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1998
Projets collectifs de recherche

Étude des sépultures collectives préhistoriques

Projet collectif de recherche (1998)
Responsable d’opération : Dominique Jagu
Notice rédigée avec Claude Masset

Texte intégral

1Ce PCR a pour originalité de réunir des fouilleurs de régions éloignées, son objectif étant de confronter à la fois les techniques de fouille et les usages funéraires néolithiques. Limité naguère à l’Hexagone ; en 1999 son intérêt s’est élargi à la Belgique et à la Castille.

2De nouvelles techniques permettent de mettre en lumière des inhumations primaires même quand les os sont disloqués ; elles viennent d’être appliquées à Corconne et à Villedubert. Une méthode récente, précieuse pour les incinérations, autorise la datation radiocarbone sur la partie minérale de l’os.

3Typiques, semble-t-il, des tombes collectives néolithiques, des prélèvements et déplacements d’os sélectionnés ont été pareillement observées dans une sépulture collective du Mésolithique ancien, la grotte Margaux. Il semble qu’il en ait été de même dans celle du Val-de-Reuil. S’agit-il d’une coïncidence ? ou d’un quelconque lien, par-delà quelques millénaires ?

4Si l’on ne croit plus guère à un égalitarisme néolithique, il n’en est pas moins intéressant de relever un rôle particulier pour le chevet de deux allées mégalithiques (Guiry et La Chaussée-Tirancourt), qui avaient reçu des corps sélectionnés. À Guiry, le niveau social semble avoir été plus élevé au chevet que dans le reste de la chambre sépulcrale.

5L’essentiel nous paraît être l’ampleur, la généralité, la variété des processus de condamnation, éléments grandement sous-estimés jusqu’à une époque toute récente. On connaît des cas de destruction totale par le feu : par exemple à Lacroix-Saint-Ouen, à la Peña de la Abuela, avec, dans ce dernier cas, des apports de bois prolongeant plusieurs jours l’incendie. Dans d’autres cas, les orthostates furent tous abattus ou arrachés, comme à Villedubert (cela, avant une reprise des inhumations !). On connaît aussi des recouvrements par de la glaise ou par tout autre sédiment meuble, par exemple à Grelou et Montbrun, à Changé, à la Hougue-Bie, ou encore par des blocs énormes, vraies dalles de couverture, aux Prés d’Acon, à Bury, à Saint-Étienne-du-Vauvray, à Méréaucourt.

6On peut en rapprocher l’existence d’une période funéraire post-sépulcrale, soupçonnée à La Chaussée-Tirancourt, reconnue à Méréaucourt et tout récemment à Bazoches-sur-Vesle, mise surtout en lumière à Changé, où s’y associent des traces de constructions et des ateliers de débitage du silex.

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Pour citer cet article

Référence électronique

Dominique Jagu, Claude Masset, « Étude des sépultures collectives préhistoriques » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Centre-Val de Loire, mis en ligne le 23 avril 2024, consulté le 29 mai 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/adlfi/157085

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Auteurs

Dominique Jagu

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Dominique Jagu

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