteresse de Karababa est construite en quelques mois. Les xviiie-xixsiècles voient l’émergence de puissants notables locaux, les ayan, dont le phénomène se retrouve dans tous les Balkans. La population, composée essentiellement d’administrateurs, de militaires et d’artisans est estimée entre 14 et 16 000 habitants, dont 2/3 de musulmans. Dans la seconde moitié du xviiie siècle, la ville connaît un rapide déclin. Le voyageur anglais, William Leake, qui la visite au cours de l’hiver 1805 la décrit comme pauvre, avec beaucoup de maisons en ruines ou inhabitées, surtout depuis que la peste a frappé l’île. En mars 1833, l’île d’Eubée est définitivement rattachée au nouveau royaume de Grèce. Chalcis, dont aucun bâtiment n’est endommagé par la Guerre d’Indépendance grecque (1821-1829), se modernise par la suite et voit la mise en place d’une municipalité et d’un plan d’urbanisme (1837). Progressivement, les musulmans quittent l’île et la ville. En 1833, ils ne sont plus que 300 familles, bientôt remplacées par des Occidentaux (anglais, français, bavarois). En 1897, on ne compte plus que quatre familles turques résidentes mais naturalisées grecques. Les dernières murailles de la ville disparaissent complètement à la suite des tremblements de terre de 1853 et 1894.

19La mosquée Fatih devient l’église Ayia Paraskevi, tandis que la « maison du baile » passe entre les mains de l’archimandrite Dionysios et sert de résidence à l’évêque. Le quartier où se dresse la « maison du baile » n’est pas épargné par les transformations de la ville qui accueillent de plus en plus de petites entreprises. En 1909, une minoterie, Dimitra, s’installe dans son voisinage, entraînant la destruction d’un grand nombre de bâtiments anciens du quartier. En 1936, la minoterie est transformée en coopérative des producteurs de vins de Chalcis. C’est seulement en 1969 que « la maison du baile », que l’on croit être un baptistère chrétien, est acquise par les services archéologiques grecs. Elle sert dès lors de bureau et d’entrepôt pour les services archéologiques du Ministère de la culture hellénique jusqu’à sa restauration en 2011.

20Dans un dernier chapitre, Nikos D. Kontogiannis replace l’histoire de la « maison du baile » dans l’histoire de l’architecture en Grèce en la comparant à d’autres constructions contemporaines. Pour la période vénitienne, il la compare aux palais Santomer de Thèbes, de Mystras dans le Péloponnèse, de Tekfur près d’Istanbul. Pour la période ottomane, il renvoie à la construction de maisons ottomanes conservées à Chalcis (maison Zervoudaki, maison Paidon Street), ainsi que dans le centre de la Grèce, comme celle de la famille Benizelos à Athènes, et d’autres préservées en Thessalie, en Épire et en Macédoine, dans des villes comme Trikala, Janina, Siatista, Kastoria, Kozani, Veroia, Ochrid, Melnik et Plovdiv ; ou bien encore en Albanie (Berat, Jirokaster, Skodra, Tirana) et dans certains villages anatoliens (Safranbolu, Bursa, Kütahya, Amasya, Antalya).

21La cinquième et dernière partie s’intéresse au projet de restauration de la « maison du baile », à son impact sur la ville, et à sa mise en valeur par le biais d’expositions qui mettent en avant quelques grandes figures locales comme celle de Pietro Lippomano, membre d’une famille pauvre de Négrepont, qui découvrit un trésor et l’offrit à la Sérénissime pour l’aider dans sa lutte contre Gênes à la fin du xive siècle ou encore celle du baile Bartolomeo Querini qui, en 1375, osa s’opposer à Venise en dénonçant la corruption. Exclu des services publics, il fut condamné à une amende de 100 ducats. Pour l’époque ottomane, on retrace la carrière d’Ebubekir pacha (m. en 1814), issu d’une vieille famille d’Eğriboz, qui s’illustra comme poète et protecteur des arts.

22En 1833, Iakovos Rizos Neroulos reçut, au nom du roi Otto de Grèce, les clefs de Chalcis des mains du dernier gouverneur ottoman, Ömer pacha. Dans les années 1880, tandis que les dernières fortifications de la ville disparaissent sous l’impulsion d’un cartographe de la Royal Navy, Arthur Lukis Mansell (1815-1900) et d’un ingénieur des Travaux publics, Pothitos Kamaras (1861-1935), les monuments musulmans sont détruits ou disparaissent dans l’urbanisation de la ville.

  • 2  En 2013, l’École norvégienne d’Athènes et l’Éphorie des antiquités d’Eubée organisèrent une confér (...)

23Ouverte au public depuis 2017, la « maison du baile » reste l’un des rares témoignages des présences vénitienne et ottomane en Méditerranée orientale. Elle fait désormais partie du patrimoine grec, redonnant vie à tout un quartier. Extrêmement dense, parfois très technique, cet ouvrage nous permet de découvrir l’histoire étonnante d’un édifice multi-séculaire dont la restauration apporte de précieuses informations non seulement sur l’urbanisme, mais également sur la culture matérielle, les échanges économiques et culturels2. Il s’agit d’une importante contribution au patrimoine ottoman en Méditerranée, fruit d’une étroite collaboration entre université turque et fondation grecque.

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Notes

1  De 2011 à 2015, les études et travaux de restauration sont menés l’archéologue Panagiota Taxiarchi, les architectes Yorgos Kourmadas, Evrydiki Katsali et Irakleitos Antoniadis, les ingénieurs civils Eleftheria Tsakanika et Thodoris Palantzas, la dendrochronologue Charlotte Pearson, la spécialiste en pharmacologie Valentina Pugliano, ainsi que de nombreux conservateurs, restaurateurs et photographes.

2  En 2013, l’École norvégienne d’Athènes et l’Éphorie des antiquités d’Eubée organisèrent une conférence internationale réunissant plus de cinquante participants. Les actes ont été

publiés par Žarko Tankosić, Fanis Mavridis et Maria Kosma, An Island between Two Worlds: The Archaeology of Euboea from Prehistoric to Byzantine Times. Proceedings of International Conference, Eretria, 12-14 July 2013. Papers and monographs from the Norwegian Institute at Athens, 6, Athènes, Norwegian Institute at Athens, 2017.

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Pour citer cet article

Référence électronique

Frédéric Hitzel, « Nikos D. Kontogiannis, Stefania S. Skartsis (eds.), Venetian and Ottoman Heritage in the Aegean. The Bailo House in Chalcis »Bulletin critique des Annales islamologiques [En ligne], 36 | 2022, mis en ligne le 01 mai 2021, consulté le 21 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/bcai/1325 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/bcai.1325

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Auteur

Frédéric Hitzel

CNRS-EHESS, Paris

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Droits d’auteur

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