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Résumé

Programme de l’année 2021-2022 : I. Textes latins de Paracelse (1527). — II. Le traité Contre les astrologues ignorants de Nicolas Eymerich (1395).

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Texte intégral

1I. La première partie des conférences a été consacrée aux textes latins de Paracelse (surnom de Theophrastus Bombast von Hohenheim, né en 1493 ou 1494, mort en 1541), en collaboration avec Didier Kahn (CNRS). Nous nous sommes concentrés sur la période bâloise du célèbre médecin. Appelé à Bâle durant l’hiver 1526-1527 pour soigner l’imprimeur Jean Froben (alors âgé de plus de soixante-cinq ans), le succès de son intervention lui valut d’être nommé médecin de la ville au printemps 1527. Ce statut lui permettait d’enseigner à la faculté de médecine de Bâle. Son activité universitaire, qui dura un peu moins d’un an, lui donna l’occasion de rédiger divers textes en latin, contrairement à ses habitudes puisqu’il écrivait préférentiellement en allemand.

2Nous avons examiné successivement :

  • l’affiche annonçant, le 5 juin 1527, l’ouverture imminente des cours de Paracelse à l’université et présentant son programme (Intimatio Theophrasti medicæ artis studiosis) ;
  • sa lettre au médecin zurichois Christoph Klauser du 10 novembre 1527, ainsi que le fragment du brouillon de cette même lettre qui a été conservé ;
  • la notice consacrée à Paracelse par le médecin zurichois Konrad Gessner dans sa Bibliotheca universalis (1545) ;
  • la lettre de Jean Oporin, qui fut l’élève et le secrétaire de Paracelse à Bâle, sur les extravagances de son ancien maître, écrite bien des années plus tard, en 1565 ;
  • les chapitres 1 à 6 du livre II du traité De gradibus, de compositionibus et dosibus receptorum ac naturalium (« Des degrés, des compositions et des doses dans les recettes et les corps naturels »), écrit durant la période bâloise, dans lesquels il présente ses étranges conceptions relatives aux maladies « rélolléiques » et « chérioniennes » ;
  • les passages commentant ces chapitres dans les reportationes anonymes correspondant aux cours donnés par Paracelse lui-même sur ce traité ;
  • la lettre de Paracelse aux étudiants en médecine de Zurich, datée du 11 novembre 1527 ;
  • l’échange de lettres avec Érasme sur les maladies de ce dernier, datable de février ou mars 1527 ;
  • plusieurs chapitres des deux reportationes correspondant au cours sur la chirurgie (De vulneribus) donné par Paracelse, prises par Basile Amerbach l’Ancien et par Oporin ;
  • l’épigramme censément écrite par « les mânes de Galien » (Manes Galeni), affichée dans les rues de Bâle pour dénoncer l’incompétence de Paracelse en matière de médecine et son ignorance du latin.

3Une synthèse de l’exploration de ces documents a été présentée lors de la journée d’études How Theophrastus Became Paracelsus, organisée par Didier Kahn en avril 2022 à Paris.

  • 1 Julien Véronèse : « Le Contra astrologos imperitos atque nigromanticos (1395-1396) de Nicolas Eymer (...)

4II. La reprise de l’épidémie de covid-19 a motivé le retour au distanciel pour la seconde partie des conférences, qui a porté sur le traité Contra astrologos imperitos atque contra nigromanticos de occultis perperam judicantes (« Contre les astrologues ignorants et contre les nigromanciens jugeant vicieusement des choses cachées ») de l’inquisiteur catalan Nicolas Eymerich, né vers 1316-1317, mort en 1399. Ce traité, composé en 1395, a été assez mal édité par Julien Véronèse dans deux articles1. Le texte étudié cette année est celui de l’édition critique préparée par Sylvain Matton, revue et présentée par nos soins en collaboration / compétition avec cet éminent chercheur au caractère difficile, qui paraîtra prochainement aux éditions Les Belles Lettres. Seule la première section du traité, « Contre les astrologues ignorants », a été examinée.

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Notes

1 Julien Véronèse : « Le Contra astrologos imperitos atque nigromanticos (1395-1396) de Nicolas Eymerich (O. P.) : contexte de rédaction, classification des arts magiques et divinatoires ; édition critique partielle », dans l’ouvrage collectif Chasses aux sorcières et démonologie : entre discours et pratiques (XIVe-XVIIe siècles), Florence, Sismel / Edizioni del Galluzzo, 2010, p. 271-329, et « Nicolas Eymerich et l’astrologie à la cour d’Aragon », dans l’ouvrage collectif De Frédéric II à Rodolphe II : astrologie, divination et magie dans les cours (XIIIe-XVIIe siècle), Florence, Sismel / Edizioni del Galluzzo, 2017, p. 97-155.

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Pour citer cet article

Référence papier

Jean-Marc Mandosio, « Latin technique du XIIe au XVIIIe siècle »Annuaire de l'École pratique des hautes études (EPHE), Section des sciences historiques et philologiques, 154 | 2023, 231-232.

Référence électronique

Jean-Marc Mandosio, « Latin technique du XIIe au XVIIIe siècle »Annuaire de l'École pratique des hautes études (EPHE), Section des sciences historiques et philologiques [En ligne], 154 | 2023, mis en ligne le 22 juin 2023, consulté le 22 mai 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/ashp/6200 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/ashp.6200

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Auteur

Jean-Marc Mandosio

Maître de conférences, École pratique des hautes études-PSL — section des Sciences historiques et philologiques

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Droits d’auteur

CC-BY-NC-ND-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

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