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AccueilNuméros154Résumés des conférencesHistoire monétaire du monde romain

Résumé

Programme de l’année 2021-2022 : I. La province d’Asie sous les Antonins et les Sévères : approche numismatique. L’Ionie (3). — II. Le thème de la fides sur les monnayages romains (2). — III. Actualité de la recherche.

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Texte intégral

1Les deux thèmes retenus en 2020-2021 ont été repris et approfondis au cours de l’année académique 2021-2022. Le premier a porté sur l’histoire monétaire de la province d’Asie sous les Antonins et les Sévères, avec une attention particulière portée aux émissions des cités ioniennes. Le second a traité du thème iconographique de la fides tel qu’il apparait sur les émissions produites dans les ateliers impériaux à partir de la crise de 68-69 p.C. L’actualité de la recherche en numismatique a fait l’objet de plusieurs séances au cours desquelles de nouvelles publications et découvertes archéologiques ont été présentées.

I. La province d’Asie sous les Antonins et les Sévères : approche numismatique. L’Ionie (3)

2Ce cycle de conférences sur les bronzes civiques de la province d’Asie s’inscrit dans le cadre du travail en cours consacré au volume V.2 du Roman Provincial Coinage (les ateliers des provinces du Pont-Bithynie et d’Asie, entre 193 et 218 p.C., sous la dir. de A. Hostein et J. Mairat). Le séminaire a permis d’avancer dans l’intégration des données et dans leur analyse. Après la Troade en 2019-2020, la Mysie et l’Éolide en 2020-2021, ce fut au tour de l’Ionie de faire l’objet d’un traitement approfondi.

3Le projet ainsi que le site internet du Roman Provincial Coinage (https://rpc.ashmus.ox.ac.uk/​ ) ont d’abord été présentés aux auditeurs. Puis, dans un second temps, a été brossé un panorama détaillé des productions des cités de Samos, Érythrées, Lébédos, Téos, Colophon et Éphèse. Les grands traits de la géographie régionale ont été rappelés, ainsi que les événements majeurs qui scandent l’histoire de la provincia Asia sous les Antonins et les Sévères. La présentation par cité a suivi une progression commune, comportant une description du site et de l’histoire de la communauté civique, un historique des recherches en archéologie et numismatique, une analyse des émissions monétaires de chaque volume du RPC accompagnée d’une double synthèse consacrée d’une part à l’iconographie des droits et revers, et d’autre part à des questions économiques centrées sur la métrologie et la circulation monétaire locale. Cet inventaire systématique a permis d’établir un premier classement chronologique et typologique des émissions et de dégager plusieurs grandes tendances de l’histoire monétaire de l’Asie Mineure romaine.

4À titre indicatif et en attendant la parution du volume imprimé du RPC V.2, sont présentés dans le présent rapport le catalogue ainsi que des éléments de l’introduction générale des émissions de la cité de Lébédos. Sous les Sévères, ces émissions peuvent être classées en 14 types répartis comme suit sur les trois principats de Septime Sévère, de Caracalla et d’Élagabal :

5Principat de Septime Sévère (et de Caracalla ?)

6Groupe 1, 203-205 p.C.

7Type 1 – Æ. 35 mm, 22,41 g (1). Axe : 6 (1)

ΑΥ Μ ΑΥΡ ΑΝΤΩΝƐΙΝΟϹ ; buste lauré, drapé et cuirassé de Caracalla, à dr., vu de trois quarts en arrière
ƐΠΙ ϹΤΡ ΛΟΥΚΙΟΥ ΑΠΟΛΛΩΙΝΙΟΥ (sic), ΛƐΒƐΔΙΩΝ ; Athéna Promachos de face, brandissant sa lance et tenant une quenouille ? dans la main g. ; à ses pieds, un bouclier
1. © Leu Web Auction 25, 12 mars 2023, lot 1543, 22,41 g. Coin de droit partagé avec des monnaies contemporaines émises à Dioshiéron, Hypaepa et Éphèse.

8Type 2 – Æ. 29 mm, 10,57 g (1). Axe : 6 (1)

ΙΟΥΛΙΑ ΔΟΜΝΑ ϹƐΒ ; buste drapé de Julia Domna, à dr.
ΛƐΒΕΔΙΩΝ ; Dionysos debout à g., tenant un canthare et le thyrse
1. © Mu (= SNG 581 [ancienne coll. Cousinery]), 10,57 g.

9Type 3 – Æ. 18 mm, 2,65 g (4). Axe : 6 (1), 7 (2), 12 (1).

ΑΥ ΑΝΤΩΝƐΙΝΟϹ ; buste lauré, drapé et cuirassé de Caracalla, à dr., vu de trois quarts en arrière
ΛƐΒΕΔΙΩΝ ; Athéna Promachos avançant à dr., brandissant sa lance et tenant un bouclier
1. L 1885,0606.134 (= BMC 19), 3,00 g ; 2. B (= Kraft 13, 33a) ; 3. V GR 28433, 2,41 g ; 4. © Naumann 91, 5 juillet 2020, lot 1171, 2,69 g ; 5. Commerce (2019), 2,50 g. – Monnaies 1 et 2 : mêmes paires de coins et coin de droit partagé avec des monnaies contemporaines émises à Magnésie du Méandre.

10Type 4 – Æ. 17 mm, 2,48 g (2). Axe : 6 (2).

ΑΥ ΑΝΤΩΝƐΙΝΟϹ ; tête laurée de Caracalla, à dr.
ΛƐΒΕΔΙΩΝ ; chouette debout, à dr., tête vue de face
1. © P 1390, 2,86 g ; 2. C (= SNG 4501), 2,10 g.

11Type 5 – Æ. 17 mm, 2,55 g (4). Axe : 6 (2), 7 (2).

ΦΟΥ ΠΛΑΥΤΙΛΛΑ ; buste drapé de Plautilla, à dr.
ΛƐΒΕΔΙΩΝ ; Athéna Promachos avançant à dr., brandissant sa lance et tenant un bouclier
1. P 1391 (= Wa 1708), 2,38 g ; 2. C (= McClean 8176), 2,17 g ; 3. © Gorny & Mosch 204, 5 mars 2012, lot 1765 = Hauck & Aufhäuser 18, 5 oct. 2004, lot 496, 3,16 g ; 4. Naumann 91, 5 juillet 2020, lot 1169, 2,49 g. – Monnaie 3 : coin de droit partagé avec des monnaies contemporaines émises à Magnésie du Méandre.

12Type 6 – Æ. 17 mm, 2,50 g (1). Axe : 6 (1).

ΠΟ ϹƐ ΓƐΤΑϹ Κ ; buste lauré, drapé et cuirassé de Géta, à dr., vu de trois quarts en arrière
ΛƐΒΕΔΙΩΝ ; Dionysos debout à g., tenant un canthare et le thyrse
1. © Naumann 91, 5 juillet 2020, lot 1170, 2,50 g.

13Type 7 – Æ. 17 mm, 2,19 g (2). Axe : 6 (1), 8 (1).

ΑΥ Λ Ⳟ Π ΓƐΤΑϹ ; tête laurée de Géta, à dr.
ΛƐΒΕΔΙΩΝ ; chouette debout, à dr., tête vue de face
1. B 18222488, B-I, 2,35 g ; 2. © CGT coll., 2,03 g.

14Groupe 2, 205-209 p.C.

15Type 8 – Æ. 22 mm, 5,06 g (3). Axe : 6 (2), 12 (1).

ΑΥ Λ ϹƐΠΤ ΓƐΤΑϹ Κ ; buste lauré, drapé et cuirassé de Géta, à dr., vu de trois quarts en arrière
ΛƐΒΕΔΙΩΝ ; Tyché debout à g., tenant un gouvernail et une corne d’abondance
1. V GR 32984, 5,10 g ; 2. © Ödemiş (= SNG 108), 4,27 g ; 3. Winterthur (= GrMW 3054), 5,81 g.

16Type 9 – Æ. 18 mm, 2,44 g (1). Axe : 6 (1).

ΑΥ Λ ϹƐΠΤ ΓƐΤΑϹ Κ ; buste lauré, drapé et cuirassé de Géta, à dr., vu de trois quarts en arrière
ΛƐΒΕΔΙΩΝ ; Athéna Promachos avançant à dr., brandissant sa lance et tenant un bouclier
1. © L 1898,0601.29, 2,44 g.

17Type 10 – Æ. 18 mm, 3,86 g (2). Axe : 6 (2).

ΑΥ Λ ϹƐΠΤ ΓƐΤΑϹ Κ ; buste lauré, drapé et cuirassé de Géta, à dr., vu de trois quarts en arrière
ΛƐΒΕΔΙΩΝ ; Dionysos debout à g., tenant un canthare et le thyrse
1. V GR 32703, 2,80 g ; 2. © Helios 5, 25 juin 2010, lot 726 = Gorny & Mosch 58, 9 avril 1992, lot 814, 4,91 g.

18Groupe 3, 209-211 p.C. [stratèges Publius Aelius Erasistratos et Sextus, fils d’Asteropaios]

19Type 11 – Æ. 30 mm, 14,72 g (1). Axe : 6 (1).

Π ϹƐΠΤΙΜΙΟϹ ΓƐΤΑϹ ΑΥΤ ; buste lauré, drapé et cuirassé de Géta, à dr., vu de trois quarts en arrière
ƐΠΙ ϹΤΡ ΠΟ ΑΙΛ ƐΡΑϹΙϹΤΡΑΤΟΥ, ΛƐΒƐΔΙΩΝ ; Athéna Promachos de face, brandissant sa lance et tenant une quenouille ? dans la main g. ; à ses pieds, un bouclier
1. B 18222486, 1858/19621, 14,70 g.

20Type 12 – Æ. 30 mm, 14,33 g (3). Axe : 6 (2), 12 (1).

ΙΟΥΛΙΑ ΔΟΜΝΑ ϹƐΒ ; buste drapé de Julia Domna, à dr.
ƐΠΙ ϹΤΡΑ ΞƐϹΤΟΥ ΑϹΤƐΡΟΠΑΟΥ ΛƐΒΕΔΙΩΝ ; Athéna Promachos de face, brandissant sa lance et tenant une quenouille ? dans la main g. ; à ses pieds, un bouclier
1. P 1389, 14,17 g ; 2. B 18222479, I-B, 13,56 g ; 3. © Künker eLive 19, 26 juin 2013, lot 449 = Künker 62, 13 mars 2001, lot 547, 15,26 g. Coin de droit partagé avec une monnaie contemporaine émise à Cilbiani Inférieurs.

21Groupe 4, 209-211 p.C. ou Caracalla alleinherrschaft, 211-217 p.C.

22Type 13 – Æ. 22 mm, 5,55 g (2). Axe : 6 (1), 12 (1).

ΑΥΤ Κ Μ ΑΥΡ ΑΝΤΩΝΕΙΝΟϹ ; tête laurée de Caracalla, à dr.
ΛƐΒΕΔΙΩΝ ; Tyché debout à g., tenant un gouvernail et une corne d’abondance
1. B 18222483, 5,69 g ; 2. © Zeus Auction 22, 23 janv. 2022, lot 434, 5,40 g.

23Principat d’Élagabal

24Type 1 – Æ. 23 mm, 5,51 g (2). Axe : 5 (1), 6 (1) = RPC VI (en ligne, numéro provisoire).

Μ ΑΥΡ ΑΝΤΩΝƐΙΝΟϹ ΠƐΙΟϹ ΑΥΓ ; buste lauré et nu d’Élagabal, à g., avec l’égide et le gorgonéion
ΛƐΒΕΔΙΩΝ ; Dionysos debout à g., tenant un canthare et le thyrse
1. P 1393, 6,04 g ; 2. © Heritage Monthly 61151, 26 janv. 2020, lot 97036, 4,98 g.

25Type 2 – Æ. 23 mm, 4,54 g (1). Axe : 6 (1) = RPC VI (en ligne, numéro provisoire).

Μ ΑΥΡ ΑΝΤΩΝƐΙΝΟϹ ΠƐΙΟϹ ΑΥΓ ; buste lauré et nu d’Élagabal, à g., avec l’égide et le gorgonéion
ΛƐΒΕΔΙΩΝ ; Tyché debout à g., tenant un gouvernail et une corne d’abondance
1. © Naumann 91, 5 juillet 2020, lot 1172, 4,54 g.

  • 1 Sur la doécapole et l’identité ionienne, on renverra désormais à M. Hallmannsecker, Roman Ionia: Co (...)
  • 2 Sur la question particulière des « petites cités », on lira en dernier lieu : I. Savalli-Lestrade, (...)

26Cité de la dodécapole ionienne au passé très ancien mais de taille modeste, installée sur une presqu’île lotie au fond d’une baie protégée, Lébédos1 se range dans la catégorie des « petites cités » pour reprendre l’expression de P. Gauthier2. Sous le Haut-Empire, elle offre l’exemple d’un atelier monétaire de second rang caractérisé par des frappes peu abondantes. Pour l’heure, on compte en effet en tout et pour tout 23 types illustrés par 57 pièces pour la période comprise entre Tibère et Élagabal. On obtient ainsi un ratio moyen de 2,5 pièces par type, qui se révèle inférieur pour les frappes des deux premiers siècles quand on garde à l’esprit que les RPC V (Septime-Sévère-Macrin) et VI (Élagabal-Maximin le Thrace) rassemblent à eux seuls 31 spécimens sur les 57 connus.

  • 3 Αἰγαιάνος étant un hapax, les auteurs du LGPN (T. Corsten éd., Lexicon of Greek Personal Names. V.  (...)
  • 4 Sous Domitien, à Téos, est attesté un grand prêtre du culte impérial, appelé Τι. Κλαύδιος Φεσεῖνος (...)

27Une première émission est attestée sous Tibère avec des revers représentants Dionysos et Athéna. Elle est signée par un magistrat aux fonctions inconnues, un certain Διονυσόδωρος (RPC I, 2521, 2521A et 2522). L’ethnique ΛƐΒƐΔΙΩΝ, qui n’évolue plus par la suite comme dans d’autres cités, apparait abrégée sous la forme ΛƐ ou ΛƐΒƐ. Sous Vespasien intervient une seconde émission, avec au droit ou bien l’effigie du prince, ou bien une représentation de Rome divinisée (Dea Roma). En plus des types attestés sous Tibère, apparaît sur un revers l’image du Sénat romain. La légende de revers livre le nom d’un autre notable, dénommé Αἰγαιάνος ? (RPC II, 1049, 1050 et 1051)3. Sous Hadrien, deux types sont attestés au nom de l’empereur et de son épouse, associés à deux revers avec Dionysos et Isis (RPC III, 2001 et 2002). La monnaie de Sabine est signée par Pheseinos fils d’Antagoros (Φεσεῖνος Ἀνταγόρ(ου)), personnage issu d’une importante famille locale d’époque antonine4, dont le nom apparait aussi sur un bronze contemporain frappé dans la ville voisine de Téos (RPC III, 1999). Contrairement aux tendances générales relevées ailleurs dans la province d’Asie, caractérisées par un pic de production dans la seconde moitié du iie s. p.C. et au début du iiie s. p.C., la cité de Lébédos interrompt ses frappes entre les principats d’Antonin et de Commode. Des bronzes sont à nouveau produits sous les Sévères avec une ultime émission sous Élagabal.

28Le travail effectué pour le RPC V.2 a permis d’enrichir le catalogue de nouveaux exemplaires repérés dans des collections publiques ou des catalogues de ventes, de préciser la chronologie de plusieurs émissions (Caracalla, Élagabal), et enfin d’améliorer nos connaissances sur les fastes des magistrats locaux.

  • 5 Voir P.-O. Hochard, Lydie, terre d'empire(s) – Études de numismatique et d'histoire (228 a.C. – 268 (...)

29Le classement en trois groupes a été établi à partir de différents critères. Le groupe 1 est daté de 203-205 p.C. en raison de la présence d’une monnaie de Plautilla (Type 4). Caracalla (Types 1, 3 & 4) et Géta (Types 6 & 7) sont représentés avec des bustes juvéniles, le style de la coiffure de Julia Domna (Type 2) concordant avec cette datation haute. De façon curieuse, aucune monnaie n’est attestée pour Septime Sévère –mais une découverte future n’est pas à exclure puisque la monnaie de Caracalla, un unicum mis en vente en 2023 (Type 1), révèle le nom d’un nouveau stratège, Λούκιος, fils d’Ἀπολλώνιος. Ce grand bronze est classé ici en raison d’une liaison de coin de droit avec une émission signée T. Flavius Hierax, premier stratège et stratège pour la deuxième fois à Hypaepa. Dans cette émission lydienne figure, en plus de l’effigie du prince, celle de sa fiancée Plautilla5. Le classement du deuxième groupe repose sur la présence d’une légère barbe sur les portraits de Géta César (Types 8, 9 & 10), ce qui situe la frappe dans les années 205-209. D’une manière générale, dans les émissions lébédiennes, Géta est surreprésenté par rapport aux autres membres de la domus Augusta, pour des raisons difficiles à expliquer. Le troisième groupe se compose de deux types qui partagent la même image d’Athéna Promachos au revers, l’un émis au nom de Géta Auguste par un stratège appelé Πο. Αἴλ. Ἐρασίστρατος (Type 11), l’autre au nom de Julia Domna par le stratège Ξέστος fils d’Ἀστεροπαῖος (Type 12). Le quatrième groupe s’inscrit dans une émission difficile à dater, au nom de Caracalla (Type 13), avec un buste barbu qui correspond au portrait officiel du prince au cours de la période charnière 209/211. Ou bien ce type appartient au groupe 3, ou bien il correspond à une émission autonome sous Septime Sévère et doit être rattaché au groupe 4, ou bien a-t-il été émis au tout début du principat de Caracalla en 212. S’il est difficile de trancher, nous penchons néanmoins sur la base de critères stylistiques pour la troisième hypothèse. 

  • 6 Sur le sujet, on renverra à l’article essentiel de A. Johnston, « Caracalla or Elagabalus? A Case o (...)

30Les types 1 et 2 d’Élagabal ont été classés à la suite de notre catalogue bien que les monnaies de ce prince soient réunies dans le RPC VI coordonné par A. Burnett et D. Calomino. Ces types exceptionnels, avec le buste nu de l’empereur tourné à gauche, avec l’égide et le gorgonéion, associé à une titulature qui s’achève par l’abréviation ΑΥΓ pour Aug(ustus) au lieu du ϹƐΒ habituel, sont généralement attribués à Caracalla alors que les traits du prince, visage juvénile et bouche lippue, correspondent davantage à ceux de son cousin et successeur6. On notera au passage que le type avec la tyché au revers n’est connu que depuis peu par un seul exemplaire passé en vente en 2020.

  • 7 Consulter B. V. Head, Catalogue of the Greek Coins in the British Museum. 14. Ionia, Londres, 1892, (...)
  • 8 Les enquêtes bibliographiques sur la question montrent que déjà en 1884, B. V. Head proposait à pro (...)

31Ainsi, entre les années 203 et 222, les émissions de Lébédos témoignent d’un répertoire de types de revers très cohérent, fondé sur quatre images principales. Ces images renvoient à des dieux topiques associés aux origines de la cité et honorés sur place – Dionysos, Athéna Promachos, la chouette, ou bien à des motifs génériques – la tyché. Athéna est figurée à six reprises (Types 1, 3, 5, 9, 11 & 12), la chouette à deux reprises (Types 4 & 7), Dionysos quatre fois (Types 2, 6, 10 et 1 pour Élagabal) et la tyché trois fois (Types 8, 13 et 2 pour Élagabal). Les types avec l’effigie d’Athéna remontent à l’époque hellénistique7 et s’inspirent certainement d’une statue érigée dans un temple civique local. Cette Athéna Promachos en effet, en plus de brandir la lance, s’assimile aussi à Pallas Athéna en raison de l’objet qu’elle tient fermement dans la main gauche. Certains l’interprètent comme un trophée, d’autres comme une chouette. Or cet objet s’avère être, après examen attentif, une quenouille à filer la laine8. Cette statue devait encore jouer un rôle important pour l’identité locale à l’époque impériale puisque c’est elle qui est représentée de manière frontale sur trois bronzes de grand module émis sous Septime Sévère (Types 1, 11 & 12).

  • 9 R. Münsterberg, Die Beamtennamen auf den griechischen Münzen, geographisch und alphabetisch geordne (...)
  • 10 Le premier, K. Kraft (Das System der kaiserzeitlichen Münzprägungen in Kleinasien : Materialen und (...)

32L’enquête a également permis d’améliorer la lecture de légendes de revers où figurent le nom et les titres des magistrats associés aux frappes. Ainsi, sur la seule monnaie conservée à Berlin où figure au droit le buste de Géta (Type 11), la légende de revers, contrairement à ce qu’écrivait R. Münsterberg qui la jugeait difficile à lire9, n’est pas ƐΠΙ ϹΤΡ ΠΙΟΔΙΛ ƐΡΑϹΙϹΤΡΑΤΟΥ mais bien ƐΠΙ ϹΤΡ ΠΟ ΑΙΛ ƐΡΑϹΙϹΤΡΑΤΟΥ. Il ne s’agit donc pas du nom d’un pérégrin suivi du patronyme, mais bien d’un Lébédien appelé Πο. Αἴλ. Ἐρασίστρατος dont l’aïeul avait reçu la citoyenneté romaine au temps d’Hadrien10. Au passage, on rappelera que la monnaie du premier groupe émise au nom de Caracalla, signée ƐΠΙ ϹΤΡ ΛΟΥΚΙΟΥ ΑΠΟΛΛΩΙΝΙΟΥ et demeurée inédite jusqu’en 2023, enrichit les fastes locaux d’un nouveau nom de magistrat, un certain Λούκιος fils d’Ἀπολλώνιος, stratège.

  • 11 Voir P.-O. Hochard, Lydie, p. 80, cat. nos 234-235 (Cilbiani Inférieurs) et p. 111, cat. nos 417-41 (...)

33Bien que l’atelier de Lébédos ait produit des émissions maigres et sporadiques, le système de production des bronzes locaux s’insére sous les Sévères dans un réseau étoffé de cités partageant des coins de droits. K. Kraft avait bien mis en évidence ce mode de fonctionnement dans son ouvrage posthume paru en 1972. Pour le principat de Septime Sévère, le numismate allemand avait établi des liaisons de coin et de style entre d’une part Lébédos et d’autre part les cités de Magnésie du Méandre pour le premier groupe, et de Cilbiani Inférieurs pour le troisième groupe. D’une façon attendue pour une petite cité ionienne, Lébédos relève de la sphère d’influence de l’atelier d’Éphèse. Le grand bronze émis au nom de Caracalla et nouvellement découvert vient enrichir la liste des communautés qui forment ce réseau puisqu’il est lié par le droit à des émissions d’Éphèse, de Dioshiéron et d’Hypaepa11. C’est d’ailleurs la relation établie avec les émissions d’Hypaepa au nom de T. Flavius Hierax qui permet de dater avec précision la monnaie de Lébédos (voir supra). Plusieurs hypothèses peuvent être avancées pour éclairer ces émissions coordonnées. Néanmoins, il semble que la solution la plus probable est à chercher dans la volonté de célébrer conjointement, comme à Rome, l’union de Caracalla et de Plautilla, gage d’un heureux avenir pour la domus Augusta après les épreuves des guerres civiles et extérieures qui avaient marqué les premières années du principat de Septime Sévère.

34Pour terminer cette rapide présentation des frappes lébédiennes, qui constitue les prémisses de l’introduction de la cité dans le futur catalogue imprimé du RPC V.2, on relèvera la grande cohérence métrologique de ces émissions, malgré de menus écarts en particulier dans les mesures moyennes des modules. Il ressort qu’au cours des deux premières décennies du iiie siècle, la cité a émis des monnaies lourdes de 31 mm pour c. 15 g, des bronzes moyens de 28 et 23 mm pesant respectivement c. 10 g et 5 g, et enfin de petites pièces de 18 mm pour 2,50 g. Si l’on considère la pièce de 5 g comme le pivot du système, à l’image de ce qu’il existe ailleurs dans la production monétaire de la province d’Asie, le système comprend donc une unité, une fraction d’un demi, un multiple au double et enfin un multiple au quadruple. Si cet étalon correspond à l’assarion allégé caractéristique de la région, les frappes lébédiennes d’époque sévériennes se fondaient donc sur un système monétaire à quatre dénominations composé de pièces d’une valeur d’un demi, d’un, de deux et de quatre assaria.

35Malgré des frappes sporadiques, le cas des émissions monétaires de la cité de Lébédos demeure à plus d’un titre exemplaire. Ces monnaies civiques offrent en effet à l’historien une documentation précieuse, souvent négligée pour éclairer le destin des petites communautés pour lesquelles nous ne disposons pas de sources abondantes. Le constat est particulièrement vrai pour la période qui s’étend des Sévères au principat de Gallien.

II. Le thème de la fides sur les monnayages romains d’époque impériale (2)

36Comme en 2020, il a été question au second semestre de l’image et du thème de fides sur les revers monétaires du Haut-Empire. L’objet du séminaire était de traiter de questions d’iconographie avec en arrière-plan la question de la spécificité du message monétaire dans la communication des empereurs. Sur le sujet, nous renvoyons, en plus des deux publications signalées dans l’annuaire 2020-2021, à une nouvelle contribution parue en 2022 (« La fides du légionnaire envers l’empereur », Inflexions, 51, sept. 2022 [dossier : La confiance]. Lien : https://inflexions.net/​la-revue/​51/​).

  • 12 L’expression est empruntée à A. J. Clark, Divine Qualities. Cult and Community in Republican Rome, (...)
  • 13 N. T.  Elkins, The Image of Political Power in the Reign of Nerva, AD 96-98, Oxford, New York, 2017
  • 14 L. Schwinden, « Anello (circa 313-316) », dans A. Donati et G. Gentili éd., Costantino il Grande. L (...)

37Après une séance introductive consacrée aux monnaies de l’empereur Aurélien émises à Serdica / Sofia avec la légende deo et domino nato avreliano avg (RIC Aur. 305 et 306), ont été rappelés les principaux résultats obtenus en 2020-2021 à partir de l’examen des monnayages républicains et julio-claudiens mettant en scène des personnifications ou « qualités divines »12, qu’il s’agisse de fides ou d’une autre « vertu » (pietas, victoria, etc.). Trois dossiers ont ensuite été scrutés avec attention : les séries émises par les différents candidats – Galba, Othon, Vitellius, Vespasien – à la pourpre durant les guerres civiles de l’année 68-69 ; les émissions frappées par l’empereur Nerva au cours de son bref principat entre 96 et 98, en fondant ses réflexions sur l’ouvrage récent de Nathan Elkins13 ; et enfin, après un rapide panorama des monnayages d’époque antonine, les frappes de l’empereur Macrin (217-218). Premier empereur issu de l’ordre équestre sans avoir été sénateur au préalable, les types adoptés par Macrin montrent en effet une surreprésentation relative du thème de la fides qu’il convenait d’éclairer à la lumière d’un contexte politique troublé en raison d’une part de l’assassinat de Caracalla et d’autre part des combats incertains conduits durant l’expédition parthique. En guise d’épilogue, les dernières émissions portant le motif de la fides au revers, des solidi émis à Trèves et Ticinum / Pavie au nom de l’empereur Constantin (RIC VII, Trèves 13, 14 et Ticinum 27), ont été présentées et comparées à des bagues en or exceptionnelles, fabriquées dans des ateliers d’État et destinées à être distribuées lors de donativa. Ces bijoux possèdent la particularité de porter sur l’anneau et le chaton le texte latin suivant : fidem Constantino14. Selon toute vraisemblance, la formule reproduisait une acclamation et proclamation de loyauté prononcée par les bénéficiaires – officiers et hauts dignitaires partisans du prince – de ces objets de prestige.

38En plus de ces séances ordinaires, deux séminaires ont porté sur des thèmes d’actualité. Le premier, intervenu le 6 janvier 2022, a été consacré à l’ouvrage tiré de la thèse de George Watson (Connections, Communities, and Coinage: The System of Coin Production in Southern Asia Minor, AD 218–276, New York, 2019) ; le second exposé, présenté le 17 mars 2022, a permis d’éclairer les enjeux d’une campagne de prospections pédestres qui s’est déroulée début mars 2022 à Saint-Bertrand-de-Comminges, antique Lugdunum des Convènes. Il a en particulier été question de problèmes méthodologiques liés au bon usage du détecteur de métaux dans le cadre de fouilles archéologiques programmées.

T. 1. — Æ. 35 mm, 22,41 g (1). Axe : 6 (1).

T. 2. — Æ. 29 mm, 10,57 g (1). Axe : 6 (1).

T. 3. — Æ. 18 mm, 2,65 g (4). Axe : 6 (1), 7 (2), 12 (1).

T. 4. — Æ. 17 mm, 2,48 g (2). Axe : 6 (2).

T. 5. — Æ. 17 mm, 2,55 g (4). Axe : 6 (2), 7 (2).

T. 6. — Æ. 17 mm, 2,50 g (1). Axe : 6 (1).

T. 7. — Æ. 17 mm, 2,19 g (2). Axe : 6 (1), 8 (1).

T. 8. — Æ. 22 mm, 5,06 g (3). Axe : 6 (2), 12 (1).

T. 9. — Æ. 18 mm, 2,44 g (1). Axe : 6 (1).

T. 10. — Æ. 18 mm, 3,86 g (2). Axe : 6 (2).

T. 12. — Æ. 30 mm, 14,33 g (3). Axe : 6 (2), 12 (1).

T. 13. — Æ. 22 mm, 5,55 g (2). Axe : 6 (1), 12 (1).

T. 14. — Æ. 23 mm, 5,51 g (2). Axe : 5 (1), 6 (1).

T. 15. — Æ. 23 mm, 4,54 g (1). Axe : 6 (1).

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Notes

1 Sur la doécapole et l’identité ionienne, on renverra désormais à M. Hallmannsecker, Roman Ionia: Constructions of Cultural Identity in Western Asia Minor, Cambridge, 2022. Sur la riche histoire de la cité à l’époque hellénistique, renommée Ptolémaïs et lieu d’établissement d’une importante association de technites de Dionysos, voir L. Robert, Opera Minora Selecta, I, Amsterdam, 1969, p. 333 et 347-350 et B. Le Guen, Les associations de technites dionysiaques à l’époque hellénistique, 2 vol., Nancy, 2001, en part. vol. 1, p. 199-291 et vol. 2, p. 27-34. Sur les inscriptions et les prospections conduites sur le site en 2018, on lira D. F. McCabe, Lebedos Inscriptions. Texts and Lists, Princeton, 1989 et G. Coşkun, « Lebedos ve Territoryumu Arkeolojik Yüzey Araştırması 2018 », 37. Araştırma Sonuçları Toplantısı 2. Cilt, 2020, p. 141-155 et G. Coşkun, F. Çevirici-Coşkun, « Lebedos ve Territoryumu 2019 Yılı Arkeolojik Yüzey Araştırması », dans E. Sarıkaya éd., Sosyal ve Beşeri Bilimlerde Teori ve Araştırmalar Cilt 1, 2020, p. 571-594.

2 Sur la question particulière des « petites cités », on lira en dernier lieu : I. Savalli-Lestrade, « Grandes et petites cités dans le monde grec des époques classique et hellénistique. Problèmes anciens et recherches nouvelles. Introduction », Topoi, 18-1 (2013), p. 9-15.

3 Αἰγαιάνος étant un hapax, les auteurs du LGPN (T. Corsten éd., Lexicon of Greek Personal Names. V. A. Coastal Asia Minor: Pontos to Ionia, Oxford, 2010, p. 11 et notice en ligne n39503) proposent de lire la séquence ainsi, faisant de facto de l’individu un citoyen romain dont le gentilice commencerait par les lettres α et ι : Αἰ. Γαϊανός.

4 Sous Domitien, à Téos, est attesté un grand prêtre du culte impérial, appelé Τι. Κλαύδιος Φεσεῖνος (I Eph. 232), dont la fille, elle-même prêtresse du culte à l’échelle provinciale et dans le sanctuaire de Téos, est dénommée Κλαύδια Τρύφαινα (IGR IV, 1571). Le Φησῖνος / Φεσεῖνος de l’époque d’Hadrien est probablement membre de ce groupe familial, son père Ἀνταγόρος étant de la même génération certainement que Κλαύδια Τρύφαινα. Le stemma de cette famille a été établi par M. D. Campanile, I Sacerdoti del koinon d’Asia (I sec. a. C. – III sec. d. C.). Contributo allo studio della romanizzazione delle elites provinciali nell’Oriente greco, Pise, 1992, p. 42-43 et p. 179 (stemma I).

5 Voir P.-O. Hochard, Lydie, terre d'empire(s) – Études de numismatique et d'histoire (228 a.C. – 268 p.C.), Bordeaux, 2021, p. 185, notice no 856 (Caracalla) et p. 187-188, notices nos 868-70 et 873-77 (Plautilla).

6 Sur le sujet, on renverra à l’article essentiel de A. Johnston, « Caracalla or Elagabalus? A Case of Unnecessarily Mistaken Identity », Museum Notes (American Numismatic Society), 27 (1982), p. 97-147.

7 Consulter B. V. Head, Catalogue of the Greek Coins in the British Museum. 14. Ionia, Londres, 1892, p. 154-156, en particulier la monnaie no 12 dont le droit est décrit ainsi par l’auteur : « Prow r., on which Athena advancing r., striking downwards with spear, and holding in l. trophy… ».

8 Les enquêtes bibliographiques sur la question montrent que déjà en 1884, B. V. Head proposait à propos d’émissions hellénistiques où la même statue d’Athéna est représentée de voir dans cet attribut une « spindle » : B. V. Head, Historia Numorum, Londres, 1884 (réimpr. 1963), p. 580. Le même auteur, dans le BMC Ionia, proposait d’interpréter cet attribut comme un trophée (voir supra, n. 6).

9 R. Münsterberg, Die Beamtennamen auf den griechischen Münzen, geographisch und alphabetisch geordnet, Hildesheim, Zürich, New York, 1973 [réimpression en un volume des trois articles de l’auteur sur le sujet], p. 93.

10 Le premier, K. Kraft (Das System der kaiserzeitlichen Münzprägungen in Kleinasien : Materialen und Entwürfe, 2 vol., Berlin, 1972, p. 166, cat. no 18) avait envisagé l’hypothèse qu’il s’agissait d’un ΠΟ ΑΙΛ, en faisant suivre la proposition d’un point d’interrogation – qu’il convient en fait de ne pas ajouter puisque la lecture est assurée.

11 Voir P.-O. Hochard, Lydie, p. 80, cat. nos 234-235 (Cilbiani Inférieurs) et p. 111, cat. nos 417-418 (Dios-hiéron). Parmi les monnaies éphésiennes liées à celles de Lébédos par le coin de droit, en attendant la parution du RPC V.2, on peut mentionner une pièce conservée à Amsterdam (inv. 2011-2769).

12 L’expression est empruntée à A. J. Clark, Divine Qualities. Cult and Community in Republican Rome, Oxford, 2007.

13 N. T.  Elkins, The Image of Political Power in the Reign of Nerva, AD 96-98, Oxford, New York, 2017.

14 L. Schwinden, « Anello (circa 313-316) », dans A. Donati et G. Gentili éd., Costantino il Grande. La civiltà antica al bivio tra Occidente e Oriente, Milan, 2005, notice no 38, p. 226-227.

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Table des illustrations

Légende T. 1. — Æ. 35 mm, 22,41 g (1). Axe : 6 (1).
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Légende T. 2. — Æ. 29 mm, 10,57 g (1). Axe : 6 (1).
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Pour citer cet article

Référence papier

Antony Hostein, « Histoire monétaire du monde romain »Annuaire de l'École pratique des hautes études (EPHE), Section des sciences historiques et philologiques, 154 | 2023, 190-199.

Référence électronique

Antony Hostein, « Histoire monétaire du monde romain »Annuaire de l'École pratique des hautes études (EPHE), Section des sciences historiques et philologiques [En ligne], 154 | 2023, mis en ligne le 22 juin 2023, consulté le 19 mai 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/ashp/6155 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/ashp.6155

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Auteur

Antony Hostein

Directeur d'études, École pratique des hautes études-PSL — section des Sciences historiques et philologiques

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