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AccueilNuméros154Résumés des conférencesReprésentations de l’espace

Résumés des conférences

Représentations de l’espace

fin du moyen âge – époque moderne
Georges Tolias
p. 226-230

Résumé

Programme de l’année 2021-2022 : La Grèce restaurée (II). La carte de la Morée (1828-1832) et la carte de la frontière gréco-turque (1832-1837).

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Texte intégral

  • 1 Georges Tolias, « Représentations de l’espace », Annuaire. Résumés des conférences et travaux, 153e(...)

1Au cours de l’année 2021-2022, la conférence a poursuivi l’étude des représentations cartographiques de l’espace grec produites au cours de la guerre d’indépendance grecque, étude entreprise à l’occasion du bicentenaire de la guerre d’Indépendance grecque (1821-2021). Après avoir étudié les cartes de cabinet, issues au cours des années 1822-1827 tracées par Pierre Lapie, premier cartographe du roi et ingénieur- géographe au Dépôt de la guerre français, et analysé leurs sources et la conception de l’espace grec que celles-ci adoptent1, la conférence a abordé la série de cartes de la Grèce produites à partir des travaux entrepris sur place, autrement dit les cartes de la Grèce produites par des ingénieurs-géographes de l’armée entre les années 1828 et 1837.

  • 2 J.-B.-G.-M. Bory de Saint-Vincent, Expédition scientifique de Morée. Section des sciences physiqu (...)

2En réponse à la demande d’assistance technique du gouverneur Capodistrias pour tracer la carte exacte de la République Hellénique (Ἑλληνικὴ Πολιτεία, 1827-1832) constituée du Péloponnèse et des îles environnantes, le corps expéditionnaire français en Morée sous le commandement du général Nicolas-Joseph Maison (1828) fut accompagné d’un corps d’ingénieurs-géographes de l’armée et d’une Commission Scientifique composée de naturalistes, d’hellénistes et d’architectes sous la direction du colonel Bory de Saint-Vincent, spécialiste des sciences naturelles. Sur ordre du général Maison, un bureau topographique fut installé en mars 1829 au quartier général de Modon et un peloton topographique du génie fut détaché de l’armée d’occupation afin d’entreprendre les travaux topographiques. Le lieutenant-colonel Barthélemy fut nommé chef du bureau topographique2.

  • 3 La plupart des jeunes officiers qui ont cartographié le Péloponnèse tombèrent malades à cause de la (...)
  • 4 Ibid., p. 464-476 ; Stelios Papadopoulos (éd.), Liberated Greece and the Morea Scientific Expeditio (...)

3Les savants et les techniciens français ont arpenté le pays et étudié ses monuments, ses villes et ses forteresses, ils ont effectué le recensement de la population et ont répertorié ses ressources naturelles, sa flore, sa faune et ses minéraux. En bref, ils ont soutenu les efforts des autorités révolutionnaires grecques, offrant des outils modernes pour l’administration du pays en construction. Les topographes français ont travaillé activement dans le Péloponnèse entre 1829 et 1831, même s’ils ont dû faire face à de nombreux et constants obstacles, à des maladies (une épidémie de typhoïde et la malaria endémique)3, à des troubles politiques, ainsi qu’à d’importants problèmes de coordination. L’équipe de topographes recevait des ordres de l’état-major de l’armée française d’occupation, de la section des sciences naturelles de la Commission scientifique, tandis que le cartographe central, Jean-Pierre-Eugène-Félix Peytier, était rattaché au gouverneur Capodistrias. Au total, 18 ingénieurs de l’armée, ainsi que Bory de Saint-Vincent et Puillon de Boblaye, se succédèrent sur le terrain4.

  • 5 Jean-Jacques-Germain Pelet, Jean-Pierre-Eugène-Félicien Peytier, Émile Le Puillon de Boblaye et (...)

4Le dessin de la carte du Péloponnèse a été effectué au Dépôt de la guerre à Paris sous la direction du colonel Lapie. Il a été réalisé par les capitaines Peytier et Servier et le lieutenant Le Puillon de Boblaye. La publication de la carte eut lieu en 1832, en six feuilles mesurant 700 × 550 mm chacune (dimensions totales 1 200 × 1 200 mm), à l’échelle 1:200 000. Comme son titre l’indique, la carte du Péloponnèse a été rédigée et gravée au Dépôt général de la guerre, d’après les triangulations et les levées faites en 1829, 1830 et 1831 par les officiers de l’état-major, attachés à l’armée d’occupation, par ordre du ministre de la Guerre, le duc de Dalmatie5. Elle contient 4 030 noms de lieux, la division administrative de la République Hellénique en 7 commissariats (ἐπιτροπείες) et 28 éparchies, sans indiquer les frontières entre elles, car celles-ci restaient instables.

5Après le départ du corps expéditionnaire français, Peytier, assisté d’une nouvelle équipe de six géomètres de l’armée française, a continué à travailler dans les régions de la Grèce centrale, pour dresser la carte du pays tel qu’il a été reconnu par le sixième protocole de Londres (août 1832). De plus, les officiers français ont été impliqués à la démarcation de la frontière gréco-turque et à la production de la carte de cette frontière.

  • 6 Georgios Apostolides Cosmétis (éd.), Recueil des traités, actes et pièces concernans la fondatio (...)
  • 7 Cf. Berthaut, Les ingénieurs géographes militaires (1624–1831), vol. 2, p. 470.

6La question de la frontière gréco-turque fut l’objet d’une série de conférences des trois « puissances protectrices » (Angleterre, Russie et France) qui ont duré quatre ans, entre novembre 1828 et août 1832. En août 1832, par la Convention de Constantinople, ratifiée par le sixième protocole de Londres, la Porte accepta comme frontière la ligne entre le golfe d’Arta et le golfe de Volo6. Le même mois (août 1832), une Commission internationale fut constituée à Nauplie pour délimiter la frontière entre la Grèce et la Turquie. Elle comprenait, pour la France, le lieutenant-colonel J. Barthélemy, chef du bureau topographique français de Modon, le colonel A. de Scalon, pour la Russie, et le lieutenant-colonel G. Baker, pour l’Angleterre. Hussein Bey représentait la Porte et la Grèce était représentée par l’ancien combattant et désormais général Giannakis Staikos. Pour effectuer les travaux géodésiques nécessaires et dresser la carte de la ligne de démarcation, Barthélemy est accompagné à la frontière, d’abord par le capitaine Peytier, puis par les officiers topographes Benoît et Tribert ; Baker est accompagné des officiers Dunne et Wilson7.

7Les travaux de démarcation ont commencé à l’automne 1832 par l’ouest, au golfe d’Arta et ont été achevés fin 1832, au golfe de Volo à l’est. La Commission a souffert des rigueurs de l’hiver, la ligne de démarcation devant passer par des crêtes escarpées à 2 300 mètres d’altitude, souvent loin de toute habitation. Pendant douze jours, les commissaires sont restés bloqués par la neige et ont été souvent privés de ravitaillement et de moyens de transport en raison des obstacles constamment dressés par le représentant de la Porte. Hussein Bey a fait tout ce qu’il pouvait pour retarder, voire empêcher, le tracé de la frontière. Finalement, il se retira des travaux et fut suivi par le commissaire grec. Dans leur rapport final daté du 13/25 novembre 1832, les commissaires protestèrent vivement contre l’attitude du commissaire ottoman qui, selon eux,

  • 8 Georgios Apostolides Cosmétis (éd.), Recueil des traités, actes et pièces concernans la fondatio (...)

a employé tous les moyens en son pouvoir pour arrêter nos travaux ; fausses indications ; défense aux habitants de donner des renseignements et de servir de guides ; défense d’apporter des approvisionnements aux commissaires ; assurance que telle ou telle route était impraticable ; ordre donné aux gens à gages attachés aux commissaires de leur persuader qu’ils ne pouvaient pas prendre ces directions ; ordre aux muletiers de refuser de marcher, absence du commissaire lui-même, qui pensait arrêter par-là les travaux ; enfin pour couronner l’œuvre, il a ajouté des propos inconvenants, notamment dans la dernière séance…8.

  • 9 George Baker, « Memoir on the northern Frontier of greece », Journal of the Royal Geographical Soci (...)
  • 10 Ibid.

8Sur une ligne frontalière longue d’environ 220 km, les officiers de la Commission ont défini 95 bornes que les habitants ont aussitôt enlevées, surtout dans les plaines et les zones peuplées à l’est et à l’ouest de la ligne. Ainsi, il a fallu les remettre en place l’été suivant.9 Les bornes se trouvaient toutes en territoire grec, Emin Pacha de Jannina avait interdit à la Commission de travailler en territoire ottoman en attendant les instructions spécifiques de la Porte. La démarcation de la frontière a bouleversé les populations locales. Les Turcs, généralement concentrés dans des villes comme Lamia et Υpati, vendirent leurs biens et émigrent en Thessalie dès qu’ils surent le sort réservé à leurs régions. Le tracé de la frontière a également bouleversé les populations rurales, majoritairement grecques, surtout quand la frontière traversait des villages ou des terres cultivées. Le lieutenant-colonel G. Baker témoigna de la réaction des habitants de Janitsou dans les montagnes de la Phthiotide occidentale, qui ont transporté pierre par pierre et reconstruit en territoire grec les soixante maisons et l’église de leur village10.

9La frontière ayant été définie et marquée, il restait à dresser la carte en deux exemplaires, un pour les autorités ottomanes et un autre pour les autorités grecques, comme prévoyaient la Convention de Constantinople et le sixième protocole de Londres. Les chaînes de montagnes d’Agrafa et les franges méridionales du Pinde demeuraient essentiellement inexplorées, et les commissaires décidèrent de dresser une nouvelle carte détaillée de la région frontalière. L’idée initiale était de dresser la carte à l’échelle 1:50 000 à partir d’une série de triangles couvrant les régions d’Agrafa et d’Arta, liés à la triangulation des régions orientales entreprise entre-temps par Peytier pour le compte du gouvernement grec. La nouvelle carte devait également s’appuyer sur les levés effectués pour le compte de l’Amirauté britannique par les capitaines Copeland et Cooling dans les golfes d’Arta et de Volo.

  • 11 Berthaut, Les ingénieurs géographes militaires (1624–1831), vol. 2, p. 473.

10Les travaux commencèrent en mars 1833 près d’Arta ottomane par le calcul d’une base de triangulation de 4 100 mètres. Cependant, les travaux n’aboutiront pas. Emin Pacha de Jannina interdît à la Commission d’effectuer des travaux d’arpentage en territoire ottoman. Entre-temps, les deux côtés de la frontière étaient en ébullition. Les habitants turcs des régions cédées à la Grèce accusèrent le sultan d’avoir vendu leurs terres sans se préoccuper de leur sort, tandis que des groupes de bandits grecs traversaient l’Achéloos et menaçaient Arta, qu’ils ont envahi les 13 et 25 mai après avoir rejoint des rebelles albanais. Pendant quatre jours, les commissaires ont été assiégés dans leur camp tandis que les envahisseurs pillaient la ville. Après le départ des bandits et en attendant que les esprits se calment, les commissaires se sont enfuis à Preveza11.

11Le calcul de la base trigonométrique a été repris en juin, pour s’interrompre quelques semaines plus tard par la canicule, les fièvres et le refus systématique de la Porte de garantir un accès sûr à ses territoires. Les Français regagnèrent leur quartier général à Modon, Baker avec les officiers anglais se sont retirés à Zante et Scalon avec ses officiers à Lamia. Les travaux ne reprirent pas à l’automne, l’anarchie régnant de part et d’autre de la frontière. Les rebelles avaient repoussé les hommes d’Emin Pacha à Jannina, tandis que le côté grec de la frontière était dominé par des bandits, que les petites garnisons bavaroises parvenaient à peine à tenir à l’écart de Karpenísion et de Lamia. Pendant plus d’un an, la situation restait chaotique et explosive, toute poursuite des opérations cartographiques s’avérait impossible.

  • 12 F. Glytsis, C. Loukos, E. Belia, Μνημεῖα τῆς ἑλληνικῆς ἱστορίας. Ἐπιτομαί έγγράφων τοῦ Βρετανικοῦ Ὑ (...)
  • 13 Id., p. 365.

12En mai 1834, le commissaire britannique et son homologue français se rencontrèrent à Navarin et décidèrent de procéder à l’établissement d’une carte de la frontière sur la base des informations recueillies lors de travaux de démarcation de 1832 et d’en informer leurs ministères respectifs. La lettre de Baker au ministère britannique des Affaires étrangères (16/28 mai 1834) fut accompagnée d’une carte préparatoire de la frontière, dressée en 1833 sous la direction de Wilson et complétée par Baker12. Les premières objections britanniques concernant la cession à la Grèce des territoires au nord de Velouchi (sommet du Mont Tymphreste) et son accès au Golfe de Volo furent surmontées par les arguments de Baker et, le 19 juin, les propositions de la Commission furent acceptées. La carte préparatoire manuscrite fut renvoyée certifiée et, avec elle, trois copies lithographiées pour le dessin de la carte finale13. Dans l’instabilité générale, les puissances protectrices avaient décidé de passer outre les objections afin de clore au plus vite la question de la frontière gréco-turque.

  • 14 F. Glytsis, C. Loukos, E. Belia, Μνημεῖα τῆς ἑλληνικῆς ἱστορίας. Ἐπιτομαί έγγράφων τοῦ Βρετανικοῦ Ὑ (...)
  • 15 Alexandre Soutzos, Συλλογὴ τῶν εἰς τὸ Ἐξωτερικὸν Δημόσιον Δίκαιον τῆς Ἑλλάδος ἀναγομένων ἐπισήμων ἐ (...)
  • 16 Glytsis et al., Μνημεῖα τῆς ἑλληνικῆς ἱστορίας, p. 247.

13Dix-huit mois après le calcul infructueux de la base trigonométrique, la Commission se réunit à Argos (septembre 1834) et décida de dresser la carte sur la base des matériaux disponibles, à une échelle de 1:150 000, qui ne nécessitait pas de reconnaissances topographiques. Les commissaires travaillèrent pendant l’hiver 1834-1835 et les deux exemplaires de la carte furent achevés au printemps 1835. En mai 1835 Barthélemy, Baker et Scalon se rendirent à Constantinople pour présenter leur travail aux ambassadeurs des puissances protectrices et remettre la carte aux autorités ottomanes14. Après sept mois de négociations diplomatiques et de pressions réciproques, la carte des frontières fut remise à la Porte le 7/19 décembre 1835 et acceptée par celle-ci le 15/27 du même mois15. En janvier 1836, les commissaires remirent le second exemplaire de la carte au gouvernement grec et un autre à la conférence permanente de Londres16.

  • 17 Carte de la frontière continentale entre le Royaume de la Grèce et l’Empire Ottoman fixée sur le (...)

14La publication de la carte a été réalisée à Athènes en 1837 par la Lithographie royale, en grec et en français, sur quatre feuilles mesurant au total 1 600 × 520 mm17. La carte comporte quatre échelles : kilomètres français, miles anglais, verstes russes et heures de marche, qui était l’unité habituelle de mesure des distances dans l’Orient ottoman. Les péripéties multiples de cette carte révèlent la réticence de la Porte à reconnaître la création de l’État grec, et le rôle décisif des « puissance protectrices » sur cette question ; elles révèlent surtout la complexité qui émana de la création d’un État national centralisé dans un espace qui a fonctionné pendant des siècles au sein d’un empire multinational et décentralisé. La carte reste le premier document cartographique officiel dans l’histoire de la cartographie de la Grèce, faisant partie d’un traité international. Elle clôt la longue période de fluidité, d’incertitude et d’attente qui caractérise le processus de la genèse de l’État grec et ouvre la période suivante, celle de la revendication de frontières plus larges.

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Notes

1 Georges Tolias, « Représentations de l’espace », Annuaire. Résumés des conférences et travaux, 153e année, 2020-2021, Paris, EPHE-PSL, SHP, 2022, p. 218-228.

2 J.-B.-G.-M. Bory de Saint-Vincent, Expédition scientifique de Morée. Section des sciences physiques, vol. 2. 1re partie. Géographie, Paris, Levrault, 1834, p. 50.

3 La plupart des jeunes officiers qui ont cartographié le Péloponnèse tombèrent malades à cause de la pandémie de typhus. Dix d’entre eux ont été contraints à une retraite anticipée, tandis que trois perdirent la vie : le capitaine de Saint-Génis à Corinthe († 1830), le lieutenant de Chièvres en Argolide († 1829) et le lieutenant Caffort à Élis († 1829). Son camarade le lieutenant Clausade l’enterra sur les rives de l’Alphée avant qu’il ne rentre, gravement malade, en France. Cf. H.-M.-A. Berthaut, Les ingénieurs géographes militaires (1624-1831). Étude historique, Paris, Imprimerie du service géographique, 1902, vol. 2, p. 467-468.

4 Ibid., p. 464-476 ; Stelios Papadopoulos (éd.), Liberated Greece and the Morea Scientific Expedition: The Peytier Album in the Stephen Vagliano Collection, Athènes, National Bank of Greece, 1971 ; Yannis Saïtas (éd.), Το έργο της Γαλλικής Επιστημονικής Αποστολής του Μοριά (1829–1838), vol. 1. Τμήμα Φυσικών Επιστήμων, Athènes, Melissa, 2011 ; Id., Το έργο της Γαλλικής Επιστημονικής Αποστολής του Μοριά (1829-1838), vol. 2. Τμήμα Αρχαιολογίας, Τμήμα Αρχιτεκτονικής, Γλυπτικής Επιγράφων, Athènes, Melissa, 2017.

5 Jean-Jacques-Germain Pelet, Jean-Pierre-Eugène-Félicien Peytier, Émile Le Puillon de Boblaye et Aristide-Camille Servier, Carte de la Morée rédigée et gravée au Dépôt Général de la Guerre, d’après les triangulations et les levés exécutés en 1829, 1830 et 1831 par les officiers d’état-major attachés au Corps d’occupation, par ordre de M. le Maréchal Duc de Dalmatie ministre de la Guerre, sous la direction de M. le Lieutenant Général Pelet, Paris, 1832.

6 Georgios Apostolides Cosmétis (éd.), Recueil des traités, actes et pièces concernans la fondation de la royauté en Grèce et le tracé de ses limites, Nafplion, Imprimerie royale, 1833, p. 86-95.

7 Cf. Berthaut, Les ingénieurs géographes militaires (1624–1831), vol. 2, p. 470.

8 Georgios Apostolides Cosmétis (éd.), Recueil des traités, actes et pièces concernans la fondation de la royauté en Grèce et le tracé de ses limites, Nafplion, Imprimerie royale, 1833, p. 100.

9 George Baker, « Memoir on the northern Frontier of greece », Journal of the Royal Geographical Society of London, 7 (1837), p. 92.

10 Ibid.

11 Berthaut, Les ingénieurs géographes militaires (1624–1831), vol. 2, p. 473.

12 F. Glytsis, C. Loukos, E. Belia, Μνημεῖα τῆς ἑλληνικῆς ἱστορίας. Ἐπιτομαί έγγράφων τοῦ Βρετανικοῦ Ὑπουργείου τῶν Ἐξωτερικών, τόμος Β´, Φάκελοι 35-56, ἒγγραφα τῶν ἐτῶν 1833-1835, Athènes, Académie d’Athènes, 1979, p. 377-380.

13 Id., p. 365.

14 F. Glytsis, C. Loukos, E. Belia, Μνημεῖα τῆς ἑλληνικῆς ἱστορίας. Ἐπιτομαί έγγράφων τοῦ Βρετανικοῦ Ὑπουργείου τῶν Ἐξωτερικών, τόμος Γ´, Φάκελοι 57-74, ἒγγραφα τῶν ἐτῶν 1836-1837, Athènes, Académie d’Athènes, 1987, p. 240.

15 Alexandre Soutzos, Συλλογὴ τῶν εἰς τὸ Ἐξωτερικὸν Δημόσιον Δίκαιον τῆς Ἑλλάδος ἀναγομένων ἐπισήμων ἐγγράφων, Athènes, s. n., 1858, p. 326.

16 Glytsis et al., Μνημεῖα τῆς ἑλληνικῆς ἱστορίας, p. 247.

17 Carte de la frontière continentale entre le Royaume de la Grèce et l’Empire Ottoman fixée sur les lieux par M.M. les Commissaires de l’Alliance assistés de ceux de la Grèce et de la Turquie, Athènes, Lithographie royale, 1837.

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Pour citer cet article

Référence papier

Georges Tolias, « Représentations de l’espace »Annuaire de l'École pratique des hautes études (EPHE), Section des sciences historiques et philologiques, 154 | 2023, 226-230.

Référence électronique

Georges Tolias, « Représentations de l’espace »Annuaire de l'École pratique des hautes études (EPHE), Section des sciences historiques et philologiques [En ligne], 154 | 2023, mis en ligne le 22 juin 2023, consulté le 22 mai 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/ashp/6194 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/ashp.6194

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Auteur

Georges Tolias

Directeur d'études, École pratique des hautes études-PSL — section des Sciences historiques et philologiques

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