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Résumés des conférences

Érudition historique et philologique de l’âge classique aux Lumières

Jean-Louis Quantin
p. 319-323

Résumé

Programme de l’année 2021-2022 : Autour de Fénelon.

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Texte intégral

  • 1 Plusieurs séances furent cependant perdues en avril-mai 2022 en raison de l’occupation puis de la f (...)

1Cette année universitaire, la première depuis 2020 où les conférences aient pu être données presque normalement1, a été tout entière consacrée à Fénelon, plus précisément à l’inlassable campagne antijanséniste à laquelle il consacra, durant les quinze dernières années de sa vie, l’essentiel de son activité. On s’est efforcé de mener une étude proprement historique, évitant le Charybde d’un réductionnisme mesquin, où tout est ramené aux intrigues et aux complots de la petite histoire ecclésiastique, comme le Scylla d’une approche purement internaliste, décontextualisée et désincarnée : ce que Bruno Neveu appelait « une nomenclature pour théologiens, attentive aux seuls systèmes, inexacte par trop d’abstraction ». Une attention particulière a donc été, comme toujours, portée au rôle tenu dans ces controverses par les arguments qui relèvent de l’érudition historique et philologique : discussions textuelles et références à l’histoire ecclésiastique. On persiste à penser, aussi bien, que se placer au croisement de l’histoire des doctrines théologiques et de l’histoire des pratiques savantes est le meilleur voire le seul moyen d’éviter la paraphrase. Certains contemporains se plaignaient déjà que M. de Cambrai « chargeât le public de tant de volumes, pleins de répétitions désagréables », et il faut bien dire que le reproche n’est pas sans quelque fondement. Si l’on a une autre ambition que de rajouter à ce massif une gangue redondante et stérile, il faut étudier ce que Fénelon et ses adversaires faisaient vraiment.

2Bruno Neveu illustrait l’approche historique de ces controverses en citant une lettre de décembre 1692 à Louis-Paul Du Vaucel, où le P. Quesnel, après avoir « apprécié les forces en présence en vrai général d’armée », concluait : « Il est aisé de voir que toutes les matières se tiennent ». On a donc commencé par insister sur le lien entre la défaite de Fénelon dans la querelle quiétiste et l’ardeur qu’il mit, aussitôt après, à relancer la controverse janséniste. On le voit d’emblée dans la polémique autour de l’édition mauriste de saint Augustin en 1699-1700. M. de Cambrai savait fort bien que les mauristes, notamment Mabillon, rédacteur de la préface générale, avaient été nettement « meldistes » dans l’affaire des Maximes des saints, et qu’ils avaient même travaillé contre lui à Rome. Ce fut sous l’influence de cette expérience qu’il examina le Saint Augustin et suivit de très près – sa correspondance en fait foi –, la polémique à laquelle l’édition donna lieu, en adoptant sans réserve toutes les accusations lancées contre elle par les pamphlétaires jésuites. Peut-être rédigea-t-il dès lors son De generali praefatione Patrum benedictinorum in novissimam sancti Augustini operum editionem epistola ad ***, demeuré inédit, dont on a donné un commentaire suivi. Ce texte non daté fut écrit « au plus tard en 1710 », mais on aurait tendance à le placer plus tôt, pour éviter de faire arriver Fénelon trop longtemps après la bataille. L’absence de publication s’explique aisément par l’ordre royal imposant le silence aux deux parties, à la fin de 1699, que l’archevêque de Cambrai mentionne et déplore. Pour comprendre, en tout cas, sa critique, on a rappelé le déroulement de la controverse autour du Saint Augustin, et retracé les versions successives de la préface, jusqu’à son remaniement final par Mabillon suivant les instructions de Bossuet. On a mis celles-ci en rapport avec les propositions sur la grâce que M. de Meaux aurait voulu faire condamner par l’Assemblée du clergé de 1700 – véritable arrière-plan de toute cette controverse –, afin de fixer une orthodoxie de conciliation, interprétant les textes d’Augustin selon les catégories thomistes, et donnant un contenu doctrinal clair à l’erreur janséniste, identifiée au refus de la grâce suffisante. Or, si Bossuet parvint en grande partie à faire passer ses vues dans la préface du Saint Augustin, il échoua à les faire canoniser par l’Assemblée du clergé, puisque la plupart des propositions sur la grâce furent laissées de côté dans la censure finale. Cet échec signalait la désunion de l’épiscopat et laissait le champ libre aux antijansénistes radicaux, dont Fénelon devint le principal champion.

  • 2 La seconde a fait l’objet d’une communication, « L’ultime défaite de Fénelon théologien : l’Instruc (...)

3Le De generali Praefatione Benedictinorum prétend montrer méthodiquement, point par point, que la doctrine des mauristes sur la grâce efficace ruine ou vide de sens toutes leurs professions d’apparence orthodoxe. Leur reprochant donc de se contredire, M. de Cambrai entend les pousser vers la position la plus radicale, franchement hérétique. On retrouve la stratégie que Jean Orcibal, dans une étude de 1940 toujours fondamentale, avait mise au jour d’après la correspondance de Fénelon : « pousser les choses à l’extrême pour chasser de l’Église les opiniâtres ». La hantise de l’hérétique caché, de l’ennemi de l’intérieur, du « ver dans le fruit » – caractéristique de l’âge confessionnel mais exacerbée chez Fénelon –, le conduisait, aussi bien, à préférer, comme plus sincères et moins dangereux, les jansénistes les plus radicaux : « Excès pour excès, […] je souffrirais plutôt le P. Gerberon que le P. Quesnel et le P. Quesnel que M. du Guet et que les Bénédictins auteurs de la dernière préface sur leur édition de S. Augustin. » Cette stratégie de la montée aux extrêmes passait nécessairement par une nouvelle condamnation romaine, qui imposât des critères d’orthodoxie que même les jansénistes les plus « politiques » ne pussent accepter. Fénelon fit d’abord porter ses efforts sur la question de « fait » – la présence des Cinq propositions dans Jansénius –, avant d’en venir à la question de « droit » – le vrai sens des propositions condamnées, c’est-à-dire la véritable essence de l’hérésie janséniste. Il échoua successivement sur l’un et l’autre terrain. En raison de la masse du corpus concerné, seule la première question a pu être traitée cette année2.

4L’occasion de l’entrée en campagne de Fénelon fut le Cas de conscience de 1701, sur lequel on a proposé une mise au point. On a ensuite suivi les réactions auxquelles il donna lieu, en insistant, d’une part sur la difficile réception en France de la condamnation pontificale (bref Cum nuper de Clément XI du 12 février 1703), d’autre part sur l’ordonnance de condamnation du cardinal de Noailles, qui était en substance l’œuvre de Bossuet et exprimait la position constante de celui-ci : notion minimaliste de l’adhésion exigée des fidèles sur le fait dogmatique, mais insistance sur la pratique perpétuelle de l’Église dans la condamnation des hérétiques. Les commentaires de Fénelon (lettre du 2 avril 1703 au cardinal Gabrielli ; Examen et réfutation des raisons alléguées contre la réception du bref du 12 février 1703) ont été analysés. On en est ensuite venu à sa a propre condamnation, portée tardivement le 10 février 1704 (Ordonnance et Instruction pastorale de Monseigneur l’Archevêque Duc de Cambray, Prince du Saint Empire. Au Clergé et au peuple de son Diocese, portant condamnation d'un Imprimé intitulé Cas de Conscience, Proposé par un Confesseur de Province toûchant un Ecclésiastique qui est sous sa conduitte, et resolu par plusieurs Docteurs de la Faculté de Theologie de Paris, Valenciennes, Gabriel François Henry, 1704 ; « Seconde Edition revüe et augmentée » la même année). Fénelon y explique ce qu’il faut, selon lui, entendre par « sens de Jansénius », et soutient que les promesses faites à l’Église impliquent qu’elle soit infaillible pour en juger. Une infaillibilité morale et naturelle ne serait pas suffisante, puisqu’elle ferait défaut pour les textes qui ne sont pas clairs, c’est-à-dire précisément ceux sur lesquels le jugement de l’Église est le plus nécessaire. Seule une infaillibilité surnaturelle peut mettre fin aux disputes.

5Le succès de l’ouvrage, en partie sans doute dû à la curiosité, puisqu’il marquait le premier retour public de Fénelon dans l’arène des controverses théologiques, fut reconnu par ses adversaires eux-mêmes, ainsi le janséniste Jacques Fouillou : « On dira sans doute qu’au moins l’Instruction Pastorale de M. de Cambrai n’a pas été si méprisée, mais qu’au contraire elle a été fort applaudie dans le monde. Mais par qui ? Par les jésuites, par les sulpiciens, par certains mystiques ou dévots à la mode, dont la cabale est tout autrement étendue que la prétendue cabale des jansénistes : en un mot par les mêmes personnes qui élevaient jusqu’au ciel il y a quelques années le livre des Maximes des Saints. » Un essai de bibliographie des éditions et réimpressions en a fourni la confirmation : il est significatif qu’aucune des publications ultérieures de Fénelon contre le jansénisme n’eut une telle diffusion.

6On a ensuite étudié l’ensemble des réponses à cette ordonnance. La première en date est l’Éclaircissement sur l’Ordonnance et l’Instruction pastorale de Monseigneur l’Archevêque Duc de Cambrai, Prince du Saint-Empire au Clergé & au Peuple de son Diocese. Portant condamnation d'un imprimé intitulé Cas de Conscience. Proposé par un Confesseur de Province touchant un Ecclesiastique qui est sous sa conduite, & resolu par plusieurs Docteurs de la Faculté de Theologie de Paris, s.l.n.d., souvent attribué, certainement par confusion, à Nicolas Eustace, confesseur de Port-Royal ; Louis Tiberge, supérieur des Missions étrangères, est un auteur beaucoup plus plausible. Une autre critique, partielle et beaucoup moins importante, mais que Fénelon mentionne dans ses réponses, est le Sentiment orthodoxe des sçavans Cardinaux Jean de Turrecremata, Baronius, Bellarmin et autres Theologiens, soutenu contre un pretendu article de foy enseigné dans la nouvelle Ordonnance de M. l’Archevêque de Cambray, du 10. Fevrier 1704, s.l.n.d. Les plus développées sont les deux écrits de Fouillou : Difficultez sur l’Ordonnance et l’Instruction pastorale de M. l’Archevêque-Duc de Cambrai, touchant le fameux Cas-de-Conscience ; proposées à ce Prelat en plusieurs Lettres, par Monsieur Verax, Bachelier en Theologie, « Nancy, chez Joseph Nicolaï » [Amsterdam ?], 1704 ; Reflexions d'un Docteur en Theologie sur l’Ordonnance & l’Instruction Pastorale de M. l’Archevêque-Duc de Cambrai, touchant le Cas-de-Conscience, &c. Contenues en plusieurs Lettres adressées a un Abbé, « Nancy chez Joseph Nicolai » [Amsterdam ?], 1705.

7Fénelon divisa sa monumentale réplique en trois Instructions pastorales « pour éclaircir les difficultez proposées par divers écrits contre sa première Instruction pastorale du 10 février 1704 », respectivement datées du 2 mars, du 21 mars et du 20 avril 1705. La masse de ces volumes et leur publication rapprochée soulèvent la question des collaborateurs de l’archevêque. Certaines bévues que ses critiques ne manquèrent pas de relever, ainsi une confusion, sans cesse répétée sur plusieurs pages, entre les jésuites Sirmond et Petau, ne peuvent guère s’expliquer que par le recours à des amanuenses, qui lui préparaient des extraits de livres qu’il ne faisait ensuite que mettre en forme. Le premier volet de la réplique (Seconde Instruction pastorale) entend répondre aux « objections par lesquelles on tâche d’obscurcir le veritable état » de la question. Fénelon y fait tout son possible pour écarter l’aspect miraculeux ou extraordinaire de sa thèse initiale, tout ce qui relèverait de ce qu’Arnaud appelait une « infaillibilité d’enthousiasme ». Il insiste, beaucoup plus nettement que dans son Instruction de 1704, sur la différence entre inspiration et assistance, « entre la révélation immédiate de Dieu même, et la déclaration infaillible de cette assemblée d’hommes qu’on appelle l’Église. » Le second volet (Troisieme Instruction pastorale) est « un examen de la tradition ». Il s’agit en réalité d’un vaste répertoire des précédents déjà classiques depuis les débats sur le formulaire dans les années 1660. Fénelon y manifeste une acritique délibérée, ainsi à propos du « libelle de repentance » d’Eusèbe de Nicomédie et Théognis de Nicée, dont il maintient l’authenticité contre Le Nain de Tillemont, suivant une logique purement théologique. Le contraste est net avec un Bossuet, qui s’attachait à glaner des exemples nouveaux dans les collections d’inédits, et suivait attentivement les développements de la critique historique. Faut-il voir là la faillite du modèle de théologie positive de l’âge classique, dont l’effort pour asseoir le dogme sur l’histoire est désormais intenable ? Le troisième volet (Quatrieme Instruction pastorale) passa de la controverse à l’histoire de la controverse, selon un procédé habituel à l’époque et dont Fénelon avait lui-même été victime dans la querelle des Maximes des saints, lorsque Bossuet avait publié sa Relation sur le quiétisme. M. de Cambrai ouvre une espèce de seconde question de fait, en faisant un historique de la condamnation de l’Augustinus de Jansénius et du formulaire. Ce qu’il dit dans ce contexte de « la paix de l’Église » de 1668 – que, à l’en croire, les quatre évêques jansénistes n’avaient obtenue qu’en trompant le pape Clément IX –, l’engagea dans une polémique annexe contre le vieil évêque de Saint-Pons, Pierre-Jean-François Percin de Montgaillard, dernier survivant des dix-neuf évêques dont l’intervention avait été décisive à l’époque. Quesnel publia alors la Relation d’Alexandre Varet, accompagnée d’un vaste corpus de documents pour faire preuve (Relation de ce qui s’est passé dans l’affaire de la Paix de l’Église sous le pape Clement IX. Avec les Lettres, Actes, Memoires et autres piéces qui y ont rapport, 2 vol., s.l., 1706) : « On en donne l’Histoire dans son naturel et dans toute son étendue, en publiant la Relation qui contient tout le detail de la négociation de l’accommodement des IV. Evêques, toutes les pièces qui y ont rapport, et tout ce qui peut servir à en donner la plus parfaite et plus exacte connaissance. » Fénelon parvint à embarrasser ses adversaires sur tel ou tel point, surtout les scrupules qu’avait eus Nicolas Pavillon, l’évêque d’Alet, mais il n’en donne pas moins l’impression, cette fois encore, d’être surclassé sur le terrain historique.

8Beaucoup d’antijansénistes eux-mêmes restèrent sceptiques, comme l’attestent la Lettre de Monseigneur l’Archeveque Duc de Cambray à un Theologien au sujet de ses Instructions Pastorales, s.l., 1706, et sa correspondance avec Henri de Thyard de Bissy, successeur de Bossuet comme évêque de Meaux et futur cardinal. Une lettre du jésuite Guillaume Daubenton à Fénelon, du 23 mai 1711, lui adressa en outre de fortes objections sur sa lecture de la paix clémentine de 1668. M. de Cambrai ne parvint certes pas à faire recevoir sa doctrine comme l’orthodoxie de l’Église gallicane.

9Surtout, il échoua à convaincre la Curie romaine, véritable destinataire de tous ses écrits, qu’il pressa en vain de « définir que l’Église jouit de l’infaillibilité promise sur l’orthodoxie ou hétérodoxie des textes ». Clément XI se refusa à franchir ce pas dans sa bulle Vineam Domini (datée du 15 juillet 1705, publiée le 16). Si l’on en croyait un témoignage janséniste, qui demanderait à être vérifié par les archives du Saint-Office, le pape aurait même retiré au dernier moment de la bulle les expressions qui favorisaient la thèse de l’infaillibilité de l’Église sur les faits dogmatiques. Fénelon, sans doute, déploya toute sa subtilité pour y trouver malgré tout la confirmation de ses vues. L’Ordonnance et instruction pastorale de monseigneur l’Archevêque Duc de Cambray, Prince du Saint Empire etc. Au Clergé & au peuple de son Diocese, pour la publication de la Constitution de notre Saint Pere le Pape Clement XI. du 17. [sic] Juillet 1705. contre le Jansenisme, Valenciennes, Gabriel François Henry, 1706, relève dans la bulle un « langage d’infaillibilité » appliqué à la condamnation des textes. Fénelon n’en reconnut pas moins de fait qu’il avait échoué : il renonça à imposer le formulaire dans son propre diocèse, ou du moins plaida auprès de Louis XIV pour sa suppression. Il ne lui restait plus dès lors qu’à changer de terrain et à faire porter son offensive sur le droit, à savoir la supposée essence théologique du jansénisme condamné.

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Notes

1 Plusieurs séances furent cependant perdues en avril-mai 2022 en raison de l’occupation puis de la fermeture administrative de la Sorbonne : « À la suite des dégradations qui ont été commises sur le site de la Sorbonne, le rectorat n’est pas en mesure de garantir la sécurité des biens et des personnes » (circulaire électronique du vendredi 15 avril 2022).

2 La seconde a fait l’objet d’une communication, « L’ultime défaite de Fénelon théologien : l’Instruction pastorale en forme de dialogues devant le Saint-Office », à paraître dans Jean-Christophe Bardout et François Trémolières (éd.), Fénelon et la philosophie. Actes du colloque, Université Rennes I, 17-19 novembre 2021, Presses universitaires de Rennes.

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Pour citer cet article

Référence papier

Jean-Louis Quantin, « Érudition historique et philologique de l’âge classique aux Lumières »Annuaire de l'École pratique des hautes études (EPHE), Section des sciences historiques et philologiques, 154 | 2023, 319-323.

Référence électronique

Jean-Louis Quantin, « Érudition historique et philologique de l’âge classique aux Lumières »Annuaire de l'École pratique des hautes études (EPHE), Section des sciences historiques et philologiques [En ligne], 154 | 2023, mis en ligne le 22 juin 2023, consulté le 22 mai 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/ashp/6371 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/ashp.6371

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Auteur

Jean-Louis Quantin

Directeur d'études, École pratique des hautes études-PSL — section des Sciences historiques et philologiques

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