Archie Burnett, The Letters of A. E. Housman
Archie Burnett, The Letters of A. E. Housman, Oxford, Oxford University Press, 2007, 960 p.
330 dollars / isbn 978-0-19-818496-6.
Texte intégral
1Archie Burnett a conçu un travail immense. En deux volumes imposants, il a réuni toute (ou presque toute) la correspondance active d’un des plus brillants scholars d’outre-Manche : Alfred Edward Housman (1859-1936), philologue et poète, éditeur – entre 1903 et 1930 – des Astronomica de Manilius ; professeur à Londres puis à Cambridge, au Trinity College ; latiniste réputé ; bon connaisseur d’Horace, de Properce, d’Ovide et de Juvénal.
2Burnett a rassemblé plus de deux mille lettres, envoyées à des collègues, à des amis, à des proches. Accompagnée de courtes notices biographiques, une liste des destinataires est placée au début de l’ouvrage. Parmi les correspondants, des figures du monde scientifique (J. G. Frazer entre autres) ou littéraire (Thomas Hardy par exemple). Le premier volume est consacré aux années 1872-1926, le second couvre la période 1927-1936. Certaines missives sont extrêmement brèves. Des problèmes philologiques sont soulevés à l’occasion. Il est parfois question de l’activité poétique d’Housman, dont le recueil A Shropshire Lad a connu une grande postérité dans l’Angleterre du xxe siècle. Quant à l’actualité politique, elle ne fait que des apparitions succinctes.
3Housman a surtout été, en son temps, le meilleur spécialiste des écrits astrologiques et astronomiques de Manilius, dont il déconseillait ironiquement la lecture à ses disciples. Sa correspondance aide à comprendre le resserrement national de l’érudition : pour l’essentiel, Housman s’adresse à des Anglo-Saxons. On ne trouve ici qu’une seule lettre, très courte, à Franz Cumont, malgré leur intérêt commun pour l’astrologie. Et, dans un courrier à Frazer (vol. II, p. 39-40), l’évocation de Wilamowitz révèle l’ampleur des malentendus, d’une nation scientifique à l’autre : « One of my old pupils went to see him, and Wilamowitz […] said : “Although we Germans know that Housman is a rabid Germanophobe, we are unanimous in regarding him as the greatest authority both on Greek and Latin among the English-speaking peoples.” Unfortunately he is almost as wrong about my Greek at any rate as he is about my Germanophobia ; but it is an amiable error. »
Pour citer cet article
Référence papier
Sarah Rey, « Archie Burnett, The Letters of A. E. Housman », Anabases, 13 | 2011, 313.
Référence électronique
Sarah Rey, « Archie Burnett, The Letters of A. E. Housman », Anabases [En ligne], 13 | 2011, mis en ligne le 01 novembre 2011, consulté le 19 février 2025. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/anabases/2113 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/anabases.2113
Haut de pageDroits d’auteur
Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.
Haut de page