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1998
18 – Cher

Bourges – Carolus, rue Émile-Martin et rue Jean-Boucher

Fouille nécessitée par l’urgence absolue (1998)
Responsable d’opération : Laurent Fournier

Entrées d’index

Année de l'opération :

1998

Numéro d’opération :

064504

Sujets :

édifice, four, cave

Nature de l'opération :

fouille préventive
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Notes de la rédaction

Organisme porteur de l’opération : Afan

Texte intégral

1Cette opération fait suite à un diagnostic réalisé par Alexis Luberne. Les sondages avaient permis de cerner les principaux points d’intérêt du site.

2La fouille s’est limitée à l’emprise du futur bâtiment, soit une surface de 115,5 m2, pour une emprise globale du projet de 480 m2, le sous-sol des terrains adjacents ne devant pas être touché par les aménagements.

3Les parcelles concernées se situent à la périphérie de la ville gallo-romaine du Haut-Empire, ce que tendrait à confirmer le caractère artisanal des structures découvertes. En effet, la tendance générale au cours des périodes antique et médiévale est au déplacement des activités polluantes ou potentiellement dangereuses aux limites des espaces urbanisés.

4Quelques fosses très arasées ont livré un matériel céramique attribuable à la période augustéenne.

5Deux bâtiments de grande taille repérés lors de la phase de diagnostic se mettent en place sur le site au cours du ier s. apr. J.-C. L’orientation de ces bâtiments semble contrainte par l’existence d’un élément de voirie repéré lors du diagnostic dans la tranchée la plus occidentale et répondant à une orientation sud-est – nord-ouest.

6La première de ces constructions est fondée sur un radier de moellons calcaires et de tuiles. L’élévation pouvait être réalisée en terre sur une armature de bois. Le bâtiment est divisé en deux : une fosse quadrangulaire relativement profonde occupe la pièce orientale. Il pourrait s’agir d’une cave dont l’ensemble du parement aurait été récupéré lors de son abandon.

7La pièce occidentale relève apparemment d’un mode de construction mixte. L’extrémité du mur nord a livré un bloc de calcaire qui semble avoir servi de solin à un poteau. Cette partie de la construction ouvre sur la voie. Peut-être sommes-nous en présence d’une boutique, la première pièce servant de réserve et/ou d’atelier.

8Le deuxième bâtiment relève également de deux types de construction différents. Le radier de fondation des murs extérieurs est scellé par une semelle dont les moellons sont liés par un mortier maigre. À l’inverse, les séparations intérieures sont construites de façon identique aux murs du bâtiment 1.

9Ce bâtiment abritait un four de verrier dont le type et la taille ne trouvent pour l’instant aucun équivalent en Gaule. Cette structure se présente sous la forme d’un vaste rectangle rubéfié (4,90 m de long pour une largeur de 3,12 m). L’ensemble est ceinturé par deux rangées de trous de piquet qui servaient d’armature à la voûte extérieure.

10Les parois de la chambre intérieure sont constituées de boudins d’argile montés sur un clayonnage et reposant sur des sablières basses. Entre ces deux éléments prenait place un plaquage de matériaux réfractaires destinés à conserver la température de la chambre. Une fouille minutieuse a permis de mieux cerner son mode de construction, mais de nombreuses interrogations demeurent. Nous ignorons toujours la vocation de ce four ainsi que l’emplacement et la nature de la structure de chauffe. Ses dimensions ne semblent pas correspondre à celles d’un four de production. S’agirait-il d’un four primaire ? Seule l’analyse des déchets liés au fonctionnement de ce four et l’étude attentive de l’ensemble de la documentation rassemblée au cours de la fouille pourront apporter des réponses plus précises.

11Une cave complétait l’aménagement de ce second bâtiment. Elle a été découverte dans l’angle nord-ouest de la construction.

12La troisième phase d’occupation est attestée par un creusement rectangulaire qui s’installe partiellement sur les remblais de la première structure et une fosse qui s’implante à l’ouest du cellier.

13Par la suite le site semble abandonné jusqu’au Moyen Âge. Une seule fosse représentant cette période a été mise au jour sur le site.

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Pour citer cet article

Référence électronique

Laurent Fournier, « Bourges – Carolus, rue Émile-Martin et rue Jean-Boucher » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Centre-Val de Loire, mis en ligne le 19 janvier 2015, consulté le 12 juin 2024. URL : http://0-journals-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/adlfi/13897 ; DOI : https://0-doi-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/10.4000/adlfi.13897

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Auteur

Laurent Fournier

Afan

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Responsable d’opération

Laurent Fournier

Afan

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Droits d’auteur

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