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Résumés des conférences

Épigraphie et paléographie de la Chine pré-impériale

Olivier Venture
p. 392-402

Résumé

Programme de l’année 2021-2022 : I. Actualité des découvertes et publications d’inscriptions, de documents et livres manuscrits de la Chine ancienne. — II. Les sceaux et leurs usages dans la Chine pré-impériale (suite et fin). — III. Titres, rangs et fonctions : les Zhou occidentaux.

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Texte intégral

1I. Quatre séances ont été consacrées à l’actualité des découvertes et publications pour l’année 2020-2021.

2On ne signale cette année aucune nouvelle découverte en contexte archéologique d’inscription sur support de divination en os ou en carapace. Cependant, on note la publication de la collection du musée de la ville d’Anyang qui compte plus de quatre cents pièces, datées entre le xiiie et le xie siècle avant notre ère (sauf indication contraire toutes les dates données ci-après s’entendent avant notre ère), dont une majorité ne provenant pas de fouilles archéologiques, mais ayant été collectées dans la région depuis les années 1950. Quant à Song Zhenhao 宋鎮豪, il poursuit ses publications d’anciens recueils d’estampages originaux d’inscriptions oraculaires Shang conservés par l’Institut d’histoire de l’Académie chinoise des sciences sociales.

3Quelques courtes inscriptions Shang sur vases en bronze ont été signalées dans des rapports de fouilles préliminaires, sur le site de Xindian 辛店, dans la région d’Anyang, déjà évoqué l’année dernière, et dans la région de Zhengzhou. Il s’agit essentiellement d’emblèmes. Pour l’époque des Zhou occidentaux (env. 771-256), plusieurs découvertes ont été publiées.

4La première concerne le site de Beibai’e 北白鹅, près de la ville de Yuanqu 垣曲, dans le sud de la province du Shanxi. Là se trouvait un cimetière aristocratique du viiie siècle, malheureusement pillé en 2020. Des fouilles de sauvetage ont permis de mettre au jour neuf sépultures, ainsi que de nombreux objets ayant échappé aux pillards. On compterait en tout près de 50 bronzes inscrits. En attendant la publication du rapport de fouilles préliminaire, deux de ces bronzes ont déjà fait l’objet d’un article de présentation. La première inscription est une dédicace réalisée par Guo Ji 虢季, un aristocrate de la principauté de Guo, pour une femme à l’occasion de son mariage. Cette inscription a suscité beaucoup de débats autour de l’identité de cette future épouse, car il semblerait qu’elle vienne du pays de Yan 燕 (mais la graphie lue comme yan a ici une forme un peu inhabituelle). Or, Yan et Guo sont deux pays rattachés au même clan, Ji 姬, et d’après les règles d’exogamie en vigueur dans les milieux aristocratiques de la Chine ancienne, il ne pouvait y avoir de mariage entre deux membres d’un même clan. Différents arguments ont été avancés pour expliquer cette apparente contradiction : existence de deux pays de Yan, possibilité d’offrir des vases à une femme d’un autre lignage de son propre clan pour son mariage… La deuxième inscription, bien plus longue, commémore une cérémonie d’investiture. Il faut souligner que l’inscription est plus ancienne que la sépulture dont elle provient, puisqu’elle date vraisemblablement de la deuxième moitié du ixe siècle.

5Toujours dans la province du Shanxi, un autre cimetière aristocratique a été mis au jour sur le site de Xiguan 西關, dans la région de Licheng 黎城. Sur dix tombes fouillées par les archéologues quatre avaient été pillées. Deux tombes intactes ont fait l’objet d’un rapport de fouilles préliminaire, et ont livré cinq bronzes inscrits. Une des inscriptions fait explicitement référence à un ensemble de vases rituels qui est adressé à un défunt, afin que ses descendants puissent obtenir une bonne fortune. Si le principe évoqué était connu, c’est la première fois qu’il est exprimé de manière aussi claire dans une inscription.

6Un peu plus au sud, à Shangshihe 上石河, sur le territoire de la municipalité de Sanmenxia, on a découvert en 2018 un autre important cimetière aristocratique. Deux tombes ont été présentées. Elles contenaient de nombreux bronzes, mais il s’agissait pour la plupart de substituts à usage funéraire (mingqi 明器) anépigraphes. Un seul vase était inscrit. Le texte correspond à une dédicace réalisée par un certain Hufu 虎父 membre du lignage de Guo 虢, qui contrôlait alors la région de Sanmenxia.

7Pour la province du Hubei, de nouvelles pièces ont été ajoutées au dossier épigraphique concernant la principauté de Zeng 曾, sur le territoire de la municipalité de Suizhou. Le cimetière de Zaoshulin 棗樹林, daté des viie-vie siècles et comptant 86 tombes avait déjà été évoqué l’année dernière. Plusieurs rapports de fouilles préliminaires concernant ce site ont été publiés durant l’année écoulée et de nouvelles inscriptions ont été présentées. Plusieurs d’entre elles confirment que Nan Gong 南公 était bien perçu à cette époque comme un des principaux ancêtres du lignage de Zeng. On trouve également sur au moins deux vases une dédicace d’un Seigneur de Tang 唐侯 pour le Seigneur de Sui 隨侯, apportant un élément supplémentaire dans le débat sur la possible identification de la principauté de Zeng à celle de Sui. Deux tombes ont par ailleurs livré 32 objets en bronzes indiquant que les défunts étaient Zhan 湛, descendant de Zeng Shu 曾叔, et son épouse.

8À ces découvertes, on peut ajouter qu’en 2019, un ensemble de huit vases en bronzes est apparu dans des ventes aux enchères au Japon. La vente a été arrêtée à la demande des autorités chinoises qui ont saisi ces bronzes. Zhang Changping 張昌平 a consacré un article à ces vases qu’il date du viiie siècle et qu’il estime provenir d’une seule tombe, pillée assez récemment. Les inscriptions figurant sur ces vases consistent en des dédicaces, plus ou moins longues, d’un membre du lignage de Zeng, se présentant comme Ke, Aîné de Zeng 曾伯克.

9Dans la région de Nanyang, au Henan, un important cimetière aristocratique avait été découvert en 2008 à l’occasion de travaux de construction. Deux nouvelles tombes ont fait l’objet d’un rapport de fouilles préliminaire. L’une d’elles contenait deux vases et trois armes en bronze inscrits. Leur texte indique que le défunt s’appelait Peng Qi 彭啟, confirmant ainsi le rattachement de ce cimetière aristocratique au lignage de Peng. En 2017, des fouilles ont été entreprises sur le site de Dahan 大韓, sur le territoire de la municipalité de Tengzhou, au Shandong. Elles ont permis de mettre au jour 52 tombes de l’époque des Zhou orientaux. Une tombe datée du vie siècle a livré quatre bronzes inscrits indiquant qu’ils avaient été fondus par un général de la principauté de Ni 郳, Ni étant le nom d’une ancienne principauté située dans cette région. Pour la période des Royaumes combattants (481-221), on ne signale que quelques découvertes isolées et concernant des inscriptions gravées sur des objets en bronze (et non fondues avec les objets, comme celles mentionnées ci-dessus), qui soit se limitent au nom du propriétaire de l’objet, soit indiquent le lieu et le contexte de leur fabrication.

10Concernant les manuscrits, on a annoncé la publication de la première transcription intégrale du Livre des jours (Rishu 日書) de la tombe M106 de Xiajiatai 夏家臺, située sur le territoire de la municipalité de Jingzhou, dans le Hubei, et datée du ive siècle. On s’est par ailleurs réjoui d’une nouvelle édition critique des manuscrits de la tombe M1 de Leigudun 擂鼓墩 et des tombes M1 et M2 de Wangshan 望山. Ces rééditions de manuscrits de Chu des ve-ive siècles s’inscrivent dans la collection des éditions réalisées par le Centre de recherche sur les manuscrits sur soie et sur bambou de l’université de Wuhan. Elles se présentent sous la forme de deux volumes, le second incluant également l’édition de l’inventaire funéraire de la tombe M5 de Caojiagang 曹家崗 qui avait été exhumé en 1993.

11Pour l’époque des Han occidentaux (206 av. n. è. – 9 de n. è.), le rapport de fouilles de la tombe M1 de Huxishan 虎溪山, au Hunan, est enfin paru. Celui-ci contient une édition de l’ensemble des textes présents dans cette tombe : plusieurs documents administratifs concernant le marquisat de Yuanling 沅陵侯國, des textes de la tradition hémérologique, de type « livre des jours », et un recueil de recettes de cuisine. En attendant la parution d’une édition intégrale, les manuscrits de la tombe M12 de Hujiacaochang 曹家草場, qui date de la première moitié du iie siècle, ont fait l’objet de plusieurs publications, donnant à voir différentes parties de cet important corpus se composant de plus de 4 600 lattes et fragments. Plusieurs articles ont également été publiés à propos des livres et des documents exhumés de la tombe de Liu He 劉賀, marquis de Haihun 海昏侯, mort en 59, dont une partie concernant des textes inédits.

12De nouvelles informations ont été livrées quant aux documents exhumés des puits de Tuzishan 兔子山, sur le territoire de la municipalité de Yiyang, au Hunan. Le puits J7 contenait plus de 2 300 lattes et tablettes (dont fragments) avec trace d’écriture. Il s’agit pour l’essentiel de documents administratifs, produits entre 196 et 154 et mis au rebut. Les documents provenant du puits J8 de Zoumalou 走馬樓, à Changsha, sont eux datés entre 126 et 120. On compte là plus de 2 100 lattes et tablettes (dont fragments). Pour une période un peu plus tardive, on a signalé la publication des volumes 5 et 6 des documents des Han orientaux (25-220) provenant d’un puits situé sur la place du Premier mai à Changsha. On compte ici environ 900 documents. Deux autres découvertes ont été signalées, elles ne concernent ni des tombes, ni des puits, mais d’anciennes berges. C’est dans un sol encore humide que des documents ont été découverts au Zhejiang, dans la région de Ningbo, et à Nankin. La seconde découverte a fait l’objet d’un rapport de fouilles préliminaire précisant que 190 documents pouvant être datés entre le ive et le vie siècle de notre ère ont été mis au jour. Cet ensemble comprend des cartes de visite, des laissez-passer, des listes et des étiquettes relatives à différents produits, et enfin des textes de prière.

13À propos des corpus de manuscrits provenant du marché des antiquités, on a signalé la parution d’une transcription révisée des volumes 1 à 3 des manuscrits Qin (221-207) de l’institut Yuelu de l’université du Hunan. On a aussi noté que l’université de Pékin avait jugé nécessaire de publier une édition revue et corrigée des volumes 1 et 4 des manuscrits des Han occidentaux qu’elle possède, dont les premières éditions étaient pourtant parues en 2015 et 2016.

14II. Lors des séances suivantes du premier semestre nous avons poursuivi notre réflexion sur les titres de fonction dans la Chine pré-impériale. Ces recherches s’inscrivent dans le cadre d’un projet dirigé par Mme Marianne Bujard (section des Sciences religieuses) sur les titres de fonction dans la Chine ancienne, des Shang aux Han. Lors de l’année 2020-2021, nous avions traité des titres de fonction à l’époque des Shang au travers des inscriptions produites à la capitale du royaume entre environ 1250 et 1050. Nous avions insisté sur le fait qu’elles constituaient certes une source de première main absolument irremplaçable, mais qu’en même temps elles ne pouvaient nous donner qu’une image très partielle du fonctionnement de l’appareil d’État, centrée sur le roi et sur ses proches. Pour élargir notre perspective, il était nécessaire de prendre en considération des matériaux plus tardifs concernant les Shang.

15Parmi les sources de l’époque des Zhou occidentaux, nous avons retenu des inscriptions sur bronze de cette période et des passages de textes transmis dont la rédaction pourrait aussi remonter à cette époque. C’est ainsi que nous avons lu deux passages du chapitre « Jiu gao 酒誥 » du Livre des documents et un passage de l’inscription du Da Yu ding 大盂鼎, un vase daté du début du xe siècle. Un rapprochement entre ces trois passages avait déjà été proposé par de nombreux chercheurs. Le parallèle est en effet remarquable. Les deux sources partagent une même thématique : la chute du royaume des Shang parce que ses officiels auraient sombré dans l’alcool. Mais elles évoquent également une organisation similaire pour l’État Shang avec une division entre un domaine interne (nei fu 內服) et un domaine externe (wai fu 外服). Enfin, on retrouve là des termes comparables pour désigner plusieurs officiels des Shang. Dans le chapitre « Jun shi 君奭 » du Livre des documents, il n’est pas question de l’organisation d’une administration, mais on y trouve de nombreux titres, la plupart associés à des personnages célèbres de cette ancienne dynastie. Une comparaison entre les titres de ces sources Zhou et ceux observés dans les inscriptions de l’époque des Shang permet de mettre en lumière des similitudes et des différences. Certains titres ont été conservés comme ceux de hou 侯, de dian 甸 (parfois écrit 田), de yin 尹 ou de xiaochen 小臣. D’autres pourraient avoir été modifiés, comme bangbo 邦伯 mentionné dans le chapitre « Jiu gao », qui équivaut probablement au fangbo 方伯 des sources Shang. Mais il faut aussi noter que certains titres importants pour les Shang sont absents des sources Zhou et que d’autres mentionnés dans ces dernières sont inconnus sous les Shang.

  • 1 Il s’agit de Qi 契, fondateur du lignage, Tang, le premier roi, et Yi Yin son conseiller, Wu Ding 武丁 (...)

16Pour compléter ce tour d’horizon, nous nous sommes aussi intéressés aux manuscrits de l’époque des Royaumes combattants faisant référence à l’époque des Shang. Plusieurs manuscrits des collections de l’université de Tsinghua et du musée de Shanghai ont ainsi été évoqués, mais la plupart d’entre eux ne contiennent que des anecdotes mettant en scène des personnages célèbres de l’époque des Shang, et en particulier Tang 湯, le fondateur de la dynastie, et son fidèle conseiller Yi Yin 伊尹. En dehors du titre de yin 尹 porté par ce dernier, on n’y trouve pratiquement aucune information sur les titres officiels de l’époque des Shang. Pour finir, nous avons voulu savoir ce que le grand historien Sima Qian 司馬遷 (145-86) avait pu connaître et retenir des titres officiels des Shang, au travers des annales qu’il a consacrées à cette dynastie. La trame de ce chapitre, qui concerne la chronologie des rois Shang, a bien été confirmée par les inscriptions Shang. Toutefois, les anecdotes concernant certains personnages majeurs de cette dynastie1 contiennent beaucoup d’éléments non confirmés pas les sources Shang, mais généralement cohérentes avec les textes de l’époque des Zhou occidentaux. C’est en particulier le cas des titres de fonctions, comme : san gong 三公, xiao shi 小師, da shi 大師, xiang 相 ou shi 士. Ces expressions anachroniques sont sans doute à la fois le reflet des sources littéraires de l’époque des Zhou utilisées par Sima Qian pour rédiger son texte (principalement le Livre des documents et le Livre des odes) et peut-être aussi d’une volonté d’utiliser des titres pouvant être compris par ses lecteurs. Au final, on peut dire que les sources postérieures aux Shang ne permettent pas de combler les lacunes des inscriptions des Shang que nous avions vues l’année dernière. Elles apportent sur cette période un regard différent, généralement peu flatteur, et qui semble gommer les spécificités du fonctionnement de l’État Shang, le faisant davantage correspondre aux normes des Zhou.

17Pour la période des Zhou occidentaux, notre connaissance des titres de fonction est bien meilleure. Pendant très longtemps, l’essentiel de notre savoir sur l’administration des Zhou était basé sur un texte en particulier, que l’on appelle aujourd’hui le Zhouli 周禮, mais qui s’est longtemps appelé le Zhouguan 周官. Celui-ci est censé décrire la structure et le fonctionnement de l’administration des Zhou (env. 1050-256). Bien que des débats aient existé de longue date entre lettrés quant à la date de composition de ce texte, il était considéré comme une source fiable pour travailler sur ces questions jusqu’au début du xxe siècle de notre ère. Mais à partir des années 1920, un nombre croissant de chercheurs a mis en avant les différences qui pouvaient être observées entre le contenu de cet ouvrage et les inscriptions datant des trois premiers siècles de cette dynastie. Aujourd’hui, il est généralement admis qu’il s’agit d’une œuvre décrivant un système fortement idéalisé. Sa composition remonte à l’époque des Royaumes combattants, même si elle contient vraisemblablement des éléments plus anciens, et que le texte a sans doute été modifié sous les Han (206 av. n. è. – 220 de n. è.).

18Parmi les études abordant la question de l’administration des Zhou et prenant en considération les sources épigraphiques, ont été principalement discutés les travaux de Guo Moruo 郭沫若 (1932), Herrlee G. Creel (1970), Henri Maspero (posthume, 1952), Yang Kuan 楊寬 (1984), Liu Yu 劉雨 et Zhang Yachu 張亞初 (1986), Li Feng (2008) et He Jingcheng 何景成 (2013). Nous nous sommes en partie appuyés sur ces travaux pour analyser les titres de fonction figurant dans les sources de l’époque des Zhou occidentaux. Le cadre général du fonctionnement de l’administration était alors le suivant : le souverain des Zhou portait le titre de wang 王, titre sans doute hérité des Shang, et que l’on peut traduire par « roi ». Celui-ci dirigeait directement un très grand domaine, appelé wangji 王畿 dans les sources postérieures. Pour cela, il pouvait s’appuyer sur des personnes à son service remplissant différentes missions : affaires militaires, agricoles, rituelles, intendance, etc. À l’extérieur de ce domaine, le roi pouvait accorder des domaines à des membres de la haute aristocratie, appartenant souvent à la famille royale. Ces derniers pouvaient les gérer à leur guise, sous réserve de reconnaître l’autorité du roi des Zhou et de lui prêter une assistance militaire si celui-ci la réclamait. À l’intérieur de leur domaine, ces seigneurs régionaux, qui portaient le titre de hou 侯, disposaient eux aussi d’un personnel à leur service, sur le modèle de ce qui existait à l’intérieur du domaine royal. Des officiels au service du roi pouvaient être chargés de surveiller les activités de ces principautés. Enfin, le roi pouvait aussi accorder à certains aristocrates de haut rang des terres à l’intérieur du domaine royal. Ces apanages, qualifiés de yi 邑, étaient moins étendus que ceux des seigneurs régionaux et jouissaient d’une moindre autonomie. Néanmoins, les yi fonctionnaient également avec un personnel varié, à l’échelle du territoire en question. Une des difficultés que l’on rencontre dans l’étude des titres figurant dans les sources de l’époque des Zhou est que les mêmes titres pouvaient être portés par des personnes avec des statuts très différents. Ainsi le terme de sima 司馬, inconnu des sources Shang et que l’on peut traduire littéralement par « administrateur des chevaux », pouvait désigner un responsable des affaires militaires d’une circonscription administrative donnée ou un général de la cour des Zhou.

19Le nombre de titres pouvant être clairement identifiés est bien plus important dans les inscriptions sur bronze des Zhou occidentaux que dans l’ensemble des inscriptions des Shang. Cela reflète sans doute une complexification du fonctionnement de l’appareil d’État entre ces deux périodes, mais c’est également lié à la nature des sources. Un grand nombre d’inscriptions sur bronze de cette période commémore en effet des cérémonies d’investiture auxquelles pouvaient participer plusieurs officiels et dans lesquelles il arrivait aussi que soit accordé au bénéficiaire de la cérémonie un certain nombre de personnes, mises à son service, qui portaient également des titres. Ces cérémonies d’investiture étant très standardisées, les inscriptions en question permettent de comprendre les relations hiérarchiques pouvant exister entre les différents titres, alors que celles-ci ne sont souvent pas explicites par ailleurs. Pour illustrer cette situation, nous avons choisi de lire, traduire et étudier une inscription en particulier, celle du vase Ling fangyi 令方彝, qui avait déjà été abordée dans le cadre de cette conférence en 2011, mais sur laquelle nous nous sommes arrêtés plus longuement cette année. Elle est le plus souvent datée de l’époque du roi Zhao 昭, qui régna dans la première moitié du xe siècle. Avec ses 183 graphies, c’est une des plus longues inscriptions sur bronze de cette période. Le texte présente plusieurs passages dont le sens est encore débattu par les spécialistes. Sans en être entièrement satisfait, le directeur d’études est parvenu à la traduction suivante, en prenant en considération certaines remarques des étudiants et des auditeurs ayant participé aux conférences :

C’était au huitième mois, chen étant en jiashen (jour 21), le roi ordonna à Ming Bao, fils de Zhou Gong, de diriger les Trois affaires et les Quatre orients, et de recevoir les Qingshiliao. En dinghai (jour 24), il fut ordonné à Ze de présenter un rapport dans le palais de Zhou Gong. Le duc ordonna […] rassembler les Qingshiliao.

C’était au dixième mois, au (jour) faste du mois, en guiwei (jour 20), Ming Gong le matin (?) arriva à Chengzhou, puis (?) ordonna : « Diffuser l’ordre concernant les Trois affaires aux Qingshiliao, à la multitude des directeurs, aux chefs des hameaux, aux cent agents (?) et à la multitude des seigneurs régionaux, les Hou, les Dian et les Nan, et diffuser l’ordre concernant les Quatre orients. »

Une fois l’ordre achevé, en jiashen (jour 21), Ming Gong effectua des sacrifices d’animaux dans le Palais de la capitale. En yiyou (jour 22), il effectua des sacrifices d’animaux dans le Palais de Kang. Cela étant achevé, ayant effectué des sacrifices d’animaux à Wang, Ming Gong revint de Wang.

Le Duc de Ming octroya au commandant Kang de l’alcool chang, du riz tu et un bœuf, en (lui) disant : « utilise [cela] pour effectuer un rituel de prière hu ». Il octroya à Ling de l’alcool chang, du riz tu et un bœuf, en (lui) disant : « utilise [cela] pour effectuer un rituel de prière hu ».

Alors, il donna l’ordre suivant : « Maintenant, ce que nous vous ordonnons, à tous les deux, Kang et Ze, c’est d’assister avec clairvoyance votre Liao, et de le servir avec vos collègues ».

Le Zuoce Ling osa louer les bontés du directeur Ming Gong.

En cette occasion, il fit pour le Père Ding ce précieux et vénérable vase sacrificiel.

Il osa commémorer les récompenses offertes par Ming Gong, à l’attention du Père Ding, pour illuminer le Père Ding.

20Cette inscription contient un passage fréquemment mis en avant pour illustrer le fonctionnement de l’État des Zhou. Il se compose d’une part d’une liste de titres officiels et d’autre part d’ordres qui sont donnés à propos des « trois affaires » (sanshi 三事) et « des quatre orients » (sifang 四方). La deuxième expression renvoyant manifestement aux territoires situés à l’extérieur au domaine royal, on en déduit que la première devait faire référence à l’administration à l’intérieur du domaine. Mais la liste contient à la fois des titres d’officiels faisant partie de l’administration du domaine royal et d’autres censés exercer leur autorité à l’extérieur de ce domaine. Dans un premier temps, nous avons essayé de diviser la liste en deux et de considérer qu’une partie des officiers était concernée par l’ordre relatif aux trois affaires et l’autre par celui à propos des quatre orients. Mais nous avons dû renoncer à cette lecture qui impliquait une certaine liberté avec la syntaxe. Il valait mieux considérer que le premier ordre s’adressait à l’ensemble des officiels, alors que le second était diffusé en direction des quatre orients, sans destinataire précis. S’agissant ici d’une des très rares occurrences de l’expression « trois affaires » dans une inscription sur bronze de cette époque, son sens a fait l’objet de discussions. Le contexte et des rapprochements avec d’autres expressions contemporaines laissent penser qu’elle pourrait désigner les trois principales sphères de compétence de l’administration : la guerre, les travaux et la terre, qui correspondent à trois des ministères attestés dans les sources transmises. La lecture de la graphie pouvant être transcrite par liao 寮 a fait l’objet de longues discussions. Li Feng y voit un bureau, alors que la plupart des autres épigraphistes proposent de lire liao comme liao 僚, et de comprendre ce dernier comme signifiant « un officiel ». Même si les arguments de Li Feng sont pertinents, il semble difficile de suivre son interprétation, à laquelle lui-même a du mal à se tenir pour une autre occurrence du terme dans cette même inscription. Une attention particulière a été accordée au titre de zuoce 作册, que Maspero traduisait par « faiseur de tablette ». La fonction en question était déjà attestée dans les inscriptions des Shang. Si à la fin des Shang et au début des Zhou occidentaux des personnes portant ce titre avaient manifestement un statut assez élevé dans la société et étaient capables de faire fondre des bronzes pour commémorer des cérémonies dirigées par le roi dont ils avaient bénéficié, à partir du milieu du xe siècle, ils ne seront pratiquement plus mentionnés dans les inscriptions que comme officiants dans le cadre des cérémonies d’investiture. La modification du statut du zuoce, nous amène à supposer un changement de ses fonctions, qu’il est difficile de définir avec précision et qui nous invite à adopter une traduction ne renvoyant pas à des fonctions trop précises. On peut penser que de nombreux autres titres furent concernés par des phénomènes similaires.

21Arrivé à la fin de l’année universitaire, nous avons reconnu que beaucoup restait à faire pour identifier clairement les fonctions se cachant derrière les titres officiels qui apparaissent dans les inscriptions sur bronze des Zhou occidentaux. Il serait assurément nécessaire de poursuivre cette réflexion pour parvenir à une meilleure compréhension de ces termes et être à même de les replacer dans le cadre du fonctionnement de l’administration de cette époque. Cependant, devant répondre à des impératifs liés à de nouveaux projets de recherche collectifs, le directeur d’études a décidé de surseoir quelque temps à la poursuite de cette réflexion.

22III. Le second semestre a été consacré à la fin de notre enquête sur l’usage des matrices de sceaux (appelées « sceaux » ci-après, selon les habitudes des études sinologiques) dans la Chine pré-impériale. Nous avions commencé en 2018-2019 par voir les sceaux des Shang et des Zhou occidentaux, dont le nombre n’atteint même pas une dizaine de spécimens. Puis, nous nous sommes concentrés sur la période des Royaumes combattants pour laquelle leur nombre peut être estimé à environ 6 000. Pour permettre une analyse plus précise de ces objets et mener notre réflexion sur leurs usages, nous avons avant tout porté notre attention sur les pièces issues de fouilles archéologiques, ou ayant fait l’objet de découvertes accidentelles suffisamment bien documentées. Celles-ci représentent sans doute moins de 10 % de l’ensemble du corpus. Nous avons ainsi vu dans un premier temps les sceaux de la tradition Ba-Shu 巴蜀 et ceux du pays de Qi 齊, et commencé à étudier ceux du pays de Chu 楚. En 2019-2020, nous avons poursuivi notre travail sur les sceaux de Chu, ceux-ci constituant le groupe le plus important, suite à quoi nous avons abordé les sceaux de Yan 燕, beaucoup moins nombreux. Au second semestre de l’année 2020-2021, nous avons traité les sceaux dits de Jin 晉, qui, conformément aux traditions paléographiques et sigillographiques, réunissent les pièces produites dans les pays de Han 韓, Wei 魏 et Zhao 趙, mais également Zhongshan 中山 et les royaumes des Zhou 周.

23Enfin, lors de cette dernière année, nous avons étudié les sceaux de Qin 秦. Après avoir évoqué les origines et l’histoire de ce pays, devenu royaume au ive siècle, nous avons souligné la difficulté qu’il y avait à faire la différence entre la culture matérielle de Qin de l’époque des Royaumes combattants et celle de l’empire Qin (221-207). Si la distinction est importante d’un point de vue historique, puisque Qin inaugurera un modèle politique d’État centralisé qui sera suivi pendant plus de deux mille ans, elle ne présente pas vraiment d’intérêt dans le cadre de notre réflexion sur l’usage des sceaux, les quinze années seulement que dura l’empire s’inscrivant, sur le plan de la culture matérielle, dans la continuité de l’époque des Royaumes combattants. Ce faisant, il n’est pas rare qu’archéologues, paléographes et sigillographes ne soient pas en mesure de distinguer un sceau datant de l’époque de l’empire Qin, d’un sceau Qin datant de la période précédente. C’est pourquoi, nous avons choisi d’inclure la période impériale dans notre étude. Une autre difficulté à laquelle nous avons été confrontés est qu’il existe aussi une évidente continuité entre la tradition sigillographique des Qin et celle des Han, du moins jusque dans la première moitié du iie siècle avant notre ère. Dans de nombreux cas, le contexte archéologique permet de trancher, mais nous avons aussi rencontré des exemples de sceaux de l’époque des Royaumes combattants déposés dans des tombes de l’époque des Han. Enfin, les conquêtes de Qin, qui conduisirent à l’annexion des autres pays et s’achevèrent par l’avènement de l’empire en 221 avant notre ère, font que les sceaux de Qin ont été beaucoup plus diffusés géographiquement que ceux des autres pays, impliquant la prise en compte dans notre enquête d’un territoire beaucoup plus étendu que pour les autres États.

24Plusieurs capitales successives du pays de Qin, dont la dernière, Xianyang 咸阳 (territoire de la municipalité de Xi’an), étaient implantées dans la région de la vallée de la Wei 渭, au Shanxi. 44 sceaux de Qin ont été exhumés de cette région, pour l’essentiel sur le site de la dernière capitale. Dans les autres régions, les sceaux Qin découverts en contexte archéologique sont beaucoup plus rares. Il faut dire que ces découvertes concernent essentiellement des pièces en contexte funéraire, et qu’elles sont donc liées à des coutumes particulières, manifestement peu répandues parmi les populations de culture Qin. On observe que les sceaux déposés dans les tombes sont ici presque exclusivement des sceaux privés, le plus souvent nominatifs, mais parfois aussi à maxime. Cela ne signifie en aucun cas que l’usage des sceaux officiels n’était pas courant à Qin, nous savons au contraire qu’il y était particulièrement important, mais simplement que ces sceaux officiels n’avaient pas vocation à être déposés dans les tombes. Les nombreuses empreintes de sceaux sur céramiques exhumées dans différentes régions, et en particulier dans celle de la capitale, témoignent de cet usage fréquent de sceaux à Qin. Leur nombre s’élève à plus de 2 000. On trouve ce type d’empreintes sur des vases en terre cuite, mais aussi sur des tuiles, des briques et même sur certaines statues de l’armée en terre cuite du Premier empereur. Des sceaux étaient ainsi utilisés dans ce pays dans de nombreux ateliers officiels, mais également privés. Mais c’est suite à une découverte ayant eu lieu dans les années 1990 que l’étude des sceaux officiels de Qin a connu un développement sans précédent.

25Entre 1995 et 1996, plusieurs milliers d’empreintes de sceaux en argile ont été découvertes par des paysans sur le site de Xiangjiaxiang 相家巷, à Xi’an. Malheureusement, ces crétules ont aussitôt été dispersées pour alimenter le marché des antiquités. Plusieurs collections publiques et privées, pour la plupart chinoises, conservent aujourd’hui une part de ce butin. Deux institutions se partagent l’essentiel du fruit de cette découverte : le musée de la civilisation de la terre cuite ancienne (古陶文明博物館), à Pékin, et le musée de la calligraphie chinoise de Xi’an (西安中國書法藝術博物館). Par ailleurs, les archéologues ont procédé en l’an 2000 à des fouilles sur le site de cette découverte et ont mis au jour 325 scellés d’argile à peu près complets, correspondant à une centaine d’inscriptions différentes, dont 116 pouvaient être lues sans trop de difficultés. Ce sont ces inscriptions-là que nous avons choisi d’étudier plus en détail. Cela étant, même s’il n’a pas été découvert lors de fouilles scientifiques, le corpus des empreintes de sceaux de Xiangjiaxiang constitue un ensemble exceptionnel de traces laissées par plusieurs milliers de matrices de sceaux à jamais disparues. On distingue là plus de 2 300 empreintes de sceaux officiels, mais aussi plus de 600 empreintes de sceaux privés, pour la plupart nominatifs. Ces matériaux ont considérablement renouvelé notre connaissance de l’administration de Qin, révélant un grand nombre de titres de fonctions que l’on pensait avoir été créé à l’époque des Han. Si la majorité des sceaux concernés sont liés à des services officiels de la capitale, un grand nombre proviennent de régions plus éloignées correspondant aux provinces actuelles du Henan, du Shandong, du Sichuan ou du Hubei. Le nombre très important de pièces provenant d’une découverte accidentelle sur un unique site dans la région de l’ancienne capitale, nous invite à imaginer une pratique de très grande ampleur à l’échelle du royaume, puis de l’empire. D’autres spécimens ont été exhumés sur différents sites et dans différentes régions, mais presque toujours en nombre très réduit, souvent moins d’une dizaine de spécimens. Il est certain que la rareté de ces témoignages est davantage liée aux problèmes de conservation d’objets aussi fragiles que des cachets d’argile crue qu’à un usage limité.

26Après avoir ainsi, au cours de ces quatre années, traité des sceaux et des empreintes de sceaux de la Chine pré-impériale qui nous sont parvenus, le directeur d’études a souhaité inclure dans sa réflexion les sources écrites traitant de l’usage du sceau durant cette période. On a d’abord repris les sources littéraires transmises les plus fréquemment mises en avant dans les travaux sur cette question. On a ainsi lu et analysé des passages du Zuozhuan 左傳, du Zhouli 周禮, du Liji 禮記 et du Zhuangzi 莊子. Au-delà de ces textes, on a constaté que les références à l’usage du sceau n’étaient pas très fréquentes dans les textes transmis de la Chine pré-impériale, sauf chez les auteurs s’intéressant plus particulièrement aux affaires politiques et surtout à l’administration. En outre, de nombreuses références au sceau présentent avant tout cet objet comme le symbole d’une charge officielle ou d’un pouvoir particulier, comme celui du Fils du Ciel. Ainsi, la littérature de cette époque apporte très peu de renseignements sur les usages concrets du sceau, sauf peut-être chez Shang Yang 商鞅 (env. 385-228). Plus d’informations sont fournies par les livres et documents manuscrits de l’époque des Qin. On distingue sur ce sujet d’une part des textes normatifs et d’autre part ceux rendant compte de la pratique. Les premiers se trouvent principalement dans les recueils d’articles de loi de la tombe M11 de Shuihudi 睡虎地. Là, il est question de sceaux devant être utilisés essentiellement pour sceller des greniers, et dans un cas seulement, des contenants renfermant des monnaies. D’autres textes légaux évoquent la perte d’un sceau officiel, ou la contrefaçon de sceaux ou de scellés. Un cas juridique exposé dans un recueil de la collection des manuscrits Qin de l’institut Yuelu 嶽麓 évoque une tentative d’usurpation d’identité d’un fonctionnaire au moyen d’un sceau privé, illustrant un usage bien particulier des sceaux. Dans les documents administratifs de Liye 里耶, il est fréquemment fait référence à des documents officiels qui étaient à l’origine scellés. On trouve aussi de nombreuses références à des sceaux officiels qui étaient utilisés à la place d’autres, possiblement parce que le fonctionnaire responsable du bureau en question était absent et avait gardé sur lui son sceau officiel. Au moins deux documents de Liye (parmi ceux publiés dans le premier volume paru en 2012) évoquent des demandes de fabrication de sceaux officiels. On voit ici que si les sources manuscrites sont généralement très lacunaires, elles apportent souvent des informations très précises sur certains usages de l’époque, généralement sans équivalent dans les textes littéraires transmis.

27Au terme de ces quatre années d’enquête, nous sommes parvenus à proposer un tour d’horizon des usages du sceau dans la Chine pré-impériale reposant principalement sur des sources provenant de fouilles archéologiques, qu’il s’agisse de matrices de sceaux ou d’empreintes. Cette approche a nécessairement ses limites. En effet, la plupart des sceaux découverts par les archéologues proviennent de sépultures, or la coutume consistant à déposer de tels objets dans les tombes semble assez exceptionnelle, certaines régions paraissant même l’avoir ignorée. En dehors de ces pièces, de nombreux sceaux découverts de manière accidentelle correspondent sans doute à des objets perdus ou abandonnés. Pour les empreintes de sceaux, le problème de la conservation des supports est bien sûr fondamental. Les tombes de Chu ont ainsi livré de rares empreintes sur bois, sur objets laqués et sur textiles reflétant sans doute des usages assez courants, mais dont les témoignages ne se sont pas conservés dans les autres régions. À l’inverse, l’usage de sceau d’atelier ou d’artisan sur des objets en terre cuite ne pose pas le même type de problème. Notre enquête a permis de souligner que si cet usage était particulièrement développé à Qi ou à Qin, le pays de Chu semble, lui, l’avoir pratiquement ignoré. Une des surprises, du moins pour le directeur d’études, a été de constater que certains sceaux privés pouvaient être utilisés dans la Chine ancienne dans un contexte officiel, par exemple pour cacheter un document ou un contenant. De nombreux points abordés dans le cadre de cette enquête pourront faire l’objet d’une prochaine publication. On envisage en particulier un article de synthèse en anglais sur les usages du sceau dans la Chine pré-impériale et un autre, plus technique, en chinois sur le dépôt de sceaux en contexte funéraire.

28Pour finir, le directeur d’études tient cette année encore à remercier pour sa présence et sa participation active à cette conférence M. Laurent Long, sigillographe spécialiste des sceaux chinois.

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Notes

1 Il s’agit de Qi 契, fondateur du lignage, Tang, le premier roi, et Yi Yin son conseiller, Wu Ding 武丁, un des plus importants souverains des Shang, et enfin Di Xin 帝辛, le roi qui précipita la chute de la dynastie.

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Pour citer cet article

Référence papier

Olivier Venture, « Épigraphie et paléographie de la Chine pré-impériale »Annuaire de l'École pratique des hautes études (EPHE), Section des sciences historiques et philologiques, 154 | 2023, 392-402.

Référence électronique

Olivier Venture, « Épigraphie et paléographie de la Chine pré-impériale »Annuaire de l'École pratique des hautes études (EPHE), Section des sciences historiques et philologiques [En ligne], 154 | 2023, mis en ligne le 22 juin 2023, consulté le 22 mai 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/ashp/6674 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/ashp.6674

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Auteur

Olivier Venture

Directeur d’études, École pratique des hautes études-PSL — section des Sciences historiques et philologiques

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