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Résumés des conférences

Sources et méthodes de l’histoire des modes vestimentaires du Moyen Âge au XIXe siècle

Astrid Castres
p. 308-312

Résumé

Programme de l’année 2021-2022 : I. Les statuts des brodeurs parisiens, XIIIe-XVIsiècle. — II. Les métiers de la coiffure à Paris.

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Texte intégral

I. Les statuts des brodeurs parisiens, XIIIe-XVIe siècle

  • 1 Ces séances s’inscrivent dans le cadre de la préparation d’un livre intitulé La main et l’aiguille. (...)
  • 2 Georges-Bernard Depping, Réglemens sur les arts et métiers de Paris, rédigés au XIIIe siècle et con (...)

1Le premier semestre de l’année 2021-2022 a été consacré à l’édition et à l’étude des statuts des brodeurs à Paris et dans ses faubourgs, promulgués entre les années 1290, date des premières ordonnances du métier dans la capitale, et l’extrême fin du xvie siècle1. Ces documents étaient déjà connus grâce aux travaux menés depuis le xixe siècle par Georges-Bernard Depping, Jules Guiffrey, René de Lespinasse et Alexandre Tuetey2. Certains ont été publiés mais dans des versions bien souvent tronquées dans lesquelles des indications importantes pour l’histoire des techniques et pour la compréhension de l’organisation de la profession n’ont pas été transcrites. Cette réglementation étant l’une des plus riches de la broderie occidentale médiévale et moderne, il a paru important de s’atteler à son édition intégrale et revue.

  • 3 Bernard Barbiche et Monique Chatenet (dir.), L’édition des textes anciens (XVIe-XVIIIe siècle), Par (...)

2Le corpus rassemblé est constitué de douze textes pour lesquels on dispose parfois de plusieurs états et, dans un cas, des versions successivement amendées avant d’aboutir au règlement final. La plupart nous sont parvenus sous la forme de copies. Il s’agit d’ordonnances du prévôt de Paris et de lettres patentes homologatives des statuts, d’arrêts du Parlement, d’un avis du prévôt des marchands et d’un règlement rédigé par les maîtres de Saint-Germain-des-Prés. Ils sont conservés à Paris aux Archives nationales (ci-après Arch. nat.), à la Bibliothèque nationale de France (ci-après BNF) et aux Archives de la préfecture de police (collection Lamoignon). Les préconisations publiées dans L’édition des textes anciens (XVIe-XVIIIe siècle), sous la direction de Bernard Barbiche et de Monique Chatenet, ont été suivies pour établir l’édition3.

3Les principales informations relatives à ce corpus de textes sont reprises dans le tableau ci-dessous :

Identification Date Sources Éditions et mentions
Statuts des brodeurs et brodeuses de Paris en 11 articles, homologués par le prévôt de Paris Guillaume de Hangest vers 1292-1295a BNF, Manuscrits, français 24069, f. 177v-178v et 183r-183 (A) ; français 11709, f. 12-13 (B) ; Arch. nat., KK 1336, f. 112v-113 (C) ; Arch. de la préfecture de police, AD 1, f. 299-300v (copie xviiie) édité par G.-B. Depping 1837, p. 379-382 et R. de Lespinasse 1892, p. 166-167
Statuts des brodeurs et brodeuses de Paris en 19 articles, homologués par le prévôt de Paris Guillaume de La Madeleine 5 mai 1316 BNF, Manuscrits, français 24069, f. 179-181v (A) ; Arch. nat., KK 1336, f. 113-114 (B) ; Arch. de la préfecture de police, AD 1, f. 415-418v (copie xviiie) édité par R. de Lespinasse 1892, p. 167-170
Statuts de la confrérie des brodeurs parisiens en 6 articles, homologués par le prévôt de Paris Robert d’Estouteville 7 novembre 1469 Arch. nat., Y 63, f. 178v-180 (copie datée du 5 novembre 1516 d’après un original disparu) ; Arch. de la préfecture de police, AD 4, f. 586-589 et 598 (copie xviiie) édité par R. de Lespinasse 1892, p. 170-171 et signalé par A. Tuetey 1899, no 1170, p. 68
Ajout de 4 articles aux statuts des brodeurs parisiens, homologués par le prévôt de Paris Jacques d’Estouteville 1er juillet 1483 Arch. nat., Y 5, f. 10-11 (A) et 166-167v (B) ; Arch. de la préfecture de police, AD 5, f. 40-43 (copie xviiie) édité par R. de Lespinasse 1892, p. 172 et signalé par A. Tuetey 1899, no 663, p. 39 et no 712, p. 42
Ajout de 3 articles aux statuts des brodeurs parisiens, homologués par le prévôt de Paris Jacques d’Estouteville 16 février 1497 (n. st.) Arch. nat., Y 62, f. 89v-90v ; Arch. de la préfecture de police, AD 5, f. 350-352v (copie xviiie) édité par R. de Lespinasse 1892, p. 173 et signalé par A. Tuetey 1899, no 946, p. 56
Statuts des brodeurs parisiens en 22 puis 25 articles 1549-1550 Arch. nat., Y 10, f. 168v-172v (A) ; f. 172v-177 (B) ; Y 85, f. 18v-22v (C) ; Arch. de la préfecture de police, AD 7, f. 343-354 (copie xviiie) édité par R. de Lespinasse 1892, p. 174-177 et signalé par A. Tuetey 1907, nos 2767, p. 44
Avis de Claude Guyot, prévôt des marchands, sur les statuts des brodeurs parisiens 4 septembre 1551 Arch. nat., Y 10, f. 178-179 signalé par A. Tuetey 1907, no 2769, p. 44
Lettres d’Henri II homologatives des statuts des brodeurs parisiens 17 novembre 1551 Arch. nat., Y 10, f. 179-180 signalé par A. Tuetey 1899, no 2770, p. 44
Statuts des brodeurs de Paris et de sa banlieue en 27 articles, homologués par Charles IX mars 1566 Arch. nat., X1A 8627, f. 48-53 (A) ; Y 12, f. 263-269 (B) ; BNF, Manuscrits, français 21792, f. 475-482 (copie xviiie) ; Arch. de la préfecture de police, AD 8, f. 278-289v (copie xviiie) partiellement édité par R. de Lespinasse 1892, p. 177-178 et signalé par A. Tuetey 1907, no 3167, p. 68
Arrêt du Parlement de Paris ordonnant l’enregistrement des statuts des brodeurs et chasubliers de Paris 29 août 1567 Arch. nat., Y 12, f. 269 ; Arch. de la préfecture de police, AD 8, f. 289v-290v (copie xviiie) signalé par A. Tuetey 1907, no 3168, p. 68
Jugement du prévôt de Paris, Antoine Du Prat, ordonnant l’enregistrement des statuts des brodeurs et chasubliers de Paris 23 juin 1570 Arch. nat., Y 12, f. 269v ; Arch. de la préfecture de police, AD 8, f. 291-292 (copie xviiie) signalé par A. Tuetey 1907, no 3169, p. 68
Statuts des brodeurs de Saint-Germain-des-Prés en 27 articles 23 juillet 1594 Arch. nat., Z2 3379 (original) signalé par J.-J. Guiffrey 1876, p. 97-98
a. Datation établie par Caroline Bourlet, « Le Livre des métiers dit d’Étienne Boileau et la lente mise en place d’une législation écrite du travail à Paris (fin xiiie – début du xive siècle] », Médiévales, 69 (automne 2015), p. 38.

4Au fil des séances, les corrections, indications marginales et listes de noms, qui avaient été coupées dans les éditions précédentes, ont fait l’objet d’un examen approfondi. Les variantes entre différents états ou différentes versions d’un règlement ont été systématiquement relevées et analysées en les replaçant dans leur contexte de rédaction. Enfin, ces documents étant une source irremplaçable d’information pour l’histoire des techniques textiles, les descriptions de procédés, de même que les termes désignant des matériaux, leur mode de conditionnement et leur qualité ont été minutieusement recensés. Cette enquête a été l’occasion de réfléchir avec les étudiantes et les auditrices à la méthode à mettre en place pour appréhender un vocabulaire d’atelier quand on ne dispose pas, pour ces périodes anciennes, de traité équivalent à ceux qui ont paru au xviiie siècle, en premier lieu desquels l’Art du brodeur de Charles-Germain de Saint-Aubin (1770).

  • 5 Notamment, Marta Járó, « Gold embroidery and fabrics in Europe XI-XIV centuries », Gold Bulletin, 2 (...)

5L’analyse suivie de la réglementation parisienne a permis d’apporter de précieux éclairages sur l’histoire du métier et sa production. Trois thèmes ont retenu en particulier notre attention : 1. la place des femmes au sein de la profession et l’évolution de celle-ci entre le xiiie siècle et la fin du xvie siècle ; 2. le processus d’élaboration des statuts et l’implication des maîtres du métier dans leur rédaction ; 3. les matériaux et techniques de la broderie. Dans le prolongement des réflexions amorcées les années précédentes, nous nous sommes intéressées au vocabulaire de l’atelier et à son enregistrement dans les textes. À partir des statuts de 1549-1551, il a été possible de faire le point sur l’éventail des techniques maîtrisées par les brodeurs parisiens au milieu du xvie siècle. Les procédés cités (or nué, or cler, taillure, rachure, etc.) ont été systématiquement rapprochés de sources matérielles contemporaines et définis. Un travail similaire a commencé à être mené pour les fils métalliques (filé, or trait, or de Paris, de Masse, de bassin, etc.) et textiles (soie, filoselle, laine, sayette). Ces mentions permettant de distinguer différentes qualités, il a été possible de déduire une hiérarchie de matériaux. Ces premières conclusions ont ensuite été mises en perspective avec les apports de la bibliographie ; cette recherche doit être poursuivie5.

II. Les métiers de la coiffure à Paris

  • 6 Des cheveux et des poils, sous le commissariat de Denis Bruna, au musée des Arts décoratifs de Pari (...)
  • 7 Lire, notamment, Danielle Jacquart, Le Milieu médical en France du XIIe au XVe siècle, Genève, Droz (...)
  • 8 Ces documents ont été repérés en ayant recours à la SIV (Salle des inventaires virtuelles), base de (...)

6Dans le cadre de la préparation d’une exposition organisée au musée des Arts décoratifs de Paris sous le commissariat de Denis Bruna, les conférences du second semestre ont été consacrées à l’étude des métiers de la barberie et de la coiffure à Paris6. Nous avons commencé par établir un état de la bibliographie du sujet et une première liste des professions dédiées à la coupe, à l’entretien et à la mise en forme de la chevelure et des poils à Paris depuis le Moyen Âge7. Un corpus documentaire a ensuite été rassemblé, constitué de textes réglementaires (recensés dans les éditions imprimées et dans les volumes de la collection Lamoignon aux Archives de la préfecture de police), d’un échantillon de contrats d’apprentissage et d’inventaires après décès (de barbiers, de perruquières et de perruquiers, d’étuvistes et de coiffeurs)8, de sources iconographiques (en partant d’un premier ensemble repéré dans le fonds OA au département des Estampes de la BNF) et de traités techniques.

7Plusieurs séances ont été dédiées à l’analyse des plus diffusés de ces ouvrages. Outre l’Encyclopédie, dont la consultation est indispensable à la compréhension des procédés de fabrication des perruques au xviiie siècle, nous avons étudié L’art de la coëffure des dames françoises de Legros (1765, 1767 et 1768), le Traité de la nature des cheveux et de l’art de coeffer de Tissot (1776), celui des principes de l’art de la coëffure des femmes de Lefèvre (1778) ainsi que la Méthode de Croisat (1832). Au sein de cet ensemble, le traité de Legros a fait l’objet d’une attention particulière. L’auteur y propose une méthode d’apprentissage, illustrée par trente-huit modèles rangés par ordre de difficulté, précédée d’une introduction qui retrace sa biographie. Visionnaire, il ne se contenta pas de créer une Académie, dont il fait la promotion dans l’ouvrage, mais monta également deux expositions de poupées coiffées : la première, à la foire Saint-Ovide en 1763, la seconde en 1765, toutes deux mentionnées par les frères Goncourt.

  • 9 Voir l’essai publié dans le catalogue : Denis Bruna (dir.), Des cheveux et des poils, Paris, MAD, 2 (...)

8À partir de cette matière documentaire foisonnante, les principales évolutions qu’ont connues ces professions, au gré des modes et de l’apparition de nouveaux usages, ont été dégagées à grands traits, depuis le temps des barbiers-chirurgiens (xiiie siècle-1743), à celui où la perruque était reine (xviie-xviiie siècle) jusqu’aux coiffeurs du xixe siècle. Une réflexion a été amorcée sur les thèmes suivants : 1. La boutique du barbier au Moyen Âge et durant l’époque moderne ; 2. La mode de la perruque et ses métiers, xvie-xviiie siècle ; 3. Les coiffeurs et la défense d’un art de la coiffure, xviiie-xixe siècle ; 4. Coiffure et innovations techniques, xvie siècle-xxe siècle9.

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Notes

1 Ces séances s’inscrivent dans le cadre de la préparation d’un livre intitulé La main et l’aiguille. La broderie et ses artisans à Paris au XVIe siècle, version remaniée d’une thèse soutenue en 2016, à paraître aux Presses universitaires de Rennes.

2 Georges-Bernard Depping, Réglemens sur les arts et métiers de Paris, rédigés au XIIIe siècle et connus sous le nom du Livre des métiers d’Étienne Boileau, publiés, pour la première fois en entier, d’après les manuscrits de la Bibliothèque du Roi et des archives du royaume, avec des notes et une introduction, Paris, Crapelet, 1837 ; Jules-Joseph Guiffrey, « La maîtrise des peintres de Saint-Germain des Prez : réceptions et visites, 1548-1644 », Nouvelles archives de l’art français, 1876, p. 93-123 ; René de Lespinasse, Les métiers et corporations de la ville de Paris, t. 2. XIVe-XVIIIe siècle. Orfèvrerie, sculpture, mercerie, ouvriers en métaux, bâtiment et ameublement, Paris, Imprimerie nationale, 1892 ; Alexandre Tuetey, Inventaire analytique des livres de couleur et bannières du Châtelet de Paris, Paris, Imprimerie nationale, 1899-1907, 2 vol.

3 Bernard Barbiche et Monique Chatenet (dir.), L’édition des textes anciens (XVIe-XVIIIe siècle), Paris, Inventaire général, no 1, 1993 (1re éd. 1990), révisé par Bernard Barbiche, « Conseils pour l’édition des textes de l’époque moderne (xvie-xviiie siècle) », École des chartes, Theleme, http://theleme.enc.sorbonne.fr/cours/edition_epoque_moderne/edition_des_textes (consulté le 28 février 2023).

5 Notamment, Marta Járó, « Gold embroidery and fabrics in Europe XI-XIV centuries », Gold Bulletin, 23 (1990), p. 40-57 ; Chiara Buss, Seta, oro, cremisi. Segreti e tecnologia alla corte dei Visconti e degli Sforza, Cinisello Balsamo, Silvana Editoriale, 2009 ; Ead., Seta, oro, incarnadino. Lusso e devozione nella Lombardia spagnola, Cesano Maderno, ISAL, 2011 ; David Jacoby, « Cypriot Gold Thread in Late Medieval Silk Weaving and Embroidery », dans S. Edgington et H. J. Nicholson (dir.), Deeds Done Beyond the Seas. Essays on William of Tyre, Cyprus and the Military Orders Presented to Peter Edbury, Farnham, Burlington, Ashgate, 2014, p. 101-114 , Lisa Monnas, « “Gold of Cyprus” and other gold threads in late medieval England, 1300-1450 », dans S. Menache, B. Z. Kedar et M. Balard (dir.), Crusading and Trading between West and East. Studies in Honour of David Jacoby, Londres, New York, Routledge, 2019, p. 289-305.

6 Des cheveux et des poils, sous le commissariat de Denis Bruna, au musée des Arts décoratifs de Paris, du 5 avril au 17 septembre 2023.

7 Lire, notamment, Danielle Jacquart, Le Milieu médical en France du XIIe au XVe siècle, Genève, Droz, 1981 ; Margaret Pelling, « Appearance and reality: barber-surgeons, the body and disease », dans A. L. Beier et Roger Finlay (dir.), London 1500-1700. The making of the metropolis, Londres, New York, Longman, 1986 ; Sandra Cavallo, Artisans of the Body in Early Modern Italy. Identities, families and masculinities, Manchester, Manchester University Press, 2007 ; Christelle Rabier, « La disparition du barbier chirurgien : analyse d’une mutation professionnelle au xviiie siècle », Annales. Histoire, sciences sociales, no 3-65 (2010), p. 679-711 ; Jean-Marie Le Gall, Un idéal masculin. Barbes et moustaches, XVe-XVIIIe siècles, Paris, Payot, 2011 ; Joël Cornette, « “La jeunesse des vieillards, ou la trompeuse apparence”. Quand Louis XIV décida de porter la perruque… », dans M.-F. Auzépy et Joël Cornette (dir.), Histoire du poil, Paris, Belin, 2017 (1re éd. 2011), p. 173-203.

8 Ces documents ont été repérés en ayant recours à la SIV (Salle des inventaires virtuelles), base de données des Archives nationales.

9 Voir l’essai publié dans le catalogue : Denis Bruna (dir.), Des cheveux et des poils, Paris, MAD, 2023.

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Pour citer cet article

Référence papier

Astrid Castres, « Sources et méthodes de l’histoire des modes vestimentaires du Moyen Âge au XIXe siècle »Annuaire de l'École pratique des hautes études (EPHE), Section des sciences historiques et philologiques, 154 | 2023, 308-312.

Référence électronique

Astrid Castres, « Sources et méthodes de l’histoire des modes vestimentaires du Moyen Âge au XIXe siècle »Annuaire de l'École pratique des hautes études (EPHE), Section des sciences historiques et philologiques [En ligne], 154 | 2023, mis en ligne le 22 juin 2023, consulté le 19 mai 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/ashp/6355 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/ashp.6355

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Auteur

Astrid Castres

Maîtresse de conférences, École pratique des hautes études-PSL — section des Sciences historiques et philologiques

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